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Message des élus du CSE, uniquement pour les salariés de Chapelle Darblay.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 avril 2020

*

Comme vous le savez, mi mars le cabinet de reclassement a été choisi par vos élus, malgré cette période difficile 

un numéro vert est ouvert aux seuls salariés de Chapelle Darblay, toutes  celles et tous ceux

qui le souhaitent, n’hésitez pas à vous renseigner.

*

*   ci après les deux pdf :

 fichier pdf Courrier PIC UPM 2020

fichier pdf Livret d’accueil UPM Chapelle Darblay

*

                                                                                                                           Rouen, le 27 mars 2020 

Le Point Information Conseil à votre écoute ! 

«civilite»,

 

Notre cabinet a été mandaté par votre entreprise pour vous accompagner dans le cadre de votre repositionnement professionnel. 

Dès le lundi 30 mars 2020, vous pourrez nous contacter au 02 35 89 00 79 afin de pouvoir programmer un rendez-vous téléphonique avec un Consultant, et ce en toute confidentialité. Le dispositif de Point Information Conseil (PIC) a pour objectifs de répondre à vos interrogations, de vous conseiller sur vos éventuelles démarches, mais surtout de vous apporter toute l’écoute nécessaire en cette période particulièrement difficile.

 Le livret ci-joint vous permettra de noter vos rendez-vous avec votre Consultant ; n’hésitez pas lors de votre appel à préciser si vous avez d’ores et déjà un projet professionnel ou un sujet particulier à aborder afin que notre assistante puisse vous orienter vers la personne la plus à même de vous répondre. 

C’est votre Consultant qui se chargera de vous contacter lors du créneau validé conjointement avec vous. 

Nous nous tenons à votre entière disposition et vous encourageons à nous contacter afin de pouvoir initier avec vous un premier contact et vous aider dans la mise en place de vos actions. 

Dans cette attente, nous vous souhaitons à tous une belle journée. Prenez soin de vous et de vos proches. 

L’équipe BPI

 *

BPI group et l’ensemble de ses collaborateurs appliquent scrupuleusement les consignes du Gouvernement et des autorités sanitaires. Pour les salariés que nous accompagnons et nos collaborateurs, nous avons mis en place des dispositifs adaptés et pouvons ainsi garantir une continuité d’activité et de service tout en préservant la santé et la sécurité de chacune et chacun.

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Information des élus du CSE pour les salariés es de Chapelle Darblay.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 2 avril 2020

*

Bonjour à toutes et tous, 

Dans cette période difficile de crise sanitaire lié au Covid19, nous espérons dans un premier temps que vous et vos proches vous portez bien, dans un second temps vos représentants du personnel souhaitent vous apporter des solutions pour vous et vos familles durant cette période de confinement. 

Avec Skilleos et votre CSE, profitez gratuitement et en illimité de tous les cours en ligne Skilleos pour les deux prochains mois. C’est plus de 1000 cours 100% en ligne pour vous et votre famille à suivre de chez vous. 

 Il y a des cours pour tous les goûts et dans tous les domaines : 

  • Jeunesse :  Donnez à vos enfants toutes les chances de réussir avec du soutien scolaire en ligne du CE1 au Bac, du Code de la route, des langues, des loisirs… 
  • Loisirs : Initiez-vous à la Photo, à la Gastronomie, aux Loisirs créatifs, à la Musique, au Dessin… 
  • Bien être : Mettez-vous au Sport, Yoga, Sophrologie, Fitness, Danse, Développement personnel, Environnement, Zéro Déchet… 
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Comment en profiter ? 

Cliquer sur le lien suivant : https://moncompte.skilleos.com/lp/cse-chapelle-darbaly

  1. Ajouter un mail de connexion de votre choix 
  2. Entrer le code d’activation : …………
  3.  Créer votre mot de passe pour votre prochaine connexion ! 

Vous comprendrez que cette offre est à destination des salarié-e-s de Chapelle Darblay et leur famille et ne doit pas être mis à disposition d’autres personnes.

 Cette communication s’adresse à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas pu recevoir ce message par la boite de messagerie professionnelle. En passant par le blog, nous espérons joindre un maximum de salarié-e-s, et il vous est proposé de contacter le secrétaire du CSE par message au numéro 07.61.27.86.69  qui se fera un plaisir de vous donner les codes d’accès, très cordialement à toutes et tous.

 Vous souhaitant une bonne utilisation de cette offre, prenez soin de vous et de vos proches. 

A bientôt  

Julien SENECAL     Secrétaire CSE Chapelle Darblay 

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Une crise sanitaire reflet d’une guerre sociale mondiale

Posté par cgtchapelledarblayupm le 1 avril 2020

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Annotation 2020-03-31 082444

 

Voilà maintenant une semaine que les mesures de confinement sont appliquées sans que leur portée contre la pandémie du Covid 19 ne soit encore visible.

La crise sanitaire majeure que nous vivons symbolise l’incapacité des gouvernants à y faire face, tant leur raisonnement est conditionné par leur doctrine ultralibérale du monde.

Oui, rien ne sera plus comme avant, mais le sens de la sortie de cette crise qui va en entraîner une autre, dépendra de la mobilisation des travailleurs et des citoyens, et de leur capacité à imposer un autre choix de société et de civilisation que celui qui nous a conduits à cette catastrophe humanitaire.

Il ne s’agit que d’un énième avertissement, dont l’importance ne cesse d’augmenter à mesure que notre monde sombre dans le tourbillon libéral planétaire.

I – Une pandémie évitableLETTRE-FEDERALE-no26-2-250x233

Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, tente en vain de se dédouaner de sa responsabilité pour ne pas être associée à celle du gouvernement Philippe dans cette crise qui a déjà fait plusieurs centaines de victimes dans notre pays, et infecté des dizaines de milliers de personnes.

Il est exact que dès le début de la crise en Chine, des spécialistes du monde entier alertaient des risques d’une pandémie planétaire, alors que les gouvernements étaient concentrés sur leur politique libérale de fuite en avant.

En France, il s’est agi de faire passer coûte que coûte le projet de destruction de notre système de protection sociale, par la fin de notre régime de retraite solidaire. Dans le même temps, le budget de la sécurité sociale, en particulier celui dédié à notre système de santé, était une fois de plus raboté sévèrement au profit de celui des armées et de la police.

La propagation du virus est proportionnelle à la dégradation du tissu industriel productif et à celle de nos services hospitaliers, par la fermeture de milliers de lits et d’hôpitaux de proximité.

Les masques, les tests, les médicaments antiviraux, les appareils respiratoires ne sont plus produits sur notre territoire. La dernière entreprise de fabrication de bouteilles d’oxygène pour les hôpitaux, Luxfer, unique en Europe et située en France, est menacée de fermeture sans que le gouvernement Philippe, dans une telle période ne la nationalise, ni impose à l’actionnaire le maintien de l’activité.

Le stock du milliard de masques constitué en 2010 après la dernière épidémie, jugé trop coûteux par la Cour des comptes, par la ministre de la Santé de l’époque, Marissol Touraine, et par le conseiller spécial à l’Économie de François Hollande, un certain Emmanuel Macron, n’a jamais été renouvelé, tout comme les moyens de la recherche antivirale.

Ce qui ne rapporte pas à certains « amis » doit disparaître, tel est encore le dogme des gouvernants actuels.

Le confinement est la solution la moins bien adaptée pour lutter contre cette épidémie. C’est un danger pour la démocratie car souvent il s’accompagne d’un état d’urgence donnant les pleins pouvoirs à ceux qui nous ont menés à cette catastrophe humaine.

D’autres nations, comme la Corée du Sud, le Japon, voire l’Allemagne, tirant les enseignements des précédentes crises sanitaires (H1N1, SRAS) ont privilégié une protection active et préventive par la constitution de stocks de masques, de gants, de tests, évitant ainsi une mortalité que nous connaissons en Europe en particulier en Italie, Espagne et France.

Le gouvernement se mure dans un autoritarisme à la hauteur de sa surdité, niant l’existence de la pandémie par la sortie irresponsable de son ministre de la « Santé » malgré les cris d’alerte du corps médical, les centaines de morts, voir les milliers comme dans les Ehpad qui estiment le risque de 100 000 morts si le pouvoir ne réagit pas plus vite pour fournir au personnel les protections nécessaires, et les éléments de première urgence pour les malades.

L’essentiel pour ces dirigeants d’État est de continuer de produire afin que même dans les pires conditions pour les travailleurs, le profit puisse toujours couler à flots dans les poches des actionnaires.

LETTRE-FEDERALE-no26-4-250x303II – Un coup d’État antisocial

Les annonces peuvent paraître contradictoires entre un renforcement du confinement martelé par le Premier ministre et les propos de Bruno Lemaire et de Muriel Pénicaud, sur le fait que tout le monde doit aller au boulot et qu’aucune entreprise ne doit se mettre en chômage partiel.

Il n’y a rien de contradictoire, les seules injonctions qui comptent sont celles qui servent les intérêts des amis de Geoffroy Roux de Bézieux. Peu importe la santé des travailleurs et de leur famille, l’essentiel c’est de continuer à produire et à faire du commerce. Leur profit avant nos vies et notre santé, telle est la devise de Macron et de ses amis milliardaires.

Dans nos secteurs industriels, comme dans les autres, les droits légitimes de retrait exercés par les salariés et leurs syndicats sont systématiquement refusés. Dans nombre de cartonneries, d’imprimeries, de papeteries, les conditions de sécurité et de protection des travailleurs ne sont toujours pas mises en place.

Ni masques, ni gants, ni désinfection des pupitres ainsi que des commandes numériques et manuelles, ni gel hydroalcoolique ne sont disponibles, favorisant la propagation de l’épidémie et la mise en danger de la vie de celles et ceux qui y travaillent quotidiennement.

Le gouvernement et le patronat profitent de l’état d’urgence pour imposer des règles dérogeant au droit du travail, comme obliger les salariés à poser leurs congés payés, les RTT, durant les périodes de chômage partiel.

Il abuse des pleins pouvoirs qu’il s’est octroyés pour permettre aux employeurs de se soustraire à la durée légale du travail (hebdomadaire et quotidienne) en fonction de leur bon désir, jusqu’à 60 heures par semaine, et la fin du repos dominical ! Et pour couronner cette régression sociale digne des maîtres de forges du XIXe siècle, il prolonge ces dérogations jusqu’en décembre 2020, dans un premier temps !!

Dans la même veine, les CSE dont les droits étaient réduits au minimum se voient imposer des délais de consultation et d’information encore plus brefs, et la mise en place de la visioconférence comme mode de réunion normalisé.

L’union sacrée appelée par Macron, relayée par le patronat et certains syndicats, est de même nature que celle de Raymond Poincaré en 1914 pour envoyer les travailleurs dans la plus grande boucherie qu’ait connue notre humanité.

Au nom du dialogue social, jargon de la compromission, les conquis sociaux doivent s’effacer le temps de la crise sanitaire pour disparaître complètement lors de la crise économique majeure qui se profile dans les prochaines semaines, voire les prochains mois.

III – D’une crise à l’autre

Il ne faut pas être dupe, les mesures du gouvernement sont prises à l’aune d’une crise économique planétaire majeure aux effets dévastateurs.

LETTRE-FEDERALE-no26-5-250x217Annoncée bien avant le Covid 19 par l’OCDE et diverses officines internationales, la crise qui prend forme sous nos yeux est celle d’une mondialisation à bout de souffle qui n’a jamais tiré les enseignements de celle de 2008 mais qui au contraire s’est précipitée dans la fuite en avant de l’ultralibéralisme.

Les banques centrales tentent de racheter les dettes privées des entreprises et des emprunts toxiques des banques par milliers de milliards, pour éviter la déflagration mondiale.

2000 milliards pour le gouvernement américain, 500 milliards pour l’Allemagne, 350 milliards pour la Grande-Bretagne, 300 milliards pour la France, mais la bulle spéculative et le ralentissement économique lié au Covid 19 sont si importants que leurs efforts risquent d’être vains, tant les gouvernants du G 20 ont favorisé ce système d’ultra-libéralisation de l’économie et de l’argent facile.

La guerre que mènent Macron et son gouvernement n’est pas contre le virus. Les manques de matériel médical en témoignent. Non, il s’agit de fourbir les armes d’une guerre économique qui n’a qu’un but, celui de conserver les marges des plus grosses entreprises et les milliards amassés par les plus grosses fortunes.

Rien n’est mis en place contre les restructurations en cours, ni contre les liquidations. Rien n’est mis en place pour les trésoreries des artisans et des TPE, pour les sous-traitants des grands groupes dont les factures ne sont pas réglées.

Les mesures antisociales sont les premières d’un état d’urgence injustifié qui prive de toute expression démocratique, qui spolie le Parlement si godillot soit-il, qui tente d’asphyxier toute capacité de résistance sociale.

L’ère de Macron est celle des autoritarismes. Passant en force ses contre-réformes, faisant preuve de violence extrême contre les mouvements sociaux, méprisant les institutions et les « corps intermédiaires », Jupiter se mue en chef de guerre, se donnant les pleins pouvoirs pour mener sa guerre de classe.

IV – Organiser la résistance sociale et construire l’alternativeLETTRE-FEDERALE-no26-3-250x193

Dans certaines de nos professions (industries papetières, cartonnage et labeur), au nom de l’effort de guerre contre le virus, le patronat a tenté – comme il l’a fait au niveau interprofessionnel – de nous faire avaler des textes validant le sacro-saint sacrifice du maintien des productions, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation.

En quoi le maintien de l’activité de packaging des produits de Luxe de LVMH est-il vital pour le pays ?

En quoi, le maintien des services commerciaux dans les industries est-il indispensable à la santé des citoyens ?

En quoi les produits de loisirs, d’électroménager, de confort individuel sont-ils indispensables au point que les salariés d’Amazon y risquent leur santé quotidiennement ?

Combien de morts parmi nos proches, combien de morts chez les travailleurs, faudra-t-il dans ce pays, pour qu’y cesse toute activité non indispensable à la santé et à la sécurité alimentaire de tous ?

Combien de bataillons de travailleurs devront partir au front la boule au ventre, la peur de rapporter chez eux le virus mortel sous prétexte de produire les biens de consommation de masse ?

Notre fédération lance un appel, rejoignant en cela celui de différents syndicats en Europe, pour voir arrêter toutes les activités non essentielles à la sécurité sanitaire, alimentaire et à l’expression démocratique des citoyens et des travailleurs, pour raison de confinement.

Elle réclame la fin de l’état d’urgence et le passage en crise sanitaire nationale remettant les institutions au cœur du processus de décisions démocratiques.

Pour les activités nécessaires et indispensables, toutes les mesures de prévention et de précaution sanitaires doivent être rendues obligatoires (port de gants, de masques avec changement toutes les trois heures, usage de gel hydroalcoolique, distance entre deux salariés d’1,50 m au minimum) avec un contrôle systématique des inspecteurs et contrôleurs du travail et le rétablissement des CHS-CT et de toutes leurs prérogatives.

Elle exige le rétablissement immédiat de la durée du travail à 35 heures, le maintien à 100 % des rémunérations pour les salariés et travailleurs mis en chômage partiel, assuré par un fonds de garantie des grands groupes d’assurances privés, l’indemnisation de tous les privés d’emplois à hauteur du Smic, l’indexation des pensions au même niveau.

Un plan d’urgence doit permettre d’investir plusieurs dizaines de milliards pour les Ehpad et les hôpitaux, leur permettant de faire face à la crise sanitaire actuelle mais surtout d’apporter des solutions pérennes aux défis médicaux du XXIe siècle et un système de soins de qualité.

Nos vies et notre santé valent plus que leur profit !

Une crise sanitaire reflet d'une guerre sociale mondiale dans CGT UPM Chapelle Darblay LETTRE-FEDERALE-no26-700x987

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coup de colère d’un sénateur de gauche

Posté par cgtchapelledarblayupm le 31 mars 2020

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« Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie… »

Posté par cgtchapelledarblayupm le 31 mars 2020

*« Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie… » : Annie Ernaux

 Annie Ernaux est écrivain. Elle vit à Cergy, en région parisienne. Son oeuvre oscille entre l’autobiographie et la sociologie, l’intime et le collectif. Dans cette lettre adressée à Emmanuel Macron, elle interroge la rhétorique martiale du Président.**

Cergy, le 30 mars 2020Annotation 2020-03-31 082705

Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie.

Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants.

Or, depuis que vous dirigez la France, vous êtes resté sourd aux cris d’alarme du monde de la santé et  ce qu’on pouvait lire sur la  banderole  d’une manif  en novembre dernier -L’état compte ses sous, on comptera les morts - résonne tragiquement aujourd’hui.

Mais vous avez préféré écouter ceux qui prônent le désengagement de l’Etat, préconisant l’optimisation des ressources, la régulation des flux,  tout ce jargon technocratique dépourvu de  chair qui noie le poisson de la réalité. Mais regardez, ce sont les services publics qui, en ce moment, assurent majoritairement le fonctionnement du pays :  les hôpitaux, l’Education nationale et ses milliers de professeurs, d’instituteurs si mal payés, EDF, la Poste, le métro et la SNCF. Et ceux dont, naguère, vous avez dit qu’ils n’étaient rien, sont maintenant tout, eux qui continuent de vider les poubelles, de taper les produits aux caisses, de  livrer des pizzas, de garantir  cette vie aussi indispensable que l’intellectuelle,  la vie matérielle.  

Choix étrange que le mot « résilience », signifiant reconstruction après un traumatisme. Nous n’en sommes pas  là. Prenez garde, Monsieur le Président, aux effets de ce temps de confinement, de bouleversement du cours des choses. C’est un temps propice aux remises en cause. Un temps   pour désirer un nouveau monde. Pas le vôtre ! Pas celui où les décideurs et financiers reprennent  déjà  sans pudeur l’antienne du « travailler plus », jusqu’à 60 heures par semaine. Nous sommes nombreux à ne plus vouloir d’un monde  dont l’épidémie révèle les inégalités 

criantes, Nombreux à vouloir au contraire un monde  où les besoins essentiels, se nourrir sainement, se soigner, se loger, s’éduquer, se cultiver, soient garantis à tous, un monde dont les solidarités actuelles montrent, justement, la possibilité. Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie,  nous n’avons qu’elle, et  « rien ne vaut la vie » –  chanson, encore, d’Alain  Souchon. Ni bâillonner durablement nos libertés démocratiques, aujourd’hui restreintes, liberté qui  permet à ma lettre – contrairement à celle de Boris Vian, interdite de radio – d’être lue ce matin sur les ondes d’une radio nationale.

Annie Ernaux

 

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Crise du coronavirus : entretien avec Philippe Martinez

Posté par cgtchapelledarblayupm le 30 mars 2020

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la Sécurité sociale indispensable

Posté par cgtchapelledarblayupm le 30 mars 2020

Logo-cgt*Face à la crise, la Sécurité sociale indispensable

 *
Le relèvement du plafond d’emprunts de l’Acoss (agence centrale des organismes de Sécurité sociale) à 70 milliards d’euros montre le rôle fondamental de la Sécurité sociale pour faire face à la crise du Covid-19.
*

Au milieu des 26 ordonnances adoptées, hier, par le Conseil des ministres, dans le cadre des mesures d’urgences liées au Covid-19, figure un décret qui augmente le plafond d’emprunts de l’Acoss – agence qui finance les dépenses de la Sécurité sociale –, celui-ci passant de 40 milliards d’euros à 70 milliards d’euros.

*
Cette mesure permettra de financer les mesures décidées au cours des derniers jours, pour faire face à la crise : report des échéances de cotisations sociales en mars et sans doute en avril ; coût des dispositifs de chômage partiel dont les demandes explosent, augmentation des dépenses de l’assurance maladie pour financer les arrêts maladie et explosion des dépenses hospitalières liées à la crise sanitaire.

*
Le même Conseil des ministres a, par ailleurs, adopté une ordonnance qui garantit les ressources des hôpitaux et permet à l’Acoss d’accorder des avances aux caisses de retraites complémentaires, pour faire face au report de leurs cotisations liées à la crise.

*
Cet effort financier considérable confirme, une fois de plus, le rôle irremplaçable de notre Sécurité sociale, à tout moment et, plus encore, dans les périodes de crise telle que la crise dramatique que nous traversons actuellement. Cet épisode devrait être médité par tous ceux qui n’ont cessé de la fragiliser, depuis des années, et qui sont responsables d’une partie des difficultés de notre système de santé pour faire face à la crise.

*
Ce rôle de la Sécurité sociale est indispensable mais il ne doit pas exonérer l’ensemble des acteurs de leurs responsabilités.

*
Ainsi, les entreprises qui ont les moyens de le faire doivent payer leurs cotisations sociales et non profiter de la situation pour se faire de la trésorerie ainsi que le font certaines d’entre elles, notamment certaines des plus grandes, ce qui est intolérable.

*
La Caisse des dépôts (CDC) qui est, depuis 1946, le banquier de la Sécurité sociale doit contribuer à cet effort de financement. Rappelons que, depuis une quinzaine d’années, l’Acoss finance l’essentiel de sa dette en empruntant sur les marchés financiers, notamment internationaux, ce qui a permis à la CDC de se désengager du financement de la Sécurité sociale et a contribué à fragiliser le financement de la Sécurité sociale, notamment en cas de hausse des taux d’intérêt et de montée de la spéculation.

*
Cette augmentation des emprunts de l’Acoss va conduire nécessairement à augmenter la dette de la Sécurité sociale. L’augmentation du plafond d’emprunts va représenter 1,5 point de PIB.

*
Cette augmentation de la dette est inéluctable à court terme. Mais, elle ne saurait justifier, quand nous serons sortis de cette crise, une reprise des politiques d’austérité pour la Sécurité sociale, qui sont largement responsables de nos difficultés actuelles.

*

Montreuil, le 27 mars 2020

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« L’USINE EN CONFINEMENT ?»

Posté par cgtchapelledarblayupm le 28 mars 2020

Annotation 2020-03-28 200251

*

« L’USINE EN CONFINEMENT ?»

*

Depuis notre dernier tract une dizaine de jours se sont écoulés mais vos représentants syndicaux ont pris le temps de voir comment la direction du site (l’encadrement et le groupe UPM en haut lieu) allaient gérer cette crise sanitaire pour notre Chapelle. 

On a assisté en tant que représentants du personnel et surtout élus de la CSSCT (commission Santé Sécurité et Conditions de Travail) aux réunions de « cellule de crise », ce qui nous a permis de faire part de commentaires, remarques mais surtout ressenti des salarié-e-s actuellement sur le site. 

90385233_2640932726152001_8193366281441771520_o « L’incompréhension grandit sur le site » 

Petit rappel des faits :

 Notre usine est à l’arrêt depuis le 12 mars 2020 suite à une défaillance électrique (poste haute tension 225KV) comme le souligne le compte rendu de la réunion encadrement datant du 26 mars 2020. 

Il aura fallu ensuite presque une semaine pour qu’enfin on obtienne le 18 mars 2020 l’arrêt total* du site. Nous avons surtout insisté lors de la réunion CSSCT extra du 17 mars 2020 sur le sujet du COVID19 et faire acter qu’il n’y avait plus aucune raison pour garder l’ensemble du personnel sur place. 

Seul le personnel de sécurité doit être présent avec toutes les mesures prises pour leur protection.

 (Petite question venant du terrain : serions-nous tous en confinement si le 225kv était en route ? on vous laisse vous faire votre réponse) 

Un Arrêt total* : pas si sûr que ça, car depuis plus de 10 jours, les équipes DIP/CENTRALE gèrent la mauvaise gestion de l’arrêt qui a eu lieu !!!! à qui la faute ??? Certaines personnes sont payées pour prendre des décisions. 

Nos sachants pour employer un terme de la direction, nous disent qu’à ce niveau-là, c’est de l’incompétence voir du j’menfoutisme total de certains cadres.

(Bien entendu, absent du site de puis le début de la crise !!!) 

On accusera une fois de plus notre syndicat CGT de vouloir mettre de l’huile sur le feu, mais nous ne faisons que notre travail de représentants du personnel !!! et nous vous retransmettons les informations que nous allons chercher sur le terrain auprès des salarié-e-s qui sont eux sur le site.

 *

Les PAP-CHAPS ont depuis le 10 septembre 2019 montré plus qu’il ne le fallait, leur sérieux et exemplarité sur la valeur travail, et aujourd’hui ils ont le sentiment plus que justifié de prendre des risques, pour eux et leur proches, dans un contexte social toujours aussi incertain. 

Cela nous emmène à la très grosse inquiétude du PSE.

 Nous sommes à fin mars et RIEN, peut-être une offre mais avec des « conditions suspensives » devait arriver…. Mais elle doit être bloqué à la frontière. 

Nous représentants du personnel sommes toujours présent et prêt à discuter. On veut bien faire tout le nécessaire possible mais nous ne sommes pas des magiciens.

 On ne fera pas apparaitre une offre s’il n’y en a pas, donc à l’heure où nous écrivons, nous sommes toujours sur une éventuelle fermeture du site…  et avec tout l’équipage du bateau licencié.

 Cependant, dans ce contexte de discussions difficile, de réunions inutiles et peu fructueuses sur la mise en vente de notre site ; Sur les réunions par ordinateur interposé (et tous les problèmes de connexion qui vont avec…) et si on rajoute la crise sanitaire du COVID19, nous avons décidé d’envoyer un courrier à la Direccte en charge du PSE de Chapelle et à notre direction ainsi qu’à Bruno Lemaire et Muriel Pénicaud pour demander une nouvelle fois, un report du délai (pour mémoire : Fin de nego PSE le 14 mai 2020.)Ceser5

  Comment vous consulter sur un enjeu aussi important que la sauvegarde du site et de nos emplois ??? dans une situation de confinement où même ce président nous dit : « restez chez vous » 

GROS GROS GROS FOUTAGE DE GUEULE 

« Seules les entreprises nécessaires aux bons déroulements du pays doivent tourner », et notre direction nous dit qu’elle a bien l’intention de tout faire pour se remettre en mode production.

Même quand la presse va au plus mal (car le confinement met à mal les ventes), et bien surprise : à la chapelle il faut produire !!!! on aura sûrement des commandes urgentes. 

Notre Chapelle Darblay est donc nécessaire à l’économie du pays, il faudra qu’ils s’en souviennent car en juin, il nous semble qu’il est toujours prévu de fermer notre belle usine et le toujours quoi faire des déchets que sont notre matière première les 350 000 tonnes de vieux papiers ? 

L’Etat devra assumer ces propos et nous continueront de les mettre face à leur responsabilité, une solution est toujours envisageable : sauver la Chapelle Darblay, cette belle usine 100% dans le recyclé, cette industrie du futur. 

Nous faisons preuve de bon sens et nous vous démontrons que notre couleur rouge est certes de la colère, mais aussi de la cohérence car notre site doit être remis en mode de fonctionnement pour que nous puissions repartir dès que possible (et en toute sécurité) dans ce contexte de crise sanitaire face à laquelle nous devons lutter.

 * 

Il ne faut pas oublier que ce que nous vivons actuellement est une situation temporaire, nous défendons toujours la valeur travail dans des conditions de sécurité primordiales à la santé des salarié-e-s. 

Il ne faut pas rêver chers es collègues, un salaire sans travail effectué ne dure qu’un temps (ce n’est pas un avant-gout du congé de reclassement).    ATTENTION à ne pas s’y habituer !!! 

Sinon autour de nous que deviennent nos centres de tri et notre matière première, vos déchets, de nombreux centres de tri qui approvisionnent notre usine Chapelle Darblay nous informent qu’ils cessent leurs activités de tri, soit parce que les collectivités suspendent le ramassage des collectes sélectives, soit pour des raisons sanitaires ; en effet, la présence de mouchoirs en nombre et désormais de masques jetés dans le bac sélectif finissent sur les tapis de tri et exposent les salariés. 

Enfin le manque de masques dans certains centres de tri accélère ces décisions.

A ce jour, plus de 40% des centres de tri en France se sont mis à l’arrêt.

Pour finir et répondre aux provocations politiques : 90801027_10221153750214570_618766983327907840_n

C’est pourquoi, nous affirmons à Monsieur le président de la république et toute sa bande d’amateurs (ce sont les propos d’Emmanuel) nous n’accepterons pas que tous nos conquis soient touchés au-delà et sûrement pas d’aller jusqu’au 31 décembre, ce n’est pas nous qui allons payer, du pognon de dingues il y en a, où ont-ils trouvés toutes ces milliards pour sauver leur économie au détriment de notre modèle social public ?!

Dans ce tract, on ne fera pas écho de toute la tragédie que cette crise sanitaire est en train de faire à travers nos industries voisines qui sont touchés par le COVID19 et il ne faut pas qu’à Chapelle, comme souvent nous le pensons être intouchables face aux risques. 

« Pour s’en sortir, il faut s’enfermer » 

Nous voulons terminer par des sincères remerciements pour tous les travailleurs de l’ombre : personnel soignant, pompiers, pharmaciens, grande distribution, livreurs, éboueurs, opérateurs de tri, salariés des services publics (transports, poste…) et de nos mairies, etc.  etc. etc. … sans lesquels la situation serait indescriptible. 

Gazés et rejetés pendant plusieurs mois, vous voila en lumière maintenant et soyez assuré que nous serons encore là… comme en 2018-2019 pour participer à vos luttes, et pour vous aider à avoir plus de moyens humains, matériels et financiers, MERCI et on continue, on ne lâche rien, mais plutôt dans la rue qu’au balcon. 

On continuera de faire le maximum pour vous tenir informer des nouvelles qu’on espère positive pour la suite. 

En attendant continuer à prendre soin de vous et de vos proches, prenez des forces (et pas du gras), la lutte économique qui est devant nous sera sans précédent mais comme toujours : ON LACHERA RIEN. 

On retournera dans la rue défendre nos conquis et il ne faudra pas nous applaudir sur vos balcons… mais être avec nous !!!

28 mars 2020

*

téléchargerCOUP DE COLÈRE d’un ancien DS Chapelle Darblay

Comparaison du dialogue social, à la française : tirs à boulets rouges contre notre seule CGT, syndicat de luttes et de résistance sociale, qui lutte tous les jours, 365 jours par an.

Avec les gouvernements successifs (Sarkozy, Hollande et maintenant Macron, alors qu’ils n’ont eu de cesse depuis des dizaines d’années de casser nos acquis, nos conquis, pour que soit versé du fric à des rentiers, aucun dialogue, pas de concertations constructives, pas de négociations tirées par le haut, que de la provocation infame et des insultes envers nous, les salariés qui sommes les moins payés mais les plus utiles à la société, à bon entendeur !

Il prépare dans leurs salons feutrés déjà l’après :

En France une sénatrice, pas de LREM mais du parti les républicains de Sarkozy, nous avertit qu’il va falloir donner un coup de reins, travailler plus de 35 hres, travailler le dimanche, travailler pendant les congés payés juillet et aout (argumentant en plus que les congés payés coutent plus chers que les journées de travail ?)

Un député LREM trouve « scandaleux et indécent » le préavis de grève de la CGT dans les services publics, Cette bande d’amateurs n’a même pas de respect pour ceux qui bossent vraiment, et qui galèrent avec leur petit salaire, quant à ces technocrates si c’est ça le niveau de l’ENA, c’est sûr il faut supprimer cette école de charlots et charlottes.

Même pas honte de demander à nous faire travailler 60 heures semaines, à nous imposer nos congés payés pendant le confinement, pendant que leurs copains patrons versent des centaines de millions aux actionnaires, alors que pendant ce temps-là, les salariés n’ont pas encore droit au dépistage ni aux masques de protection ???     

Que les sacrifices ne sont pas décidés le temp de la pandémie mais au moins jusqu’au 31 décembre 2020. 

Un peu de respect, de dignité et d’esprit responsable bande de nuls, essayez de vous souvenir en 2018 dans notre département, des salariés d’un hôpital, avec leurs syndicats ont entamé une grève de la faim, bravant tous les risques pour leur santé, seulement pour etre entendus et avoir plus de moyens, à faire leur métier dans la dignité humaine, la leur et celles de leurs patients.télécharger (1)

Non la CGT n’a pas honte de déposer un préavis de grève pour sauver des vies en demandant de protéger les salariés. 

C’est sûr l’après pandémie et confinement, ça va être chaud pour leur derrière.

Contre exemples :

En Italie, syndicat et patronat se sont entendus pour mettre à l’arrêt tout ce qui n’est pas indispensable quelque temps. En Italie, l’arrêt de la contagion l’emporte sur le maintien en activité des usines. Dans les régions les plus touchées, la plupart des usines ont fermé depuis le 16 mars pour une durée indéterminée. 

En Espagne, il est interdit de licencier pendant cette crise sanitaire.

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Courrier Filpac à Bruno Lemaire ministre de l’économie.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 28 mars 2020

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M. Bruno LEMAIRE
Ministre de l’Économie et des Finances

À Montreuil, le 26 mars 2020

 

 

 

*

Monsieur le Ministre, 

Nous souhaitons attirer de nouveau votre attention sur la situation de la Papeterie UPM Chapelle Darblay, située à Grand-Couronne en Seine-Maritime.

Comme je vous l’expliquais dans mon courrier du 2 octobre 2019 qui n’a pas appelé réponse de votre part, cette papeterie est spécialisée dans la production de papier journal 100% recyclé et le groupe UPM, estimant que la consommation de papier journal est inexorablement appelée à diminuer, a l’intention de fermer purement et simplement l’usine, au plus tard en juin prochain.

Pourtant, C’est la seule usine en France et en Europe à produire ce type de papier. Elle assure presque 50 % des besoins en ce domaine de notre pays et utilise environ 350 mille tonnes de vieux papiers pour sa production. Ce qui représente à peu près l’équivalent du tri des déchets papiers de 20 millions d’habitants, soit la population de toute l’Ile-de-France ajoutée à celle du nord de la France.

La disparition de cette usine impacterait donc toute la filière de recyclage.

Cette usine a toujours été bénéficiaire et le choix d’UPM est uniquement destiné à assécher le marché afin de provoquer une hausse du prix de vente. Bien sûr, afin de faire bonne figure, UPM affirme chercher un éventuel repreneur, tout en se gardant bien de décrire ses critères de recherche et les clauses restrictives qu’il imposerait à cet hypothétique acquéreur.

Dans mon dernier courrier, je vous exposais mes doutes sur la bonne foi de ce groupe Finlandais au regard de ses pratiques contestables, aussi bien au niveau de son interprétation des pratiques anti-concurrentielles que du sabotage de l’outil de production qu’il a mise en œuvre à la Papeterie de Docelles dans les Vosges. Si rien n’est fait, nous redoutons fortement la répétition de ce scénario pour l’usine de Chapelle Darblay ! 

Notre Fédération a eu connaissance de marques d’intérêts importantes de certains industriels pour une reprise de ce site avec continuité de la production. Ce site intéresse aussi fortement les récupérateurs de déchets qui voient dans cette disparition une perte très importante, tant en termes de débouchés industriels que d’emplois.

Aujourd’hui, il apparait évident qu’UPM ne semble pas disposé à vendre l’entreprise mais bien à la faire disparaître.

Pourtant, la préservation de cet outil de production est totalement dans la ligne de la politique de transition écologique préconisée par le gouvernement et serait garante d’une utilisation écocitoyenne des vieux papiers des grands bassins économiques les plus proches.

Dans ce contexte et dans le cadre des responsabilités qui vous sont dévolues, je vous demande solennellement de prendre les dispositions nécessaires à la sauvegarde de cette usine en imposant une mise sous tutelle de l’État.

Dans l’attente d’une réponse de votre part ou de vos services, je reste à votre disposition pour vous donner, si vous le souhaitez, davantage d’informations et vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération. 

Patrick BAURET

Secrétaire Général

 

 

 

 

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Le droit du travail ne doit pas être confiné

Posté par cgtchapelledarblayupm le 27 mars 2020

Annotation 2020-03-27 180320

Le droit du travail ne doit pas être confiné

*
Après les annonces, toujours autant d’ambiguïté
 
Cela fait maintenant deux semaines que le président de la République nous a annoncé vouloir déclarer la guerre à la pandémie du Coronavirus, et les choses n’ont pas profondément changé.
 
Il y a toujours autant de salariés contraints d’aller tous les jours au travail pour assurer des productions – pas toujours très utiles aux besoins vitaux du pays, toujours le même manque de matériel de protection aussi bien pour les soignants que pour les salariés et fonctionnaires en contact avec le public.
*
En résumé, toujours autant d’ambiguïté dans les discours du pouvoir.unnamed
 
Une ambiguïté gouvernementale toute relative à la lecture des ordonnances prises.
Le gouvernement profite de manière scandaleuse de la crise sanitaire pour déroger aux règles du droit du travail, défonçant quelques barrières supplémentaires de la protection des salariés.
 
Des décisions qui rajoutent à l’inquiétude de la maladie, celle de voir se dégrader un peu plus encore nos conditions de travail.
 
À ceux qui en doutaient après les discours présidentiels laissant penser à un changement de paradigme : c’est la même idéologie mortifère néolibérale qui vient affaiblir la protection des salariés.
 
Les salariés, souvent isolés, nous interpellent par des messages nous éclairant sur la conscience qui grandit chez eux de l’utilité, aujourd’hui plus que jamais, de notre syndicalisme.
 
Notre devoir c’est d’y répondre.
*
Nous le faisons en apportant des éléments nécessaires pour lever leurs interrogations. En apportant des décryptages de la loi d’urgences et des ordonnances. En apportant des notes d’information sur les mesures prises. Enfin et surtout, en les informant de leurs droits et en les accompagnant pour les faire valoir.
*
C’est en ouvrant grand les portes de la CGT que nous allons rompre cet isolement et créer les conditions pour défendre nos droits collectivement.
*

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