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Chapelle-Darblay : le gouvernement trahit les salarié·es

Posté par cgtchapelledarblayupm le 20 juin 2021

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Chapelle-Darblay : le gouvernement trahit les salarié·es

Le groupe belge VPK, candidat sérieusement envisagé à la reprise de la papeterie Chapelle-Darblay, a annoncé le rachat d’un site voisin. Malgré les promesses, notamment de la ministre déléguée à l’Industrie, le maintien des activités du site ne semble plus être à l’ordre du jour, le gouvernement ne voyant plus d’inconvénient à ce que Chapelle-Darblay soit reconvertie pour la production d’hydrogène.

Près de Rouen (76), la papeterie Chapelle-Darblay a vu s’envoler un espoir sérieux de maintenir ses activités : VPK s’est finalement tourné vers une papeterie voisine, à Alizay (27). Désormais, Chapelle-Darblay risque de voir son site dédié à la production d’hydrogène, malgré les promesses successives du gouvernement.

Qui ne dit mot consent

Si le choix de convertir le site pour la production d’hydrogène se confirmait, ce serait une catastrophe pour l’industrie française, pour tous les salarié·es qui en dépendaient, mais aussi pour la transition écologique. Pour les organisations du collectif Plus jamais ça, “que le groupe VPK retire sa proposition de rachat de Chapelle-Darblay est un désaveu pour Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, qui a pourtant les moyens de sauvegarder Chapelle-Darblay. Nous refusons fermement que le site soit démantelé pour servir les intérêts économiques du propriétaire UPM et condamnons l’arrêt des activités de recyclage, qui induira l’augmentation des importations et de l’empreinte carbone de la France. Le savoir-faire des salarié·es est précieux et ne peut être balayé au profit des d’une course effrénée à la compétitivité ; la Ministre doit se saisir sérieusement du dossier.” En effet, le recyclage des déchets papiers d’un tiers des Français·es dépend directement des activités de Chapelle-Darblay. Depuis l’arrêt des machines, 480 000 tonnes de papier ont été envoyées à l’étranger, incinérées ou enfouies, et des tonnes d’équivalent CO2 ont été inutilement produites.

Deux semaines pour agir

Il reste désormais deux semaines au gouvernement pour agir et sauver Chapelle-Darblay dans son intégralité. Pour ne pas laisser tomber les salarié·es et soutenir l’industrie exemplaire qu’était Chapelle-Darblay, le gouvernement a les pleins pouvoirs pour sauvegarder le site, son foncier et son fonds de commerce. Ainsi, l’État assumerait véritablement son rôle régulateur et protecteur, et pourrait faire montre de sa cohérence entre les discours et les actes. Il en va de la prise de conscience des enjeux écologiques et sociaux, et de l’urgence à agir.
Greenpeace France, CGT, Confédération paysanne, FSU, Attac, Les Amis de la Terre, Oxfam France et l’Union syndicale Solidaires, membres du collectif Plus jamais ça.

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Climat

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

Être responsables de notre avenir

Posté par cgtchapelledarblayupm le 18 juin 2021

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Être responsables de notre avenir 

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Sommes-nous responsables de notre avenir ? 

La réponse à cette question posée au bac philo cette année peut nous sembler évidente. Agir pour infléchir le cours des événements et construire un autre avenir, n’est-ce pas le cœur de notre engagement syndical ?

La question mérite pourtant qu’on s’y arrête. tousensemble

En période de crise, et notamment celle de la covid, l’incertitude du lendemain envahie nos pensées, influence nos comportements. 

Pour se rassurer, certains regardent le passé avec nostalgie, d’autres s’accrochent à la promesse inéluctable d’un futur meilleur. Et puis il y a ceux qui s’enferment dans la crainte, se sentant impuissants… 

Construire l’avenir n’est pas une question de choix individuel ? 

Au delà de l’impact de la situation sur l’évolution de l’état d’esprit de chacun, la question essentielle n’est-elle pas de savoir si nous sommes individuellement responsables de notre avenir quand les choix nous échappent, quand nous les subissons ? 

Façonner le monde de demain, pour qu’il réponde aux besoins et aux souhaits du plus grand nombre, relève d’une conscience et d’une entreprise collective. 

En revendiquant être cet espace de responsabilité collective, notre syndicalisme joue son rôle pour agir sur l’avenir de chacun et de tous. 

N’est-ce pas l’enjeu auquel il doit repondre ?

Être au service des salariés, retraités et privés d’emploi, pour faire avec eux et finalement leur

donner les moyens d’être responsables de leur avenir.

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

Les industriels papetiers intéressés par le site travaillent désormais ensemble pour présenter une offre commune.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 18 juin 2021

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Et si l’avenir de la papeterie UPM Chapelle Darblay se trouvait dans un projet hybride ?

Les industriels papetiers intéressés par le site travaillent désormais ensemble pour présenter une offre commune. dans CGT UPM Chapelle Darblay

Les industriels papetiers intéressés par le site travaillent désormais ensemble pour présenter une offre commune.

Après plus de vingt mois de travail, les trois représentants des salariés de l’usine UPM Chapelle Darblay n’allaient pas baisser les bras avec l’abandon du groupe belge VPK dans la reprise de la papeterie. Arnaud Dauxerre, représentant sans étiquette du collège cadres du comité social et économique (CSE), Cyril Biffault, délégué syndical CGT, et Julien Sénécal, secrétaire du CSE, ont plutôt organisé une réunion avec les autres porteurs de projets papetiers pour l’usine située près de Rouen en Seine-Maritime.

Vendredi dernier, quatre industriels se sont assis autour d’une table avec les services de l’État, de la région et de la métropole, afin de construire et proposer une offre de reprise unique. « L’objectif est de combler les lacunes et renforcer les atouts en conjuguant les initiatives » explique Arnaud Dauxerre.

« Cette réunion est ni plus ni moins ce que nous demandons à l’État depuis des mois, souligne le délégué syndical Cyril Biffault. Il n’a jamais voulu en entendre parler. Mais s’il faut associer différents projets pour construire un vrai avenir pour l’usine, c’est le moment de le faire ».

Ces projets individuels concernent la production de sacherie, de pâte marchande recyclée pour l’emballage, de produits cellulosiques pour l’isolation biosourcée et de papier journal.
« Le papier pour l’isolation des bâtiments a les mêmes caractéristiques que le papier journal. Or la production de papier journal se raréfie et la hausse des prix mécontente bon nombre de groupes de presse. Un acteur local serait très bien accueilli » donne en exemple le représentant des cadres.

Lors de cette première réunion, une méthode de travail et un planning ont été mis en place. « Nous avons juste donné l’impulsion. » 

Deux projets supplémentaires sont encore d’actualité, mais font table rase du processus papetier : un projet d’hydrogène avec une offre commune avec l’entreprise de collecte et recyclage de déchets industriels et ménagers Paprec et un projet immobilier.

« Bercy n’en a retenu que deux : VPK et hydrogène car l’État va au plus facile et faire émerger un projet mutualisé demande de l’intelligence collective » regrette le délégué syndical.

Et l’annonce du retrait de VPK a eu un effet inattendu : son fort investissement sur un site papetier français semble avoir mis en lumière les atouts de la filière : de nouvelles visites d’usine ont été organisées avec des industriels jusqu’ici restés silencieux.

Désormais, les choses devraient rapidement évoluer : UPM a annoncé qu’il donnerait sa réponse sur la reprise du site d’ici le 30 juin, date à laquelle le maintien de l’outil industriel arrivera à son terme, et avec, le déclin irréversible de l’usine à papier créée il y a près d’un siècle.

f3c3074605ddcf62bff44e557acb7818 dans CGT UPM Chapelle DarblayFaustine LoisonPublié le 11-06-2021

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Suite à la visite des élèves du collège de bourg achard

Posté par cgtchapelledarblayupm le 17 juin 2021

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 Suite à la visite des élèves du collège de bourg achard avec leurs professeurs et Jef Gabala……. 

Suite à l’hommage que nous avons rendu aux ouvriers de Chapelle d’Darblay le 25 mai dernier (concert de clôture de la Fabrique de la Paix) , nous avons été invités par M. Gabala (adjoint à la Culture à Bourg-Achard et 40 ans de Chapelle d’Darblay) à visiter l’usine cet après -midi !

Visite « rien que pour nous » faite par des employés passionnés et pédagogues ! Un outil de travail impressionnant qui ne demande qu’à redémarrer !

Les élèves ont été top ! Ils ont bombardé de questions les adultes sur place ! Quelle joie !

Les élèves ont compris à leur façon l’aberration capitaliste du  »rentabilité pour les actionnaires » qui conduit nos papiers à aller, en camion, jusqu’en Allemagne pour être recyclés…alors qu’une usine qui recycle 100% du papier d’un 1/3 des foyers français se trouve à 20 km de chez eux.

Jusqu’à ce jour, c’est la lutte , les mouvements de grève , les propositions des ouvriers, la solidarité du personnel qui a permis à l’usine de ne pas être démantelée… Belle leçon !

Radio France Bleu s’est invitée lors de cette visite et l’émission sera diffusée demain lors du journal de 12H !

voir le replay du jeudi 17 juin à 12h00, à partir de la 3ème minute

https://www.francebleu.fr/emissions/journal-de-12h/haute-normandie

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et en images avec le diaporama ci dessous 

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Article Médiapart fait à Chapelle Darblay …

Posté par cgtchapelledarblayupm le 15 juin 2021

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© JM / Mediapart PAR JEAN MAZÉ

L’alliance rouge et verte née à l’usine Chapelle-Darblay se heurte aux logiques partisanes

 

Fin juin, la papeterie normande risque d’être démantelée pour cause de délocalisation. Une coalition d’organisations syndicales et écologistes s’est formée pour soutenir ses 230 salariés. Mais à l’heure des élections, ce front social n’a pas suffi à inspirer sa réplique au niveau politique.1

 

Grand-Couronne (Seine-Maritime).– En arrivant dans l’immense salle de la machine 6, Julien Sénécal a un pincement au cœur. « Pour nous, c’est très étrange d’être ici, dans ce silence et ce froid. En temps normal, on est en tee-shirt, et le bruit est assourdissant »,explique le jeune secrétaire CGT du comité social et économique (CSE) de ChapelleDarblay, usine papetière emblématique de GrandCouronne, au sud de Rouen.

 

« D’habitude, il y a 90 décibels, on a des bouchons médicaux et on parle avec des gestes ! », abonde avec nostalgie Cyril Briffault, délégué syndical CGT de l’usine. Arnaud Dauxerre, représentant sans étiquette du collège des cadres au CSE et troisième membre de cette bande d’inséparables, ajoute : « Je vous avais bien dit que cette usine était un monstre endormi. »

C’est vrai : l’outil industriel, qui s’étend sur 33 hectares, a des allures de Léviathan tranquille. Jusqu’en juin 2020, ses cylindres massifs alimentés par une chaudière biomasse tournaient à 90 km/h en continu. Des stocks de vieux papiers issus des poubelles jaunes – en Normandie, Picardie, dans le Grand Ouest et en Île-de-France – entraient d’un côté.

Ils passaient à l’égouttage, au pressage et au séchage à 95 degrés. Et ressortaient sous forme de bobines de l’autre côté, direction les imprimeries.

Avec un peu de chance, vous avez tenu du papier Chapelle-Darblay entre vos mains. Tous les quotidiens nationaux ont eu recours, à un moment ou un autre, à cet exemple rare d’économie circulaire. L’usine quasi centenaire, fondée en 1928 avec les dommages de guerre, était la seule en France à faire du papier 100 % recyclé. Désormais, dans ses hangars frigorifiques, seul un souffle d’air comprimé signale que la machine est seulement assoupie, prête à redémarrer.

Le groupe finlandais UPM, propriétaire du site, a décidé de le fermer il y a bientôt un an, prétextant une crise du papier journal, alors que l’usine était bénéficiaire, et préférant ouvrir une usine de papier bois nettement moins écologique en Uruguay.

UPM a licencié les 230 salariés de l’usine et accordé un moratoire d’un an aux trois représentants du personnel – Arnaud Dauxerre, Cyril Briffault et Julien Sénécal. À défaut de repreneur, l’usine sera démontée et ferraillée le 30 juin, au lendemain des régionales.

Des deux échéances, le trio se concentre évidemment sur la première. « Le Bon, la Brute et le Truand », ainsi qu’on les appelle ici en référence à leur style de négociation, se battent pour échafauder un projet de reprise. Plusieurs candidats papetiers sont en lice. Ils n’ignorent pas cependant l’imminence du scrutin régional. Comment le pourraient-ils ? Autour d’eux, les candidats de gauche défilent depuis le début de la campagne.

Le 6 juin, devant le bâtiment du comité d’entreprise, où les trois hommes tiennent une conférence de presse sommaire après un énième coup de massue – le désistement d’un potentiel repreneur, le belge VPK –, l’éventail complet des gauches est là : la maire PS de Grand-Couronne, Julie Lesage, le député communiste de Seine-Maritime, Hubert Wulfranc, et la co-secrétaire régionale d’Europe ÉcologieLes Verts (EELV), Véronique Bérégovoy. Mais les regards qu’ils échangent en disent long.

Alors que leurs partis respectifs prônaient l’union dès le premier tour, dans ces terres où le centriste Hervé Morin règne en baron local et où le Rassemblement national (RN) est en embuscade avec le député européen Nicolas Bay, ils partent finalement séparés.

La maire socialiste de Canteleu, Mélanie Boulanger, mène la liste PS-EELV, et le député communiste de Seine-Maritime, Sébastien Jumel, la liste PCFLFI. L’alchimie des Hauts-de-France, où l’union s’est faite autour de Karima Delli, ne s’est pas reproduite. Chapelle-Darblay aurait pourtant pu être un catalyseur parfait.

2L’« écologie populaire » enfin réalisée . Située en plein cœur de la vallée de la Seine, qui a longtemps hébergé des géants de l’industrie lourde, cette usine en avance sur son temps – elle recycle depuis 1986 – a déjà fait naître une alliance improbable. Le 16 octobre 2020, une réunion inédite entre huit organisations syndicales et écologistes (la CGT, Attac, Oxfam, la Confédération paysanne, les Amis de la Terre, la FSU, Solidaires et Greenpeace) perturbe le sommeil de la machine 6.

Le tout nouveau collectif Plus jamais ça vient de trouver une lutte à sa taille. « Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace, m’a dit que c’était le premier déplacement de son organisation pour une industrie », se souvient Cyril Briffault.

Les arguments à l’appui de cette convergence ne manquent pas. Ce qui se pratique quotidiennement à Chapelle-Darblay, véritable citadelle cégétiste (50 % des ouvriers y étaient syndiqués avant le plan social), c’est l’« écologie populaire » enfin réalisée. Sans cette usine, une partie du papier trié en France est 

condamnée à être transportée en Allemagne en camion.

Preuve que les « rouges » et les « verts » ont intérêt à dépasser leurs vieux antagonismes. « Le gros souci en France, c’est qu’il y a beaucoup de produits qui sont entièrement recyclables, mais il n’y a pas l’industrie pour les recycler. C’est pour ça aussi qu’on se bat », observe Cyril Briffault.

Sur la porte du local syndical de l’usine, l’ouvrier au physique de rugbyman a collé une affiche de Nouvelle Vie ouvrière, le magazine de la CGT, avec cette phrase de Philippe Martinez qu’il répète comme un mantra : « Cultiver ce qui nous rassemble ». Au niveau politique, ce mot d’ordre est encore onirique.

Le 7 juin au matin, entre deux « checks » du poing sur le marché de la place Saint-Marc, à Rouen, le député communiste Sébastien Jumel le dit pourtant : « Chapelle-Darblay, c’est la démonstration qu’on peut se préoccuper de l’industrie et être au service d’une économie circulaire, exemplaire au plan environnemental. » Mais ce constat partagé n’a pas eu raison des rapports de force partisans.

Présenté comme le favori à gauche, l’ancien maire de Dieppe (de 2008 à 2017), fils de métallo ayant grandi dans la cité ouvrière de Gonfreville-l’Orcher, en banlieue du Havre, a cru pouvoir fédérer autour de lui. Mais les appareils socialistes et écologistes locaux lui ont tourné le dos.

« Cette union, je l’ai souhaitée, j’y ai travaillé. Notre feuille de route quand on est de gauche, c’est de travailler à une alternative entre l’extrême droite et l’extrême argent, plaide-t-il. Mais le PS et les écolos se sont dit que si j’arrivais à cimenter le rassemblement, je deviendrais le leader incontournable de la gauche en Normandie. Ils ont finalement fait le choix d’une campagne au centre. »

Le souvenir des réunions jusqu’au bout de la nuit pour mettre sur pied une alliance des gauches suscite des réactions épidermiques chez Véronique Bérégovoy. Alors qu’elle s’apprête à ratisser le département, des tracts fraîchement imprimés plein son coffre de voiture, la co-secrétaire régionale d’EELV, candidate sur la liste de Mélanie Boulanger, fait une pause à Rouen pour nous raconter cette occasion manquée.

« Dès la première réunion, on a proposé une alliance sans préalable sur la tête de liste, mais on a dit que si les communistes présentaient Jumel, ça poserait problème. Il n’est pas représentatif de porteurs d’un projet écologiste. Il est encore représentatif des communistes très productivistes »,estime-t-elle.

De part et d’autre, les stigmates anti-« écolos-bobos » et anti-« cocos-productivistes » sont persistants. Fataliste, Véronique Bérégovoy lâche : « Ça fout les boules de ne pas avoir réussi, parce qu’on se dit que si ça se trouve, Morin va repasser. »1

À l’approche de la présidentielle de 2022, l’ancien secrétaire de la CGT de Chapelle-Darblay, Gérard Sénécal, 65 ans, s’inquiète de voir ses ex-collègues basculer dans le puits sans fond d’une rage impuissante : « J’essaye de ne pas trop y penser, mais il y a beaucoup trop de gens qui sont écœurés par ce qu’on vit, et qui baissent les bras pour aller au RN. Il n’y a plus d’identité de gauche ou de droite, ni d’opposition sociale claire. Cette politique politicienne nous tue, et le rouleau compresseur du RN est là. Ça me fout les jetons. »

Chapelle-Darblay préfigure peut-être une société où l’antagonisme entre rouges et verts n’existera plus, mais elle n’est pas imperméable au climat ambiant.

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La Chapelle ne peut pas mourir ……..

Posté par cgtchapelledarblayupm le 11 juin 2021

Sans titre

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La papeterie Chapelle- Darblay pourrait se recycler dans l’hydrogène

Posté par cgtchapelledarblayupm le 11 juin 2021

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La papeterie Chapelle- Darblay pourrait se recycler dans l’hydrogène

La papeterie Chapelle- Darblay pourrait se recycler dans l'hydrogène

L’activité papetière de la Chapelle-Darblay pourrait disparaître au profit d’une unité de production d’hydrogène. C’est en tout cas la crainte des représentants du personnel, qui tentent de sauver leur outil de production depuis douze mois.

L’affaire était quasiment pliée. L’usine de la Chapelle-Darblay, située à Grand-Couronne (Seine-Maritime), dernière en France à produire du papier 100 % recyclé, devait être reprise par l’industriel belge VPK. Mais le spécialiste des emballages a finalement jeté son dévolu sur une autre papeterie, située dans la commune d’Alizay (Eure). « Nous étions un peu déçus, mais nous sommes satisfaits pour la filière, concède Arnaud Dauxerre, représentant sans étiquette du collège cadres au comité social et économique (CSE) de la Chapelle-Darblay. Nous sommes persuadés qu’il y a de la place pour tout le monde. »

Depuis juin 2020, il se bat avec ses collègues pour tenter de sauver leur outil industriel : une usine pionnière dans le recyclage des emballages. Avec le collectif Plus jamais ça !, ils ont manifesté le 28 avril dernier devant le ministère des Finances. Après plus de sept heures d’occupation, ils ont obtenu un engagement ferme de la ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher à maintenir les activités de la papeterie.

Pourtant, près d’un mois plus tard, le discours a bien changé. Le retrait du Belge VPK laisse la place à un autre industriel : le groupe Samfi, une société d’investissement basée en Normandie, qui s’est diversifiée dans l’hydrogène. Via sa filiale H2V Product, Samfi souhaite faire de la Chapelle-Darblay un site de production d’hydrogène. Il serait associé au groupe Paprec, une entreprise de collecte et recyclage de déchets industriels et ménagers.

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Lors du rassemblement du 28 avril 2021 devant le ministère des Finances. © NnoMan Cadoret/Reporterre

« L’hydrogène doit être une activité complémentaire, pas une fin en soi »

Une proposition qui ne satisfait pas les salariés. « Dans ce projet, on détruit nos deux machines à papier et nous le refusons, explique Cyril Briffault, délégué syndical CGT de l’usine. De plus, le groupe Paprec ne ferait que collecter le tri avant de l’envoyer en Allemagne ou ailleurs. C’est une aberration, il faut des industries françaises qui recyclent le tri des Français. Nous voulons garder nos machines et continuer de faire de la papeterie. L’hydrogène doit être une activité complémentaire, pas une fin en soi. » Le site possède en effet une chaudière à biomasse ainsi qu’une turbine électrique de 20 mégawatts qui permettraient de fabriquer de l’hydrogène. « Nous avons aussi un poste électrique de 225 kV, c’est assez rare et cela pourrait leur être utile », poursuit Cyril Briffault.

Loin de se laisser abattre, l’équipe a organisé une réunion vendredi 4 juin avec quatre autres porteurs de projet qui souhaitent pérenniser l’activité papetière. « Nous ne sommes pas des doux rêveurs ni dogmatiques, assure Julien Sénécal, secrétaire CGT au CSE. Les projets portés s’assoient sur des études techniques qui proviennent de spécialistes reconnus. Nous pensons que notre usine peut encore avoir des applications, le papier n’est pas mort. » Il cite l’exemple du commerce électronique, notamment un entrepôt Amazon tout proche, qui a besoin de cartons. Ainsi que la filière de recyclage dans laquelle l’usine a été l’une des pionnières. « Nous avons une capacité de transformer et recycler les déchets de 25 millions d’habitants trieurs. Il faudrait se poser les bonnes questions avant de tout détruire : demain, où se fera ce tri », interroge Arnaud Dauxerre.

Les trois représentants du personnel en veulent à Bercy, qui abandonnerait un peu trop vite leur activité papetière au profil de l’hydrogène. « Le ministère dit que c’est la seule offre ferme aujourd’hui, que c’est le futur, poursuit Julien Sénécal. Je pense qu’il veut clore le débat Chapelle-Darblay et passer à autre chose, surtout avant les élections régionales. Mais, derrière, il y a une volonté politique et gouvernementale de pousser à marche forcée le projet hydrogène. »

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Julien Sénécal, secrétaire CGT, au rassemblement du 28 avril 2021. © NnoMan Cadoret/Reporterre

L’hydrogène, une énergie pas si verte

Il faut dire que ces derniers mois, le gouvernement met les bouchées doubles pour soutenir la filière, avec un plan d’investissements de 7 milliards d’euros sur dix ans. Il a également créé un Conseil national de l’hydrogène, rassemblant une palette d’entreprises, dont Air Liquide. Le groupe a d’ailleurs investi au capital de H2V Normandy (filiale de H2V Product), qui veut reprendre la Chapelle-Darblay. Selon Capital« ce projet s’inscrit dans un programme ambitieux de développement des nouvelles énergies pour décarboner les activités industrielles (raffinage et chimie) sur l’axe de la vallée de la Seine en Normandie, l’un des bassins industriels historiques d’Air Liquide en France ».

Au niveau local, la région Normandie espère devenir une plateforme française et européenne en matière d’hydrogène« Le port de Rouen veut verdir son énergie et la Ville espère développer un réseau de bus à hydrogène. Mais cette nouvelle énergie sera-t-elle vraiment verte », se demande Arnaud Dauxerre. Si l’hydrogène est souvent présenté comme une alternative décarbonée, il n’est pas exempt de défauts, comme l’a montré une enquête de Reporterre. Sa production nécessite entre autres beaucoup d’électricité et la construction de gigantesques électrolyseurs, eux-mêmes grands consommateurs de métaux ou de produits toxiques.

« Nous ne sommes pas contre l’hydrogène, nous aimerions simplement un peu de cohérence, insiste Arnaud Dauxerre. L’État parle sans cesse d’économie circulaire et c’est exactement ce que nous faisons à la Chapelle-Darblay. Il ne faudrait pas tout détruire pour imposer à marche forcée une énergie dont le coût environnemental n’est pas encore bien connu. »

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Participation des pap chap au 45ème congrès de l’UD 76

Posté par cgtchapelledarblayupm le 9 juin 2021

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Communiqué des syndicats CGT de Chapelle Darblay et Double A Alizay.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 7 juin 2021

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IMG-20210607-WA0003Communiqué des syndicats CGT de Chapelle Darblay et Double A Alizay.

Nos 2 syndicats CGT, celui de La Chapelle Darblay et de Double A se sont réunis ce lundi pour échanger sur l’avenir industriel des deux sites.

Nous croyons à l’avenir de la filière papetière dans notre région et nous voyons celui de Double A s’éclaircir avec l’arrivée de VPK. Depuis plusieurs mois maintenant le syndicat de la Chapelle Darblay a travaillé à des propositions industrielles pour donner des débouchés au recyclage des vieux papiers et déchets bois, mais aussi faire valoir les qualifications des salariés, leur savoir-faire utile à la filière.

Le site de la Chapelle est unique en France et tous les acteurs que nous avons réussi à réunir en conviennent : on ne peut pas faire une croix sur cet outil moderne qui répond aux défis environnementaux d’aujourd’hui et de demain.

VPK a choisi Double A pour la fabrication du PPO, c’est bon pour le développement de ce site qui était aussi fragilisé. La CGT a toujours été combative sur les deux sites pour sauver l’emploi et l’outil. Elle a toujours été force de propositions autour de projets de diversification de l’activité car les débouchés pour les vieux papiers sont multiples.

Nous affirmons qu’il y a de la place pour différents acteurs papetiers et nous demandons au gouvernement, aux acteurs politiques de la Région de soutenir fermement et publiquement un avenir multi activité pour La Chapelle : perdre ce site serait un non-sens social et environnemental !

La France n’est pas particulièrement exemplaire sur le traitement des déchets, la Chapelle l’est ! Nous sommes persuadés que nos usines ont un avenir complémentaire dans le recyclage et l’économie circulaire de la Région et de l’Axe Seine.

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Le cartonnier VPK ne rachètera pas l’usine UPM Chapelle Darblay, mais sauve Double A, dans l’Eure

Posté par cgtchapelledarblayupm le 6 juin 2021

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Candidat le plus sérieux, il y a encore quelques jours, à la reprise de la papeterie de la Chapelle Darblay à Grand-Couronne, près de Rouen, le cartonnier belge VPK s’est retiré, et a officialisé, vendredi 4 juin 2021, son intention de racheter l’usine Double A, à Alizay (Eure), qui compte 180 salariés et fabrique du papier de bureau haut de gamme.

Le groupe thaïlandais Double A avait racheté l’usine d’Alizay en 2013. «  Les négociations avec les différentes instances et les syndicats ont démarré ce matin (hier, vendredi NDLR). L’arrivée de VPK est une bonne nouvelle pour les salariés, car comme on le sait le secteur du papier est en déclin », a réagi Sandrine Dauster, responsable communication et administrative à Double A. 

 L’outil sera transformé

Depuis plusieurs mois, l’usine était en difficulté et ne fonctionnait qu’à 50 %. Elle devait d’ailleurs cesser son activité en 2022. À terme, l’usine va se transformer pour fabriquer du carton pour ondulé recyclé. « La machine existante sera transformée pour pouvoir faire du carton ondulé », précise Sandrine Dauster. L’objectif est de produire 450 000 tonnes de carton ondulé par an.

 

Sans titre

« Nous sommes très contents pour nos collègues d’Alizay et ce nouveau projet de papier recyclé, ont réagi les représentants syndicaux de Chapelle Darblay, vendredi. C’est une première victoire, nous en espérons une deuxième.(pour le site de Chapelle Darblay NDLR). » Hier, les syndicats de Chapelle Darblay étaient réunis au siège de la Métropole avec les quatre autres repreneurs potentiels du site pour discuter d’un projet commun de reprise. Pour les Pap Chap, un deuxième projet de papeterie (papier/carton) peut exister dans un même secteur. « VPK n’est pas le seul groupe avec qui nous discutons depuis maintenant plusieurs mois, ont précisé Cyril Briffault et Julien Senecal, délégués CGT à la Chapelle Darblay. Il y en a d’autres et avec lesquels un projet de papier recyclé est possible. » VPK n’a d’ailleurs jamais déposé d’offres ferme auprès du groupe UPM, propriétaire du site de la Chapelle Darblay.

Plusieurs projets possibles sur le même site

Hier, les représentants syndicaux de la Chapelle Darblay se sont réunis au siège de la Métropole de Rouen avec les quatre autres potentiels repreneurs du site pour tenter de trouver un projet commun. Une réunion que les syndicats appelaient de leurs vœux depuis plusieurs mois. « Nous pensons qu’un projet commun de papeterie avec plusieurs industriels est possible, a expliqué Arnaud Dauxerre représentant sans étiquette du collège cadre au CSE de Chapelle-Darblay. Cette solution pourrait combiner du papier mais aussi de l’hydrogène sur ce même site ; nous n’opposons pas les deux projets. » Une offre exclusivement basée sur l’hydrogène n’est pas envisagée par les syndicats puisqu’elle créerait peu d’emplois et se passerait de l’outil industriel actuel. « Et une offre hydrogène ne verrait pas le jour avant trois ans, alors que les solutions auxquelles nous travaillons seraient effectives dès la rentrée de septembre », complètent Julien Senecal et Cyril Briffault, délégués CGT.

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