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Travailleur·se·s, faites-vous entendre !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 10 juillet 2020

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Travailleur·se·s,  faites-vous entendre !

La période inédite que nous venons de vivre a mis en lumière la nécessité d’une industrie de haut niveau, et qui réponde aux besoins sociaux de la population.

Force est de constater que dans de nombreux secteurs, les employeurs en ont profité pour mettre encore plus à mal l’outil de travail, désorganiser le travail, imposés des cadences horaires sans contre parti pour les salariés qui ont parfois travailler au péril de leur vie dans des conditions plus que néfastes à leur santé.

Dans le même temps, l’Etat a continué de montrer son incapacité à faire valoir les savoir-faire et les compétences des salariés et à prioriser la finance plutôt que la reconnaissance du travail.

Aussi, nombreux salariés aujourd’hui font les frais des désastres de cette politique mis en lumière par la gestion de la crise, et par des décisions dictées uniquement par le capital.

Pour autant, d’autres choix sont possibles et il nous faut porter les propositions CGT auprès des travailleur-se-s de l’industrie qui ont joué un rôle majeur dans la période.

Cela ne peut passer que par leur engagement avec la CGT, et montrer que ce rôle primordial qui s’est joué pendant plusieurs semaines doit perdurer pour une reconquête d’une industrie plus juste et garante de la réponse aux besoins sociaux et environnementaux.

C’est pourquoi, le collectif industrie a souhaité porter à la connaissance de toutes et tous, nos propositions par un tract dit « grand public » qui engage toute la cgt à la fois sur les questions industrielles portées dans le document « Le progrès social et environnemental, c’est possible et urgent ! » mais aussi à partir de nos enjeux de syndicalisation.

Le CCN réuni le 4 juin a également confirmé la nécessité de s’adresser aux salariés pour gagner le rapport de force, gage incontournable de l’impulsion de nos propositions auprès du plus grand nombre.

Pour ce faire, le collectif industrie met à votre disposition un tract « industrie » qui s’adresse directement aux travailleurs afin de les interpeller sur la nécessité de porter collectivement un autre modèle industriel qui répond aux enjeux sociaux et environnementaux.

Comptant sur l’engagement de toute la cgt pour le faire vivre, autant dans les professions que les territoires.

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Déclaration de la section syndicale CGT retraité-e-s Chapelle-Darblay.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 8 juillet 2020

Déclaration de la section syndicale CGT retraité-e-s Chapelle-Darblay.

Les membres du bureau de la section syndicale des retraité-e-s de la Chapelle-Darblay, réunis le 3 juillet 2020,

Après avoir fait un point sur la cessation d’activité de l’usine et le licenciement de son personnel, tiennent à témoigner  leur soutien indéfectible à l’équipe syndicale.

Les retraité-e-s CGT, seront toujours présents aux côtés des élus Chapelle-Darblay pour défendre le site, éviter la fermeture d’une usine moderne qui fait vivre des centaines de familles.ma-retraite-cgt-mont-de-marsan

Les retraité-e-s CGT, seront toujours présents pour répondre à toute forme d’aide, de combat pour l’emploi dans un bassin industriel déjà fortement touché.

Les membres du bureau rappellent que toute la CGT doit être présente pour défendre les salarié-e-s qui se sont toujours battus pour faire vivre ce site papetier, novateur avec sa matière première recyclée,  ses procédés tournés vers l’avenir et ses nombreux métiers de haute technicité nécessaires à la fabrication du papier journal.

Les défenseurs de l’Ecologie, de l’industrie, de l’emploi doivent, ensemble, soutenir ce site indispensable à l’économie régionale et nationale et par conséquent trouver, ensemble, une solution industrielle pérenne, garante du maintien et du développement de l’emploi.

Le maintien de l’outil industriel, pendant une année, est une première victoire qui doit en appeler d’autres.

Grand-Couronne, le 3 juillet 2020

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Le monde d’après ressemblera au monde d’avant si nous ne faisons rien !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 8 juillet 2020

Le monde d’après ressemblera au monde d’avant si nous ne faisons rien !

La crise sanitaire du Covid-19 a exacerbé les inégalités économiques, sociales et environnementales. Mais elle a aussi révélé l’échec du système libéral qui sert les intérêts de quelques-uns et qui, pour arriver à ses fins, exploite les êtres humains et la nature.

Loin des engagements qu’il a pris en pleine crise, le gouvernement n’entend pas tirer les leçons des conséquences des politiques d’austérité. Par ses premières décisions, il persiste à vouloir emprunter le même chemin et imposer de nouveaux sacrifices sociaux et environnementaux comme solutions indépassables d’une relance économique.

Le chantage opéré par le patronat et le gouvernement sur le temps de travail et les salaires contre le maintien de l’emploi confirme que le monde d’après ressemblera au monde d’avant si nous ne faisons rien.

Pour la CGT, il est possible et urgent de rompre avec ce modèle. Ensemble, nous pouvons imposer le choix du progrès pour un monde juste, durable et solidaire qui nécessite de fortes transformations économiques, sociales et environnementales.

Si la CGT s’engage avec d’autres syndicats et associations à tracer les contours de ces changements, c’est avant tout avec l’ensemble de celles et de ceux qui travaillent, les retraités, les précaires, les privés d’emploi, qu’elle souhaite construire un monde plus respectueux de l’humain et de la nature.

Pour construire ce monde d’après, elle vous soumet ses propositions et vous propose d’engager le débat sur leur contenu. Il est temps que de nombreuses voix s’élèvent pour dire : « Plus jamais ça ! ». Nous devons toutes et tous œuvrer pour imposer, par la mobilisation, un véritable changement de société porteur de progrès social et environnemental.


 

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ACTION DES PAP CHAP à BERCY

Posté par cgtchapelledarblayupm le 6 juillet 2020

230 salariés licenciés : le Gouvernement doit s’engager pour la Chapelle Darblay

Les PAP CHAP du site papetier d’UPM en Normandie sont allés défendre leur dossier au Ministère de l’Economie mercredi 1er juillet 2020. Les 230 licenciements ont eu lieu alors que ce site unique fabrique du papier journal à partir de 100% recyclé. L’usine doit absolument trouver un repreneur.

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Rapport du CESER Normandie

Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 juillet 2020

Annotation 2020-07-03 084708le CESER.  

Conseil économique, social et environnemental régional

 

Objet : Papeterie Chapelle Darblay   Caen le 30 juin 2020

 

Madame, Monsieur, Le papetier Chapelle Darblay, producteur de papier 100 % recyclé depuis 1999, a été mis en vente par le groupe finlandais UPM en septembre 2019. Aucune solution de reprise n’étant intervenue jusqu’à présent, le Plan de sauvegarde de l’emploi vient de s’achever et les salariés seront prochainement licenciés. Dès lors, faut-il se résoudre à sa disparition, dans une région dont le tissu social et industriel a déjà été mis à rude épreuve au cours des dernières années ?

Alors que les salariés ont obtenu d’UPM la préservation du site pendant un an, laissant la possibilité qu’émerge une solution de reprise, il est indispensable d’éviter la disparition d’un tel outil industriel, à la fois performant et vertueux.

La fermeture définitive de Chapelle Darblay s’apparenterait en effet à un véritable gâchis, social et humain, économique et environnemental. Une fermeture définitive entraînerait la perte de près de 230 emplois directs et près de 800 emplois indirects, dans le contexte de crise économique et sociale aiguë que nous connaissons suite à la crise sanitaire.

Elle constituerait également la perte d’une des principales capacités de recyclage en France des déchets papier – le site ayant traité 350 000 t de papier en 2019, et étant doté d’une capacité de 480 000 t, soit le geste de tri de 24 millions d’habitants – et viendrait accroître notre dépendance à l’égard de l’international, alors que la France est déjà exportatrice de déchets papier carton. Les EPCI et centres de tri, déjà régulièrement saturés, en seraient fragilisés pour trouver des solutions de recyclage, de même que des répercussions risqueraient de peser sur les usagers via la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères).

Fondamentalement, le sens même du tri et du recyclage s’en trouverait mis en cause : quel sens pourrait avoir la promotion par les pouvoirs publics des consignes de tri et des éco-gestes si les déchets collectés risquent d’être recyclés très loin de leur lieu de collecte – au prix d’un accroissement du transport, de la pollution de l’air et des émissions de CO2 liés au recyclage –, voire de finir purement et simplement enfouis ou brûlés ?

 Une fermeture serait d’autant plus incompréhensible que le site dispose d’atouts considérables : idéalement situé au cœur de l’Axe Seine, bénéficiant d’une desserte multimodale (fleuve, fer, route), d’une chaudière biomasse en cogénération – capable de chauffer l’équivalent d’une ville de 20 000 habitants – et d’une station d’épuration – pouvant traiter les besoins de 400 000 personnes.

Outre l’activité actuelle (désencrage puis production de papier recyclé), de réelles perspectives et possibilités de diversification de l’activité du site existent et font l’objet d’études : production de ouate pour l’isolation, production de papier pour ondulé (à partir d’emballages à recycler), palettes carton à usage unique, utilisation du site comme centre de tri, production/stockage pour le bois-énergie, production/stockage de CSR (combustibles solides de récupération)… Loin d’être exclusives, ces solutions pourraient être complémentaires.

La constitution d’un Ecopôle de l’industrie du recyclage, promue par les salariés, ainsi que le développement de synergies et collaborations entre industriels et acteurs du recyclage, constituent des perspectives porteuses d’avenir, que le CESER soutient pleinement. Ainsi, alors que différents secteurs d’activités ont fait l’objet de plans de soutien massifs, il est plus que jamais nécessaire que l’Etat et l’ensemble des acteurs publics mettent tout en œuvre afin d’assurer un avenir pour Chapelle Darblay, au regard de l’utilité sociétale et environnementale de son activité et de son potentiel.

La perte de cet acteur majeur de la filière du recyclage et de l’économie circulaire en Normandie et en France constituerait en effet un véritable non-sens, à l’heure où la relocalisation des activités industrielles et la réduction de l’empreinte carbone des activités humaines, aujourd’hui largement promues, ne doivent pas demeurer des incantations et des mots d’ordre, tant il s’agit de nécessités impérieuses pour l’avenir.

Le CESER de Normandie demande à l’ensemble des pouvoirs publics : Etat, Régions, intercommunalités, de se mobiliser pour que Chapelle Darblay soit reprise ainsi que son activité. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués. Jean-Luc LÉGER, Président du CESER de Normandie.

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une délégation reçue au ministère de l’Économie

Posté par cgtchapelledarblayupm le 2 juillet 2020

5efc6482b4560_image_d_ios-4907844Papeterie Chapelle Darblay de Grand-Couronne :

une délégation reçue au ministère de l’Économie

Les salariés de la papeterie de la Chapelle Darblay de Grand-Couronne (Seine-Maritime) ont pris, mercredi 1er juillet au matin, le départ pour Bercy. Un des conseillers du ministre de l’Économie Bruno Le Maire les a reçus.

C’est un peu l’appel de la dernière chance. Une centaine de salariés de « Pap Chap » a pris un car, mercredi 1er juillet au matin, en direction de Paris. Objectif : faire entendre leurs arguments auprès du ministre de l’Économie, alors que 218 emplois sont menacés. Un des conseillers de Bruno Le Maire a reçu une délégation.

À l’issue de l’entrevue de deux heures, les salariés ne cachaient pas leur déception. « On n’est pas des doux rêveurs, on ne demande pas à l’État de pourvoir des emplois pour pourvoir des emplois et puis se planter deux ans plus tard », s’exclame Arnaud Dauxerre, représentant collège cadre sans étiquette. « Nous voulons travailler sur un modèle économique nouveau, sur des filières durables et responsables. » Et d’ajouter : « Nous avons des pistes de réindustrialisation. Il faut nous aider à travailler là-dessus. » 

« Aujourd’hui, le gouvernement prône le made in France, on voit aussi qu’au second tour des municipales, les écologistes ont gagné du terrain. Donc on a grand espoir qu’un site comme le nôtre, qui ne pollue pas et recycle les déchets de 20 millions d’habitants trieurs, soit la solution pour le papier et pour le carton dans les temps qui viennent« , affirme Julien Sénécal, secrétaire CSE Chapelle Darblay, élu CGT.
 

Aucun repreneur5efc7f18e8e5e_papeterie-4908056

Mais l’avenir semble sombre pour l’usine de Grand-Couronne (Seine-Maritime). La papeterie est dans la tourmente économique depuis le 10 septembre dernier, quand la direction finlandaise du groupe a annoncé la fermeture et la mise en vente du site, jugé non rentable. Des négociations étaient certes engagées avec le groupe belge VPK Packaging, mais la Covid-19 est passée par là et a douché tous les espoirs de reprise. Le 15 juin dernier, le couperet est tombé : aucun repreneur n’a été trouvé.

Un accord a cependant été conclu pour préserver l’outil industriel (site, maintenance et machines) jusqu’en juin 2021, a précisé Cyril Briffault, délégué syndical CGT de l’usine. Selon lui, la Chapelle Darblay représente « au moins 800 emplois indirects« .

Plusieurs plans de reprise seraient encore à l’étude. Mais les syndicats prévoient d’ores et déjà une grande manifestation en septembre. 

 
 

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Aujourd’hui , nous étions devant Bercy

Posté par cgtchapelledarblayupm le 1 juillet 2020

Aujourd’hui , nous étions devant Bercy

Merci aux salariés, aux syndiqués, aux camarades de l’inter-pro CGT et ceux du SGLCE, à tous ceux qui ont fait que chapelle vienne de passer encore une nouvelle étape !

Pour que notre chapelle Darblay soit reprise et qu’elle redémarre.

Même si l’entretien à Bercy ne nous apporte rien de nouveau pour l’instant, il nous a été réaffirmé que les services de l’état et particulièrement ceux de Mr Bruno Lemaire connaissent et soutiennent le dossier Chapelle Darblay, et c’est déjà une réussite car ils ne pourront pas dire : on ne savait pas !

 

Il est temps de contacter les nouveaux élus des dernières élections municipales, tous ceux dont l’intérêt est l’avenir des industries en France et peut-être en particulier les écologistes, qui nous en sommes convaincus peuvent beaucoup nous aider.

 

Nous appellerons de nouveau tous les salariés de la chapelle à la vigilance, à la résistance et à  répondre à toutes les actions de lutte et de solidarité du syndicat.

Le combat continu jusqu’à la venue d’un ou plusieurs repreneurs.

 

Pour sauver notre usine, notre industrie et nos professions.

On vous l’a déjà dit et répété : soyons acteurs de nos destins

Vous avez différents moyens d’êtres, ou vous restez cloitrés chez vous à attendre votre lettre de licenciement et attendre…. Attendre quoi ?  Ou bien ne plus subir et rester des adultes responsables, acteurs de leur vie et de celles de leurs enfants ! Mobilisez-vous avec votre syndicat CGT.

 

Aujourd’hui, il y avait du monde mais ce n’était pas suffisant, on vous le répète vous savez où nous trouver quand vous avez besoin de la CGT, on vous le redit pour que ça dure, il faut que ce soit réciproque !!!

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Mercredi 1er juillet, les PAP CHAP vont à Paris

Posté par cgtchapelledarblayupm le 29 juin 2020

*

Mercredi 1er juillet, les PAP CHAP vont à Paris soutenir

le dossier Chapelle Darblay à Bercy.

il reste de la place dans les bus car tous les salariés et surtout tous les syndiqués

ne se sont pas encore inscrits,

dépêchez vous de le faire, le combat pour la reprise continu, on lâchera rien.

*

quand vous avez besoin de nous, vous savez nous trouver, il faut que ce soit réciproque,

on a besoin de vous ,  on a besoin d’être nombreux devant le ministère

de l’économie, alors inscrivez vous, rendez vous mercredi à 8h30 pour un départ à 9h.

OIP

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MERCI, la lutte continue ….

Posté par cgtchapelledarblayupm le 28 juin 2020

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MERCI pour cette belle journée de lutte, de solidarité .

*

Le combat continu jusqu’à la victoire, jusque l’arrivée de repreneurs

qui redémarreront, avec nous,  notre usine.

*

Après la convivialité d’aujourd’hui, on repart à la lutte.

*

On appelle tous les salariés

et surtout tous nos syndiqués CGT.

*

Mercredi 1er juillet on va à Paris, devant Bercy, devant le

ministère de Mr Bruno Lemaire.

*

Départ  en bus du parking Chapelle Darblay à 9h00,

retour pour 17h00.

*

pour ceux qui ne se sont pas encore inscrits,

faites le auprès de Cyril, julien ou David.

*

Vous savez pouvoir compter sur nous, et nous on compte sur vous ! 

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Cette nuit j’ai rêvé de la Chapelle Darblay

Posté par cgtchapelledarblayupm le 28 juin 2020

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Cette nuit j’ai rêvé de la Chapelle Darblay

Cette nuit j’ai fait un rêve .. J’ai rêvé que l’usine de recyclage de papier de la Chapelle Darblay qui était détenue par un Groupe Finlandais dénommé U.P.M. redémarrait son activité en Société Coopérative.

Cette nuit j’ai fait un rêve ..

J’ai rêvé que l’usine de recyclage de papier de la Chapelle Darblay qui était détenue par un Groupe Finlandais dénommé U.P.M.  redémarrait son activité  en Société Coopérative, réembauchait  les salariés qu’elle avait licenciés  et se remettait à produire le papier nécessaire à nos journaux , nos prospectus publicitaires , tout en recyclant nos déchets inutiles ..

J’ai rêvé que le Gouvernement était passionné par ce sujet qui permet de démontrer une réelle volonté sur le plan écologique

J’ai rêvé que la B.P.I. était là pour aider à ce redémarrage en prêtant des fonds à taux quasi nuls puisqu’elle les obtient à taux quasi nuls

J’ai rêvé que la nouvelle entité montait un Crowd Funding (appel de fonds sur internet) qui connaissait un succès sans égal .

J’ai rêvé que les clients  de la Chapelle DARBLAY se joignaient également  à cette expérience franco française sans précédent , car les produits  fabriqués les intéressaient par définition au plus haut point ..  je pense notamment à des gens comme E. Leclerc qui a besoin de sacs en papiers , de prospectus , d’emballages multiples  ou les journaux  français comme Le Figaro, les Echos , la Tribune  les magazines etc ..

J’ai rêvé que les restaurants  et les producteurs agricoles de la région  participaient  aussi  à cette société coopérative  pour apporter la restauration nécessaire aux salariés ce que qui leur permettait de récupérer un peu  d’activité après la terrible crise qu’ils venaient de subir .

J’ai rêvé que la région Normandie, comme les communes avoisinantes soutenaient cette  nouvelle entité  comme le font les Lander Allemands avec leur industrie .

J’ai rêvé que Bruno Lemaire qui a dit à la CGT être en train d’étudier le problème,   aidait à la mise en place de cette solution .. qui est à la fois une préservation de l’emploi ,  la conservation d’une entreprise indispensable à notre propre  plan environnemental,  et qui serait un exemple extraordinaire redonnant espoir à de multiples citoyens ,  des salariés , des  jeunes  ..

J’ai rêvé que la C.G.T. qui  organise à  Paris une manifestation le 1er Juillet prochain  sur ce sujet acceptait de travailler sur ce projet ..

J’ai rêvé que cette solution  était donnée en exemple  et inspirait à beaucoup d’entreprises en difficulté, l’envie de faire la même chose , en se sortant des contraintes liées à un capitalisme financier mondialisé  qui considère l’humain comme une valeur de remplacement .

J’ai rêvé que nous arrêtions de commander notre cellulose en Chine et en Russie ce qui préservait les forêts  donc l’écologie de la planète , et qui diminuait les coûts de transport et leur impact environnemental .

J’ai rêvé, je me suis réveillée .. J’ai cherché à joindre  un certain nombre de responsables pour leur faire part de mon  idée .. Je n’ai réussi à joindre personne .. je n’ai eu aucune réponse  ..   Alors j’ai pleuré .

                                                                                             Lucie Couvreur

 

La dernière usine en France de papier 100% recyclé menacée de fermeture

La papeterie de la Chapelle Darblay, près de Rouen, était la seule en France à produire du papier 100 % recyclé. Mi-juin, elle a fermé ses portes. Ses 230 salariés vont être licenciés. Mais un espoir subsiste : l’outil industriel sera préservé jusqu’en 2021, et les défenseurs de l’usine luttent ardemment pour que des repreneurs se manifestent.

  • Grand-Couronne (Seine-Maritime), reportage

« Dans un monde résolument tourné vers l’écologie, comme le dit M. Macron, comment peut-on tolérer la fermeture de la seule usine en France qui produit du papier journal avec de la fibre entièrement issue des circuits de récupération ? », s’insurge Cyril Briffault, délégué syndical CGT de l’usine UPM Chapelle Darblay de Grand-Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime).

À l’intérieur de la papeterie, née en 1927, le silence des rouleaux figés est assourdissant. « Habituellement, l’usine vrombit. Quand elle vibre, elle vit. Là, c’est mort… », souffle Cyril Briffault, chapeau sur la tête. Le 15 juin dernier, la machine à papier de 120 mètres s’est tue, l’usine n’ayant pas trouvé de repreneur depuis sa mise en vente par le groupe finlandais UPM en septembre 2019. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a pris fin sans qu’aucun accord de reprise n’ait été trouvé. Le fabricant de cartons belge VPK Packaging s’était montré intéressé par le site mais a finalement renoncé le 20 avril, en pleine crise sanitaire. Les 230 salariés du site vont donc être licenciés dans les prochaines semaines.

Le jeudi 25 juin, les « Pap Chap » — c’est ainsi qu’ils se surnomment — étaient réunis devant leur usine, sous un soleil de plomb. « En 2015, la fermeture d’une machine à papier et le licenciement de 196 camarades nous avaient déjà mis un coup sur la tête. Là, on nous achève… », dit Jean-Marie Provost en avivant les braises d’un barbecue. Il a passé 26 ans de sa vie à l’usine de Grand-Couronne, où il travaillait comme cariste. « Je m’occupais du chargement des bobines de papier journal, les produits finis, juste avant qu’on les expédie, précise-t-il. Et maintenant, à 55 ans, comment je vais faire pour retrouver du boulot ? »

Cette nuit j'ai rêvé de la Chapelle Darblay dans CGT UPM Chapelle Darblay
Jean-Marie Provost, cariste à l’usine UPM de Grande-Couronne

Ces jours-ci, « les salariés viennent un par un pour vider leur placard, repartent avec un sac sous le bras et des dizaines d’années de souvenirs, raconte Cyril Briffault. Ils passent par le local syndical les yeux mouillés, la gorge nouée. Cette entreprise, c’est une grande part de nos vies… »

Une grande banderole « Sauver la Chapelle Darblay, un geste simple pour l’environnement » a été déployée sur la façade de l’usine. « L’enjeu, ce n’est pas juste nos emplois : on rendait un fier service à la société en donnant une seconde vie à des papiers usagés », affirme Nicolas Binet, opérateur de maintenance pour qui « en fermant la Chapelle Darblay, UPM prive la France d’un maillon essentiel du recyclage ».

 dans CGT UPM Chapelle Darblay
Nicolas Binet, opérateur de maintenance à l’usine UPM la Chapelle Darblay

Et pour cause : la papeterie de Grand-Couronne était l’un des deux seuls débouchés français (avec la papeterie Norske Skog de Golbey, dans les Vosges) pour désencrer les vieux papiers — les journaux, les magazines, les brochures et les imprimés publicitaires. La matière première de l’usine était constituée à 100 % de papiers issus des collectes sélectives d’Île-de-France et d’un large secteur Grand Ouest. En 2019, le site en a traité 350.000 tonnes, et dispose d’une capacité de recyclage de 480.000 tonnes par an, correspondant aux déchets papiers triés par 24 millions d’habitants.

Cette matière première servait à produire, chaque année, 250.000 tonnes de papier journal 100 % recyclé. « Le site est un exemple : on arrivait à valoriser les déchets des Français, qui nous arrivaient en balles ou en vrac, le tout en produisant notre propre énergie avec notre chaudière à biomasse, et en nettoyant l’eau qu’on utilisait avec notre propre station d’épuration », résume Cyril Briffault. Si une partie des bobines ainsi fabriquées permettait d’alimenter la presse française, « malheureusement UPM les destinait principalement au grand export, tandis que les journaux français privilégient l’achat de papier canadien, brésilien, russe… Mais avec la volonté de renouer avec les circuits courts, ça pourrait changer, et on serait capables de faire du 100 % français ! » dit Arnaud Dauxerre, représentant sans étiquette du collège cadres au comité social et économique (CSE).


Arnaud Dauxerre, représentant sans étiquette du collège cadres au comité social et économique (CSE)

Pour Jean-Luc Léger, président du Conseil économique, social et environnemental régional de Normandie (Ceser), la perte de la Chapelle Darblay va « fragiliser les centres de tri ». Les collectivités territoriales « seront en difficulté pour trouver des repreneurs de déchets papier carton triés » et « cela nous expose à un risque d’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les usagers »a-t-il regretté lors de la dernière assemblée plénière du Ceser, le 18 juin dernier.

« On saccage toute possibilité de développer une économie circulaire vertueuse en France »

« Les professionnels disent que sans la Chapelle, ils vont être obligés d’exporter, de brûler ou d’enfouir le papier », tempête Julien Sénécal, secrétaire CGT au CSE et « enfant de la Chapelle », puisque son père était aussi salarié de l’usine. En la fermant, « on saccage toute possibilité de développer une économie circulaire vertueuse en France », insiste Arnaud Dauxerre. Patrice Dupray, maire communiste de Grand-Couronne et président du syndicat mixte d’élimination des déchets de l’arrondissement de Rouen (Smédar), dénonce « une hérésie »« Désormais, tous les papiers de l’agglomération seront envoyés dans les Vosges, et ne seront pas aussi bien valorisés… » déplore-t-il.


Balles de déchets papier reçues à l’usine UPM de Grand-Couronne

La direction d’UPM, contactée par Reporterre, justifie la fermeture de l’usine par « la baisse structurelle de la vente de journaux et de magazines » : « Depuis de nombreuses années, la consommation de journaux papiers s’effondre, explique l’entreprise finlandaise, par la voix d’un professionnel de la communication. D’autant que depuis 2018 le marché est sous tension, la Chine ayant cessé d’acheter les vieux papiers européens. Si le marché était resté stable, on n’aurait pas mis l’usine en vente, mais les volumes ont encore baissé de 10 % en 2019, au profit de la digitalisation. »

Pour les défenseurs de la Chapelle, un espoir subsiste : la CGT a conditionné son feu vert sur le PSE au maintien en l’état de l’outil industriel – le site, la maintenance et les machines – jusqu’en juin 2021. Le temps, pour la commission de réindustrialisation — composée de l’ensemble des filières de recyclage papier carton et énergie, de la région et des services de l’État — d’imaginer une solution de recours. « C’est une première bataille gagnée pour l’avenir du site », se réjouit Cyril Briffault. « Nous ne pouvions pas laisser UPM envoyer l’outil à la casse sans avoir tout exploré ! dit Arnaud Dauxerre. Imaginez détruire, mettre à la ferraille de tels investissements structurants de la filière de recyclage, c’est juste inaudible pour le citoyen. »

C’est pourtant déjà arrivé. C’était en France, avant l’été 2017. La direction d’UPM avait donné l’ordre de saboter les machines installées dans son usine de Docelles, dans les Vosges, à l’arrêt depuis 2014. Les uns après les autres, les cylindres de métal utilisés pour transformer la pâte en papier avaient été percés. « Bien sûr que cette histoire trotte dans nos têtes, nous ne faisons confiance à personne », dit Cyril Briffault. « Ces équipements allaient être vendus aux enchères pour leur ferraille, nous les avons rendus inopérants afin qu’ils ne se retrouvent pas au marché noir, qu’ils ne puissent pas être démontés et reconstruits ailleurs, précise à Reporterre la direction d’UPM. Si nous avions fermé l’usine, c’était pour réduire les surcapacités. Pas pour les retrouver ailleurs. »


Cyril Briffault et sa famille, lors du rassemblement du jeudi 25 juin devant l’usine UPM de Grand-Couronne

En tout cas, le maintien provisoire de l’outil industriel de Grand-Couronne « laisse la possibilité à plusieurs acteurs du recyclage de se positionner sur le site pour en faire un écopôle industriel du recyclage, avec la fabrication de papier journal, mais aussi de pâte recyclée, pour des applications dans l’emballage, l’essuie-tout ou encore les boîtes à œufs, imagine Arnaud Dauxerre. En ce moment, on parle beaucoup d’isolation thermique : on pourrait aussi produire des grandes quantités de ouate de cellulose [un matériau de construction isolant très prisé en écoconstruction]. L’écrin est prêt ! »

Du côté d’UPM, qui s’est engagé à assurer la maintenance et le gardiennage de l’usine jusqu’à juin 2021, la direction assure avoir déjà contacté plus de 230 sociétés durant les neuf derniers mois : « En vain… Malheureusement, il ne faut pas penser que le simple fait de passer en phase de revitalisation va créer une solution de réindustrialisation. Mais si des repreneurs crédibles sont intéressés, nous les accueillerons bien », promet-elle. Arnaud Dauxerre en doute : « Le groupe UPM n’a pas intérêt à ce que sa machine à papier redémarre, au risque qu’un concurrent puisse profiter de la capacité de production de cette machine. C’est pourquoi l’État doit faire pression pour forcer UPM à lâcher le site et à ne pas le ferrailler. »


« Sauver la Chapelle Darblay… Un geste simple pour l’environnement ! »

Plusieurs élus locaux se sont mobilisés pour tenter de sauver la papeterie, sommant le gouvernement de peser de tout son poids pour sauver ce fleuron hexagonal. « Où va être recyclé ce papier collecté par des dizaines d’agglomérations ? Toutes ne vont pas pouvoir trouver des accords avec le dernier site restant. Au final, il sera moins valorisé ou tout simplement incinéré ou enterré. Est-ce cela le nouveau monde de l’après confinement ? » a écrit l’élu socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, dans un courrier adressé au Premier ministre Édouard Philippe. Le 12 mai, les parlementaires communistes de Seine-Maritime ont proposé à l’État « l’expropriation temporaire du site et de ses équipements », afin de « préserver l’outil productif » pour empêcher UPM de sacrifier son usine française par peur de la laisser à un concurrent.

Le 10 juin, au micro de France Bleu Normandie, le ministre de l’économie Bruno Le Maire a dit penser « que nous pouvons retrouver une solution de reprise pour la Chapelle Darblay » : « Ce site a des atouts, ses atouts sont réels, donc il ne faut pas baisser les bras. On va reprendre, évidemment on a perdu quatre mois à cause de la crise du coronavirus, les perspectives de plan de charge ne sont pas les mêmes après la crise qu’avant, c’est évidement plus compliqué, je ne le cache pas, mais une reprise est possible et nous continuons à y travailler. »

Le 1er juillet, les « Pap Chap » vont tenter de faire pression pour que le gouvernement agisse. Cyril Briffault les a appelés à « redécorer Bercy [le siège du ministère de l’économie et des finances] pour leur montrer à quoi va ressembler leur ville [Paris] sans la Chapelle Darblay pour traiter leurs déchets ».

Les salariés avaient occupé l’usine pendant trois mois dans les années 1980

Dans les années 1980, déjà, la papeterie avait lutté pour sa survie. Ses salariés avaient occupé l’usine pendant trois mois, continué à faire tourner la machine et livré directement le papier dans les imprimeries parisiennes. La direction d’alors avait renoncé à la fermeture et fait moderniser l’usine, où a ensuite été inventé le procédé de désencrage et de recyclage des journaux.

« On a derrière nous 90 ans d’histoire et de luttes : on veut que la Chapelle Darblay fête ses 100 ans en 2027 ! » tonne Julien Sénécal dans le micro grésillant. Derrière lui, l’usine est muette, mais encore entière. Combien de temps encore ?


Les « Pap Chap » s’inscrivent à l’action du 1er juillet, visant le ministère de l’économie et des finances

À Grand-Couronne, les salariés de Chapelle Darblay

réunis pour un moment fraternel

Social. Malgré la fermeture annoncée de Chapelle Darblay, les salariés

de la papeterie se sont réuni sur site jeudi 25 juin 2020.

Ils veulent croire encore à son avenir.

Les salariés de la papeterie rassemblés devant l’usine de Grand-Couronne. (Photo Paris-Normandie)
Jeudi 25 juin 2020 à midi, le syndicat CGT de la papeterie Chapelle Darblay à Grand-Couronne avait organisé une grande réunion de famille, la famille des « Pap Chaps » : « Pour que les gars ne partent pas seul chacun de leur côté après avoir vidé leur casier de vestiaire ! », justifie Cyril Brifault, coorganisateur avec tous le membres du comité d’entreprise de cette journée qu’il n’envisage pas comme une fin : « On est là, ensemble, pour se voir et discuter, parler d’avenir en commun ici même ! »

« Le combat continue et l’espoir demeure »

Car si les 218 lettres de licenciement vont bientôt parvenir à leurs destinataires, le site, lui bénéficie d’un sursis d’une année. Pascal Morel, secrétaire général de l’union départementale CGT, l’entend bien ainsi : « Ce n’est pas fini ! le combat continue et l’espoir demeure ! Dès le 1er juillet, on va à Paris manifester et une délégation sera reçue à Bercy afin d’expliquer au ministre de l’Éconcomie et des Finances le gâchis social, environnemental et industriel ! »

De fait, l’arrêt complet de l’usine impacte 25 millions d’habitants concernés par le tri sélectif du papier et son recyclage. Papier pour l’instant enfoui, incinéré ou expédié dans un site similaire dans les Vosges, ajoutant à l’impact carbone.

« Votre combat est juste »

Mais ce jeudi midi dans une usine en sommeil, le dernier îlot de vie qui accueille près de deux personnes reste le comité d’entreprise et ses alentours, où les unions locales CGT de l’agglomération, mélangées aux élus communistes locaux ou nationaux, sont venues partager cet instant particulier : « Pas festif mais fraternel ! UPM a volé nos emplois, mais il ne prendra jamais notre conviction de sauver l’usine, car Chapelle Darblay c’est nous ! », scande à la tribune Julien Sénécal, secrétaire CGT du CE. Ce à quoi répond en écho Patrice Dupray, soutien de la première heure en tant que maire de Grand-Couronne : « Votre combat est juste ! Applaudissez-vous ! » Car l’espoir demeure, des repreneurs tournent autour du site, ce qui fait dire à Cyril Briffault en guise de conclusion : « Aujourd’hui, ce n’est pas un enterrement ! » 

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

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