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Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 15 mai 2013

Stora Enso, à Corbehem: Arnaud Montebourg confirme l’existence de trois repreneurs «sérieux»

Jean-Jacques Cottel, député de la 1re circonscription du Pas-de-Calais, a interpellé ce mardi Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une question orale au gouvernement, quant à l’avenir de l’usine Stora Enso de Corbehem et, plus largement de celui de la filière papetière. Le ministre du Redressement productif a confirmé l’identification de trois repreneurs jugés «sérieux», lesquels ont actuellement accès aux «informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine». Selon Arnaud Montebourg, le gouvernement aurait l’intention «de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem».Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue ! dans CGT UPM Chapelle Darblay 313011222_b97461489z_1_20130514174227_000_go9pktm3_1-0-300x200

 

 

« Le groupe Finno-suédois Stora-Enso,à l’instar des industriels papetiers, mène une politique de réduction de ses effectifs et sites de production en parallèle à la réorientation de sa production vers celle de l’emballage. Ce faisant, certains sites risquent aujourd’hui purement et simplement la fermeture. C’est notamment le cas de l’usine de Corbehem. Ce site, au cœur d’un secteur déjà fortement impacté par les pertes d’emplois (Doux Graincourt, Metaleurop, BA 103 de Cambrai) et qui a connu des réductions d’effectifs les années précédentes, plonge ses 350 salariés dans la plus vive inquiétude. Je me fais l’écho de leurs demandes et de leurs aspirations à être mieux associés au devenir de leur usine eu égard à cette période, longue et jusqu’ici infructueuse, d’attente face aux réelles intentions de leur maison-mère et, notamment, du résultat de l’étude qu’elle a commanditée sur la revente éventuelle du site. On peut pourtant affirmer que ce site est rentable et dispose de multiples atouts : la fameuse machine 5 est un outil productif majeur car elle est l’une des plus performante d‘Europe (330 000 tonnes de papier chaque année) ; son potentiel humain l’est tout autant avec des salariés qualifiés et au savoir-faire de grande compétence, ainsi que sa position géographique avantageuse au cœur de l’Europe du nord, avec la proximité des grands axes de circulation, de trafic (autoroutes et ports) et de connexion comme l’actuelle plate-forme multimodale de Dourges ou via le futur Canal Seine-Nord qui offrira de nombreuses opportunités de développement et dont le transport/export de marchandises par l’intermédiaire du transport fluvial sera moins couteux et plus écologique. L’usine de Corbehem est un des atouts de la production papetière française. Elle est rentable et ses salariés n’ont pas à subir les conséquences de la réorientation de ce groupe. On ne saurait accepter que ce dernier brade son outil productif et condamne l’usine. Cette filière a de l’avenir, ne serait-ce que dans le cadre de la transition écologique avec l’évolution de la matière première et notamment de la montée en puissance de la valorisation et du recyclage des déchets papier et carton. Au-delà de la sauvegarde cruciale des emplois, l’important réside aussi dans le maintien sur le territoire national d’un tel outil de production, qui assure notre autonomie en matière de production papetière, voire qui l’améliore puisqu’il est fait constat de l’augmentation de la consommation européenne et mondiale. Aussi, je voudrais connaitre la position du gouvernement concernant le devenir et la pérennité de ce site, le soutien et la solidarité à apporter aux salariés et, plus largement, des solutions de préservation de la filière. »

La réponse d’Arnaud Montebourg :

« C’est un point sur lequel nous pouvons tomber d’accord avec tous ceux qui regardent de près cette filière et ce secteur : aujourd’hui, les papiers destinés à l’impression ou à l’écriture sont en repli en raison de la concurrence du numérique et de la délocalisation des impressions. La réduction de la consommation des papiers graphiques est structurelle et les surcapacités en Europe sont évaluées à 1 million de tonnes. Nous subissons des difficultés sur tout le territoire national, comme tous les pays européens : décisions de fermeture d’usines dans le secteur de la papeterie, s’agissant notamment de la production de papier graphique ou de papier couché comme c’est le cas à Corbehem. Le groupe finlandais Stora Enso, avec 30 000 salariés dans le monde et 11 milliards de chiffre d’affaires en 2011, a annoncé en octobre 2012 la fermeture d’une usine en Finlande, l’arrêt de plusieurs lignes de production en Pologne et en Suède, et, en ce qui concerne la France, le lancement d’une étude sur la faisabilité de la vente du site de Corbehem. Il ne s’agit donc pas d’une cessation d’activité, mais d’une cession. Il emploie 350 personnes très qualifiées, avec un outil de travail qui est extrêmement performant. Signalons la machine 5, d’une capacité de 330 000 tonnes par an, qui, grâce à des investissements répétés, fait partie des dix machines les plus performantes en Europe. Pour autant, la production effective sur le site n’a été en 2012 que de 267 000 tonnes et les perspectives pour 2013 sont en repli à 254 000 tonnes, soit bien en-dessous de ses capacités nominales et du seuil de rentabilité qui est de 285 000 tonnes. Le groupe Stora-Enso est tout de même attentif aux prescriptions des pouvoirs publics, tant finlandais que français. L’ambassadeur de Finlande est lui-même engagé sur ce dossier et a missionné un cabinet destiné à examiner toutes les pistes pour le site de Corbehem, y compris les possibilités de reconversion. Pour l’instant, je suis en mesure de vous indiquer, ainsi qu’aux salariés que vous représentez, que trois repreneurs sérieux ont été identifiés. Ils accèdent à ce que l’on appelle ladata room, dans laquelle sont disponibles les informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine. Dans ce cadre, nous avons l’intention de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem ? »

Le 12 avril dernier, les salariés de Stora Enso Corbehem avaient manifesté leur inquiétude en organisant une vaste opération escargot dans l’Arrageois.

Publié le 14/05/2013   Par La Voix du Nord

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