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Il nous faut un, deux, trois Chapelle Darblay

Posté par cgtchapelledarblayupm le 29 septembre 2013

Il nous faut un, deux, trois Chapelle Darblay Nous sommes ici pour commémorer par avance les luttes que nous allons mener, ce qui somme toute est la meilleure façon de cultiver le souvenir des 100 jours des deux usines des papeteries Chapelle Darblay Marc Peyrade, Filpac CGT

Il nous faut un, deux, trois Chapelle Darblay dans CGT UPM Chapelle Darblay image0031vendredi 27 septembre 2013

Il nous faut un, deux, trois Chapelle Darblaymarc1-150x132 dans CGT UPM Chapelle Darblay

Nous sommes ici pour commémorer par avance les luttes que nous allons mener, ce qui somme toute est la meilleure façon de cultiver le souvenir des 100 jours des deux usines des papeteries Chapelle Darblay.

Nous avons appris de ce conflit qu’on ne bâtit bien que dans l’action collective, dans la lutte commune sur des objectifs partagés. Il en va de l’engagement individuel, de l’autorité et de la reconnaissance du syndicat. L’action permet aussi de poser cette question de fond : à qui appartiennent les usines ? C’est bien le Travail et lui seul qui produit les richesses. Et nous considérons comme une insulte aux travailleurs cette odieuse campagne contre « le coût du travail » menée par ceux qui veulent licencier pour mieux spéculer et délocaliser.

Les légitimes propriétaires de Chapelle Darblay, ce n’est ni UPM ni un autre état major lointain, mais ceux qui y produisent les richesses,

Les légitimes propriétaires de Chapelle Darblay, ce n’est ni UPM ni un autre état major lointain, mais ceux qui y produisent les richesses, les mêmes qui se battent aujourd’hui comme hier pour la pérennité des sites industriels. Quand Gérard Sénécal nous a fait visiter le site tout à l’heure, en compagnie de Pierre Nouzarède, secrétaire général de la FTIP au moment de la lutte, il incarnait le vrai propriétaire des lieux, le salariat qui l’entretient et le valorise chaque jour.

Autre leçon d’une brûlante actualité, et Fabius, il y a 30 ans comme aujourd’hui, en fournit le fil conducteur : si un gouvernement de gauche ne fait pas une politique de gauche, ne sombrons pas dans le découragement, la rancœur rentrée, ne cédons pas à la peur. Rien n’est écrit par avance, rien n’est inéluctable, ni le règne brutal du néolibéralisme, ni la montée de l’extrême droite. Nous avons notre mot à dire et c’est : « luttons plus fort ! »

Il en fallait, de la détermination voilà 30 ans, quand le premier gouvernement de gauche depuis des dizaines d’années, décrétait le gel des salaires et l’austérité en plein congrès de la CGT à Lille, et commençait le démantèlement de la sidérurgie, du charbon, de la construction navale.

Et pourtant, 100 jours ont obligé Fabius, ministre de l’industrie puis Premier ministre, et Mitterrand, président d’alors, de reculer et de concéder à leur corps défendant la survie des usines et de nombre d’emplois. En ce moment, à l’heure où tous les secteurs industriels sont martyrisés par une politique que Sarkozy ne renierait pas, il faut un, deux, trois Chapelle Darblay !

Et enfin, pour clore tout provisoirement le chapitre des leçons, la solidarité pratiquée dans tout le pays, bien au delà du papier et de la presse, montre que ce n’est pas une « valeur », comme on dit maintenant à tout bout de champ. C’est un outil concret, un outil de lutte, qui soude dans les actes quotidiens l’action ouvrière et la démarche du camp du Travail.

Il serait fort utile à tous les syndicalistes d’aujourd’hui que les protagonistes de cette lutte d’hier se réunissent pour en tirer les leçons publiquement, sous forme écrite, pas pour la postérité et la gloriole, mais pour rédiger un chapitre de l’histoire des combats syndicaux de la CGT, à enseigner dans les écoles syndicales.

Ces 100 jours ont réuni les conditions pour créer la Filpac CGT.

Ces 100 jours ont réuni les conditions pour créer la Filpac CGT. Cette lutte a été un lieu de rencontre entre les producteurs du papier journal et ceux qui confectionnent la presse. On le voit sur les photos, les ouvriers de la presse se sont mobilisés aux côtés des ouvriers du papier, pour une cause commune. Et pas seulement par « solidarité » abstraite : parce que l’information a besoin de moyens industriels, dont le papier journal fait évidemment partie.

Cette rencontre de lutte a produit la fusion FTIP FFTL. La Filpac est née en 1986. C’aurait pu n’être qu’un assemblage de sigles, une construction artificielle, un arrangement de circonstance. Mais non, le ciment a pris et l’union est à ce point entrée dans les moeurs que les syndicalistes et adhérents d’aujourd’hui reconnaissant en la Filpac CGT leur paysage syndical naturel et normal.

L’osmose doit beaucoup à ses fondations, la lutte de Chapelle Darblay. Bien d’autres éléments sont venus renforcés l’édifice. Et d’abord la cause commune de professions réelles, au cœur desquelles se situe la qualité professionnelle et le savoir faire ouvrier. Et la conscience que, pour faire fructifier cette dignité de travailleurs, seule la lutte collective en fournit la garantie.

Quand une loi n’est pas la justice, il faut se révolter !

Et maintenant, comment mieux honorer une lutte fondatrice que d’en continuer l’œuvre ? Nous voulons dire ici, nous petite Filpac CGT mais porteuse d’une très longue histoire, que quand une loi n’est pas la justice, il faut se révolter !

Ce qu’on appelle l’ANI, l’accord Medef CFDT devenu loi du fait du gouvernement et de la majorité parlementaire est une catastrophe. La Filpac, comme toute la CGT, avait dit non à cet accord, non au projet de loi. Les salariés, dans les entreprises, ne voyaient pas bien l’impact des mesures.

Ils dérouillent aujourd’hui : fort de cette loi du printemps 2013, le patronat fait de cet automne un enfer. Tous les chantages prévus par cet ANI sont utilisés par les directions d’entreprise pour contraindre à un recul historique : laminage de tous les éléments du salaire, de l’emploi, restructuration permanente, travail gratuit, le tout sous couvert d’une loi qui se résume à n’être qu’un désarmement unilatéral du Code Travail face au patronat.

Nous voulons dire ici, le jour où une comédie médiatique est organisée autour de la visite du président à Florange, que les parlementaires examinant une loi concernant les sites industriels seraient bien avisés de les protéger, eux et leurs emplois.

non seulement il faut remettre en marche la machine nationale à revendiquer, mais encore il faut une autre politique, une autre logique sociale.

Nous constatons que toutes les questions sociales, retraite, protection sociale santé, salaire, deviennent des terrains d’offensive pour obtenir un recul historique du camp du Travail au nom de la compétitivité ! Il nous apparaît qu’il est dorénavant impossible d’aborder un sujet social en le distinguant des autres, toutes les questions sont posées à la fois. Ce qui nous a mené, lors de notre dernier congrès, à cette conclusion : non seulement il faut remettre en marche la machine nationale à revendiquer, mais encore il faut une autre politique, une autre logique sociale.

C’est pourquoi la Filpac CGT se bat pour construire un syndicalisme de transformation sociale. Elle rejette l’impasse consistant à se résigner à n’être qu’un syndicalisme du moindre mal. Une telle option l’amènerait à accompagner du label CGT une économie du désastre !

Les syndicats de toute la Filpac CGT sont conviés en novembre à un comité général. Il doit être un moment d’unité et de rassemblement, ce que requiert la gravité de la situation. Les tâches sont nombreuses : régler la hausse de tir à l’égard de ce gouvernement, définir une démarche revendicative alternative à l’austérité.

« Il fallait bien chasser Sarkozy, mais Hollande l’a remplacé chou pour chou ».

C’est pourquoi nous vous livrons cette formule : « Il fallait bien chasser Sarkozy, mais Hollande l’a remplacé chou pour chou ». Les illusions se sont dissipées, pour ceux qui en avaient. Mais la tension sociale, engendrée par le poids du chômage, la répression contre les salaires, ne va pas s’atténuer par des opérations de communication.

Voilà bien des années que les gouvernements successifs humilient soigneusement la CGT. En ne l’écoutant pas ou en faisant semblant, en lui retirant ouvertement la voix au chapitre, et même, plus récemment, en truquant les résultats nationaux des élections professionnelles. Négociation nulle part, humiliation partout : ça suffit ! Le patronat continue de nier le droit à sa présence dans les PME et TPE, et mène des opérations de répression dans les autres entreprises.

La peur n’a qu’un temps : la révolte est proche, et sa généralisation ne demande qu’à éclater.

La peur n’a qu’un temps : la révolte est proche, et sa généralisation ne demande qu’à éclater. Dans cette perspective nous devons faire preuve de détermination et de cohérence. Personne n’imagine quand même que la jeunesse qui rencontre portes fermées sur tous les sujets, avenir, emploi, logement santé, attende patiemment… Soyons prêts à lui offrir des réponses et un cadre organisé, car les révoltes sociales qui ne manqueront pas de se développer.

La Filpac CGT préconise des actions revendicatives nationales, coordonnées, fondées sur des revendications partagées par tous les salariés. Avec les salariés nous avons pris des coups, et pour certains très rudes ! Pour autant, pas de contresens : ce n’est pas la fin de l’histoire mais bien le début d’une autre. A cette condition expresse : il nous faut une, deux, trois Chapelle Darblay !

L’action collective a un grand avenir, et ceux qui passent leur temps à répandre le désespoir et la résignation, dans les médias notamment, en seront pour leur frais.

Marc Peyrade, secrétaire général de la Filpac CGT,

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