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  • > Archives pour le Lundi 17 février 2020

on ne pousse pas un papetier d’avenir au bout du rouleau ! Reportage

Posté par cgtchapelledarblayupm le 17 février 2020

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on ne pousse pas un papetier d’avenir au bout du rouleau !

Reportage du journal l’humanité 

La Chapelle-Darblay, c’est 30 % du recyclage français et 16 millions de bénéfices. Des atouts insuffisants pour la direction du groupe UPM qui a mis en vente l’usine normande. Menacés par un plan social, les 236 salariés se battent pour faire vivre leur entreprise quasi centenaire.

Un torrent de papiers volants. Une montagne de journaux à recycler, brassés par une tractopelle avant d’être traités. Dans le hangar de stockage de la papeterie Chapelle-Darblay, à Grand-Couronne (Seine-Maritime), les ouvriers refusent de finir broyés comme leur matière première. Le 10 septembre 2019, la décision était tombée comme un couperet. La direction du groupe finlandais UPM, propriétaire de l’usine, avait annoncé la mise en vente du site historique. Le seul du pays à produire du papier journal à base de matériau 100 % recyclé. Depuis, les 236 salariés tentent d’obtenir des réponses en multipliant les journées de grève, les actions, comme celle de 56 heures dans l’usine qui a débuté le 13 janvier…des-exemplaires-du-quotidien-communiste-francais-l-humanite-sont-disposes-le-11-mars-2004-dans-la-salle-de-redaction-du-journal-a-saint-

Avec 350 000 tonnes de papiers récoltés chaque année pour 250 000 tonnes produites, soit presque la moitié du papier journal recyclé en France, pas question de laisser les cheminées géantes s’éteindre définitivement. « Nous avons 90 ans de savoir-faire, rappelle d’emblée Cyril Briffault, secrétaire du syndicat CGT. Nous sommes un modèle social et environnemental. Nous avons réalisé 16 millions d’euros de bénéfices en 2018 mais UPM ne voit que ses intérêts financiers en anticipant la baisse des besoins de papier. Des repreneurs sont venus visiter l’usine, mais Ernst and Young, chargé de gérer le dossier pour UPM, entretient le flou. De notre côté, nous avons plein d’idées pour valoriser le site ! » Mais la direction semble décidée à les faire plier.

Le 28 janvier, elle a confirmé son intention de démarrer les réunions du plan social le 3 février et de fermer l’usine d’ici juin prochain. Le lendemain de cette annonce, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et une délégation d’Europe Écologie-les Verts (EELV), avec notamment Julien Bayou, secrétaire national, avaient fait le déplacement sur le complexe de 33 hectares. En ce huitième jour de mouvement contre la réforme macroniste des pensions, toutes les luttes ne font qu’une pour le leader de la CGT en visite pour la troisième fois : « On a une vieille usine qui a de l’avenir et qui est écologique ! Je voulais être à la Chapelle-Darblay car la bataille pour l’emploi, c’est aussi celle pour les retraites et on va la gagner ! »

D’autant que les « Pap Chap », comme on les surnomme depuis la grève de 2015, ont été petit à petit réduits à l’état de confettis. Avec les plans sociaux successifs, leur nombre a diminué de moitié en vingt ans. Sans compter que 50 % des salariés ont entre 50 et 55 ans. Dans ce contexte, la retraite à points voulue par le gouvernement ajoute au mille-feuilles des inquiétudes. « On ne peut pas se permettre d’envoyer des gens au casse-pipe avec ce recul de l’âge légal », tranche Cyril Briffault, soulignant qu’ils ont participé aux journées de mobilisation contre cette réforme qui met l’Hexagone en ébullition.

En attendant, au cœur des bâtiments monumentaux, c’est encore un énorme chaudron qui bouillonne. Lors de la phase de désencrage des papiers usagés, les boues se cristallisent à sa surface. Une fois séchées, elles iront alimenter via un long tuyau la chaudière biomasse dans un cercle vertueux et respectueux de l’environnement. « On produit plus d’énergie qu’on en consomme et on recycle l’eau ! » lance Pascal. Devant une machine à l’arrêt depuis cinq ans, orgue de fer qui ne demande qu’à s’animer, l’ouvrier de 59 ans est intarissable sur les phases du processus de production. Dans les murs depuis l’âge de 16 ans, il n’est pas le seul à voir une « incohérence » entre la menace de coupes claires sur leurs emplois et la mise en place d’un âge d’équilibre à 64 ans. « On a l’impression qu’UPM veut se débarrasser des vieux qui sont hautement qualifiés. Moi, je veux bien laisser la place aux jeunes, à condition de sauver l’usine. »

1 000 emplois dans le rouennais

Pour Arnaud Dauxerre, cadre élu au CSE européen du groupe, impossible de voir la papeterie rayée de la carte. « Avec toute la filière, cela représente plus de 1 000 emplois dans le Bassin rouennais. Trois générations se sont succédé ici. On y a inventé le recyclage du papier il y a trente-cinq ans. On a des contrats avec les collectivités locales, on traite les déchets de 20 millions d’habitants, où est-ce qu’ils vont aller ensuite ? En Allemagne ? En Chine ? »

Rescapé des vagues de licenciements successives depuis trente et un ans, Bernard, 52 ans, est fier de son métier de bobineur. De voir la pâte à papier humide pressée sur différents cylindres avant d’être séchée et de se transformer en rouleau de papier immaculé gigantesque, prêt à être découpé en petits tronçons. « Aujourd’hui, les bobines tournent à 1 400 mètres par minute », explique-t-il. Le métier passion a aussi imprimé sa marque sur son corps. Il désigne sa main. « Je me suis blessé plein de fois. Des collègues ont perdu des doigts, on travaille dans le bruit. Mais j’aime ce que je fais. »

Pour la CGT et la commission industrielle, tous les ingrédients sont réunis afin de créer une filière de pointe dans le recyclage. Lors d’une table ronde, le cabinet Secafi a également rappelé que onze projets de développement sont viables pour l’usine. Mais les pouvoirs publics font la sourde oreille. Pour le maire communiste de Grand-Couronne, Patrice Dupray, il faut au contraire que « tout le monde, la région, la métropole, participe à faire vivre ces solutions ». Julien Bayou fustigeait « ce jusqu’au-boutisme du gouvernement (qui) abîme notre pays ». Déterminés à maintenir leur outil de travail, les tigres du papier sont au diapason de l’affiche collée sur leur local syndical : « 1928-2018, Chapelle-Darblay toujours debout. »

Envoyée spéciale à Grand-Couronne (Seine-Maritime), Cécile Rousseau

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Projet de la CGT pour financemnt de la retraite

Posté par cgtchapelledarblayupm le 17 février 2020

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Proposition CGT Financement des retraites

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