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Rapport du CESER Normandie

Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 juillet 2020

Annotation 2020-07-03 084708le CESER.  

Conseil économique, social et environnemental régional

 

Objet : Papeterie Chapelle Darblay   Caen le 30 juin 2020

 

Madame, Monsieur, Le papetier Chapelle Darblay, producteur de papier 100 % recyclé depuis 1999, a été mis en vente par le groupe finlandais UPM en septembre 2019. Aucune solution de reprise n’étant intervenue jusqu’à présent, le Plan de sauvegarde de l’emploi vient de s’achever et les salariés seront prochainement licenciés. Dès lors, faut-il se résoudre à sa disparition, dans une région dont le tissu social et industriel a déjà été mis à rude épreuve au cours des dernières années ?

Alors que les salariés ont obtenu d’UPM la préservation du site pendant un an, laissant la possibilité qu’émerge une solution de reprise, il est indispensable d’éviter la disparition d’un tel outil industriel, à la fois performant et vertueux.

La fermeture définitive de Chapelle Darblay s’apparenterait en effet à un véritable gâchis, social et humain, économique et environnemental. Une fermeture définitive entraînerait la perte de près de 230 emplois directs et près de 800 emplois indirects, dans le contexte de crise économique et sociale aiguë que nous connaissons suite à la crise sanitaire.

Elle constituerait également la perte d’une des principales capacités de recyclage en France des déchets papier – le site ayant traité 350 000 t de papier en 2019, et étant doté d’une capacité de 480 000 t, soit le geste de tri de 24 millions d’habitants – et viendrait accroître notre dépendance à l’égard de l’international, alors que la France est déjà exportatrice de déchets papier carton. Les EPCI et centres de tri, déjà régulièrement saturés, en seraient fragilisés pour trouver des solutions de recyclage, de même que des répercussions risqueraient de peser sur les usagers via la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères).

Fondamentalement, le sens même du tri et du recyclage s’en trouverait mis en cause : quel sens pourrait avoir la promotion par les pouvoirs publics des consignes de tri et des éco-gestes si les déchets collectés risquent d’être recyclés très loin de leur lieu de collecte – au prix d’un accroissement du transport, de la pollution de l’air et des émissions de CO2 liés au recyclage –, voire de finir purement et simplement enfouis ou brûlés ?

 Une fermeture serait d’autant plus incompréhensible que le site dispose d’atouts considérables : idéalement situé au cœur de l’Axe Seine, bénéficiant d’une desserte multimodale (fleuve, fer, route), d’une chaudière biomasse en cogénération – capable de chauffer l’équivalent d’une ville de 20 000 habitants – et d’une station d’épuration – pouvant traiter les besoins de 400 000 personnes.

Outre l’activité actuelle (désencrage puis production de papier recyclé), de réelles perspectives et possibilités de diversification de l’activité du site existent et font l’objet d’études : production de ouate pour l’isolation, production de papier pour ondulé (à partir d’emballages à recycler), palettes carton à usage unique, utilisation du site comme centre de tri, production/stockage pour le bois-énergie, production/stockage de CSR (combustibles solides de récupération)… Loin d’être exclusives, ces solutions pourraient être complémentaires.

La constitution d’un Ecopôle de l’industrie du recyclage, promue par les salariés, ainsi que le développement de synergies et collaborations entre industriels et acteurs du recyclage, constituent des perspectives porteuses d’avenir, que le CESER soutient pleinement. Ainsi, alors que différents secteurs d’activités ont fait l’objet de plans de soutien massifs, il est plus que jamais nécessaire que l’Etat et l’ensemble des acteurs publics mettent tout en œuvre afin d’assurer un avenir pour Chapelle Darblay, au regard de l’utilité sociétale et environnementale de son activité et de son potentiel.

La perte de cet acteur majeur de la filière du recyclage et de l’économie circulaire en Normandie et en France constituerait en effet un véritable non-sens, à l’heure où la relocalisation des activités industrielles et la réduction de l’empreinte carbone des activités humaines, aujourd’hui largement promues, ne doivent pas demeurer des incantations et des mots d’ordre, tant il s’agit de nécessités impérieuses pour l’avenir.

Le CESER de Normandie demande à l’ensemble des pouvoirs publics : Etat, Régions, intercommunalités, de se mobiliser pour que Chapelle Darblay soit reprise ainsi que son activité. Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués. Jean-Luc LÉGER, Président du CESER de Normandie.

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