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Courrier de notre secrétaire général CGT a l’adresse des patrons UPM et leur réponse !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 8 décembre 2020

Capture d’écran 2020-12-08 191630

A l’attention de Mme Ahola Anu (Finlande) Senior vice president

Mr Schaur Winfried (Allemagne) Executive vice president

Mr Latva Sami (Finlande) Directeur Merchant Acquisition

 

 

 

Montreuil, le 16 novembre 2020

Madame, Messieurs, Le groupe UPM a décidé en juin dernier la fermeture de son établissement français de La Chapelle Darblay. Cette décision unilatérale s’est faite sans prendre en compte les propositions des salariés et de leur syndicat CGT autour d’un projet de diversification des activités.

Pourtant, ce site possède de nombreux atouts qui conjuguent de nombreuses activités industrielles autour de la fabrication du papier recyclé à partir de déchets, ce qui en fait un site unique dans notre pays et exemplaire en termes de préservation de l’environnement. 350 000 tonnes par an de vieux papiers sont traitées chaque année dans l’usine grâce notamment aux contrats passés avec plus 200 collectivités territoriales. La proximité du site avec Paris et sa région forte de plus de 12 millions d’habitants offrent des perspectives de croissance très importantes. Sa chaudière à biomasse, hautement rentable, et sa station d’épuration qui participe au processus de clarification de la Seine, viennent renforcer ses atouts et ses vertus écologiques. Sans compter la qualité et la haute technicité de son personnel comptant plus 40 métiers différents.

Il nous apparait donc que cette décision de fermeture est purement financière. Et ne correspond pas vraiment à la communication du groupe UPM d’un point de vue social et environnemental.

A cette décision de fermeture vient aujourd’hui s’ajouter votre refus de céder cette usine à un potentiel repreneur. Pourtant notre syndicat a travaillé sur un projet industriel qui est bâti sur 3 nouvelles propositions de fabrication qui ne sont aucunement concurrentielles avec les activités d’UPM : …/… …/…

1 – conversion de la MAP 6 pour produire du papier ondulé (papier pour cannelure de cartons d’emballage)

2 – production de pâte marchande recyclée

3 – production de papier pour ouate d’isolation

La lutte des salariés de La Chapelle rencontre beaucoup d’échos dans notre pays et au-delà. La CGT travaille avec des ONG internationales comme GREENPEACE ou OXFAM qui ont des relais partout dans le monde y compris en Finlande et qui communiquent sur les pratiques de votre groupe. Différents élus politiques, toutes tendances confondues, soutiennent également ces projets et une commission d’enquête vient de se constituer au parlement national.

Face à une telle mobilisation, l’entêtement d’UPM et de ses dirigeants est incompréhensible et ne peut que ternir l’image et la réputation de votre groupe.

Nous espérons que toutes les possibilités du site et ces nouveaux éléments vous permettront de réexaminer votre position. Restant à votre disposition et dans l’attente de réponses rapides de votre part, je vous prie de croire, messieurs, en l’expression de mes salutations distinguées.

Philippe MARTINEZ Secrétaire général de la CGT

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*Logo_UPM

 

 

 

 

Le Cabinet de Philippe MARTINEZ

Secrétaire général de la CGT

263 rue de Paris, 93516 MONTREUIL Cedex

01 55 82 83 06cabsg@cgt.fr

 

 

Augsburg/Helsinki, 8. Décembre 2020 

 

 

Monsieur le Secrétaire général, 

Je tiens à vous remercier pour le courrier que vous m’avez adressé le 16 novembre 2020 dans lequel vous attirez mon attention sur la fermeture de l’usine de papier journal d’UPM Chapelle-Darblay et l’arrêt de ses activités. 

En septembre 2019, UPM a effectivement annoncé son intention de vendre cette usine et, à défaut de repreneur crédible, d’envisager la cessation de ses activités. Cette décision est principalement motivée par la chute continue de la demande de papier journal sur le marché européen et la nécessité pour UPM d’adapter, en conséquence, ses capacités de production. Chapelle-Darblay était l’usine de papier journal la moins compétitive de l’empreinte industrielle d’UPM et celle enregistrant les coûts de production les plus élevés. La décision de vendre UPM Chapelle-Darblay reposait donc à la fois sur la situation du marché et sur des considérations économiques, l’objectif étant de sauvegarder la compétitivité globale de l’activité d’UPM Kymmene France et de la Division papier graphique d’UPM. 

La direction d’UPM a été informée de la proposition faite par certains salariés pour qu’UPM convertisse le site pour produire du carton, de la pâte recyclée ou des matériaux d’isolation. Cependant, comme nous l’avons souligné à de nombreuses reprises, aucun de ces produits ne fait partie du cœur d’activité stratégique d’UPM ou s’inscrivent dans le cadre du développement futur de l’entreprise. Ainsi, une reconversion de l’usine sur ces segments de marché est sujette à la recherche d’un repreneur.

 Nous avons mené une recherche approfondie de l’ensemble des acteurs qui auraient pu être intéressés par l’achat du site. Cette étude a été menée à l’initiative d’UPM entre septembre 2019 et février 2020, et s’est ensuite poursuivie dans le cadre de la loi Florange entre février 2020 et juin 2020. Pendant toute cette période, nous avons été en contact avec plus de 300 sociétés dans le monde entier par l’intermédiaire de notre partenaire EY France. Nous nous sommes adressés à des entreprises papetières ainsi qu’à des partenaires potentiels de l’industrie des papiers spéciaux, du carton et de la pâte à papier, ainsi qu’à d’autres industries potentiellement intéressées par la conversion d’un outil de production de papier journal.

Nous avons noué de nombreux contacts au cours de ces recherches. De nombreuses entreprises ont visité et inspecté le site et plusieurs d’entre elles ont étudié la possibilité d’une vente. Malheureusement, nous n’avons reçu aucune offre d’achat jusqu’à présent. Les autorités françaises, tant au niveau local que national, ainsi que les instances représentatives du personnel ont été impliquées tout au long de ce processus, comme l’exige la législation française, et nous avons également participé activement aux travaux des différentes commissions mises en place par les autorités locales. 

Les consultations sur le plan social ont abouti à la signature d’un accord avec l’ensemble des représentants des salariés, y compris le syndicat CGT. Cet accord a été validé par l’administration française du Travail le 15 juillet 2020. Une fois cette validation obtenue, UPM a pris la décision de fermer définitivement le site tout en acceptant de ne pas le démanteler avant juin 2021 et de soutenir une troisième recherche de repreneur avec Business France et l’Agence de développement pour la Normandie (AD Normandie). Cette troisième recherche d’un acquéreur potentiel se poursuivra jusqu’en janvier 2021, comme convenu avec les autorités et les deux agences concernées.

 Considérant l’ensemble de ces démarches, il est très surprenant de lire dans votre lettre que la direction d’UPM refuserait de vendre le site à tout acheteur potentiel. Cette interrogation a, par ailleurs, également été soulevée par les représentants du personnel au conseil d’administration d’UPM France SAS le 30 octobre 2020 et nous avons réaffirmé qu’UPM était et est toujours prêt à vendre cet actif industriel.

 Nous avons également insisté sur le fait que cette potentielle vente ne se ferait qu’à un acheteur sérieux, crédible, ayant un solide business case et à un prix juste tenant compte de la valeur des actifs et des machines existantes. Ceci demeure notre position aujourd’hui.

 Nous restons à votre disposition si vous désirez davantage de clarifications sur ces sujets.

 Je vous prie d’agréer, Monsieur le Secrétaire général, l’expression de mes sentiments distingués. 

UPM Communication Papers 

Winfried Schaur                                                                              Anu Ahola

Executive Vice Président                                                             Senior Vice Président, News & Retail

 

 

 

 

 

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