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immersion dans les coulisses d’un sauvetage industriel

Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 janvier 2024

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Documentaire sur Chapelle-Darblay :

immersion dans les coulisses d’un sauvetage industriel

mercredi 3 janvier 2024  CHALLENGES.FR

Ce 3 janvier sort en salle L’usine, la bon, la brute et le truand sur le sauvetage du papetier Chapelle-Darblay. Une plongée dans les coulisses d’une reprise industrielle favorisée par l’engagement de trois élus du personnel.

Une sorte d’anti-BFMTV et d’anti-JT de 20 heures. L’usine, le bon, la brute et le truand, réalisé par Marianne Lère Laffitte est précieux. On y suit les deux années de combat de trois représentants du personnel partis sauver leur papeterie à Chapelle-Darblay, près de Rouen.

En salle ce 3 janvier sur quelques écrans en France, ce film documentaire ne se concentre pas sur l’habituelle vision des palettes et pneus enflammés à l’entrée d’une usine ou encore de l’amertume fataliste des salariés.

Le long-métrage dépasse les caricatures en montrant l’engagement des trois compères pour trouver un repreneur solide et engagé. Pour y parvenir, Julien et Cyril mouillent leurs chasubles CGT ; et Arnaud son col blanc et sa chemise repassée. Car comme ses collègues ouvriers et agents de maîtrise, ce cadre sup’ venu de « Versailles » — ainsi que sont surnommés les bureaux placés au-dessus de la salle des machines — est ulcéré par les méthodes d’UPM. Détenteur de Chapelle-Darblay depuis plus de trente ans, le groupe finlandais compte en régenter seul les conditions de vente.

« Être acteur du dossier » « Dans notre mobilisation, nous avons décidé d’emblée de nous concentrer sur ce sauvetage du site et sur sa capacité à recycler du papier, en refusant de partir dans des aventures incertaines », explique Julien, qui travaille depuis vingt ans à Chapelle-Darblay, comme sa famille avant lui. UPM souhaitait au contraire repartir de zéro en revendant le site à un consortium pour produire de l’hydrogène.

« Pour porter notre solution de maintien de la papeterie, nous avons décidé d’être véritablement acteur du dossier, pas juste témoin d’une fermeture que l’on nous assurait inéluctable », continue Julien. L’argument clé : Chapelle-Darblay est un site permettant de recycler 480 000 tonnes de papier par an. Compliqué de s’en débarrasser d’un trait de plume à l’heure où tous les responsables économiques et politiques vantent les mérites de l’économie circulaire.

La caméra suit donc les trois militants de la cause « pap’Chap’ », qui enchaînent les visioconférences pour trouver un repreneur au  site. La suspension d’activité de ce dernier a été annoncée en septembre 2019. Puis le plan social a été exécuté, 217 personnes ont été débarquées en février de l’année suivante et le CSE dissous. Mais Cyril, Julien et Arnaud continuent leur quête.

Le spectateur est embarqué dans les méandres des réunions afin de faire plier UPM, de convaincre Bercy et d’emporter l’accord de re prise par un consortium, constitué de la société française Fibre Excellence et de Veolia. Ce traitement documentaire pourrait sembler froid et lassant. En réalité, se dessine une vraie tension dramatique.

L’appui solide de l’agglomération de Rouen

On attend l’issue de cette histoire comme la résolution d’une tentative de meurtre. On s’interroge sur ce qui pourrait sortir d’une rencontre entre Philippe Martinez, leader de la CGT à l’époque et Jean Castex, alors à Matignon. Ou sur les chances de succès de la pré‐ emption du site par l’agglomération rouennaise — une opération qui sera finalement rondement menée par son président, le socia‐ liste Nicolas Mayer Rossignol, avec un certain courage politique.

Le documentaire mériterait sans doute d’ailleurs des décryptages sur ces opérations, ainsi qu’une présentation des personnages qui apparaissent plus ou moins fugacement. Mais la réalisation soignée ajoute à la dramaturgie, en particulier les images des machines papetières en sommeil — ces monstres à la fois énormes, inquiétants et fragiles.

Nouveaux défis Depuis que la caméra de Marianne Lère Laffitte a cessé d’accompagner Julien, Cyril et Arnaud, le dossier a d’ailleurs rebondi. Veolia a annoncé qu’il divisait par deux son soutien à l’investissement dans Chapelle-Darblay mais qu’il confirmait l’approvisionnement du site en carton et le papier recyclés. Charge à Fibre Excellence, qui maintient pour l’heure ses engagements, de trouver dans les prochains mois quelque 200.000 euros — des fonds indispensables pour procéder à la reconversion du site vers le papier pour ondulé, utilisé pour produire les emballages cartons. Les regards se tourneront notamment vers BPI France, qui a jusqu’ici botté en touche.

Les réembauches devront donc attendre, avec un redémarrage de l’activité qui ne se fera sans doute pas avant 2026 ou 2027. Tous les ingrédients sont prêts pour concocter une nouvelle saison à suspense de l’histoire de Chapelle-Darblay.

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