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La relance de Chapelle Darblay se fera-t-elle bien en 2027 ?

Posté par cgtchapelledarblayupm le 24 octobre 2024

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La relance de Chapelle Darblay se fera-t-elle bien en 2027 ?

On fait le point 

À l’arrêt depuis 2020, Chapelle Darblay à Grand-Couronne doit relancer son activité en 2027. C’est en tout cas l’objectif de Fibre Excellence, le repreneur du site industriel.

Faute de repreneur, les 230 salariés de la Chapelle-Darblay vont recevoir leur lettre de licenciement.
À l’arrêt depuis 2020, La Chapelle Darbaly à Grand-Couronne doit relancer son activité en 2027 selon le calendrier prévisionnel de son repreneur, l’entreprise Fibre Excellence. (©Archives/76actu)
 

Une date, inscrite dans un calendrier prévisionnel : 2027. C’est l’objectif fixé par Fibre Excellence pour relancer l’activité au sein de Chapelle Darblay à Grand-Couronne (Seine-Maritime), près de Rouen, à l’arrêt depuis 2020.

 Fibre Excellence fait partie avec Veolia du consortium qui s’est positionné pour reprendre l’usine rouennaise en mai 2022 après qu’elle a été préemptée par la Métropole.

Si Fibre Excellence se dit « optimiste » pour atteindre cet objectif, il reste une grande inconnue dans cette équation : le financement.

245 millions d’investissements, dont 37 de fonds propres

Dans la présentation de son projet de reprise du site (lire encadré), Fibre Excellence indique que 245 millions d’euros d’investissements sont nécessaires. De son côté, l’entreprise promet une enveloppe de 37 millions de fonds propres.

 Interrogé par 76actu, Fibre Excellence est toujours en cours de recherche de prêts auprès d’organismes publics, ainsi que des financements privés. « Les discussions se poursuivent », nous indique-t-on.

Le projet de Fibre Excellence

Fibre Excellence a pour projet de convertir l’ancienne usine La Chapelle Darblay. Le site produira désormais du PPO (papier pour onduler), nécessaire à la fabrication d’emballages cartons, un marché jugé « plus porteur que le papier journal », confirme Fibre Excellence. Ainsi, l’entreprise compte « s’appuyer sur le savoir faire papetier de la région ».

Fibre Excellence avance le chiffre de 425 000 tonnes de PPO produites par an et 170 emplois créés. Toujours selon le repreneur, le site devrait permettre d’injecter environ 30 millions d’euros par an dans l’économie locale. Dans le calendrier prévisionnel, le redémarrage de l’usine est programmé pour 2027.

L’industriel souligne que le temps a été ralenti avec le changement de gouvernance, mais que l’implication de fonds publics est essentielle pour garantir le bouclage du financement et assurer l’arrivée de capitaux privés.

À ce propos, en novembre 2023, la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet affirmait à l’avant-première d’un documentaire sur le sauvetage de Chapelle Darblay son souhait « que l’État rentre au capital et garantisse les prêts souscrits par Fibre excellence ».

Interrogé en septembre 2024 par 76actu, Cyril Briffault, délégué syndical CGT, « compte bien sur une participation de l’État et d’organismes publics comme la BPI (Banque publique d’investissement) ».

La clé est dans le contact. Pour tourner la clé, il ne manque que l’État. On attend un ministre de l’industrie qui pousse le dossier. Cyril Briffault délégué syndical CGT

En attente de financements publics

Que dit l’État alors ? Interrogée sur cette question des financements publics, la préfecture de la Seine-Maritime répond que « l’entreprise a été lauréate d’une subvention publique dans le cadre du plan de relance. Elle a déposé un dossier de demande de soutien sur un appel à projets ».

Cette demande est en cours d’instruction. « Le résultat de l’instruction déterminera si le projet est retenu et si oui, quel montant de soutien sera proposé », précise la préfecture.

Toujours selon la préfecture, l’entreprise a également « bénéficié d’’un montant de soutien dans le cadre du dispositif des Certificats d’Économie d’Energie, dispositif par lequel les fournisseurs d’énergie sont obligés de financer des actions de réduction des émissions de gaz à effets de serre ».

L’ensemble des montants de soutien évoqués (dont le soutien potentiel évoqué concernant l’appel à projets de l’ADEME) seront débloqués une fois que le plan de financement de l’entreprise sera finalisé et les investissements engagés.

La préfecture de la Seine-Maritime

« Un projet qui tient la route »

Selon le calendrier prévisionnel, Fibre Excellence s’est donné comme objectif de boucler le financement d’ici la fin d’année 2024 pour une reprise de l’activité dès 2027. Mais cette échéance dépend évidemment du financement. Car sans cela, pas de projet.

Parallèlement, l’entreprise a mené au cours de l’été 2024 une enquête publique pour présenter son projet à la population. Le dossier est passé devant le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst) en octobre. En cas de validation, un arrêté préfectoral pourra ensuite être pris pour conforter le projet et ainsi permettre administrativement à l’entreprise d’exploiter l’usine.

Concernant l’étape de l’enquête publique, l’entreprise ne note « aucune difficulté majeure, ni d’obstacle rencontré ».

De son côté, Cyril Briffault estime que le projet de Fibre Excellence « tient la route, on le soutient, on le porte. Cela reprend ce que savait faire la Chapelle Darblay. Notre seul sujet aujourd’hui, c’est le redémarrage de l’usine dans les meilleures conditions ».

Par Adrien FilochePublié le 23 oct. 2024

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

Hommage aux 27 fusillés de Chateaubriant, discours de Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT le 20 octobre 2024.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 23 octobre 2024

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Hommage aux fusillés de Châteaubriant

Hommage aux 27 fusillés de Chateaubriant, discours de Sophie Binet,
secrétaire générale de la CGT le 20 octobre 2024.
 
hommage aux fusillés de Chateaubriant

Le 22 octobre, ce sont 48 otages qui sont exécutés à Chateaubriant mais aussi à Nantes et au Mont-Valérien en représailles de l’assassinat du chef de la Kommandantur de Nantes par trois résistants

Mesdames et messieurs les parlementaires,
Mesdames et messieurs les Présidents d’associations,
Monsieur le maire de Chateaubriant,
Mesdames, Messieurs,
Chers camarades,
Chère Carine,

Ici, dans cette carrière de la Sablière, nous sommes remplis d’émotion en pensant à nos 27 camarades qui y furent fusillés il y a 83 ans, le 22 octobre 1941. 
Leur seule faute : être des militants. S’être insurgés contre la capitulation du gouvernement français dirigé par Pétain. N’avoir pas toléré que notre pays soit livré au nazisme hitlérien. Avoir défendu la liberté.

Ce 22 octobre, ce sont 48 otages qui sont exécutés, ici à Chateaubriant mais aussi à Nantes et au Mont-Valérien en représailles de l’assassinat du chef de la Kommandantur de Nantes par trois résistants. Deux jours plus tard, ils seront suivis par 50 otages exécutés au camp de Souges près de Bordeaux, puis par 95 autres le 15 décembre 1941. Combien d’autres par la suite ?

La liste des fusillés de Chateaubriant fut établie par les autorités françaises sous les ordres du ministre de l’Intérieur Pucheu qui intervient alors pour « obtenir des Allemands qu’ils choisissent de préférence des militants communistes avérés». 
Ce choix fut expliqué « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français » selon les propos de ce sinistre ministre. 

Parmi eux, se trouvaient 17 militants de la CGT, dont les secrétaires généraux de 5 fédérations de la CGT : 

  • Jean Grandel des PTT, Désiré Granet du Papier-Carton, 
  • Charles Michels des Cuirs et Peaux également député du front populaire, 
  • Jean Poulmarch des Produits chimiques, 
  • Jules Vercruysse du Textile
  • Jean-Pierre Timbaud secrétaire de la maison des métallos de Paris et Victor Renelle, un des fondateurs de la fédération CGT de la chimie. 

Parmi eux plusieurs élus, députés, maires ou conseillers généraux.

Guy Môquet, le plus jeune, était à peine âgé de 17 ans. Il n’était pas dans les listes de Pucheu, ce sont les Allemands qui l’ont rajouté en fonction de leur propre politique de terreur. Il n’a jamais parlé lors des interrogatoires violents qu’il a subis. Son principal chef d’accusation était d’être le fils de Prosper Môquet, secrétaire général adjoint de la fédération CGT des cheminots, député du front populaire, et de l’avoir soutenu lorsqu’il fut arrêté puis déporté en Afrique du Nord.

Leurs camarades étaient de professions diverses, ouvriers, imprimeurs, chaudronnier, Cheminots, métallos, gaziers, médecins, ingénieur, enseignants ou étudiants.

Tous figurent parmi les rares résistants de la première heure. Dès 1940, dans un océan de lâcheté ordinaire, alors qu’une majorité de français se soumet à la « révolution nationale » et assiste aux rafles, arrestations, mesures racistes et antisémites, ils refusent de baisser la tête. Ils reconstituent les syndicats interdits par Vichy. Ils organisent l’action clandestine et la propagande. Ils manifestent même avec beaucoup d’inconscience comme Claude Lalet qui initie la manifestation étudiante du 11 novembre 1940. Et ils gardent la tête haute jusqu’à leur exécution, chantant avec les 400 prisonniers du camp la Marseillaise, l’Internationale et la Jeune Garde et refusant d’avoir les yeux bandés au poteau d’exécution.
 

Le massacre de Chateaubriant inaugure la « politique des otages » des forces d’occupation allemandes et de leurs complices français qui souhaitaient par ces tueries empêcher que se développe une force de rébellion et tuer dans l’œuf tout espoir.

On le sait, c’est le contraire qui advint. Ce sacrifice de nos camarades a finalement donné du courage et permis à l’hostilité contre l’occupant de franchir un cap. Le retentissement fut grand dans toute la France mais aussi à l’international. Roosevelt et Churchill condamnent l’exécution. 

À la BBC, le général de Gaulle mit aussitôt en garde les oppresseurs : « En fusillant nos martyrs, l’ennemi a cru qu’il allait faire peur à la France et ailleurs ! La France va lui montrer qu’elle n’a pas peur de lui ». Louis Aragon écrit un texte, « Les martyrs », retraçant les dernières heures de nos camarades, qui sera diffusé sous le manteau en France mais aussi dans de nombreux pays du monde.

Comme l’a dit Georges Politzer, fusillé lui aussi le 14 mai 1942, « les barbares ont voulu les tuer, ils les ont rendus immortels ».

C’est à cet esprit de résistance que ces 27 ont donné corps.

Des grèves furent déclenchées pour dénoncer l’exécution de Chateaubriant comme celle des ouvriers de l’Arsenal de Brest le 25 octobre. Les Castelbriantais, bravant l’occupant, sont plus de 5.000 à défiler dans la carrière et à y déposer des fleurs.

Ainsi, si les mouvements organisés de Résistance ont rassemblé seulement 2 à 3 % de la population française, ils n’auraient pu ni survivre ni agir sans de multiples solidarités populaires au-delà de leurs rangs. 

Des solidarités qui se construisent à partir des revendications concrètes, sur le pain, le ravitaillement, les conditions de travail, les prisonniers…Prises en charge par des organisations, ces revendications ont progressivement constitué un état d’esprit collectif qui a grandi et servi de terreau. Ce sont ensuite des militant.e.s et des réseaux organisés qui ont contribué à donner le sens et les perspectives à cet état d’esprit.  

Ainsi, malgré l’interdiction de la grève, cent mille mineurs du Nord-Pas-de-Calais arrêtent le travail en mai-juin 1941. Leur grève prive d’énergie et de transports la machine de guerre allemande, tandis que les grèves patriotiques d’octobre 1942 en France partent d’un atelier SNCF à Oullins, près de Lyon puis font tâche d’huile au niveau national. A chaque fois ces grèves avaient un motif patriotique, mais d’abord des revendications concrètes liées aux conditions d’exercice dans les mines et au refus d’aller travailler en Allemagne pour les cheminots.

Cet état des lieux incite à l’humilité mais aussi à l’optimisme. Une minorité lucide et déterminée peut gagner le soutien et l’implication d’une large majorité, en développant des micro solidarités et en démontrant que l’on est toujours mieux défendu ensemble que seul. La résistance commence par des engagements concrets, des gestes simples et immédiats. L’institution dans son quotidien d’une sorte de réflexe de solidarité.

Gardons toujours en mémoire ce qu’a été le rôle de la classe ouvrière pendant cet épisode si sombre de notre histoire.
La classe dominante veut nous convaincre chaque jour que notre combat de transformation sociale est un combat du passé.

Mais que veulent-ils nous faire oublier ?

Qu’à plusieurs reprises dans l’histoire le monde du travail a su s’unir, se lever,

bousculer l’ordre dominant et arracher le progrès social ?

Que dans les heures sombres de la guerre, le patronat avait choisi le camp de l’ennemi, criant « Plutôt Hitler que le Front populaire », rêvant de se venger de son humiliation de 36, de ces militants qui avaient eu l’affront de faire grève et d’occuper les usines pour arracher des conquêtes sociales majeures : augmentation des salaires, semaine de 40 heures, congés payés et premières conventions collectives.

Et bien nous, nous refusons d’oublier.

Nous refusons d’oublier par exemple qu’à Châteaubriant, la liste des 27 martyrs a été dressée par un patron français, Pierre Pucheu, qui commença par organiser en 1934 le financement de l’extrême droite par le comité des forges puis devint ministre de l’Intérieur du maréchal Pétain.

Nous refusons d’oublier et nous affirmons, haut et fort, que ce passé est notre fierté.

Nous avons une dette vis-à-vis de ces militants. Les mots inscrits, peu avant son exécution, par Guy Môquet sur une des planches de leur baraque : 

« Les copains qui restez, soyez dignes de nous ! » résonnent en nous et nous montrent le cap. Dans la lettre qu’il écrit à sa famille quelques heures avant son exécution, il écrit « Certes, j’aurai voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon cœur c’est que ma mort serve à quelque chose. »  

Oui, Guy, ta mort aura bien servi à quelque chose. C’est grâce à la Résistance que nous avons gagné les grandes conquêtes sociales issues du programme du CNR : la sécurité sociale, les comités d’entreprises, les nationalisations et la reprise en main de l’économie. 

C’est grâce à la Résistance que nous avons gagné la liberté, la liberté de la presse protégée des forces de l’argent, la liberté syndicale, la liberté d’association et d’expression. Et c’est aussi grâce à la Résistance des femmes que nous, les femmes, avons enfin conquis le droit de vote. C’était il y a 80 ans, le 21 avril 1944 suite à un amendement de Fernand Grenier, suivi ensuite par l’égalité salariale instituée en 1945 par notre camarade Ambroise Croizat.

Aujourd’hui, l’histoire bégaye. Dans de plus en plus de pays occidentaux l’extrême droite est aux portes du pouvoir. Pourquoi Parce que l’héritage de la résistance n’a jamais été aussi fragilisé.

Alors que le programme du CNR avait mis à l’ordre du jour la justice sociale, la violence de la mondialisation néolibérale nourrit le désespoir, le ressentiment et le repli identitaire. 

Alors que la résistance avait érigé une digue politique et morale face à l’extrême droite, elle devient désormais fréquentable voire « nécessaire » pour une partie des classes dominantes qui préfèrent s’y allier plutôt que de céder de leurs richesses.   

Alors que l’ONU a été créée en 1945 pour garantir la paix, le multilatéralisme n’a jamais été aussi affaibli et les conflits guerriers se multiplient, à commencer par celui du Proche-Orient et ses dizaines de milliers de victimes civiles.

Alors que la presse avait été protégée des forces de l’argent, elle est aujourd’hui possédée par quelques milliardaires, souvent au service de l’extrême droite.

Alors, en ce moment de basculement, vous rendre hommage c’est tenter d’être à la hauteur de votre engagement. Aux heures les plus sombres de l’histoire, vous avez eu le courage de résister à l’ennemi tout en ayant l’incroyable clairvoyance de préparer le jour d’après. C’est exactement ce qu’il nous faut faire aujourd’hui. 

Résister, c’est refuser toute compromission avec l’extrême droite. C’est combattre fermement le racisme et l’antisémitisme et s’opposer aux discours qui transforment les immigrés en boucs émissaires.

Résister c’est faire œuvre de lucidité et avoir le courage d’apporter des réponses à la hauteur de la catastrophe environnementale. C’est ouvrir des perspectives sociales rassembleuses pour sortir des replis identitaires.

Résister, c’est faire primer l’essentiel, notre humanité commune. C’est remettre les choses à l’endroit et redonner du sens à ce monde de fou, dans lequel l’argent devient la seule boussole.

Résister, c’est prendre ses responsabilités. Nous avons, grâce à notre détermination, réussi à empêcher l’entrée à Matignon de Jordan Bardella, héritier d’un parti fondé par d’anciens Waffen SS. Soyons fiers de ce combat et conscients de ce que la fragilité de la situation exige comme sens des responsabilités. Dire non ne suffit plus, il faut des alternatives, des perspectives de progrès social et environnemental. L’unité est le seul moyen d’empêcher l’extrême droite d’arriver au pouvoir. Refusons, dénonçons sans relâche les petits calculs politiciens qui aujourd’hui comme hier remettent l’extrême droite au centre pour empêcher les avancées sociales.

Les résistantes et résistants étaient jeunes, tournés vers l’avenir. Ne soyons jamais nostalgiques ou donneurs de leçons. La résistance est partie d’hommes et de femmes déterminés et souvent militant.e.s qui ont eu pour stratégie de s’appuyer sur les problèmes concrets de la population pour créer des solidarités et une défiance au régime de Vichy et aux nazis. Ainsi, des milliers de personnes qui ne l’auraient jamais imaginé y ont participé à leur échelle à travers de multiples solidarités dans leur quotidien. Et ce sont souvent les militants et militantes qui ont donné le sens et les perspectives. 

Partir du quotidien. De la question de la dignité pour ne pas courber la tête. Rassembler par en bas et s’appuyer sur les pratiques et aspirations démocratiques. C’est de tout cela dont nous devons nous inspirer. Et aussi de la grande qualité des résistants et des résistantes. L’optimisme. Pas un optimisme béat ou langue de bois. Mais un optimisme de combat. L’histoire le montre. La clairvoyance et la volonté de quelques-unes et de quelques-uns permet de déplacer des montagnes. Rien n’est écrit d’avance. L’optimisme est ce qui permet de rassembler, de relever la tête.

Madelaine Riffaut, immense résistante, militante de la CGT qui fut entre autres journaliste à la vie ouvrière, et qui vient de fêter ses 100 ans nous dit : « Nous avons un message à transmettre, celui de l’esprit de Résistance : ne jamais pleurer sur l’état de son pays ou sur son propre sort. Aucune cause n’est jamais perdue sauf si on abandonne. Je ne suis pas une victime je suis un résistant. C’est en gardant cela en tête que les gens ont tenu dans les prisons de la Gestapo, les maquis, ou les camps de concentration ».  

Dans les moments de doute, de fatigue, de désespoir – car il y en a ! – rappelons-nous ces paroles, rappelons-nous ces parcours.

Je tiens, au nom de toute la CGT, à vous adresser, à vous, les 27 fusillés de Chateaubriant, à vous les centaines de milliers de résistants et de résistantes, un immense merci. Merci camarades. Vous êtes notre honneur, vous êtes notre fierté, vous êtes notre boussole.

Pour finir, je tiens à saluer le travail réalisé par l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, née il y a 79 ans de la volonté des anciens internés du camp et des familles de fusillés.

La CGT en est partie prenante depuis son origine. C’est d’ailleurs un syndicaliste, un dirigeant CGT de la fédération de l’Énergie, Léon Mauvais, qui s’évada du camp de Châteaubriant avec Eugène Henaff en juillet 1941, qui en fut le premier président. 

Nos pensées vont vers Odette Nilès, grande résistante, « fiancée » de Guy Môquet qui n’aura jamais pu l’embrasser à cause des barbelés du camp. Ancienne présidente de l’association, Odette a mis infatigablement et jusqu’à son dernier souffle l’année dernière, toute son énergie dans cette bataille mémorielle essentielle.

A n’en pas douter, l’Amicale a encore de beaux jours devant elle et tu sais, chère Carine Picard-Nilès que tu peux compter sur l’engagement total de notre confédération.

Je vous remercie. 

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

Les salarié.es ont assez payé !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 19 octobre 2024

Capture d’écran 2024-10-19 202327

fichier pdf Tract CGT Budget 2025 (1)

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Un jour avec Cyril, la brute de Chapelle Darblay !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 5 octobre 2024

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Un jour avec Cyril, la brute de Chapelle Darblay !

l’ article a été fait fait par une camarade du livre CGT, lors de notre rencontre à leur stand, notre amitié et solidarité envers les camarades CGT du livre durent de manière indéfectible depuis la grande et belle lutte de 1983.

fichier pdf article de Léa Darnay

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portrait cyril dans l'humanité

fichier pdf article de Léa Darnay

 

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La mobilisation paie !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 2 octobre 2024

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La mobilisation paie !

 
Ce mardi 1er octobre, à l’appel de la CGT, de la FSU, de Solidaires et des organisations de jeunesse, ce sont plus de 170 000 personnes qui ont défilé dans 190 villes de France pour exiger des augmentations de salaire et de pension, l’abandon de la réforme de l’assurance chômage, l’abrogation de la réforme des retraites et le financement de nos services publics.
 
visuel mobilisation 1er octobre 2024

De nombreux débrayages ont eu lieu dans les Ehpad, les hôpitaux, les services, l’industrie comme à Vencorex (Isère) et des milliers d’écoles ont vu leur fonctionnement perturbé par la grève. À l’appel de la FERPA, les retraité·es étaient largement mobilisé·es.

Gouvernement et patronat contraints à de premiers reculs

La mobilisation a forcé le Premier ministre à reconnaitre l’échec de la politique économique sociale et environnementale d’Emmanuel Macron et à annoncer :

  • l’augmentation du Smic de 2%, au 1er novembre, et la remise en cause d’une partie des exonérations de cotisations sociales en reconnaissant qu’elles représentent des trappes à bas salaire. La CGT demande qu’une nouvelle augmentation du Smic ait lieu en janvier et qu’elle soit suivie d’une augmentation du point d’indice dans la fonction publique et de l’augmentation de l’ensemble des salaires dans le privé ; 
  • l’enterrement de la violente réforme de l’assurance chômage et la relance d’une négociation. C’est une grande victoire intersyndicale qui va éviter à 1 million de privé·es d’emploi de tomber dans l’extrême précarité ; 
  • l’abandon du projet de réforme constitutionnelle de la Nouvelle Calédonie alors que l’acharnement du président de la République a ruiné l’économie du territoire et causé 13 morts.

Le Premier ministre a également effectué un recadrage salutaire de son ministre de l’Intérieur en rappelant son attachement à l’État de droit et son intransigeance face au racisme et à l’antisémitisme. Cela doit maintenant se traduire en actes concrets pour faire reculer l’Extrême droite et ses idées.

Un changement de méthode démocratique qui doit commencer par les retraites

Le Premier ministre a annoncé son souhait de redonner la main au parlement, aux acteurs sociaux et aux citoyen·nes Il doit donc s’engager à respecter le vote des députés qui sont une majorité à être favorables à l’abrogation de la réforme des retraites.

L’ouverture d’un chantier pour « corriger la réforme des retraites » constitue, après 18 mois de déni et de passage en force présidentiel, une première reconnaissance de la violence de cette réforme. La CGT appelle le Premier ministre à abroger la réforme et à organiser une conférence de financement de nos retraites.

Services publics : la mobilisation s’impose contre l’austérité

Sur l’essentiel et notamment sur le futur budget, le discours du Premier ministre est resté très flou. La priorité annoncée pour l’école, la santé et la petite enfance doit se traduire par un investissement budgétaire massif

Sur ce point, le Premier ministre n’a pris aucun engagement. Pire, il a dénoncé le niveau de la dépense publique. 

La vigilance et la mobilisation s’imposent pour empêcher une violente politique d’austérité. 

La grave paupérisation de nos hôpitaux, de nos écoles et de nos infrastructures impose un plan de financement ambitieux, pour répondre aux enjeux d’avenir, au défi environnemental, au vieillissement de la population et au désenclavement de nos territoires. 

De même, en matière d’industrie où, alors que la CGT lui a remis la liste des 170 plans de licenciements détruisant 100 000 emplois, le Premier ministre n’a fait aucune annonce concrète. Rien non plus sur la nécessaire augmentation des pensions des retraité·es.

La CGT appelle les salarié·es et les retraité·es à continuer à multiplier les luttes pour garder la main et gagner :

  • l’augmentation des salaires et des pensions, 
  • l’abrogation de la réforme des retraites,
  • le financement de nos services publics, 
  • la relance de notre industrie.

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