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7 jours FILPAC.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 janvier 2014

Quel pacte ? A Stora Enso, Midi libre, Le Monde, Nice Matin, Ouest France, aux librairies Chapitre, dans la publicité ou la distribution, des centaines d’emplois sont liquidés ou en voie de l’être… Qui est responsable ? Jamais l’employeur ? Hollande et le patronat désignent un bouc émissaire, et c’est le salaire ! Baisser les salaires, voilà leur pacte… et que les salariés paient les cotisations patronales. Encore, ça ne suffit pas il faut diminuer les dépenses de santé…. Pour embaucher ? Eh bien non, pas de contrepartie. Seuls comptent la marge, le profit. Nous sommes bien dans un Pacte, mais de solidarité avec les salariés !

Nous passons un pacte… Oui, mais avec les salariés !

Nous, à la Filpac CGT, nous ne sommes pas dans le « Pacte » parce qu’il n’impose aucune contrainte d’embauche ou de création d’emplois aux patrons, seuls bénéficiaires de l’opération. Ce « Pacte »  ne s’en prend pas au chômage, il se refuse à ériger des barrages contre les centaines de licenciements quotidiens. Il ne mobilise pas contre ceux des industriels, financiers et rentiers, qui ferment les entreprises et condamnent les salariés à un chômage souvent définitif.

« Pacte » est le nom qui couvre une tentative de dévaluation des salaires dans le cadre revendiqué par le président de « restaurer les marges » des patrons, c’est-à-dire leurs profits. « Pacte » veut dire transfert de la cotisation patronale pour les allocations familiales (5,4% de la feuille de paie, colonne « employeur » vers les cotisations colonne « salarié » et vers l’impôt). Soit une baisse des salaires.

Président et Medef espèrent 30 milliards de ce transfert. Le Crédit d’impôt pour la Compétitivité (CICE) procède de la même manière : c’est l’augmentation de la TVA qui va fournir l’argent pour alimenter les caisses patronales sans contrepartie aucune.

« Pacte » ? Hollande le rebaptise « compromis social » parce que sans aucun doute tout a été déjà négocié comme pendant les conférences sociales et les ANI. Medef et CFDT ont fait affaire dans ce sens, parce qu’ils sont d’accord : il n’y a de crise que dans la mesure où les salaires et la protection sociale sont trop élevés. Ils entreprennent ensemble de les raboter.

S’il s’agissait d’un « Pacte » de responsabilité, pourquoi alors la loi sur la formation professionnelle entreprend-elle la liquidation des Prud’hommes, pendant qu’elle divise par 2 le budget de la formation professionnelle ? S’il s’agissait de « Pacte » social, pourquoi l’ANI a-t-il entamé de façon considérable la protection des salariés et de leurs contrats face à l’employeur, lequel dispose dorénavant d’un droit sans limite de licencier ? Pourquoi l’amputation partielle du Code du travail devait-elle précéder, sur la scène de crime social, ce prétendu « Pacte » s’il s’agissait de responsabilité.

Pourquoi faudrait-il réduire les dépenses de santé ? Pourquoi ces 50 milliards, annoncés de façon lugubre par le président, doivent-ils notamment réduire les prescriptions médicales, c’est-à-dire affaiblir l’offre de soins ? Parce que ce « Pacte » n’est pas social mais conforme à la servitude volontaire à l’égard de la dette. Qu’importe la santé pourvu que la banque, la finance soient livrées à temps en dividendes, intérêts et capitaux versés au compte de la dette ?

Non, nous ne sommes pas dans le « Pacte », parce que la sécurité sociale, « bien commun de ceux qui n’ont pas d’autres biens » fait partie de la dévaluation sociale en cours. Des exonérations de cotisations sociales massives s’appliquent au profit des patrons depuis 20 ans, avec comme résultat de faire monter le chômage et la précarité, mais de creuser la dette sociale.

Un Pacte ? Mais nous en avons passé un, avec celles et ceux qui risquent leur emploi, à Stora Enso, à Nice Matin, Ouest France, et tous les autres salariés, ceux des librairies Chapitre, de la publicité, de la distribution… Nous ne voulons pas de la politique spectacle, mais la refondation d’un véritable espoir social ! Nous en avons assez des campagnes de démoralisation qui aboutissent à la résignation. L’unité ? Elle se fera sur les revendications et non par leur abandon !

Voilà pourquoi nous revendiquons le gel immédiat des licenciements et des plans sociaux, l’embauche des jeunes à la place des contrats au rabais, dans la perspective du plein emploi. Voilà pourquoi nous voulons que toutes et tous se réapproprient une sécurité sociale trop précieuse pour la laisser au moment des spéculateurs libéraux. Nous revendiquons de taxer haut et fort les dividendes des rentiers, et de récupérer les capitaux de l’évasion fiscale pour les verser à la protection sociale. S’il doit y avoir négociation, la CGT ne s’y rendra pas en robe de bure la corde au cou. C’est pourtant ce que ce « Pacte » exige. Nous, nous représentons le Travail, par-dessus le marché !

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7 Jours Filpac CGT n° 66, lundi 6 janvier 2014.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 7 janvier 2014

 

 » Le « pacte de responsabilité » ? D’aucuns y voient un tournant… C’est la politique Hollande présentée sans faux semblant « 

dessin-avaler-n-importe-quoi-2-36367

 

15 janvier, assises fiscalité – 17 janvier, négociations UNEDIC – 22 janvier, projet de loi formation professionnelle incluant la destruction des élections aux Prud’hommes et la remise en cause de l’Inspection du Travail. Et toujours les licenciements, le même chômage.. Hollande veut des décrets, des ordonnances, aller vite. D’ici au 6 février, il s’en sera passé, des choses, si nous ne revendiquons pas haut et fort une augmentation générale des salaires. L’emploi passera par là. Le pacte Hollande Gattaz est un mensonge : la baisse des salaires ne peut qu’accentuer la crise. Démonstration.

fichier pdf 7_Jours_66_-_6_janv_2014

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les bonnets rouges

Posté par cgtchapelledarblayupm le 23 novembre 2013

BRETAGNE : LES BONNETS ROUGES SIPHONNES

PAR L’EXTREME-DROITEtéléchargement

vendredi 22 novembre 2013

Les Bonnets rouges ont bien du mal à endiguer la récupération de leur mouvement par l’extrême-droite. Un groupuscule identitaire lance une souscription estampillée du couvre-chef breton, après avoir tenté de récupérer la propriété de la marque « bonnets rouges ».

Le mouvement de contestation breton a bien du mal à endiguer la récupération de l’extrême-droite. Malgré l’annonce d’une charte (toujours en attente) « pour que ces gens-là ne puissent pas se retrouver dans notre combat », et les dénégations du maire de Carhaix Christian Troadec - »On refuse le soutien de Le Pen ou du FN, on n’en a pas besoin, il n’est pas question que ces gens puissent se rallier -dans Libération)- les leaders des 30.000 manifestants à Quimper fin octobre perdent chaque jour du terrain face aux coups de boutoir de groupuscules dans la mouvance du Front national.

Financement des identitaires

Dernier épisode en date, le lancement par un groupuscule d’identitaires d’une « Caisse de soutien aux victimes de la répression gouvernementale », avec le le logo du couvre-chef écarlate bien en évidence. Sous le prétexte de venir en aide aux « gens qui encourent des amendes, des peines de prison, une mort sociale certaine », « pour un pot de fleurs jeté lors d’une manifestation, pour un radar, symbole même du racket fiscal, incendié ou alors plus simplement et pacifiquement pour le simple port d’un bonnet rouge lors d’une commémoration le 11 novembre dernier », il s’agit purement et simplement de financer cette mouvance d’extrême-droite qui entend « protéger nos peuples et notre civilisation » de, au choix, l’Islam, l’immigration et tout ce qui vient plus globalement de l’étranger. Cette appel à souscription prétend même que les dons pourront donner lieu à déduction fiscale.

Proches du Printemps français et de la Manif pour tous Ce réseau identitaire proche d’autres mouvements aussi nauséabonds que le Printemps français ou la Manif pour tous, auteurs des hués à l’encontre de François Hollande lors des commémorations du 11 novembre, n’en est pas à son coup d’essai de récupération politique. Il a clamé avoir déposé la marque « bonnets rouges » auprès de l’INPI (Institut national de la propriété industriel) le 29 octobre dernier. Soit deux jours avant que le pdg d’Armor Lux ne pense à faire de même. Mais les deux parties n’ont pas coché la même catégorie pour procéder au dépot. Le premier a choisi le secteur des télécommunications. Le second celui de l’habillement. Une porte-parole de l’Inpi, citée par l’AFP, a précisé que le dépôt d’une marque ne vallait pas enregistrement. On saura donc dans cinq ou six mois, soit le temps de la procédure habituelle, qui obtiendra gain de cause.

Les syndicats de Bretagne manifestent ce samedi 23 novembre. Dans une déclaration commune, CGT,CFDT, FSU, Solidaires, CFTC, Unsa et CFE-CGC reprennent l’initiative au mouvement des Bonnets rouges. Ils appellent les salariés à manifester, le 23 novembre, dans les départements bretons, et avancent des propositions pour le pacte d’avenir pour la Bretagne.

L’Humanité.fr, 21/11/2013

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« Ecotaxe » ou taxe poids lourds :

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 novembre 2013

« Ecotaxe » ou taxe poids lourds : les patrons transporteurs, comme tous les patrons, ne veulent plus rien payer. La collecte privée de cette taxe est un scandale de marché !

samedi 16 novembre 2013

On parle à tort et à travers dans les médias de l’écotaxe. Non, il s’agit de la taxe poids lourds, déterminée par la loi du 17 juin 2009, et précisée par un décret 2013-618 du 11 juillet 2013, visant à faire payer aux patrons transporteurs les dégâts des routes du fait des poids lourds, dont les frais sont assumés aujourd’hui par vous et moi.

Quelle taxe ?

Une taxe sur les poids lourds de plus de 3,5 tonnes sur certaines routes nationales et départementales qui donne aux collectivités territoriales et à l’Etat de quoi entretenir les chaussées et infrastructures massacrées par lesdits poids lourds.

Combien ?

De 8,8 à 15,4 centimes par kilomètre parcouru. Les portiques en contrôlent automatiquement l’usage.

Contre la taxe poids lourds ? La loi Borloo a été votée à la quasi unanimité en 2009. Elle transposait en fait une directive européenne.

L’opposition actuelle est un effet d’aubaine des syndicats patronaux qui hurlent contre tout impôt, toute cotisation sociale.

Si ce n’est pas les patrons qui paient, ce sera le contribuable ordinaire.

Une collecte privée au profit des banques !

Mais le scandale ne s’arrête pas là. La droite Sarkozy, non démentie par la gauche Hollande, a offert à un consortium privé la collecte de l’impôt, pour la première fois depuis l’instauration de la république.

Cette taxe, édifiée par l’Union européenne, n’est pas prévue pour l’intérêt collectif, mais pour alimenter les montages financiers privés.

Comment ?

Ecomouv, le consortium qui a remporté le marché de la collecte de l’impôt, est filiale de la société Autostrade, financée par Unicredit et Mediabanca (Italie), le Crédit Agricole, la Deutsche Bank, Le Crédit lyonnais, la Caisse des dépôts. dans la boucle se trouvent la SNCF, Thalès, SFR, Stéria…

On imagine qui palpe dans cette opération financière tellement opaque, dont on dit même que Goldman Sachs soi-même serait partie prenante.

Alors ?

Revenir à l’impôt qui corrige les inégalités, qui pèse plus sur les riches transporteurs que sur les petits, exclure les banques et les rentiers improvisés collecteurs d’impôts (comme le conseil d’administration du Tunnel du Mont-Blanc), certainement.

Et surtout à un organisme public la collecte qui doit aller aux collectivités locales.

Mais ne pas céder au Medef qui manipule l’affaire pour y glisser ses propres revendications anti impôts.

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Résolution du comité général de la Filpac CGT

Posté par cgtchapelledarblayupm le 8 novembre 2013

Résolution du comité général de la Filpac CGT

pour la construction du mouvement social

Nous ne pèserons que par nos luttes ?

Alors construisons-les !

 La Bretagne du Travail en colère et les manifestations dans le Nord-Pas-de-Calais l’indiquent, comme les reculades et cafouillages du parlement sur la réforme des retraites, la crise sociale qui vient naît de la politique de Hollande qui laisse faire et encourage les agressions patronales, concentrées sur les besoins élémentaires (emploi, salaire, logement, santé). C’est l’accumulation des attaques, leur horizon de chômage sans fin, l’angoisse qu’elles engendrent qui vont rendre cette crise d’emblée explosive.

Le rôle de la Fédération est de contribuer à bâtir le mouvement social et d’en clarifier les objectifs, afin d’optimiser son efficacité, d’évacuer la confusion et la manipulation, de façon à éviter l’impasse, le renoncement après une colère éphémère et donc la récupération par la mouvance fasciste (FN, Bloc Identitaire, UMP radicale, etc.).

Il y a urgence. Une thèse racialiste, plus large que la zone d’influence de l’extrême droite, prétend que c’est la question de l’identité française, la place des immigrés, en somme la pureté de la nation qui l’emporte sur la question sociale. C’est ce nationalisme qui fournit au libéralisme économique son enveloppe idéologique. Un marché et un patronat tout puissants, dotés de tous les pouvoirs, tendent aux salariés le drapeau national en guise de consolation et de dérivatif, telle est la manoeuvre en cours.

Le mouvement social est absolument indispensable, à la fois pour replacer la question sociale au centre et pour faire reculer l’extrême droite. De surcroît, attendre un hypothétique changement d’orientation de la part d’un gouvernement qui agit contre nous serait commettre un lourd contresens. Nul contrat social ne nous lie à Hollande, sa majorité parlementaire et son gouvernement. C’est le Medef qui obtient ce qu’il veut de Hollande.

La vague de licenciements qui déferle sur les sociétés de l’information, de la communication la publicité et des imprimeries de Labeur, les manœuvres de concentration et de restructuration qui affectent en permanence la filière papetière, le chantage emploi contre salaire et travail gratuit partout pratiqué doivent être traités et combattus par un mouvement social solidaire. Tout comme l’emblématique départ de l’impression du Figaro madame vers la Belgique, mesure prise pour tenter d’humilier la CGT et désindustrialiser par effet d’aubaine.

Il s’agit d’arracher les salariés au piège de l’isolement dans des prétendus « départs volontaires » et des plans baptisés sociaux qui ne sont que des licenciements. Par là, les syndicats de la Filpac CGT dénient au patronat le droit qu’il s’arroge de parler au nom de la volonté des salariés, lesquels n’aspireraient qu’à un pourboire pour décamper à toute vitesse vers le chômage permanent.

Les lois promulguant la rupture conventionnelle et la flexibilité (les deux ANI Medef CFDT transposés en loi) ont offert au patronat le droit de disposer comme bon lui semble du droit de licencier, sans avoir à justifier des raisons économiques et financières de sa décision, désormais unilatérale. Ces lois fournissent au patronat un effet d’aubaine pour licencier à tour de bras.

La première des contributions des syndicats de la Filpac CGT au mouvement social général consiste à construire des mouvements nationaux tant dans la filière de l’information que tant celle du Papier-Carton.

 Quels sont les objectifs de cette campagne ?

 La loi n’est pas la justice. Conquérons de nouveaux droits.

Les syndicats Filpac CGT considèrent que si la loi n’est pas la justice, alors il faut conquérir de nouveaux droits définis par la justice sociale. Desserrons l’étau de la rupture conventionnelle, le piège du plan de départ volontaire et le pouvoir unilatéral du patron à licencier. Il s’agit d’entreprendre la conquête d’un droit qui limite fortement le pouvoir de licencier, qui donne au comité d’entreprise un recours suspensif contre les licenciements, fermetures et restructurations.

Les syndicats de la Filpac CGT font leur la revendication de la CGT Bretagne, qui exige un gel des licenciements et des plans sociaux. Ils propagent cette revendication à leurs filières professionnelles.

Ils réactivent la revendication d’une loi M Real qui place sous sauvegarde automatique les emplois et les sites menacés de fermetures et de destruction, s’appuyant sur la directive européenne du 12 mars 2001 émise suite à la lutte de Renault Vilvoorde.

 Solidarité contre solitude.Organisons l’action collective globale.

Briser l’isolement du salarié menacé dans son emploi, son salaire, face au DRH, ouvrir une autre voie que la valise ou… la valise, la soumission ou… la soumission. Les syndicats de la Filpac CGT proposent à tous les salariés de leur filière professionnelle de soutenir la revendication de la tenue sans délai de négociations nationales portant sur la sauvegarde de l’emploi, des entreprises, des salaires et de la protection sociale. Désenclaver les négociations locales qui tournent autour des exigences managériales des patrons, tel est l’objectif collectif. Les syndicats de la Filpac CGT expliquent en permanence aux salariés qui se fourvoient dans un départ volontaire qu’ils regretteront dès franchie la porte de l’entreprise, que l’alternative est la démarche collective.

 A la reconquête du salaire ! Nous ne sommes pas « un coût » mais les créateurs de richesses !

Le salaire direct doit être réévalué de toute urgence, par une meilleure répartition de la valeur ajoutée, par un prélèvement sur les dividendes distribués et les redevances groupes, par une augmentation de la part patronale dans la protection sociale.

Le salaire social est à défendre bec et ongles. Parmi les manœuvres patronales rendues possibles par l’ANI, le choix de la complémentaire santé risque de tourner à la régression sociale et aux bonnes affaires entre amis des patrons. Défendons à la fois les mutuelles, le retour au régime général santé contre sa privatisation et la retraite à 60 ans à taux plein.

Le salaire indirect est l’un des plus frappés par l’offensive des patrons et du gouvernement. La chouannerie des patrons du transport routier contre l’écotaxe n’a d’égale que le Crédit d’impôts distribué aux employeurs par Hollande ou la molle lutte contre l’évasion fiscale et le recours aux paradis fiscaux.

Les syndicats de la Filpac CGT, à l’opposé des libéraux, sont pour un impôt juste, progressif, corrigeant les inégalités par un barème adéquat.

 Les syndicats de la Filpac CGT ajoutent à ces objectifs ceux des filières presse et papetière notamment.

Quelles sont les modalités d’action d’une telle campagne revendicative ?

  • Expliquer, consulter, soumettre au vote

Les syndicats de la Filpac CGT considèrent que les explications et informations permanentes sur toute question sociale font partie intégrante de l’action CGT. La désinformation émanant des DRH, de l’extrême droite, des médias domestiqués ou de la CFDT peuvent être de puissants anesthésiants. Le temps CGT consacré à la communication doit être proportionnel à la confusion répandue dans le personnel de l’entreprise.

La consultation des adhérents et des salariés sur les objectifs revendicatifs et les formes d’action sont l’image de marque principale de la démocratie syndicale préconisée par les syndicats de la Filpac CGT. Quoi de plus fort qu’une plate-forme revendicative adoptée en toute conscience par les salariés, de l’entreprise à la branche.

Les syndicats mandatent la direction nationale de la Filpac pour éditer tous les matériels propres à soutenir la campagne et conforter les syndicats dans leur effort de communication.

 Organiser les rassemblements nationaux nécessaires

Le mouvement social à construire sera l’émanation d’un processus de remobilisation, qui, dans la mesure où l’actualité le lui permet, parcourra toutes les étapes nécessaires. L’une de ces étapes consiste en l’organisation patiente et obstinée de rassemblements en des lieux propices à se faire entendre régulièrement. La méthode d’occupation des places – Tharir,Taksim, Puerta Del Sol, Place de Mai… – est en vogue et peut se révéler pertinente. Aucune des étapes intermédiaires susceptibles de renforcer la dynamique du mouvement ne sera négligée.

S’organiser, se préparer pour assumer le conflit dans la durée.

L’expérience collective de ces dernières années montre que l’âpreté de l’attitude patronale pousse à des conflits durs s’ils veulent aboutir. On le sait, on ne règlera rien par des journées trop courtes, des manifestations trop touristiques, des rituels revendicatifs tant formels qu’imprécis. La transcroissance de l’activité revendicative passe par une préparation au conflit, pour inverser le rapport des forces, ne serait-ce que sur un point précis. Pour conjurer l’attitude où chacun attend l’autre, ou l’inégalité des capacités d’entraînement, une intense préparation doit commencer par cette campagne revendicative, de façon que les savoir-faire se transmettent, l’endurance se cultive, le soutien de masse soit établi. L’objectif des syndicats de la Filpac CGT est bien de préparer ce conflit pour gagner.

 Voté à l’unanimité moins une abstention, Cognac, le vendre di 8 novembre 2013

 

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Les sénateurs ont rejetés, à l’unanimité, la réforme des retraites

Posté par cgtchapelledarblayupm le 5 novembre 2013

LA RETRAITE HOLLANDE EST MINORITAIRE : LE 5 NOVEMBRE, LES SENATEURS ONT REJETE, A L’UNANIMITE, LA REFORME DES RETRAITES, SOCIALISTES COMPRIS. RENDEZ-VOUS LE 19 NOVEMBRE A L’ASSEMBLEE !

mardi 5 novembre 2013

(Reuters) – Le Sénat français a rejeté mardi à l’unanimité le projet de loi de réforme des retraites, la majorité refusant de voter un texte complètement modifié par l’opposition et le Front de gauche par rapport à la version adoptée à l’Assemblée.

Tout au long des débats, les sénateurs ont « détricoté » la réforme des retraites et ont, par exemple, rejeté l’allongement de la durée de cotisation, la mesure clé du projet de loi.

Le gouvernement, qui dispose normalement d’une faible majorité de gauche au Sénat, n’en a pas sur les retraites, le Front de gauche étant vivement hostile à cette réforme pour des raisons opposées à celles de la droite et du centre.

Une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat est convoquée mercredi pour tenter de mettre au point un texte commun, un objectif qui n’a aucune chance d’être atteint.

L’Assemblée procédera à partir du 19 novembre à une nouvelle lecture de cette réforme que le Sénat devrait examiner à son tour vers le 25 pour probablement la rejeter à nouveau.

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7 jours FILPAC CGT

Posté par cgtchapelledarblayupm le 31 octobre 2013

7 jours FILPAC CGT7 jours FILPAC CGT image0031

Cafouillages et Dérapages sont les deux attributs d’un gouvernement faible envers les forts, insensible envers les faibles. 1% contre les 99%. Mais il ne s’emmêle, ne s’embrouille, ne s’empêtre que dans la mesure où il épargne les intérêts du capital contre le travail. Contre nous, c’est toujours carré et c’est « NON ». Nous aurions tort d’intérioriser cet état de fait, comme si nous étions liés en quoi que ce soit à Hollande. Ce grand garçon a choisi de gouverner contre nous. Depuis la première minute. La seule chose qui nous a toujours réussi, c’est la force du mouvement social, la dynamique des actions collectives et revendicatives. On verra bien si le gouvernement, devant un vigoureux mouvement social, ne détale pas aussi vite que devant l’extrême patronat des Transports et sa sainte patronne Jeanne d’Arc.

Ce gouvernement cogne toujours du côté des salariés

Raison de plus pour revendiquer et manifester

Le patronat, flanqué de sa droite, poursuit sa croisade contre l’emploi, les cotisations sociales, les impôts taxant le capital, et les contraintes fiscales. Son rêve en or repose dans les paradis fiscaux. Il obtient ce qu’il veut de la nouvelle majorité : des lois pour licencier, des crédits d’impôts pour capitaliser, des exonérations pour ses financiers. C’est lui qui manipule la main d’œuvre illégale et finance l’extrême droite contre elle.

Le gouvernement, qui a opté pour satisfaire le patronat, cogne toujours de notre côté, sur le camp du Travail. Nous ne sommes ni mariés ni pacsés avec lui. Le soir électoral qui a enregistré l’élection de Hollande n’était pas une nuit de noce. Nul contrat ne lie la CGT au nouveau président, à sa majorité, à son gouvernement.

 Mais constatons ensemble que la bande à Hollande s’emmêle, cafouille, s’empêtre :

 Le projet de retraite à 63 ans est minoritaire !

Seule une majorité relative de députés (270) l’a adopté. Les sénateurs vont le rejeter. Raison de plus pour que nos actions renforcent cette situation de cafouillage, de défaut de maîtrise, où le gouvernement prendra acte, comme pour l’écotaxe, qu’il faut reculer puis déguerpir.

Le projet de budget de la Sécurité sociale aussi !

Le gouvernement s’empêtre, s’emmêle, cafouille, recule. Se découvrant minoritaire sur la question, il a reculé précipitamment : la taxation des produits de  l’épargne populaire ont bien été imposés par les députés, mais entre-temps Hollande l’a fait retirer du projet.

L’ANI censé sécuriser l’emploi déclenche un Niagara de licenciements !

Le gouvernement a fait de l’ANI Medef CFDT une loi dite de sécurisation de l’emploi. Un massacre ! Depuis, les vagues de licenciements succèdent aux chantages à l’emploi contre des régressions sociales sans précédent.

Pour les banques, c’est toujours l’été ! Pour nous, c’est toujours l’austérité !

Par malheur pour le président en exercice, tous se rappellent de ses grandes déclarations d’un grand soir de Bourget électoral : « Mon seul ennemi, c’est la finance ». Un bon mot. Vite classé par pertes et profits, les banques tenant toujours la dette souveraine entre leurs griffes. C’est pour ça que l’austérité, sous Hollande, nous coûte aussi cher que sous qui-vous-savez.

Le gouvernement connaît bien la marche arrière, mais seulement devant les patrons !

Le patronat des Transports vient d‘obtenir la reddition de Hollande sur l’écotaxe. « Normal » pour ce gouvernement qui donne toujours satisfaction aux patrons. Jamais aux salariés, aux chômeurs, aux jeunes, aux retraités. Parce que nous, nous ne l’avons pas encore fait reculer !

Et pourtant c’est à notre portée. A condition d’y aller !

 Voilà pourquoi il est urgent pour nous, CGT, de rallumer la machine à revendiquer !

  • Exigeons du gouvernement : « Arrêtez le massacre social ! » Allons chercher le retrait des mesures d’austérité contre les retraites et la Santé.
  • Au nom du droit à emplois et du droit des salariés à défendre le contrat de travail, allons chercher l’abrogation de l’ANI, l’adoption d’une loi qui limite fortement le droit de licencier et le droit à l’emploi pour les jeunes.
  • Au nom de la juste rémunération du Travail, allons chercher une augmentation de salaire payée par les dividendes promis aux actionnaires.

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Plus le droit de défendre son contrat de travail !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 19 octobre 2013

Plus le droit de défendre son contrat de travail ! Behr France : 15 % des salariés disent non à l’accord de compétitivité. ils seront licenciés conformément à l’ANI !

samedi 19 octobre 2013

À l’expiration mi-octobre de leur délai de réflexion, 162 salariés de l’équipementier automobile Behr France à Rouffach (Haut-Rhin), sur 1 050, ont refusé de signer l’avenant à leur contrat de travail qui intègre les dispositions de l’accord interne à l’entreprise, a indiqué, le 17 octobre, Pascal Patou, représentant l’intersyndicale majoritaire Unsa-CFDT-CFTC.

L’accord interne, adopté en juillet, prévoit le gel temporaire des salaires et une hausse du temps de travail en échange du maintien des effectifs. Ces salariés feront l’objet d’un licenciement économique, conformément à la loi de sécurisation de l’emploi.

Selon le syndicaliste, la « grande majorité » des refus émanent de salariés proches de la retraite, attirés par les fortes indemnités de licenciements : outre la prime légale, l’entreprise accorde 14 000 €, plus 600 € par année d’ancienneté, portés à 900 € pour les salariés comptant plus de 30 ans d’ancienneté (avec l’AFP).

En somme, l’élu CFDT balance les vieux.

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L’extrême droite n’est pas le nouveau remède …….

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 octobre 2013

7 jours FILPAC CGT

On regarde ailleurs que vers Brignoles… Ou on prend l’affaire à bras le corps, comme une tâche prioritaire ? Le remède à la maladie d’extrême droite, c’est d’abord et avant tout la conquête d’une politique sociale et solidaire, au bénéfice de tous. Ou bien le mouvement social dérape et bifurque vers le nationalisme, ou bien il retrouve ses objectifs. Nous nous heurtons à l’austérité gouvernementale, à la brutalité patronale, à la dictature de l’Union européenne. Mais telle est l’alternative : ou nationalisme raciste ou offensive sociale. Nous commençons notre marche sur le fil du rasoir.

L’extrême droite n’est pas le nouveau remède

contre le système, mais sa vieille maladie.

Incurable ? Allons donc !

Le Front national monte. C’est la partie française de l’épidémie européenne d’extrême droite. Que de brèves de comptoir se mêlent aux idées reçues. Ce serait « normal » en temps de crise. Quasi mécanique. Banal. Comme un cycle naturel. Admettons-le un instant : si c’est vrai, alors bloquer l’extrême droite c’est se débarrasser du système malade et pourri qui l’engendre. Pour en bâtir un autre de toute urgence un autre ! Décryptage des causes réelles et sérieuses de la progression du fléau.

  1. La confusion de la fausse alternance droite/gauche et ses grandes conséquences

La gauche, élue contre le pouvoir de l’argent et pour desserrer l’étau du traité européen, s’est moulée dans la politique de la droite et son austérité au service de la finance toute puissante. Au point de se confondre.

A l’établissement de la rupture amiable au détriment du Code du travail sous Sarkozy, Hollande a répondu par son prolongement, la flexibilité des emplois et des salariés, cette loi de juin 2013 qui asservit le Code du travail au rang d’auxiliaire des licenciements du patron.

A la retraite Fillon-Sarkozy fin 2010 se cumule celle de Hollande-Ayrault 2013 : de 62 ans à 63 ans, ce qui la met hors de portée des jeunes, entrés en moyenne à 23 ans sur des contrats précaires. Avec en prime la désindexation des pensions et des nouveaux impôts qui les frappent.

A la campagne de Sarkozy pour la compétitivité des entreprises s’ajoute celle de Hollande. Conséquence ? 1000 licenciements par jour. En moyenne. Gad, Air France, Alcatel Lucent, Peugeot, Nice Matin, Ouest France, Presstalis, Centre France, etc. L’ordinaire du licenciement fait des salariés des esclaves modernes.

Ni emploi ni salaire, et les arbitrages se multiplient entre dépenses incontournables, santé, nourriture, logement, transports, loisirs…

La gauche de gouvernement ressemble à la droite jusque dans la guerre, de la Lybie au Mali. Elle créée cette confusion, ce sentiment de trahison, ce rejet. Les expérimentés collecteurs d’égouts de l’extrême droite n’ont qu’à moissonner le désarroi et la peur.

  1. Riches et patrons brutalisent et violentent la société démocratique. L’Union européenne est leur principal supporter.

Nous connaissons la propagande et le matraquage des patrons : A genoux devant le système économique, la crise, la dette des banques, la compétitivité, voilà leur mot d’ordre ! « Vous êtes trop payés ! » « Vous coûtez trop cher. » « Vous n’avez aucune valeur », « On vous licencie. » « Et les autres, on va leur raboter leurs salaires, les faire travailler gratuitement. » « D’ailleurs, là-bas, ils sont payés moins cher. » « Alors il va falloir revoir la retraite, la sécurité sociale, les avantages acquis.. » « Quoi ? Vous ne voulez pas ? Décidément on ne peut pas réformer en France… »

Nous connaissons les agissements des patrons qui ont contribué à créer un monde sans autre loi la leur d’un chômage qu’ils entretiennent avec soin. Le mépris à l’égard du peuple s’affiche en permanence.

Pour cette finance triomphante, riches et patrons foulent aux pieds tout respect de la démocratie, dont les textes assurent pourtant à tous le droit l’emploi et un revenu décent. Constitution, droits de l’homme, conventions internationales, du papier pour eux, qui ne vaut rien devant leur papier monnaie.

Qu’importe, pour les riches et les patrons : il ne s’agit plus de crise, mais d’établir par dessus la démocratie un fonctionnement ordinaire de ce monde sans lois, sociales ou écologiques. Dans cette entreprise, ils disposent, tant à l’échelle nationale que sur le continent, d’une Union européenne qui fonctionne à l’aide d’une Troïka plus forte que les gouvernements. Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et agents de l’Europe font la loi.

En aucun cas l’Union européenne ne s’est bâtie comme un instrument démocratique supérieur aux Etats-Nations. Structure au service de la banque, elle nourrit à son échelle, le Continent, une extrême droite nationaliste qui récolte le rejet de l’austérité venue d’en haut et qui écrase les peuples. 

  1. L’extrême droite, une embrouille bien française 

L’extrême droite déploie une étrange et copieuse énergie à se présenter comme nouvelle, jeune, innocente, sans passé. Elle ne prend pas les patins de ses confrères de Norvège ou de Hongrie, en uniforme noir-nazi de 39-45 ; ou de Grèce, où « l’Aube Dorée » défile ouvertement avec la croix gammée. Nos fachos à nous sont subtiles, même après le meurtre de Clément Merrick.

a. La dialectique d’extrême droite ? La voilà, reposant sur la confusion répandue par une droite et une gauche qui mènent la même politique :

-          « le peuple est victime de l’austérité, des licenciements, des bas salaires, etc.

-          « la faute à qui ? A la mondialisation libérale, cosmopolite, dirigée de l’étranger par des états majors lointains, non français.

-          « nos traditions ancestrales, nos habitudes locales, régionales, nationales sont en danger du fait de cette mondialisation cosmopolite.

b. Du Front national au Bloc identitaire, les extrêmes droites entraînent ceux qui les croient vers le nationalisme :

-          « le combat majeur, la mère des batailles, c’est la défense de la nation, meurtrie par la pollution de la mondialisation cosmopolite.

-          «  la nation doit être protégée. Contre les étrangers, qui viennent par bateaux via Lampedusa, contre les tsiganes, Roms, homosexuels et musulmans qui par leur seule présence salissent la patrie.

c. Les cercles d’extrême droite les plus radicaux ajoutent un niveau décisif, comme Alain Soral, ou le Bloc identitaire :

-          « la mondialisation est dirigée par l’impérialisme américain, lui même infiltré par un complot juif, de ces juifs qui dominent les banques, la télé, la culture.

-          « le noyau dur du Front national n’en pense pas moins. Mais par souci de respectabilité, Le Pen tente de cacher sous le tapis, pour l’instant, la vieille poussière néo-nazie.

  1. 4.     Alors, c’est foutu, fatal, fichu, naze, joué d’avance ? Et puis quoi, encore ! 

La montée de l’extrême droite repose sur la confusion ? Alors soyons clairs ! 

-          Fermons la télé et descendons dans la rue pour la reconquête sociale de nos revendications, lois sociales, droits sociaux.

-          Arrêtons le mode furtif derrière se cache le syndicalisme pour mener une offensive au nom d’une politique de transformation sociale.

-          Décrétons, ensemble, que la priorité est la reconstruction de la solidarité avec nos sœurs et nos frères en exploitation, par delà la couleur de leur peau ou l’identité de leur passeport.

-          Dès lors, à l’instant, nous relèguerons le national-lepénisme au rayon des espèces disparues.

 

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Loi redéfinissant le licenciement économique (1er juillet 2013)

Posté par cgtchapelledarblayupm le 10 octobre 2013

Loi redéfinissant le licenciement économique (1er juillet 2013) : Le rôle des Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) est précisé par décret et instruction (décret et instruction en pièces jointes)

mercredi 9 octobre 2013fichier pdf instruction_Sapin_pse         fichier pdf Decret_PSE

Les nouvelles règles d’élaboration d’un PSE entrent en vigueur au 1er juillet 2013, le décret d’application de la loi de sécurisation de l’emploi étant publié au JO du 28 juin.

Sans surprise, l’autorité administrative chargée de contrôler le PSE est la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte). Le ministère du Travail, lui, recommande, dans une instruction du 26 juin, d’encourager les partenaires sociaux à privilégier la voie de la négociation pour fixer le PSE.

En application de la loi n° 2013-504 de sécurisation de l’emploi du 14 juin 2013 (v. le dossier juridique -Lic. éco.- n° 117/2013 du 24 juin 2013) et du décret n° 2013-554 publié au JO du 28 juin, les entreprises souhaitant élaborer, à compter du 1er juillet 2013, un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) doivent soit conclure un accord collectif majoritaire validé par la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), soit élaborer un document unilatéral homologué par celle-ci.

Entre ces deux options, le ministre du Travail privilégie, dans une instruction du 26 juin, la première. Même si ce choix est de la « responsabilité de l’employeur et des organisations syndicales de l’entreprise », les Direccte, demande le ministre, doivent encourager les partenaires sociaux à s’engager dans la voie de la négociation collective chaque fois que cela est possible. Notons que le décret précité met la partie réglementaire du Code du travail en conformité avec l’article 20 de la loi, qui a porté la durée du congé de reclassement de neuf à 12 mois.

Réforme applicable au 1er juillet 2013

Les entreprises visées par la réforme de la procédure des licenciements collectifs sont celles qui envoient à compter du 1er juillet la convocation à la première réunion au cours de laquelle le CE est informé en vue de la consultation « à la fois », précise l’instruction, « sur le projet de restructuration (livre 1) et le projet de mesures sociales (livre 2) ». Sont également concernés, poursuit l’instruction, les projets de licenciement collectif reposant exclusivement sur le volontariat.

Le décret comporte des dispositions prévoyant la transmission par voie dématérialisée de certaines informations et demandes. Cette dématérialisation pourra s’effectuer à une date fixée par arrêté et au plus tard le 1er juillet 2014. En attendant, les envois sont effectués par tout moyen permettant de conférer une date certaine.

La Direccte interlocuteur unique

L’autorité administrative chargée de valider ou d’homologuer le PSE est la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) dont relève l’établissement ou, lorsque le projet de licenciement relève de la compétence de plusieurs Direccte, de la Direccte désignée par le ministre de l’Emploi. Sur ce dernier point, le décret précise que le ministre de l’Emploi est saisi par la Direccte du siège de l’entreprise. En effet, il appartient à l’entreprise, d’une part, d’informer la Direccte de son siège de son éventuelle intention d’ouvrir une négociation sur le PSE et de lui notifier son projet de licenciement.

Le ministre de l’Emploi communique sa décision de désignation à l’entreprise dans les dix jours à compter de la réception de l’information ou de la notification par l’employeur du projet. À défaut de décision expresse, la Direccte est celle dans le ressort duquel se situe le siège de l’entreprise. La Direccte compétente informe l’employeur de sa compétence. Il appartient ensuite à l’employeur d’informer sans délai par tout moyen le CE ou, à défaut, les DP ainsi que les organisations syndicales représentatives.

Pouvoir d’injonction de la Direccte

Dans son instruction, le ministre du Travail invite les Direccte à engager le dialogue avec les entreprises dès l’annonce d’un projet de licenciement économique collectif, notamment en expliquant la nouvelle procédure et en faisant part de ses recommandations.

Le ministre du Travail fait part de sa volonté d’établir une « doctrine cohérente et lisible pour les employeurs, les salariés et leurs représentants » en matière de licenciements collectifs. Plus spécifiquement, la Direccte peut désormais enjoindre l’employeur de fournir les éléments d’information sur la procédure en cours ou se conformer à une règle législative ou conventionnelle de procédure (C. trav., art. L. 1233-57-5).

La loi de sécurisation de l’emploi ouvre cette possibilité de demande d’intervention de la Dirrecte sans en préciser les auteurs. Cette demande, précise le décret, peut être adressée par le CE, ou à défaut les DP, ou, en cas de négociation d’un accord collectif majoritaire fixant le PSE, les organisations syndicales représentatives de l’entreprise. Devant être motivée, cette demande (adressée par tout moyen permettant de conférer une date certaine) doit indiquer les éléments demandés et leur pertinence.

La Direccte se prononce, après instruction, dans un délai de cinq jours à compter, précise le décret, de la réception de la demande. Il envoie simultanément une copie de cette injonction à l’auteur de la demande, au CE et, en cas d’accord collectif majoritaire, aux organisations syndicales représentatives.

Validation ou homologation

La demande de validation de l’accord collectif fixant le PSE ou d’homologation du document unilatéral est effectuée par tout moyen permettant de conférer une date certaine. À une date fixée par arrêté – et au plus tard le 1er juillet 2014– , elle sera transmise par voie dématérialisée. Le Direccte dispose de 15 jours pour notifier sa décision de validation et de 21 jours pour celle d’homologation. Lorsque la demande porte sur un accord partiel et sur un document unilatéral, les délais sont de 15 jours pour l’accord et de 21 jours pour le document unilatéral.

Le délai imparti au Direccte pour notifier sa décision court à compter de la réception du dossier complet, c’est-à-dire, précise le décret, lorsqu’il comprend les informations permettant de vérifier le contenu du PSE, les modalités d’information et de consultation du CE et de mise en œuvre des licenciements (pondération et périmètre d’application des critères d’ordre des licenciements, calendrier des licenciements, etc.) et, en présence d’un accord collectif fixant le PSE, les informations relatives à la représentativité des organisations syndicales signataires. Lorsque le dossier est complet, la Direccte en informe, sans délai et par tout moyen permettant de donner date certaine, l’employeur, le CE ou, à défaut, les DP ainsi que les organisations syndicales représentativités en cas d’accord collectif majoritaire.

L’envoi de la décision du Direccte s’effectue, par tout moyen permettant de conférer une date certaine, au plus tard le dernier jour du délai imparti (15 ou 21 jours). Dans l’instruction du 26 juin, le ministre du Travail demande aux Direccte de prendre des décisions d’homologation ou validation explicites et motivées. De même, « le refus d’homologation doit être motivé clairement ». En cas de décision de refus de validation ou d’homologation, l’employeur peut présenter une nouvelle demande après y avoir apporté les modifications nécessaires et consulté le CE. L’employeur, précise le décret, transmet à la Direccte le projet modifié ainsi que l’avis du CE par tout moyen permettant de conférer une date certaine.

D. n° 2013-554 du 27 juin 2013, JO 28 juin, et Instr. min. du 26 juin 2013

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