Budget : la bataille continue
Posté par cgtchapelledarblayupm le 11 décembre 2025
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 7 décembre 2025
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 décembre 2025
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 décembre 2025

Année blanche, gel du barème de l’impôt sur le revenu, gel des prestations sociales et des pensions de retraites… « Plusieurs mesures seraient susceptibles d’affecter encore plus les conditions de vie des personnes les plus vulnérables, qui ne cessent de se détériorer depuis plusieurs années » alerte Dominique Vienne, représentant d’ATD quart-monde. Les chiffres sont sans appel :
Le budget 2026 « ne comporte aucune évaluation de l’impact social de ces mesures sur l’objectif de réduction de la pauvreté, alors que la France s’est engagée à plusieurs reprise à cette réduction, et qu’elle a même signé en 2015 les objectifs de développement durable, dont le premier concerne, je cite : “L’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes à l’horizon 2030”. On en est bien loin » déplore Dominique Vienne.
Huit ans après #MeToo, les demandes de femmes qui s’adressent aux centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) augmentent considérablement, et pourtant les moyens ne cessent de diminuer. « En 2025, le réseau des CIDFF a enregistré une baisse cumulée de subventions de 2 millions d’euros. […] Nous nous retrouvons à devoir refuser et fermer les portes face aux femmes qui sont dans des situations dsouvent de très grave danger » alerte Clémence Pajot, directrice générale de la Fédération nationale des CIDFF.
Le manque de moyens a des conséquences directes sur les structures :
Au-delà des salarié·es des associations (principalement des femmes) qui sont frappées de plein fouet par ces coupes budgétaires, les conséquences les plus graves sont pour les femmes qu’elles reçoivent. « La semaine dernière, 4 femmes ont été tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint. Réduire les moyens des associations qui luttent contre les violences et qui accompagnent les victimes, ainsi que ceux destinés à la prévention, c’est un pari perdant » prévient Clémence Pajot.
Cet affaiblissement du milieu associatif d’accompagnement des femmes à l’heure où les mouvements réactionnaires, financés par des milliardaires partageant leurs idées, se renforcent de plus en plus, en France et dans le monde. « Quand vous défendez l’avortement, l’éducation et la sexualité, le droit des personnes LGBT, vous êtes forcément attaqué·es, vous êtes forcément menacé·es, mais là, aujourd’hui, nous avons vraiment des menaces importantes » alerte Sarah Durocher, présidente du Planning familial.
Et les pouvoirs publics n’aident pas, bien au contraire : « Aujourd’hui, parce que le planning prend des positions sur des sujets, on est en train de nous enlever des financements. […] On nous parle de neutralité, j’aimerais bien savoir qui définit la neutralité. » ajoute Sarah Durocher, qui conclut : « Ce budget montre un certain mépris [envers les associations], c’est pour ça que le planning participe à cette conférence de presse et sera dans la rue le 2 décembre. »
Déjà profondément affaiblies par le budget 2025 (baisse de financement pour une association sur deux), les associations seront profondément impactées par le budget 2026. « Le budget jeunesse via associative enregistre une diminution de 26 %, passant de 848 millions à 626. Le service civique perd 115 millions d’euros » chiffre Yannick Hervé, du Mouvement associatif. « La vie associative […] ne peut pas être considérée comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle est un investissement social, démocratique, humain. La fragiliser, c’est fragiliser la société tout entière. »
Le budget 2026 prévoit une augmentation de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) de 1,6 %, ce qui est insuffisant pour couvrir les besoins de santé croissants de la population. « Pour tenir cet objectif irréaliste, c’est 7 milliards d’euros d’économies qui seront imposées. Cela veut dire des fermetures de lits, des services sous-dotés, du personnel épuisé et des patient·es renvoyé·es vers elles et eux-mêmes » alerte Sylvie Benjaber, présidente de la Mutuelle familiale.
Les premières victimes seront les patient·es, notamment les plus modestes :
Ces mesures sont irresponsables, alors que 65 % des Français·es déclarent avoir renoncé à des soins en 2025.
« Il y a aussi les conséquences très lourdes de la réforme des retraites » ajoute Sylvie Benjaber. « Les impacts sanitaires ont commencé à être mesurés. C’est l’augmentation d’un an de l’âge moyen pour les entreprises qui entraîne + 10 % de sinistralité en prévoyance, plus d’arrêts de longue maladie, plus de décès prématuré. Le report de l’âge de départ n’est pas une mesure comptable neutre. C’est une mesure qui abîme la santé des travailleur·ses. »
Le budget 2026 prévoit notamment :
En revanche, rien sur les promesse de construction pour le Crous, alors que ce dernier subit un déficit dramatique de tout son réseau, que seuls 10 % des logements promis par Emmanuel Macron ont réellement été construits et que seul·es 6 % des étudiant·es y ont accès.
Par ailleurs, la réforme du système de bourse, qui n’a pas changé depuis près de soixante-dix ans, a encore été reportée cette année. « Pourtant, aujourd’hui, encore un·e étudiant·e sur deux saute un repas par jour par faute de moyens, et seulement un·e sur quatre est boursier·e » Déplore Ania Hamidi, secrétaire générale de l’Unef. « Un·e étudiant·e sur deux est obligé·e de se salarier à côté de ses étude – c’est la première cause d’échec à l’université. »
Les universités sont aussi la cible des attaques répétées du gouvernement, et le nombre de laces disponibles diminue d’année en année. « Des centaines de milliers de jeunes, cette année, se sont retrouvé·es sans fac et privé·es de leur plan d’avenir. Pire encore, certain·es sont obligé·es de se tourner vers des écoles privées dont les frais d’inscription sont exorbitants et les diplômes, pour certains, ne sont pas reconnus par l’État » alerte Ania Hamidi. « Les priorités du gouvernement sont claires pour nous : détourner les jeunes des études supérieures et les envoyer tout droit sur le marché du travail, sur lequel ils seront contraints d’accepter des emplois précaires. »
Déjà mis à l’épreuve par des années de politiques d’austérité, les services publics subiraient une véritable saignée :
Pour Caroline Chevet, secrétaire générale de la FSU, le budget 2026 avance à visage découvert : « C’est la réaffirmation de la politique de l’offre, l’assèchement des recettes fiscales, au point que les mesures nouvelles résultent toutes de redéploiements, notamment au détriment des services publics et des agent·es, comme d’ailleurs au détriment de la protection sociale. »
Le budget prévoit une nouvelle année de gel du point d’indice, qui a déjà subi un fort décrochage : « Pour exemple, on considère que dans la fonction publique de l’État, c’est une baisse de 100 euros de rémunération par mois depuis de nombreuses années, du fait de l’inflation » indique Caroline Chevet. « La rémunération des agent·es de la fonction publique, ça n’est pas que l’affaire de ces dernier·es, c’est l’affaire de toute la population, si elle veut avoir demain des services publics à la hauteur de [ses] besoins. »
Le gouvernement confirme sa politique de préservation des grandes entreprises et des ultra-riches, au détriment des plus vulnérables. « Sous prétexte de faire des économies pour maîtriser les dépenses publiques, le PLF et PLFSS proposent des plans d’austérité qui n’ont qu’une seule ligne directrice : faire payer la crise aux travailleur·ses, aux retraité·es, aux jeunes, aux plus précaires, aux privé·es d’emploi, aux étudiant·es, aux femmes » déclare Julie Ferrua, coporte-parole de Solidaires.
Pendant ce temps, les entreprises privées bénéficient de 210 milliards d’euros d’aides sans condition ni contrepartie, dont 80 milliards d’exonérations de cotisations. « L’argent existe : […] il est dans les caisses du patronat et dans les poches des actionnaires » conclut Julie Ferrua.
« Ce budget est une triple peine pour le monde du travail » ajoute Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT : « D’abord, les dépenses vont augmenter, notamment en matière de santé. […] Ensuite, les prestations sociales vont baisser parce qu’elles vont être gelées. […] Enfin, les salaires décrochent parce que dans le silence, le patronat en profite pour mettre toutes les NAO à zéro. »
Les organisations CGT appellent à une grande journée de mobilisation en grève et manifestation pour faire reculer le gouvernement et encourager les député·es à enterrer les « horreurs » de ce budget, en particuler :
Déjà 150 manifestations et rassemblements sont planifié·es dans tout le pays, avec des actions diverses qui vont être organisées dans les entreprises pour interpeller le patronat et obtenir l’ouverture de négociations sur les salaires dans toutes les entreprises et dans toutes les branches.
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 25 novembre 2025
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 21 novembre 2025
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 20 novembre 2025
Les élus locaux interpellent le nouveau Ministre de l’Industrie, Sébastien Martin pour accélérer le déblocage du projet de reprise de Chapelle Darblay, jugé essentiel pour la réindustrialisation verte du territoire.
Le 14 novembre, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et président de la Métropole Rouen Normandie, et Florence Hérouin-Léautey, députée de la première circonscription de Seine-Maritime, ont adressé une lettre au ministre de l’Industrie, Sébastien Martin. Ils alertent sur la situation pour obtenir une accélération décisive dans le dossier de reprise de la papeterie Chapelle Darblay à Grand-Couronne.
Ce courrier fait suite au vote unanime du conseil métropolitain du 12 novembre, intégrant la SEM Axe Seine Énergies Renouvelables au montage financier du projet et confirmant l’appui d’investisseurs dédiés au volet énergétique. Les deux élus soulignent la nécessité de lever rapidement les derniers blocages administratifs et financiers encore en suspens.
Ils rappellent que la Métropole avait activé dès le mois de mai 2022 son droit de préemption pour préserver le site. « Depuis le mois de mai 2022, un long chemin s’est engagé pour permettre l’aboutissement du projet de conversion de l’outil industriel », indiquent-ils dans la lettre.
Les élus insistent sur l’urgence, face au risque de désengagement des partenaires : le repreneur Fibre Excellence, l’opérateur Véolia et les investisseurs privés. Des actes récents de dégradation sur le site quasi inoccupé renforcent cette inquiétude.
Le projet prévoit la conversion de l’usine pour produire du papier pour ondulé destiné aux emballages carton, dans une logique de réindustrialisation verte. Tous les acteurs locaux s’accordent sur son caractère structurant : création future d’emplois, relance d’une activité industrielle compétitive, sécurisation d’une filière stratégique du recyclage.
Les partenaires publics ont déjà validé plusieurs étapes : autorisations d’exploiter les volumes nécessaires pour Fibre Excellence, accords de Véolia pour l’approvisionnement en matières premières, subventions via les appels à projets Decarb Industrie (DECARB IND) et Agence de la Transition Écologique (ADEME) Énergie CSR. « Il s’agit là d’un projet majeur, écologique, porteur d’emploi, à partir d’un outil industriel sain et compétitif », martèlent les élus.
En juin 2025, l’État avait annoncé un soutien financier déterminant de 52 millions d’euros pour permettre à Fibre Excellence de confirmer son projet de reprise. Cette aide devait être complétée par des levées de fonds privés à hauteur de 160 millions d’euros. Les élus locaux et la CGT avaient alors multiplié les interventions pour sécuriser ce montage.
À l’époque, un prêt de 27 millions d’euros était jugé indispensable pour finaliser l’opération. Véolia s’était engagé à garantir l’approvisionnement en papiers et cartons recyclés, un élément clé pour la relance industrielle. Pour les représentants des salariés, cette décision avait permis d’éviter l’abandon pur et simple du projet. La remise en activité du site était alors envisagée à l’horizon 2028, selon les élus syndicaux.
Avec l’arrivée de Sébastien Martin au Ministère de l’Industrie, les élus normands appellent à une clarification rapide du calendrier et à la levée des dernières entraves administratives et financières. Ils réaffirment : «Nous n’avons pas droit à l’échec compte-tenu de la mobilisation des investisseurs privés mais aussi celle des salariés et de leurs représentants, au plus haut niveau, des élus et forces vives du territoire, de l’ensemble des acteurs publics locaux et nationaux, là aussi au plus haut niveau, qui se sont employés à trouver les solutions nécessaires. Nous avons collectivement une obligation de résultat.»
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 8 novembre 2025
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 30 octobre 2025
ENSEMBLE : ACTIFS·VES ET RETRAITE·ES
LE 6 NOVEMBRE CONTRE L’AUSTERITE !
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Le 6 novembre les retraité.es des organisations CGT, CFTC, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES FGR-FP et des associations LSR, ENSEMBLE et solidaires se mobilisent et occuperont la rue parce qu’ils et elles s’opposent au projet de budget de financement de la Sécurité sociale de LECORNU et refusent d’être la cible privilégiée.
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Dans le contexte de crise politique, économique et sociale inédite, dont Macron est le responsable, Gouvernement et patronat entendent faire supporter aux salarié.es, aux privé.es d’emploi et aux retraité·es un budget d’austérité et d’injustice sociale au motif des déficits, de la dette publique, des dépenses de santé plus importantes notamment parmi les retraité.es etc.
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En plus du gel des retraites complémentaires AGIRC-ARRCO, décidé par le patronat, le gouvernement entend amplifier les mesures anti sociales contenues dans le PLFSS dans son budget :
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- Gel des pensions en 2026, poursuite de l’année blanche,
- Sous indexation des pensions minorées de 0,9% jusqu’en 2030,
- Gel du barème de l’impôt,
- Suppression des 10%,
- 3000 suppressions d’emplois de fonctionnaires,
- Remise en cause du statut des ALD, (affection longue durée)
- Transfert des prestations de la Sécurité sociale vers les complémentaires santé qui devront verser une contribution de 1 milliard des complémentaires santé (mutuelle).
Mesures qui vont conduire à une augmentation de la cotisation pour les assuré.es. 700 000 retraité.es sont déjà sans complémentaires santé.
Les conséquences vont être dramatiques pour les retraité.es, mais également pour les salarié.es et leurs familles. Le patronat pendant des décennies de politiques salariales ont comprimé les rémunérations, externalisé les emplois, précarisé les carrières.
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Ce projet de loi constitue une attaque sans précédent contre notre sécurité sociale et contre les droits des retraité.es et salarié.es.
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Cependant, les plus haut revenus, les grandes entreprises sont toujours épargnées et continueront à bénéficier de niches fiscales, de versements faramineux de dividendes aux actionnaires, d’exemptions et exonérations de cotisations sociales et de bénéficier d’aides publiques sans contreparties.
Il est urgent d’amplifier la pression sur les parlementaires pour ne pas voter ce budget, en veillant sur leur vote pour informer très largement nos syndiqué.es et au-delà la population.
OUI ! il est possible de financer une Sécurité sociale répondant aux besoins de la population en termes de niveau de retraite, de prise en charge de la maladie, de perte d’autonomie avec les 88 milliard d’euros d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises dont les 211 milliards d’euros d’aides publiques versées aux entreprises sans aucune contrepartie, des recettes qui permettraient de couvrir l’ensemble des dépenses actuelles de la Sécurité sociale, de développer l’hôpital public de créer des centres de santé publics permettant à la population d’avoir accès aux soins, de prendre en charge la perte d’autonomie et d’assurer un niveau décent de retraite et de partir à 60 ans.
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Le gouvernement et le capital font, d’abord, le choix de réduire les dépenses publiques plutôt que de rechercher des recettes pour financer notre système de protection sociale pour répondre aux besoins de toutes et tous. C’est bien une question de volonté politique et de choix de classe.
Le 6 novembre faisons converger nos exigences sociales et luttons ensemble pour nos droits.
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AGISSONS ENSEMBLE
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Posté par cgtchapelledarblayupm le 24 octobre 2025
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A l’attention de Mesdames et Messieurs les parlementaires
Objet : Vote du budget 2026 de l’État et de la Sécurité sociale.
Mesdames et Messieurs les parlementaires,
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Vous allez, dans les prochaines semaines, débattre et voter pour ou contre le budget 2026 pour l’État et la sécurité
sociale. Le premier ministre s’est engagé à ne pas utiliser de 49-3, vous aurez donc le dernier mot.
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La CGT, comme l’immense majorité des travailleurs et des Français vous appelle à modifier en profondeur ce projet
gouvernemental d’une rare violence pour les travailleurs, les travailleuses et les retraités.
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Une injustice alors que depuis 2017, le monde du travail a subi de nombreuses réformes régressives : les
ordonnances travail, quatre réformes de l’assurance chômage, une réforme des retraites… Résultat, les salaires
n’ont toujours pas retrouvé leur niveau de 2020 et la pauvreté n’a, d’après l’INSEE, jamais été aussi élevée depuis
1996. Dans le même temps les licenciements repartent à la hausse, notamment dans l’industrie. Les faits sont
sans appel : l’augmentation du déficit n’est pas liée à une augmentation des dépenses mais à une baisse des
recettes essentiellement liée aux baisses d’impôts mises en place depuis 2017, ce que confirme la Cour des
comptes dans un rapport récent.
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Ce n’est donc pas aux travailleurs et aux travailleuses de passer à la caisse mais à ceux qui ont profité de cette
politique de l’offre dont le bilan est un échec tant sur le plan de la compétitivité industrielle et économique que sur
le plan social : les entreprises du CAC40 dont les profits atteignent, encore une fois cette année, un record
historique, les actionnaires dont les dividendes explosent et les rentiers alors que notre pays se désindustrialise et
notre balance commerciale est structurellement déficitaire.
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Le projet de budget a réuni contre lui une mobilisation inédite les 10, 18 septembre et 2 octobre, suivie d’une grève du secteur de la santé et l’action sociale le 9 octobre. Pour éviter une nouvelle censure, le Premier ministre s’est engagé à « suspendre » la réforme des retraites. A ce stade, la suspension n’est en réalité qu’un décalage, d’un an de la réforme (les 64 ans s’appliqueraient à la génération 1970 au lieu de la génération 1968,) et le vote des parlementaires serait sollicité pour confirmer les 64 ans. Ajoutons que ce décalage ne concernerait pas les salariés en carrières longues. Pire, le décalage serait financé en amplifiant les mesures anti-sociales déjà contenues dans le PLFSS et notamment la désindexation des pensions des retraités et la taxation des mutuelles et
complémentaires !
Nous vous appelons à ne pas confirmer les 64 ans par votre vote ! La seule façon de suspendre la réforme c’est
de bloquer son application à 62 ans 9 mois et 170 trimestres pour l’ensemble des générations, première étape
avant son abrogation pure et simple que nous vous appelons à voter au plus vite.
Pour les financer, la CGT a proposé une multitude de dispositions et notamment :
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– La suppression progressive des 80 milliards d’exonérations de cotisations sociales dont 5,5 milliards ne sont
pas compensés par l’État et qui constituent des trappes à bas salaires.
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– L’élargissement de l’assiette des cotisations pour y intégrer toutes les primes, l’intéressement, la participation
(4,4 Mds).
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– L’égalité des salaires femmes / hommes qui rapportent au minimum 6 Md€ par an pendant 40 ans.
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– L’augmentation du forfait social sur les dividendes (alignement sur les cotisations patronales, 10 Md minimum).
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– La lutte contre le travail illégal qui fait perdre de 6 à 8 Md de cotisations retraite.
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Pour le reste, l’essentiel du projet de budget préparé par le précédent gouvernement demeure. S’il était adopté,
il se traduirait par l’appauvrissement de la grande majorité de la population. Il signerait le déclassement de
nos services publics et aurait un fort impact récessif sur l’économie.
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Nous vous appelons donc à modifier en profondeur le projet de budget notamment sur les points suivants :
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– Le doublement des franchises, participations médicales et frais de santé qui pourraient atteindre 350€
par an et par personne, contre 50€ en 2023 ! Ce sans compter l’explosion des dépassements d’honoraires et
du montant des complémentaires santé induit par la taxe de 1 milliard sur les mutuelles. Quoi de plus injuste
et de plus éloigné du principe fondateur de notre Sécurité sociale que de taxer les malades ?
*
– L’«année blanche», qui serait en fait une année noire : les pensions, l’ensemble des prestations sociales
(allocations familiales, logement, adulte handicapé, RSA…), le salaire des agent∙es de la fonction publique
ne suivraient pas l’inflation et seraient donc baissés en euros constants. Pour les retraité∙es cette
désindexation serait même gravée dans le marbre jusqu’en 2030 ! En cumulé, cela peut représenter des
dizaines voire des centaines d’euros de perte par mois pour des familles qui peinent déjà à remplir leur frigo,
une catastrophe alors que la pauvreté explose, notamment chez les enfants.
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– Le budget des services publics serait baissé et 3000 postes seraient supprimés. Les conséquences
pour le pays seraient majeures : 4600 postes en moins dans l’éducation nationale alors que la ministre de
l’Education nationale reconnaissait elle-même qu’il manquait 2500 enseignant∙es dès la rentrée et qu’en
moyenne, chaque élève perd déjà près de 5% de son temps d’enseignement du fait des absences non
remplacées1. 598 postes supprimés à Bercy, ce alors qu’un renforcement de la lutte contre la fraude fiscale
est annoncé, que les rentrées fiscales se dégradent avec un manque à gagner de 70 milliards2 et que la forte
baisse des effectifs occasionne une vague de suicide chez les agents (19 suicides et 16 tentatives connues
en 2025 aux Finances publiques, taux largement au-dessus de celui de la population), 1098 postes chez des
opérateurs d’État au ministère du travail, essentiellement à France Travail, alors qu’aujourd’hui déjà bon
nombre de conseiller∙es sont supposé∙es suivre chacun∙e plusieurs centaines d’allocataires ! Le nouveau gel
de salaire des fonctionnaires, va encore amplifier le décrochage de leur rémunération alors que depuis 2010,
leur pouvoir d’achat a baissé de 18%. La France est désormais un des pays de l’OCDE qui rémunère le plus
mal ses fonctionnaires. Résultat : nous peinons à recruter des enseignant∙es, des infirmières, des aides
soignant∙es…, les profils les plus qualifiés se tournent vers le privé et nos secteurs de pointe, nos universités
et nos organismes de recherche sont toujours plus paupérisés.
*
- L’ONDAM ne serait augmenté que de 1,6% alors que la fédération hospitalière de France estime
l’augmentation « naturelle » du besoin de financement à 3% et que la CGT chiffre entre 7 et 10%
l’augmentation nécessaire pour permettre au secteur de la santé et de l’action sociale de retrouver des marges
de manoeuvres. Malgré les alertes des professionnel∙les de la santé et les engagements du Président de la
République, plus de 20 000 lits ont été fermés depuis le COVID3, le fonctionnement en mode dégradé est
devenu quotidien avec des catastrophes sanitaires à la clé. Les professionnel∙les n’en peuvent plus et se
détournent du service public à contre cœur, pour ne plus être obligés de maltraiter leurs patient∙es. Alors que
grâce à notre Sécurité sociale, nous avions un des meilleurs systèmes de santé au monde, on meurt
maintenant dans nos urgences !
*
- La baisse du budget des collectivités territoriales se traduit par la chute de l’investissement avec un effet
récessif direct, notamment sur le secteur du bâtiment, et des coupes franches dans les secteurs de l’économie
sociale et solidaire, la culture et le secteur associatif.*
- Le logement social est plus que jamais en danger alors que 2.8 millions de ménages sont en attente.
Alors que les enjeux environnementaux nécessitent des investissements indispensables pour lutter contre les
passoires thermiques et les inégalités que le réchauffement climatique exacerbe, le PLF prévoit une réduction
du fonds vert de 500 millions et une baisse de crédits de l’Agence nationale de l’habitat de 700 millions.
*
De nombreuses marges de manoeuvre existent pour empêcher ces mesures récessives et débloquer les moyens
nécessaires à nos services publics et à la transition environnementale. La CGT comme l’ensemble des
organisations syndicales appelle à la justice fiscale et à l’adoption de la taxe Zucman. Les 211 milliards d’aides
publiques aux entreprises qui constituent la 1ère dépense de l’État doivent impérativement être remis à plat et
conditionnés à des critères économiques, sociaux et environnementaux. Les rapports s’amoncellent4 pour
démontrer que leur impact en matière d’investissements, de recherche, de transition écologique et d’emploi est
très limité voire nul. Comment accepter une telle gabegie d’argent public quand dans le même temps les services
publics sont à l’os et les travailleuses et aux travailleurs sont encore sommés de se sacrifier ? En tout état de
cause, la CGT exige la transparence et la mise en place d’un avis conforme des CSE sur les aides publiques pour
permettre aux représentant∙es du personnel de contrôler leur utilisation.
*
Mesdames et Messieurs les parlementaires, vous avez été élu.e.s lors d’un scrutin très particulier avec une
participation record. La CGT comme des millions de travailleuses et de travailleurs ont pris toutes leurs
responsabilités pour faire barrage à l’extrême droite et obtenir un changement de politique économique et sociale.
Les travailleurs et les travailleuses attendent maintenant des actes forts, pour enfin être reconnu.e.s comme celles
et ceux qui créent les richesses, pas comme un « coût ». C’est en luttant contre le déclassement du travail, de nos
services publics et de notre industrie que l’on fera reculer l’extrême droite. Au vu de l’exceptionnelle gravité de la
crise que traverse notre pays, nous vous demandons une chose : vous placer au service de l’intérêt général,
affronter les puissants et les forces de l’argent pour trouver les marges de manoeuvres permettant de d’investir
pour l’avenir de notre pays.
*
Le monde du travail a assez payé, il est temps d’ouvrir des perspectives de progrès social et environnemental !
*
La CGT est disponible pour échanger avec vous sur la situation des salarié.e.s et des retraité.e.s de votre
circonscription, pour vous faire part de son analyse du PLF et du PLFSS et de ses propositions, n’hésitez pas à
solliciter l’Union Départementale CGT de votre département.
Bien cordialement,
Sophie BINET, Secrétaire générale de la CGT.
Montreuil, 24/10/2025
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