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7 jours FILPAC.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 23 mai 2013

L’ordre du jour de la « Conférence sociale » se décide le 22 mai lors d’une « Conférence de

7 jours FILPAC. dans CGT UPM Chapelle Darblay 7-jours méthode ». Le président et le Medef attendent les retraites et les retraités au coin du bois. Pour nous ce n’est pas du tout la priorité ! En finir avec l’austérité, relancer le pouvoir d’achat et l’emploi, voilà notre rendez-vous ! Cette conférence ne sera « sociale » qu’à ces conditions.

 

« Conférence sociale » 20-21 juin

Faire les poches aux retraités ou En finir avec l’austérité ?

 

Le rendez-vous national des 20 et 21 juin sera « social » si l’occasion est saisie d’en finir avec l’austérité.

Ce qui semble arrangé à l’avance, c’est faire les poches aux retraités et continuer de torturer le système social des retraites. Hollande l’a annoncé… à Bruxelles. Ce n’est pas la priorité !

S’il manque de l’argent dans les caisses de la Sécurité sociale, que le gouvernement accorde un crédit à valoir sur les 1000 milliards de l’évasion fiscale, qu’il ne manquera pas de récupérer. Il a bien donné sans contrepartie 20 milliards de crédits d’impôts aux employeurs.

 La priorité ? C’est sortir de l’échec de l’austérité qui conduit à la récession actuelle.

Ce qu’il doit y avoir à l’ordre du jour de la « Conférence sociale » ?

  • Une augmentation immédiate et significative du pouvoir d’achat pour relancer la demande intérieure, donc la consommation.

L’argent ? A prélever sur les transactions financières et les capitaux spéculatifs, à récupérer sur la part de la richesse créée dans les entreprises, qui aujourd’hui s’envole vers les actionnaires, c’est-à-dire les rentiers.

  • Une création massive d’emplois pour les jeunes, dont un sur quatre aujourd’hui n’a accès à rien ! Le temps de travail réduit, le droit de licencier fortement limité, voilà les gisements d’emplois.

L’argent ? Orienter la puissance financière aujourd’hui détournée à des opérations privées et spéculatives vers l’activité utile, construction de logements, d’équipements collectifs, de santé, d’éducation, etc. Les besoins non satisfaits ne manquent pas.

 Chat échaudé…

La 1re conférence sociale de juillet 2012 accouche d’une loi désastreuse pour l’intérêt des salariés, mais conforme à l’austérité européenne : une généralisation de l’inégalité devant la protection sociale complémentaire, un droit du licenciement renforcé pour l’employeur au détriment du droit du contrat de travail au nom de la flexibilité, une flexibilité qui s’étend au salaire et au temps de travail.

La 2e conférence de juin 2013 méritera de s’appeler « sociale » si nous parvenons à imposer la sortie de l’austérité. Sinon, le système de l’accord Medef-syndicats minoritaires nous coûtera encore plus cher.

 Rien n’est joué ! Le printemps social ce peut être pour cet été !

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Stora Enso à Corbehem : le groupe finlandais est «marqué à la culotte» par le comité de suivi

Posté par cgtchapelledarblayupm le 22 mai 2013

Stora Enso à Corbehem : le groupe finlandais est «marqué à la culotte» par le comité de suivi dans CGT UPM Chapelle Darblay logo-stora-enso-150x56

Stora Enso à Corbehem : le groupe finlandais est 

                             «marqué à la culotte» par le comité de suivi

 Une réunion s’est tenue hier, en fin de matinée, à la préfecture, au sujet de l’entreprise Stora Enso de Corbehem. Les 350 salariés sont dans l’expectative depuis l’automne. Le groupe envisagerait de vendre sa dernière machine. Trois repreneurs potentiels ont été identifiés. Le dossier est suivi de près par le comité de pilotage composé de l’intersyndicale, des élus, de la chambre de commerce et d’industrie, des représentants de l’État.

Au sortir de la réunion, Christophe Sauvage, au nom de l’intersyndicale, exprimait sa satisfaction de voir tous les acteurs mobilisés autour de ce dossier. « On a décidé d’entrer en contact avec le groupe finlandais pour se mettre d’accord sur d’éventuels projets de reprise. Le site a des atouts. Le préfet est en contact avec le cabinet mandaté par le groupe. » « Ils sont marqués à la culotte », ajoutait Pierre Georget, président de la communauté de communes Osartis. « On est dans l’expectative, mais on reste vigilants. »stora-300x163 dans CGT UPM Chapelle Darblay

Bertrand Pericaud, président de la commission développement économique au conseil régional, exposait l’ambiguïté de la situation : « Stora veut vendre parce qu’il est en surcapacité de production, un repreneur sur le même créneau, ça peut sembler contradictoire. Nous voulons avoir des éléments sur la qualité des repreneurs. On a tout intérêt à ce que ce soit une reprise sérieuse. » Bertrand Pericaud a été mandaté par le préfet pour demander à Pierre de Saintignon (le premier vice-président du conseil régional, chargé du développement économique, viendra à Osartis le 25 juin) d’intervenir auprès de l’ambassadeur de France à Helsinki. « Les repreneurs sont intéressés par une activité papier et une reprise globale du site. » « On va prendre contact avec M. Munoz, représentant de la société Stora à Paris. La direction de Stora Corbehem dit ne rien savoir, alors on va chercher l’info ailleurs. Multiplication, diversité de l’activité, station d’épuration, lignes haute tension : on peut faire des quantités de choses sur le site de Corbehem ! On va continuer à marteler », ajoutait le conseiller général Martial Stienne.

Pierre Georget a rappelé que les Finlandais avaient du mal à concevoir qu’en France, les politiques s’occupent de l’économie. « La compétence économique est obligatoire pour une communauté de communes ; si on n’accompagne pas la reconquête de l’emploi, à quoi servons-nous ? » Il a rappelé l’épisode du projet de production de sacs de caisse à base de chanvre, qui avait été tué dans l’œuf par les actionnaires. « Le projet est parti ailleurs, peut-être même en Europe du Nord. C’est pourquoi nous accueillons avec une certaine frilosité leurs déclarations. Il vaudrait mieux un repreneur, mais nous nous montrons vigilants. Stora a la main mise sur la matière première. Nous, on a mis en place le fret ferroviaire : Stora n’a pas d’excuse auprès d’un repreneur. L’acheminement des matières premières est possible. »

Bertrand Pericaud de conclure : « L’entreprise a deux atouts : sa machine, qui est unique, et le savoir-faire. Nous, élus régionaux et d’Osartis, sommes en mesure d’accompagner les projets d’amélioration de l’activité et de diversification. Il faut que ce soit pris en compte par les repreneurs, pour qu’ils sachent qu’ils peuvent rester et se développer ici.

 

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Entretien avec Thierry LEPAON secrétaire général de la CGT.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 20 mai 2013

Entretien avec Thierry LEPAON secrétaire général de la CGT. dans CGT UPM Chapelle Darblay siteon0c707dEntretien avec Thierry LEPAON secrétaire général de la CGT.

un président en décalage avec les aspirations des salariés.

voir et écouter la vidéo ci après     http://www.cgt.fr/Face-aux-urgences-socialesRompre.html

 

 

Quelques heures après les annonces d’entrée en récession de la France et du recul historique du pouvoir d’achat, François Hollande, au retour de Bruxelles, s’est exprimé devant la presse.

Une bonne nouvelle  : La crise financière serait derrière nous, les causes seraient régulées et jugulées selon le président de la République ! 
Les salariés, dont le pouvoir d’achat a subi un recul historique, ceux qui subissent au quotidien les licenciements et les fermetures d’entreprises, le chantage aux salaires, la précarité… ne s’en sont pas aperçu, les chômeurs et les retraités non plus  !

Ils attendent toujours des réponses, un changement de cap pour répondre à leurs préoccupations immédiates  : les salaires, l’emploi, le pouvoir d’achat, la protection sociale, des mesures contre les injustices et l’exclusion, la démocratie, des droits nouveaux dans les entreprises, la relance économique.

En lieu et place de toutes ces légitimes exigences, qu’ont-ils entendu  ?

- Qu’il faudrait diminuer les dépenses, c’est ce qu’on appelle poursuivre l’austérité 
Au moment où l’investissement dans l’emploi et les missions de services publics est réduit, l’annonce de nouvelles aides aux entreprises privées, par l’argent public est une provocation. Pire, François Hollande confirme l’abandon de participations de l’État dans des entreprises publiques stratégiques. Il brade ainsi le patrimoine qui appartient à la Nation. Il acte clairement une nouvelle vague de privatisations, au risque de casser de vrais potentiels industriels qui font toujours leurs preuves.

Les salariés sont en droit d’attendre des solutions concrètes qui pérennisent les entreprises et l’industrie en France. La CGT se prononce pour la recherche, l’innovation et le développement de nouvelles filières en cohérence et complémentarité avec celles existantes. De l’argent pour l’investissement productif est à trouver ailleurs. Nous savons où le trouver  : près de 30 000 milliards de dollars ne vont pas à l’investissement mais à la spéculation dans des paradis fiscaux connus de tous, y compris au cœur de l’Europe  ! 
Ces sommes sont à comparer avec l’annonce de possibles 6 milliards d’euros pour l’emploi des jeunes en Europe, à partager entre 27 pays. C’est une goutte d’eau dans l’océan des besoins.

- Qu’il faudrait aller plus loin dans la déréglementation du marché du travail 
En parallèle le Président explique qu’il faut baisser la rémunération du travail qui pèserait sur la compétitivité des entreprises  ! La CGT entend imposer par les mobilisations des salariés une autre répartition des richesses. 
Voir communiqué sur le projet de loi « Sécurisation de l’emploi »

Ce qui coûte, c’est la rémunération du capital et des actionnaires. Le travail ne coûte pas, il rapporte de l’argent à l’entreprise et à la société. 
Depuis 1985, la part des dividendes versées aux actionnaires est passée de 5 à 25 % des richesses créées par le travail des salariés.Diviser par deux les dividendes libérerait 120 milliards d’euros par an pour les investissements productifs, l’emploi, le financement de la protection sociale et la diminution du déficit public. 
Voir sur ce sujet notre article et notre film

Les mesures compétitivité/emploi vont accentuer encore la part qui revient aux entreprises et favoriser les politiques de bas salaires au détriment des besoins des salariés, de la relance par la consommation, du financement la protection sociale. Il est urgent, au contraire, d’augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. 
Plus que jamais, l’exigence de relever le Smic à 1700 euros est un impératif économique et social. Sur le sujet, le silence présidentiel est assourdissant  !

-  Qu’il faudrait une nouvelle réforme des retraites 
En revanche, sur les retraites, le Président est plus loquace pour nous annoncer de nouveaux sacrifices qu’il entend nous imposer en plein cœur de l’été. Curieuse conception  ! Il y aurait du temps pour le dialogue sur divers sujets, mais pas pour les retraites.

L’allongement de la durée de la vie est présenté comme un inconvénient alors que vivre plus longtemps est un progrès et doit permettre aux salariés d’avoir une vie après le travail. Les femmes et les hommes seraient-ils condamnés à n’avoir pour seul but dans une vie que le travail  ?

Alors que le chômage touche toujours plus de femmes et d’hommes, on voudrait nous faire travailler plus. L’argent pour financer la protection sociale existe, la CGT a des propositions qu’elle entend faire valoir.

- 1% d’augmentation des salaires = + 2,5 milliards d’g ; 
- égalité salariale femmes/hommes = + 4 milliards d’g  ; 
- 10 000 emplois crées = + 1,3 milliards d’g  ; 
- lutte contre le travail illégal = + 6 milliards d’g  ;

Lire sur ce sujet notre dossier

Ce qu’il faut, c’est changer de cap !

Alors que la Confédération européenne des Syndicats, avec ses 85 organisations affiliées, prône un changement de cap et la fin des politiques d’austérité en Europe, les réponses apportées par François Hollande tournent le dos à cette exigence. 
Elles répondent, au contraire, immédiatement à l’injonction faite la veille par le président de la Commission européenne. 
Après avoir accordé à la France, deux années supplémentaires pour ramener son déficit public dans les clous européens, il exigeait : «  Ces deux années devront être mises à profit pour accélérer les réformes structurelles  » Le message présidentiel est clair, le changement… c’est pas pour maintenant.

Le message des salariés doit être aussi clair.

Leur irruption massive dans les luttes et les mobilisations, à partir de leurs exigences, dès maintenant, est la condition du changement auquel ils aspirent.

Maintenant, agissons pour nos emplois, nos salaires, nos retraites.

Maintenant intervenons pour nos droits, l’emploi industriel, les services publics.

Maintenant organisons-nous, syndiquons-nous.

Maintenant, tous ensemble dans l’entreprise, la localité, construisons les mobilisations gagnantes.

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7 jours Filpac

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 mai 2013

 7 jours Filpac

 Le 16 mai, Hollande nous a livré une très longue conférence de presse. Pour vanter son attachement indéfectible au Traité européen, pourtant rejeté par le peuple lors du dernier référendum. Pour se ranger au mécanisme européen d’austérité (MES). Une part de rêve ? Une trace d’espérance ? Une place pour les jeunes ? Des emplois ? Le pouvoir d’achat ? Juste un long serment de fidélité à l’austérité européenne et à ses institutions. Qui débouche sur une attaque frontale contre les retraites. L’an 2 appelle de belles mobilisations. Voici pourquoi…

Hollande aux jeunes, chômeurs et retraités : « ne rêvez pas ! »

Sa seule vérité, c’est l’austérité européenne !

Face à la récession, le président s’efface.  Derrière l’Union européenne. Volontairement. Par orientation libérale. Pourtant,  l’orientation économique européenne mène à la catastrophe actuelle. La compression extrême des dépenses publiques, le recul des salaires, la destruction des emplois – mis pour « compétitivité » –, les attaques frontales contre la protection sociale entraînent la récession. Un naufrage, en plus du chômage et de la précarité généralisée.

Hollande ne lâche pas pour autant le dogme failli de l’austérité. Sans horizon, sans fin, comme la Troïka dominante en Europe, c’est-à-dire les commissaires européens, les chefs du Fonds monétaire international, les leaders de la Banque centrale européen. Leur priorité absolue, c’est le service de la dette. Et servir la dette signifie que tout – même et surtout l’indépendance du budget national  – doit être subordonné aux échanges monétaires entre l’Etat et les marchés financiers privés. Selon eux, plus la dette est à la merci des marchés financiers, plus la facture doit en être présentée aux contribuables, aux actifs comme aux chômeurs et retraités.

Si ce président paraît rigide et sourd aux questions sociales, c’est qu’il a demandé asile à Bruxelles. S’il vante l’ANI flexi-licenciements, c’est qu’il s’inspire de la flexibilité qui sévit ailleurs. S’il s’assoit sur le pouvoir d’achat, c’est qu’il applique le commandement de base de l’Union européenne : comprimer les salaires au nom de la fameuse « baisse du coût du travail ». S’il parle de « plan d’investissement », c’est uniquement dans les créneaux désignés comme libres par l’Union européenne : numérique, santé, transports, énergie. Et encore, dans la mesure qu’ils sortent du domaine public.

L’Union européenne commande au président ce qu’il est convenu d’appeler « réformes structurelles ». Traduction ? Faire la peau aux retraites. Avec l’argument usé jusqu’à la corde par Sarkozy : « Mme Michu, on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps. » Même cette pauvre mère Michu sait que beaucoup n’arrivent pas à accéder à l’emploi, que la plupart des plus de 58 ans arrivent à la retraite en étant au chômage. Et surtout que l’espérance de vie en bonne santé (62 ans) n’a rien à voir avec l’espérance de vie statistique. Donc allonger le temps de cotisation et l’âge de la retraite mènent à la même catastrophe sociale qu’en Allemagne : le boom des travailleurs pauvres.

Voilà habillée pour l’été la conférence sociale des 20 et 21 juin, dont l’ordre du jour sera déterminé par « concertation » le 22 mai. La compétence de cette conférence, pour Hollande ? Se cantonner à appliquer les exigences de l’Union européenne, à savoir faire reculer la protection sociale par son bout le plus solide du point de vue de la solidarité entre générations : la retraite collective, indépendante de l’assurance privée.

  • L’an 2 de cette présidence ne peut pas être abordé dans la salle d’attente, avec le vague espoir qu’un jour, peut-être, Hollande changera. Le danger imminent qui pèse sur les retraites, les besoins en emplois – des jeunes en particulier – et en pouvoir d’achat exigent que notre syndicalisme prenne la mesure de la paralysie libérale actuelle.
  • Nos revendications, nos propositions doivent être portées par l’action et la manifestation de rue de telle manière que personne, et surtout pas le président, ne puisse les ignorer. Placer la question sociale comme incontournable, au centre de la situation, ne souffre aucun délai. Tout commence maintenant.

 

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Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 15 mai 2013

Stora Enso, à Corbehem: Arnaud Montebourg confirme l’existence de trois repreneurs «sérieux»

Jean-Jacques Cottel, député de la 1re circonscription du Pas-de-Calais, a interpellé ce mardi Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une question orale au gouvernement, quant à l’avenir de l’usine Stora Enso de Corbehem et, plus largement de celui de la filière papetière. Le ministre du Redressement productif a confirmé l’identification de trois repreneurs jugés «sérieux», lesquels ont actuellement accès aux «informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine». Selon Arnaud Montebourg, le gouvernement aurait l’intention «de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem».Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue ! dans CGT UPM Chapelle Darblay 313011222_b97461489z_1_20130514174227_000_go9pktm3_1-0-300x200

 

 

« Le groupe Finno-suédois Stora-Enso,à l’instar des industriels papetiers, mène une politique de réduction de ses effectifs et sites de production en parallèle à la réorientation de sa production vers celle de l’emballage. Ce faisant, certains sites risquent aujourd’hui purement et simplement la fermeture. C’est notamment le cas de l’usine de Corbehem. Ce site, au cœur d’un secteur déjà fortement impacté par les pertes d’emplois (Doux Graincourt, Metaleurop, BA 103 de Cambrai) et qui a connu des réductions d’effectifs les années précédentes, plonge ses 350 salariés dans la plus vive inquiétude. Je me fais l’écho de leurs demandes et de leurs aspirations à être mieux associés au devenir de leur usine eu égard à cette période, longue et jusqu’ici infructueuse, d’attente face aux réelles intentions de leur maison-mère et, notamment, du résultat de l’étude qu’elle a commanditée sur la revente éventuelle du site. On peut pourtant affirmer que ce site est rentable et dispose de multiples atouts : la fameuse machine 5 est un outil productif majeur car elle est l’une des plus performante d‘Europe (330 000 tonnes de papier chaque année) ; son potentiel humain l’est tout autant avec des salariés qualifiés et au savoir-faire de grande compétence, ainsi que sa position géographique avantageuse au cœur de l’Europe du nord, avec la proximité des grands axes de circulation, de trafic (autoroutes et ports) et de connexion comme l’actuelle plate-forme multimodale de Dourges ou via le futur Canal Seine-Nord qui offrira de nombreuses opportunités de développement et dont le transport/export de marchandises par l’intermédiaire du transport fluvial sera moins couteux et plus écologique. L’usine de Corbehem est un des atouts de la production papetière française. Elle est rentable et ses salariés n’ont pas à subir les conséquences de la réorientation de ce groupe. On ne saurait accepter que ce dernier brade son outil productif et condamne l’usine. Cette filière a de l’avenir, ne serait-ce que dans le cadre de la transition écologique avec l’évolution de la matière première et notamment de la montée en puissance de la valorisation et du recyclage des déchets papier et carton. Au-delà de la sauvegarde cruciale des emplois, l’important réside aussi dans le maintien sur le territoire national d’un tel outil de production, qui assure notre autonomie en matière de production papetière, voire qui l’améliore puisqu’il est fait constat de l’augmentation de la consommation européenne et mondiale. Aussi, je voudrais connaitre la position du gouvernement concernant le devenir et la pérennité de ce site, le soutien et la solidarité à apporter aux salariés et, plus largement, des solutions de préservation de la filière. »

La réponse d’Arnaud Montebourg :

« C’est un point sur lequel nous pouvons tomber d’accord avec tous ceux qui regardent de près cette filière et ce secteur : aujourd’hui, les papiers destinés à l’impression ou à l’écriture sont en repli en raison de la concurrence du numérique et de la délocalisation des impressions. La réduction de la consommation des papiers graphiques est structurelle et les surcapacités en Europe sont évaluées à 1 million de tonnes. Nous subissons des difficultés sur tout le territoire national, comme tous les pays européens : décisions de fermeture d’usines dans le secteur de la papeterie, s’agissant notamment de la production de papier graphique ou de papier couché comme c’est le cas à Corbehem. Le groupe finlandais Stora Enso, avec 30 000 salariés dans le monde et 11 milliards de chiffre d’affaires en 2011, a annoncé en octobre 2012 la fermeture d’une usine en Finlande, l’arrêt de plusieurs lignes de production en Pologne et en Suède, et, en ce qui concerne la France, le lancement d’une étude sur la faisabilité de la vente du site de Corbehem. Il ne s’agit donc pas d’une cessation d’activité, mais d’une cession. Il emploie 350 personnes très qualifiées, avec un outil de travail qui est extrêmement performant. Signalons la machine 5, d’une capacité de 330 000 tonnes par an, qui, grâce à des investissements répétés, fait partie des dix machines les plus performantes en Europe. Pour autant, la production effective sur le site n’a été en 2012 que de 267 000 tonnes et les perspectives pour 2013 sont en repli à 254 000 tonnes, soit bien en-dessous de ses capacités nominales et du seuil de rentabilité qui est de 285 000 tonnes. Le groupe Stora-Enso est tout de même attentif aux prescriptions des pouvoirs publics, tant finlandais que français. L’ambassadeur de Finlande est lui-même engagé sur ce dossier et a missionné un cabinet destiné à examiner toutes les pistes pour le site de Corbehem, y compris les possibilités de reconversion. Pour l’instant, je suis en mesure de vous indiquer, ainsi qu’aux salariés que vous représentez, que trois repreneurs sérieux ont été identifiés. Ils accèdent à ce que l’on appelle ladata room, dans laquelle sont disponibles les informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine. Dans ce cadre, nous avons l’intention de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem ? »

Le 12 avril dernier, les salariés de Stora Enso Corbehem avaient manifesté leur inquiétude en organisant une vaste opération escargot dans l’Arrageois.

Publié le 14/05/2013   Par La Voix du Nord

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Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande. Réponse de François Hollande à Thierry Lepaon.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 mai 2013

Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande. Réponse de François Hollande à Thierry Lepaon.

Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande

fichier pdf HOLLANDE_F_-_Lettre_de_Thierry_LEPAON_-_Secretaire_general_de_la_CGT_26-04

Réponde de F. Hollande

fichier pdf Reponse_F._Hollande_T._Lepaon

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Strasbourg Stracel : la vente finalisée

Posté par cgtchapelledarblayupm le 10 mai 2013

Strasbourg Stracel : la vente finalisée dans CGT UPM Chapelle Darblay images-3-150x140L’opération a finalement pris un peu plus de temps que prévu, mais elle est désormais achevée. « UPM a finalisé la vente des actifs et d’une partie des terrains du site d’UPM Stracel à Blue Paper SAS, la joint-venture de VPK Packaging Group NV et Klingele Papierwerke », a annoncé hier le groupe papetier finlandais dans un communiqué.

UPM se dit « heureux d’avoir pu trouver une bonne solution pour l’usine de Stracel » dont il avait décidé de se séparer pour « ajuster sa capacité de papier magazine aux besoins de ses clients au niveau mondial ». Pas sûr que les 120 salariés (sur 250) qui se retrouvent au chômage partagent son analyse.

Les 130 autres ont été réembauchés par les nouveaux propriétaires du site. Ceux-ci ont lancé un vaste chantier, chiffré à plus de 100 millions d’euros, pour convertir l’usine en une unité de production de papier pour cannelure et de test-liner (les deux composants du carton ondulé) à partir de fibres de papier recyclé (DNA du 20 mars 2013). Leur objectif est de pouvoir entrer en production au plus tard au mois d’octobre.

« La Région Alsace soutiendra la société Blue Paper dans la réalisation de son programme d’investissement indispensable à l’installation de son activité industrielle afin que celle-ci prenne toute sa place dans l’économie régionale », souligne Philippe Richert, le président de la Région Alsace, dans un communiqué.

« Dans un contexte de crise, où l’industrie papetière est touchée par de nombreuses fermetures d’usines, faute de repreneur, cette signature est une bonne nouvelle pour Strasbourg, pour l’Alsace et pour la structuration de la filière déchets » estiment pour leur part le maire de Strasbourg Roland Ries, le président de la Communauté Urbaine de Strasbourg Jacques Bigot et la vice-présidente Catherine Trautmannn, en saluant les ex-salariés d’UPM-Stracel « qui ont su faire preuve de responsabilité » et « ont ainsi concouru à cette décision ».

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Demande de papier en berne: les finlandais tâchent de se diversifier

Posté par cgtchapelledarblayupm le 9 mai 2013

Demande de papier en berne: les finlandais tâchent de se diversifier dans CGT UPM Chapelle Darblay spa51928-300x225Demande de papier en berne: les finlandais
tâchent de se diversifier
La survie de l’industrie papetière en Finlande, traditionnellement l’un des piliers de l’économie du pays, passe par une réduction des capacités de production et la réussite de stratégies de diversification, selon les spécialistes du secteur.
UPM-Kymmene, numéro un mondial du papier pour magazines, a annoncé en janvier la réduction de ses capacités de 850.000 tonnes en 2013.

UPM-Kymmene, numéro un mondial du papier pour magazines, a annoncé en janvier la réduction de ses capacités de 850.000 tonnes en 2013.

AFP – La survie de l’industrie papetière en Finlande, traditionnellement l’un des piliers de l’économie du pays, passe par une réduction des capacités de production et la réussite de stratégies de diversification, selon les spécialistes du secteur.

Cette industrie emploie quelque 40.000 personnes, un chiffre qui a baissé de plus d’un tiers en une décennie, mais qui représente encore entre 1,5 et 2% des emplois du pays.

Les fermetures d’usines, surtout celles de papier d’impression, qui se sont multipliées ces dernières années en Europe, continuent. Pour une raison simple: les consommateurs plébiscitent internet et les supports numériques.

UPM-Kymmene, numéro un mondial du papier pour magazines, a annoncé en janvier la réduction de ses capacités de 850.000 tonnes en 2013, soit 7%. Sont concernées des installations en Finlande, en Allemagne et en France.

En février, Stora Enso, autre géant du secteur, décidait de réduire de 475.000 tonnes sa capacité de production de papier journal, avec dans le collimateur notamment des installations en Suède.

Et l’avenir est sombre, d’après les analystes financiers. « Il n’y a pas de changement significatif en vue », a commenté pour l’AFP Harri Taittonen, de la banque Nordea.

La croissance doit être trouvée ailleurs. Stora Enso et Metsä Board (anciennement M-Real) misent beaucoup sur le secteur de l’emballage. « Il y a encore du potentiel, car le numérique ne fait pas concurrence et le carton est une bonne alternative au plastique », a constaté M. Taittonen, rappelant que la demande grimpe au rythme de la croissance économique.

Stora Enso privilégie les investissements hors d’Europe. En Chine, le groupe va construire une usine intégrée de pâte à papier et de carton dans la province de Guanxi (Sud) pour quelques 1,6 milliard d’euros. En Uruguay, il a investi, avec le chilien Arauco, 1,3 milliard d’euros dans la construction d’une usine de pâte à papier géante.

Selon M. Taittonen, cette stratégie « augmentera la part du secteur emballages et pâte à papier dans le chiffre d’affaires, mais pas rapidement ».

Les spécialistes du secteur doutent que les emballages puissent devenir un véritable vecteur de croissance.

La Chine par exemple a besoin de plus en plus d’emballages pour ses produits de consommation, mais « en même temps la production industrielle est en train de se déplacer vers l’Asie, alors il est plutôt question (pour les sociétés finlandaises) de maintenir leur niveau de production » que de croître, estime Lauri Hetemäki, directeur de l’institut Européen de la Forêt de Joensuu (est de la Finlande).

UPM mise sur la bioénergie, combinée à une stratégie d’expansion vers les marchés où la demande de papier augmente encore. La société a investi 400 millions d’euros pour construire à Changsu (Chine) une usine qui produira papier et étiquettes. Côté bioénergie, UPM bâtit à Lappeenranta (sud-sst de la Finlande) la première raffinerie au monde qui produira du biodiesel à partir de résine de pin. La valeur de l’investissement est de 150 millions d’euros.

Pour Henri Parkkinen, analyste chez OP-Pohjola, l’énergie et pâte à papier sont les deux secteurs qui ont « le plus grand potentiel de croissance » pour UPM.

Avec la crise économique mondiale, les cours des trois principales papetiers finlandais ont chuté lourdement à la Bourse d’Helsinki. Depuis mai 2007, l’action de Stora Enso a perdu 55%, celle d’UPM Kymmene 58% et Metsä Board 51%.

Après les résultats plutôt mitigés du premier trimestre 2013, les actions se sont maintenues. Celle de Stora Enso a même grimpé de 8,70% le 23 avril après la publication des résultats. « Les marchés avaient déjà anticipé les faibles perspectives de l’industrie, bien avant la publication des résultats du premier trimestre », a expliqué M. Parkkinen.

Malgré la baisse de la demande, l’industrie papetière et forestière finlandaise a toujours un avantage: une ressource abondante. La Finlande compte plus de 4 hectares de forêt par habitant, environ dix fois plus que la moyenne européenne.

« Comment utilise-t-on les ressources forestières, et quels seront les produits finis à l’avenir » sont les deux questions cruciales pour l’avenir de l’industrie, a estimé M. Taittonen.

M. Hetemäki voit le secteur se transformer en Finlande un peu de la même manière que Nokia, le géant du téléphone portable et des équipements télécoms, qui après avoir supprimé tous ses emplois de cols bleus en Finlande a gardé les cols blancs.

« Peut-être la force de la Finlande va-t-elle se trouver dans les services liés aux multiples produits issus de la forêt », a conclu M. Hetemäki.

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infos papetières

Posté par cgtchapelledarblayupm le 6 mai 2013

Infos papetières

TROIS QUESTIONS À…UPM  Le P-D-G d’UPM, Jussi Pesonen, commente les chiffres du premier trimestre 2013, qui font état d’une activité plutôt bonne dans les secteurs de la pâte, de l’énergie et de l’étiquette, mais toujours négative dans le papier

Que pensez-vous de ces chiffres du premier trimestre 2013 ?

Le premier trimestre a tout à fait correspondu à nos attentes: nos activités porteuses ont affiché une tendance stable et positive, alors que le groupe d’activité papier a été confronté à des difficultés et a nécessité beaucoup d’efforts. Le bénéfice d’exploitation s’établit à 144 M€ hors éléments exceptionnels, un résultat proche des périodes de comparaison (156 M€ au premier trimestre 2012, 146 M€ au 4e trimestre 2012). Le cash-flow d’exploitation a atteint 103 M€ sous l’effet d’une augmentation saisonnière du fonds de roulement. Quant au chiffre d’affaires, à 2474 M€, il est en léger retrait par rapport à la même période 2012 (2608 M€). Et l’Ebitda s’inscrit à 284 M€ (357 M€). Les résultats financiers ont été nettement soutenus par les performances stables des secteurs pâte, énergie et étiquettes. L’activité pâte est revenue à son niveau normal de performance, et notre couverture monétaire dans l’activité énergie est restée positive. Les performances des secteurs des contreplaqués et des bois sciés se sont elles aussi améliorées grâce à une meilleure rentabilité et à des stratégies commerciales révisées.

Quid de l’activité papier ?

Néanmoins, en ce qui concerne le groupe d’activité papier, le marché a évolué de manière défavorable, comme nous l’avions prévu. La rentabilité de l’activité européenne a subi l’impact négatif de trois facteurs: le prix des papiers de publication, l’évolution monétaire défavorable et les volumes de livraison par rapport au second semestre 2012. Les mesures prises en 2012 ont entraîné une baisse des coûts fixes de 30 M€ au premier trimes­tre 2013 par rapport à l’année dernière. Cependant, ces économies ne sont pas suffisantes pour compenser l’impact de la situation actuellement très difficile du marché. C’est pourquoi nous allons commencer à appliquer les plans de restructuration et de rationalisation annoncés en janvier pour réaliser 50 M€ d’économie par an sur les coûts fixes. En avril, nous procédions à l’arrêt définitif de deux machines à papier magazine, une à Rauma, en Finlande, l’autre à Ettringen, en Allemagne. Les ventes de la papeterie de Docelles, de la scierie de Pestovo et de l’usine de transformation de bois d’Aigrefeuille sont également en cours, ainsi que la rationalisation de nos fonctions. La pression économique a entraîné, et continuera selon nous d’entraîner, des changements structurels qui s’avéreront importants pour l’ensemble du secteur.

Et les perspectives 2013 ?

La croissance en Europe devrait rester très faible début 2013, ce qui affecte les marchés européens du papier graphique en particulier. Les économies des marchés en croissance devraient mieux tirer leur épingle du jeu, ce qui favorisera les marchés mondiaux des complexes adhésifs et de la pâte, ainsi que les marchés du papier en Asie et ceux des produits bois en dehors de l’Europe. Par rapport au second semestre 2012, les performances d’UPM au premier semestre 2013 vont être soutenues par des perspectives stables et continues pour les activités porteuses comme l’énergie, la pâte et les étiquettes. Cependant, la rentabilité de l’activité papier européenne pâtit fortement du prix des papiers de publication légèrement à la baisse, d’une évolution monétaire défavorable et de volumes de livraison inférieurs, par rapport au second semes­tre 2012. Le niveau des coûts d’UPM devrait rester stable.

 

ÇA BOUGE À LA CARTONNERIE ALLARD DE COMPIÈGNE…

Quelques semaines après son rachat par le groupe Valois, la cartonnerie Allard sem­ble rentrer dans un processus de restructuration. Lors des récentes négociations annuelles obligatoires, la direction a annoncé que la baisse du chiffre d’affaires pourrait justifier la suppression de certains acquis, comme les 35 heures ou les RTT. On parle également de sept licenciements sur le site qui emploie 120 personnes. À suivre…

 

… CHEZ UPM DOCELLES…

Manifestation symbolique de déversement de papier devant la préfecture d’Épinal pour les salariés de la papeterie de Docelles (groupe UPM), histoire qu’on ne les oublie pas. Il semble que 160 entreprises aient été approchées par le cabinet missionné par le groupe, qu’une vingtaine s’est dite intéressée par le site vosgien et que huit ont demandé un dossier complémentaire. Le site,

spécialisé dans le papier bureautique et médical, tourne à 80 % de ses capacités. Les salariés espèrent aller au-delà de la date butoir du 17 juillet, fixée par la direction pour trouver un repreneur. Jean-Marc Louvet, directeur général d’UPM France, a récemment estimé qu’on n’en était qu’au point de départ dans le processus de cession. « C’est un dossier important, dans une conjoncture qui n’est pas facile. Les contacts ont été pris avec les candidats potentiels dans la phase d’instruction du dossier », a-t-il déclaré à notre confrère Vosges Matin. Prochaine réunion, le 27 mai. 167 salariés attendent des décisions.

 

… ET À CORBEHEM….

Inquiétudes également à la papeterie de Corbehem où une opération escargot a été organisée la semaine dernière sur la route d’Arras. Les manifestants s’interrogent sur leur avenir. En octobre dernier, le groupe Stora Enso annonçait le lancement d’une étude sur une possible revente de l’usine de Corbehem et, depuis lors, les 350 employés de la papeterie n’ont plus eu de nouvelles. Ils craignent un projet de revente de la papeterie du Pas-de-Calais, qui a déjà connu de grosses difficultés en 2006.

 

DOUBLE A: 3 GAMMES POUR ALIZAY

La marque thaïlandaise Double A a exposé au salon Bureaux expo (à Paris–Porte de­ Versailles), aux côtés des grands noms de la distribution, Bruneau, Staples, etc. Double A maintient ses prévisions de redémarrage de la production d’ici à l’été sur le site d’Alizay, près de Rouen. À partir de fibres vierges issues des plantations d’eucalyptus en Thaïlande et en Asie du Sud-Est, le site d’Alizay produira trois types de ramettes: le premium Double A où sera apposé un logo « made in France », le Hi Plus pour les usages quotidiens et le produit d’appel Smart Copy, un 80 g laser et copieur.

 

RÉSULTATS EN BAISSE CHEZ HOLMEN

Le producteur suédois de bois de sciage, papier d’impression et carton plat, affiche un premier trimestre mitigé, marqué par une nette baisse du résultat d’exploitation (- 57 %), à 238 M SEK, soit environ 27,8 M€. Le bénéfice après taxes et impôts se situe à 42 M de couronnes suédoises contre 389 M SEK sur la période janvier-mars 2012. La division Holmen Paper accuse une baisse de 5 % de ses livraisons par rapport au premier trimes­tre 2012. En revanche, celles qui concernent les papiers non couchés haute brillance de la gamme MF Magazine ainsi que le papier pour livre connaissent une belle pro­gression: + 10 %. Sa filiale Iggesund Paperboard a profité d’une augmentation de 5 % de ses livraisons de cartons SBB et FBB, mais, toutes gammes de produits confondus, les livraisons globales accusent une baisse de 4000 tonnes, à 119000 tonnes. Cette baisse, combinée à l’appréciation de la couronne suédoise et des coûts de production plus élevés, a entraîné une nette réduction du profit d’exploitation: 60 M SEK contre 214 M SEK à la même époque l’an dernier.

 

STORA ENSO: LES CHIFFRES DU PREMIER TRIMESTRE COMMENTÉS

Le P-DG de Stora Enso, Jouko Karvinen, dresse le bilan de l’activité au premier trimes­tre. « La période a été nettement marquée par la faiblesse des marchés et le manque de profitabilité des activités papier d’impression écriture, et bâtiment habitat. La faible conjoncture économique, conjuguée au déclin structurel des sortes de papier destinées à la presse a conduit à une baisse de 9 % de l’Ebitda groupe par rapport au premier trimes­tre 2012. » Jouko Karvinen veut dégager 200 M€ d’économie sur les frais fixes, avec un plein effet dès le deuxième trimestre 2014, un plan qui inclut les 30 M€ d’économie que doit réaliser la division bâtiment et habitat. Les deux activités, papier d’impression écriture et bâtiment habitat, seront regroupées au sein d’une même entité sous la direction de Karl-Henrik Sundström, avec pour objectif la simplification de l’organisation entre les trois niveaux que constituent le groupe, le pays et les différentes divisions.

 

LA PRODUCTION POURSUIVRA SON DÉCLIN EN FINLANDE

Le Centre de recherche de Pellervo (PTT) en Finlande publie ses prévisions sur l’industrie finnoise du papier. Selon ses experts, la production et l’exportation de papier devraient encore poursuivre leur baisse cette année et en 2014. A contrario, les producteurs de pâte et de carton plat devraient bénéficier d’une croissance de leurs exportations. Sur cette même période, 2013-2014, le PTT juge la situation économique en Europe encore instable et n’en­trevoit pas de reprise de la croissance cette année, avant un timide 1 % l’an prochain

 

UPM DÉMARRE SES ESSAIS DE BIODIESEL.

Le groupe papetier finlandais s’apprête à tester à grande échelle ses nouveaux biodiesels. En partenariat avec le centre de recherche du VTT et le groupe Volkswagen, le biocarburant produit depuis le site de Lappeenranta sera exploité par une flotte de véhicules. Ce biodiesel, BioVerno, a déjà été étudié sur moteur et sur un véhicule de test au VTT. Ces nouveaux tests grandeur nature doivent commencer en mai pro­chain et se prolonger plusieurs mois. « Des biocarburants avancés et d’origine renouve­lable constituent une grande opportunité pour la Finlande, souligne Nils-Olof Nylund, chercheur au VTT, car la Commission européenne va probablement restreindre à terme l’ex­ploitation des biocarburants d’origine agricole, ce qui signifie que les sous-produits de la forêt vont prendre davantage de valeur ». La flotte de véhicules doit tester le biodiesel d’UPM dans la métropole d’Helsinki. Les données de 20000 kilomètres de route effectués seront ensuite collectées pour analyse. Le biodiesel de deuxième génération d’UPM, UPM BioVerno, est une innovation qui doit permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du transport jusqu’à 80 % par rapport aux carburants fossiles. Les caractéristiques du produit correspondent à ceux des carburants traditionnels à base de pétrole et conviennent très bien aux véhicules et aux systèmes d’injection actuels.

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Le petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay, bientôt impitoyable !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 mai 2013

Compte rendu du Comité d’Etablissement du 24/04/2013

 Le petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay,

bientôt impitoyable !

 Le mois dernier, on s’inquiétait de savoir où ils nous emmènent, on commence à savoir … au bal costumé…tee-shirtLe petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay, bientôt impitoyable !    dans CGT UPM Chapelle Darblay images002 obligatoire, derrière leur banderole ! Ou à l’abattoir,  à quand un barbecue ! À quand la maison du bonheur comme ils ont fait à Stracel… ! En tout cas…sans nous, on vous appelle encore et toujours à résister, à vous indigner, à ne pas participer à leur mascarade, y compris par l’action collective s’ils mettent la pression et se cache derrière de l’obligatoire, nous sommes des papetiers, des mécanos, des caristes, des administratifs, etc.,  pas des clowns encore moins des moutons, à nous salariés libres, ils nous restent notre droit à lutter et à cesser le travail quand nous ne sommes pas d’accord et en colère.

Alors que l’organisation du travail prend l’eau de toute part, la Direction a choisi de noyer le poisson en proposant des jeux, des cadeaux et autres fantaisies qui occupent une partie du personnel.

images dans CGT UPM Chapelle Darblay L’autre partie, consciente de l’intention de bêtifier, voire soumettre, les créateurs de la richesse que sont les travailleurs, refuse cette option prise par la Direction et défend, revendique sa liberté d’agir, de penser.

 La réussite passe toujours par le débat, l’échange d’idées et non par un quelconque standard sorti de l’imagination d’un savant et loin de la pensée collective.

Nos nombreuses questions restent sans réponses aujourd’hui alors que l’échéance de la restructuration approche.

N’oublions pas que le Directeur a des objectifs à remplir, lui aussi, sur les quatre points concernant les coûts fixes (se rappeler notre tract sur l’entrevue avec M. Lampinen).

images-1

 Trop d’encadrement : pas de réponse !

Coût intérim : Pas de réponse !

Coût maintenance : Pas de réponse !

Flexibilité : Pas de réponse !

 Est-ce du retard,  Est-ce une manœuvre ? Trop de temps passé sur le terrain ? Est-ce le rôle du Directeur de distribuer des tee-shirts « oui-oui » (qu’on retrouve parfois dans les poubelles !) ?


ure, nous restons persuadés qu’il vaudrait mieux rester à son poste et le défendre.
 Même si ces actions, journées servent d’exutoire pour des salariés qui ne peuvent plus voir leur chef en peint

Ras le bol de ce déploiement « de bons sentiments » alors que l’avenir du site et de vos emplois se joue certainement cette année.

 Nous disons aux jeunes : RÉVEILLEZ-VOUS, car vous bénéficiez d’avantages que vos ainés sont allés chercher pour mieux vivre !

Vous êtes l’avenir, accompagnez les anciens qui ont déjà beaucoup donné lors de toutes ces batailles, ces luttes, etc…     eux ont déjà fait leur part  !!!

Temps de travail, RTT, primes, 35h, etc…Tout cela pourrait voler en éclat très rapidement si…

Notre Directeur et la RH avouent à demi-mots qu’il faudra passer par une nouvelle organisation du travail.

Marche de l’usine.

Bon fonctionnement global des machines mais toujours quelques soucis d’emballage et de bobineuses. Ces dernières ne permettent pas toujours de travailler en sécurité, un comble avec des chefs de ligne plongés dans les pôles divers et autres responsabilités.

Ventes au premier trimestre : France : 24000 tonnes environ  Europe : 15600 tonnes environ  Grande export. : 49000 tonnes environ (environ 55%). Grâce aux ventes vers la grande exportation les machines sont bien couvertes.

 Investissements : 2.3 millions d’euros demandés pour : Les bobineuses, l’emballage, presse PM6, sècherie PM3, réseau incendie stockage.

 Effectifs : stables en mars.

Nous sommes 420 et donc pas assez !!!

Intérim : 319 jours en mars, essentiellement en logistique, pour un coût de 86700 €.

Vêtements de travail : Economie oblige ; il n’y aura pas de dotation pour 2012 et le nettoyage sera mis en place prochainement. Les moins bien lotis devront se tourner vers le stock tampon. Nos autres demandes sont acceptées.

Absentéisme : 3.37% en moyenne. Nous dénonçons ce chiffre qui ne reflète pas la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les salariés, confrontés à des licenciements, à des inaptitudes de plus en plus nombreuses, à une pression de l’encadrement de moins en moins masquée qui culpabilise la personne  touchée, atteinte dans sa chair !

Des personnes qui renoncent à s’arrêter, mettant leur santé de côté pour le bien du service ! ?

Sécurité : Un mot sur les tournées d’observation : Légales ? Nous demandons à la RH de vérifier la légalité de ce document où une partie est subjective et interdite par le code du travail !

Pour le reste, on nous dit que tout va bien ; peu de soins, pas d’accident !!! Dans le petit monde merveilleux…

asterix-249x300Persiflages : Le petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay …     Journée nettoyage : L’encadrement qui doit vouloir montrer l’exemple et se met au boulot : une nouvelle méthode de prise de congés ou comment camoufler un accident le jour de la fête du grand nettoyage, une chute, du mal à se rendre à l’infirmerie, un ou deux malaises quand même, une absence de plusieurs jours et retour au travail dans le plâtre. Comme c’est touchant cette servitude, pour mieux travailler d’une main……. de fer ……. y a pas à dire, ils sont beaux ces encadrants !!!

Encore : Où certains comptent des bouchons d’oreille pendant que d’autres comptent les jours avant leur licenciement ! Où certains sortent les balais, les fourches, les chiffons pendant que d’autres sortent leur carte de pointage au pôle emploi !

Et encore : Pour certain, la bosse du travail rejoint la bosse à la tête…mais ne laisse pas de trace. Bon rétablissement quand même.

Au fait, il paraît que la nouvelle politique sécuritaire n’a pas d’influence sur les déclarations de soins.

 

Conseil de surveillance du 25/04/2013, Paris. Levallois.     Le temps se gâte !

 Deux informations importantes avec l’annonce de la dépréciation de plusieurs sites UPM et l’accord flexibilité chez Raflatac.

Dépréciation de sites pour 1.7 milliards d’euros, dont notre usine dépréciée de sa valeur à hauteur de 76 millions d’euros.

Après notre stupéfaction, vient la question, dans quel but ? Se préparer à une vente ?

Processus mis en place à Stracel à l’époque. Certains demandent des investissements et d’autres baissent la valeur du site industriel !

Nous lançons dès à présent une enquête sur ce sujet capital.

Flexibilité chez Raflatac. Un accord sur la flexibilité est proposé sur leur  site et porte sur la création d’une équipe V.S.D avec les avenants aux contrats de travail qui stipuleraient que les salariés peuvent être amenés à changer de machine selon les commandes. Tout ceci avec le même effectif, il va sans dire ! Attention au refus de travail.

D’une manière générale la consommation de papier en Europe continue de chuter (total 2012 :-10%). Les experts évaluent à 50/50 la part du numérique et de la crise actuelle.

La grande exportation  représente aujourd’hui 42% du chiffre d’affaires de Chapelle.

A la direction de Chapelle de rassurer son personnel et de trouver des solutions partagées et non imposées, pour continuer à produire encore longtemps.

 

 Réunion D.P du 29/04/2013

Economies obligent, rien à espérer par le dialogue.

 Les primes de bonus égale pour toutes et tous : c’est NON. Pas d’égalité, ce sont les règles UPM et pas non plus de transparence quant aux sommes versées selon le statut. Que touchent les cadres ? La Direction ne voit pas l’intérêt de « divulguer » cette info.

Paiement à 100% du bonus sécurité pour les salariés qui ont eu à subir un accident : c’est NON. C’est lenon règlement UPM.

 Reconnaissance de la pénibilité pour les salariés postés âgés. C’est NON. Pas de négociation au niveau d’UPM.

Respect des accords.

Réponse : C’est aux superviseurs de faire respecter l’organisation du travail.

Ensuite le responsable de ligne juge la pertinence des choix, des demandes. (Comme la formation par exemple).

Pourquoi les remplacements ne se font pas jusqu’à l’ouvrier. (Superviseur de jour détaché par exemple). Pourquoi certains postes ne sont plus tenus ? assistant machine, etc…

Nous demandons à mettre les bobineuses PM3 en surcroît de travail et d’adapter l’effectif qui en découle. (Le chef de ligne l’a reconnu en réunion de CHSCT, nous attendons la mise en œuvre)

D’après notre RH, pas trop de retour de dysfonctionnement du protocole, donc …. Pas plus que ça de problèmes, à vous qui subissez d’apprécier.

refus-300x195 Médaille usine, 25h de gratification, pour 42 ans de présence. C’est NON. L’entreprise ne peut pas supporter un surcout de 58 000€.

 Congé accepté/refusé : La Direction s’appuie sur les Informations Législatives qui stipulent que pour  « raison impérieuse » un congé peut être annulé.

Ceci ne nous apprend rien, c’est une lapalissade de plus. De notre côté, nous vérifions auprès de l’inspection du travail le sens de ce terme et le cadre de son application.

D’une manière générale vous avez compris que la Direction a bloqué toute amélioration possible des conditions de travail et autres sujets. L’argent n’est disponible que pour des tee-shirts, pas pour des vêtements de… travail !

Versement du bonus 2012.001

Epris de justice, la Direction reverse un bonus hiérarchisé qui correspondrait à l’implication de chacun. Les ouvriers apprécieront. Notre colère leur passe au-dessus de la tête !

Sauf erreur de notre part, aucune information de la Direction ne circule sur le détail du calcul de celui-ci. Et pour cause.

Le chiffre avancé de 1.98% du salaire brut est minoré par le coefficient qu’UPM applique selon les circonstances.

Réellement, nous avons touché moins que ce que nous méritions.

 Continuez, continuons à faire des efforts…

 Nous proposons que le Comité de Direction de Chapelle-Darblay redistribue de manière égale, la somme globale à tous ses salariés, du plus bas au plus haut salaire !!! Chacun contribuant, à son niveau, à la pérennité du site. 

 Quelle belle idée, quelle idée généreuse.

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