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Le travail a repris à Chapelle Darblay….

Posté par cgtchapelledarblayupm le 12 mai 2020

Le travail a repris à Chapelle Darblay….

Bravo les camarades ….

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La justice donne raison à la CGT

Posté par cgtchapelledarblayupm le 12 mai 2020

La santé des salariés de Renault Sandouville doit être préservée !

La justice donne raison à la CGT

Reprendre une activité sur le site de Sandouville, dans un contexte de risque de contamination des salariés par le virus Covid-19, a des conséquences importantes pour leur santé et leurs conditions de travail, sur le plan biologique mais aussi psychosocial.
*

Dans ces conditions, il était obligatoire de convoquer, en bonne et due forme, les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail (la CSSCT) et le CSE et d’associer chacun de leurs membres à l’élaboration d’une évaluation des risques (comme la loi l’impose) afin qu’ils puissent avoir suffisamment d’éléments pour donner un avis et assurer au mieux la santé des salariés.

*
La direction de Renault Sandouville n’a pas tenu compte de ses obligations légales et s’est contentée d’informer les élus des dispositions qu’elle a, elle seule, décidé de mettre en œuvre, en violation des dispositions du Code du travail mais, aussi, en violation de l’accord d’entreprise du 17 juillet 2018.

*
La CGT a donc été contrainte de saisir le tribunal judiciaire du Havre pour que le droit soit appliqué et que les mesures de reprise de l’activité permettent effectivement d’assurer la santé et la sécurité des travailleurs.

*
Dans sa décision du 7 mai 2020, le juge a donné raison à la CGT. Sans être exhaustif, le jugement précise que :

  • l’évaluation des risques était insuffisante et ne garantissait pas une maîtrise satisfaisante des risques spécifiques à cette situation exceptionnelle ;
  • le CSE doit être consulté sur les équipements de protection individuelle et Renault doit organiser et dispenser à chacun des salariés une formation pratique et appropriée conforme à la réglementation générale incluant les équipements de protection individuelle.

Le tribunal a donc condamné Renault à suspendre la reprise de la production sur le site de Sandouville le temps de la régularisation de la procédure de consultation et de procéder à une évaluation des risques, à la mise en œuvre des mesures de prévention… garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs !

*
Si la direction avait respecté ses obligations légales et la santé des salariés, il n’aurait pas été nécessaire d’en appeler au juge et la suspension provisoire de l’activité n’aurait pas eu lieu !

*
Manifestement, la direction semble persister à vouloir générer et instrumentaliser le mécontentement des salariés qui souhaitaient reprendre le travail (intérimaires et CDI) à l’encontre de la CGT, en lui faisant porter la responsabilité de futures séances travaillées le samedi ou les jours fériés… Séances supplémentaires de travail et réduction des congés d’été, qu’elle a déjà prévues d’imposer à l’avenir et qui ont été ratifiées à plusieurs reprises par voie d’accords par les syndicats CFDT, CFE-CGC et FO. Seule la CGT ne les ayant pas signés !

*
Un déchainement médiatique qui en dit long !cgt

*
À entendre ou lire les médias, le jugement rendu par le tribunal du Havre ne porterait que sur « des défauts de procédures, sur les modalités de présentation de l’ensemble des mesures de prévention… ». Et, pour d’autres, la saisine du tribunal serait « … irresponsable et infondée … Les clients risqueraient de se tourner vers la concurrence, si on ne peut plus produire ? »

*
Le jugement du tribunal porte sur des questions de procédures et d’application d’accord mais qui, en l’occurrence, n’ont pas été respectées. Et, c’est pour cela que le tribunal a considéré « … que l’évaluation des risques était insuffisante et, à tout le moins, incomplète, ne garantissant pas une maîtrise satisfaisante des risques spécifiques à cette situation exceptionnelle… » C’est bien de la préservation de la santé des salariés dont il est finalement question ici et pas seulement de procédure !

*
Qu’y aurait-il « d’irresponsable » à saisir un tribunal dont la fonction est précisément de juger et de dire le droit. N’est-ce pas le b.a.-ba du syndicalisme que de défendre l’intérêt des salariés et faire respecter les droits qui s’imposent à une direction d’entreprise ! Ou devrions nous admettre que les directions d’entreprise puissent se soustraire à la loi, à leurs propres accords d’entreprise au nom de considérations exclusivement économiques ?

*
Dans ces conditions, « le dialogue social » est synonyme d’allégeance aux thèses libérales selon lesquelles le marché pour le marché de toutes les activités humaines est un dogme indiscutable, quand bien même, il met en péril la planète et les conditions de vie de ses populations.

*
De la même manière, s’il ne faut plus saisir les tribunaux parce qu’ils peuvent faire suspendre une activité qui elle-même peut faire perdre des clients, alors il faut supprimer le droit des syndicats à saisir les tribunaux, le droit des salariés à faire grève et in fine, il faut alors supprimer les tribunaux eux-mêmes !

*
Depuis le début de la pandémie, nous étions malheureusement habitués aux déclarations patronales, des éditocrâtes de tous poils qui n’ont pas hésité à en appeler au sacrifice de vies d’un petit nombre, « pour éviter de mettre au chômage des milliers de gens…. » au nom de « la loi du marché ». Loi divine selon les cercles patronaux qui devrait se subsister « à la justice des hommes ».

*
Mais, force nous est de constater que ce sont des représentants d’organisations syndicales qui se sont fait les porte-paroles des thèses néolibérales pour lesquelles la vie n’est que marchandise !

*
Et ce qui serait acceptable chez Amazon (la CFDT était intervenante volontaire lors de l’audience de la Cour d’appel de Versailles) ne le serait pas chez Renault.

*
Dans l’instant, ils ont manifestement oublié leur propre raison d’être et se sont placés comme « les partenaires » d’une logique mortifère pour les droits sociaux et pour le droit à la vie en général.

*
Si le syndicalisme (et les droits des travailleurs) ne sort pas grandi par ces prises de position, la direction de Renault et le patronat en général se frottent les mains. Il est toujours temps de se ressaisir !

Montreuil, le 11 mai 2020

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Comment ce pays si riche !!!!!!!

Posté par cgtchapelledarblayupm le 9 mai 2020

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Les employeurs doivent rester responsables

Posté par cgtchapelledarblayupm le 8 mai 2020

Les employeurs doivent rester responsables

Les organisations d’employeurs (Medef, CPME) sont intervenues auprès du gouvernement afin que leur responsabilité ne soit pas engagée en cas de contamination des travailleurs sur les lieux de travail.
*

Cette demande a été relayée au Sénat où un amendement a proposé que « nul ne peut voir sa responsabilité pénale engagée du fait d’avoir, pendant la durée de l’état d’urgence sanitaire [...], soit exposé autrui à un risque de contamination par le coronavirus SARS-CoV-2, soit causé ou contribué à causer une telle contamination. »

-Logo-cgt
La CGT ne veut pas exonérer le gouvernement

– qui mène une véritable politique criminelle en laissant travailler des millions de travailleurs sans protection dans les secteurs non essentiels

– quant à la situation où ses choix budgétaires et politiques successifs nous ont conduits.

Les pénuries de masques FFP2 – seuls véritablement protecteurs – de tests, de services hospitaliers, la déficience du  système de santé publique, font porter un poids terrible sur le monde du travail.

*
Mais, les employeurs ne peuvent se soustraire à leurs responsabilités et obligations en matière de santé et de sécurité.

Le choix d’ouvrir des unités de production ou de services non essentiels relève de leur décision, alors que le confinement reste la meilleure protection dans la situation décrite. Ils sont les organisateurs du travail, prérogative qu’ils ne veulent d’ailleurs pas partager.

Les mesures de protection à mettre en place dans le travail contre la dissémination du Covid-19 sont donc de leur ressort. Toute atténuation de leur responsabilité ne pourrait conduire qu’à une application restreinte de mesures de protection des salarié.e.s.

*
La simple application, dans l’entreprise, de mesures techniques proposées par le gouvernement, variables suivant les objectifs à atteindre et sans caractère juridique (protocole national de déconfinement, fiches métier), ne peut suffire.

*
Le droit du travail affirme des principes de prévention clairs, à commencer par l’élimination du risque ou, à défaut, son évaluation et la protection des salarié.e.s. Cette évaluation doit être faite par écrit, dans le cadre du Document unique d’évaluation des risques.

La protection dans le cadre du travail doit être débattue avec les salarié.e.s exposé.e.s.

Le Comité social et économique et les CHSCT lorsqu’il y en a doivent être systématiquement intégrés dans la réflexion et la mise en œuvre des mesures de sécurité.

Pour la CGT, les exigences du Comité social et économique et des CHSCT, concernant la santé et la sécurité des travailleur.euse.s, doivent s’imposer à l’employeur.

*
Dépénaliser les infractions en matière de santé au travail serait une véritable catastrophe.

Après avoir muselé l’Inspection du Travail, cela raisonnerait comme un droit de contaminer les travailleurs sans risques judiciaires. Ce sont des forces de rappel pour inciter les employeurs à une meilleure prévention.

*
La CGT exige que l’ensemble des salariés contaminés soient reconnus en accident du travail ou maladie professionnelle et que les « employeurs délinquants » puissent être poursuivis devant les juridictions pénales.

Montreuil, le 6 mai 2020

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Message des élus CGT, uniquement pour les salariés de Chapelle Darblay.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 6 mai 2020

1ère réunion de négociation du PSE suite à l’annonce du 10 Septembre 2019 de la fermeture de notre usine.

On commence fort, les salariés en colère ont déjà démontré leur mécontentement sur place !!!

Ok, ils ont remis en route leurs installations suite à la panne électrique du   12 mars afin de démontrer et assurer que notre usine est toujours prête et en super état, pour espérer toujours  un repreneur.

Mais là, hors de question de faire plus tant qu’UPM ne répond pas à nos demandes !!!

« Pas moins que 2015 » voilà le mot d’ordre.f

Les discussions tournent essentiellement sur les conditions de départ des plus anciens, sur le montant d’une indemnité supra et de qui pourrait la toucher.

Et d’autres sujets encore !!! prochain rendez-vous le 20 mai !!

Nous attendons les prochaines annonces sur les mesures de déconfinement pour vous proposer une assemblée générale afin de discuter avec vous de tous ces sujets.

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la vidéo « Pour le Jour d’Après ».

Posté par cgtchapelledarblayupm le 2 mai 2020

la vidéo « Pour le Jour d’Après ». 

La cgt Chapelle Darblay, toujours dans la lutte a été contacté, pour participer à ces messages d’espoir, de luttes et d’avenir.

les PAP CHAP que nous sommes, sont et seront toujours engagés dans la défense de notre industrie et de ses emplois

et pour toujours plus de justice sociale.

 

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Ca promet pour le jour d’après !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 2 mai 2020

*

et les salarié es qui ont élus ces soi disant syndicalistes, ils sont d’accord ?

Déclaration commune CFDT-CFTC-MEDEF pour le maintien

ou la reprise des activités économiques

dans des conditions sanitaires optimales

Le MEDEF, la CFDT et la CFTC signent une déclaration commune affirmant que la vie économique et sociale doit être progressivement restaurée, dans des conditions de sécurité optimales pour les salariéscfdt cftc

La pandémie qui affecte l’ensemble de la planète a des conséquences tout à fait exceptionnelles. Le Gouvernement français a pris des mesures pour limiter au maximum la progression de l’épidémie et atténuer ses conséquences économiques et sociales.

Malgré cela, l’activité économique s’est dégradée de façon très rapide et très préoccupante. Nombre d’activités sont en effet limitées voire interdites. Afin qu’un drame économique et social ne vienne pas s’ajouter à un drame sanitaire, les signataires de cette déclaration considèrent qu’il est essentiel que la vie économique et sociale de la Nation soit progressivement restaurée, dans des conditions de sécurité optimales pour les salariés qui l’exercent.

Sur le plan sanitaire, il revient aux entreprises d’adapter leur environnement de travail en mettant en place les mesures organisationnelles, collectives, et individuelles qui permettent d’assurer la sécurité sanitaire de tous. Ces mesures sont nécessaires pour structurer les plans de sortie de confinement et donc créer les conditions d’un retour progressif à l’activité. En fonction des retours d’expérience partagés au sein des entreprises, et de l’évolution de la situation, ces mesures feront l’objet d’une adaptation. La reprise doit également être coordonnée sur la chaine de valeur.

Les solutions à engager doivent être trouvées au plus près du terrain et par des actions concrètes, en concertation avec les salariés et les représentants du personnel quand ils existent. En période de crise plus que jamais, le dialogue social est un levier essentiel pour traiter les sujets au plus près des besoins et trouver les bonnes solutions pour tous. Il joue un rôle prépondérant dans la mise au point des décisions prises par les entreprises pour maintenir ou reprendre leurs activités.

Les signataires sont convaincus que la qualité des actions engagées et le partage de ces principes sont déterminants pour la pérennité économique et sociale du pays, l’avenir de certains secteurs d’activité et donc pour la sauvegarde de l’emploi.

Déclaration commune MEDEF CFDT CFTC

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Philippe Martinez, toujours derrière les Pap Chap

Posté par cgtchapelledarblayupm le 1 mai 2020

ENTRETIEN. Philippe Martinez :5e7a3a082300005800c8b7bd

« Le gouvernement met les salariés face

à des choix cornéliens »

Le secrétaire général de la CGT, deuxième organisation syndicale après la CFDT demande au gouvernement de renoncer aux réformes des retraites et de l’assurance chômage. Il dénonce l’insuffisance de moyens de protection pour les salariés.

Alors que le gouvernement vient d’annoncer les modalités générales d’un déconfinement progressif, le pays s’apprête à fêter un 1er mai confiné, sans manifestations ni meetings. Dans ce contexte de pandémie et de crise économique, Philippe Martinez, secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT) réclame des moyens pour protéger les salariés du Covid-19. Et face à la crise économique qui s’annonce, il demande au gouvernement de renoncer aux réformes des retraites et de l’assurance chômage. Entretien.

C’est un 1er mai tout à fait exceptionnel qui a cette année une dimension internationaliste. Ce n’était pas le cas ces dernières années. J’ai par exemple une interview en direct avec le Japon. Cette crise fait émerger une vraie conscience mondiale sur l’importance du jour d’après et rappelle l’urgence des questions sociales, économiques et environnementales. L’heure n’est pas au repli sur soi. Les débats ne se limitent pas à la France.

Le gouvernement veut restreindre la reconnaissance de maladie professionnelle du covid-19 au seul personnel soignant. Vous êtes d’accord ?

Cette reconnaissance de maladie professionnelle doit s’appliquer à tous ceux qui ont été au travail. Le personnel soignant est évidemment en première ligne mêmesi je n’aime pas parler de ligne de front. Il y a eu des décès parmi les salariés du commerce, les agents de sécurité. Et souvent, ils étaient moins protégés que d’autres. Il a fallu beaucoup insister, alerter pour qu’il y ait des précautions. Dans le cas d’Amazon, il y a eu des images et des photos de faites sur ce manque de protection. Tous ces salariés exposés au covid-19 doivent pouvoir bénéficier de cette reconnaissance de maladie professionnelle.

Est-ce qu’il faut un fonds dédié pour assurer cette prise en charge ?

Il y a un système qui existe dans notre pays pour la reconnaissance des accidents et des maladies professionnelles. C’est ce fonds qui doit être mobilisé. Si je reviens par ailleurs sur le cas d’Amazon, il a fallu aller en justice pour que le problème soit reconnu. Dans ce cas précis, la décision de justice doit faire foi pour la reconnaissance de maladie professionnelle.

Bruno Le Maire plaide pour une reprise du travail rapide. Vous le comprenez ?

Quand on défend les intérêts du monde du travail on est forcément sensible aux conséquences économiques de cette crise. Mais la priorité, c’est la santé. Il ne peut y avoir de reprise du travail le 11 mai si les salariés ne sont pas protégés. Or, il y a une pénurie de protection. Pendant cette période de confinement, en remettant au travail des personnes dont l’activité n’était pas essentielle, on a privé de protection ceux qui étaient au front pour reprendre un terme du Président de la République.

Vous le regrettez ?

Ces choix ont eu des conséquences pour la santé. Dans le cadre de cette reprise prévue le 11 mai, la priorité devrait aller à la protection. Ce n’est pas la CGT qui le dit mais les scientifiques. Et se protéger, c’est rester à la maison.

Le préavis de grève déposé dans la fonction publique en avril a parfois été perçu comme une provocation. Vous comprenez ?

Le préavis, c’est une alerte après des réunions avec les directions. Ce n’est pas la grève générale dans tout le pays. C’était pour protéger tous les salariés qui, dans les collectivités territoriales ne bénéficiaient pas de protection suffisante. Les salariés de la fonction publique, ce sont ceux qu’on applaudit à 20 h : ceux qui ramassent les poubelles, nettoient la voirie…. Mais il y a aussi eu des grèves dans les entreprises privées. Et ça, on en parle moins.

Vous pensez à quelles entreprises ?

Heureusement que les salariés ont fait grève à Amazon par exemple. Les ministres en ont fait moins l’écho. Dans l’Ouest, aux Chantiers de Saint-Nazaire, il y a eu des débrayages pour avoir des protections. Et ça n’a pas provoqué de tollé général. Je trouve que cette polémique sur ce préavis de grève dans la fonction publique est très malsaine.

Donc, pas de regrets ?

Non aucun regret.

Qu’est-ce que vous attendez du gouvernement ?

On parle beaucoup du déconfinement. On salue tous ceux qui ont été rebaptisés les premiers de corvée. Maintenant, il faut des mesures concrètes et ne pas attendre le mois de septembre ou le mois d’octobre pour par exemple augmenter les salaires. Les hôpitaux vous le savez ont été mobilisés pendant des mois. Est-ce qu’une prime de 1500 euros ça suffit face aux fermetures de lits ou d’hôpitaux ? Nous demandons aussi, non pas la suspension, mais l’arrêt définitif des réformes de l’assurance chômage et des retraites.

La reprise de l’école sur la base du volontariat, c’est un bon choix ?

C’est tout de même un choix cornélien. Qu’est ce qui va passer quand un employeur va dire à un salarié qu’il doit reprendre le boulot puisque ses enfants peuvent aller à l’école.

Cette prime de 1500 euros pour le personnel soignant vous convient ?

Ces 1500 euros vont mettre du beurre dans les épinards. Mais c’est à long terme qu’il faut reconnaître le personnel soignant. Les hôpitaux sont en flux tendu toute l’année Il faut une augmentation du point d’indice pour ceux qui sont dans la fonction publique. Et au-delà, une augmentation du Smic. Je comprends la colère des salariés du commerce qui ne vont pas tous toucher cette prime.

Le jour d’après que vous appelez de vos vœux est porteur de quel message ?

Il faut remettre à l’endroit un certain nombre de sujets. Prenez les États-Unis, jusqu’à présent ce pays était considéré comme un modèle. Souvenez-vous de ce qu’on disait sur le modèle social français et ses privilégiés. C’est quand même pas mal d’aller à l’hôpital avec une carte vitale plutôt qu’avec une carte bleue. Avec 25 associations et ONG dont Greenpeace, la CGT travaille à des propositions concrètes pour ce jour d’après, notamment dans le domaine environnemental.

Bruno Le Maire veut protéger les entreprises stratégiques. Vous partagez sa préoccupation ?

Il faut avoir une réflexion plus globale. Il y a urgence à relancer l’industrie dans ce pays. Depuis dix ans, nous nous battons pour recréer une filière industrielle d’imagerie médicale en France. C’était pas complètement idiot.

De la même façon, en Normandie, l’usine de La Chapelle-Darblay menacée de fermeture recycle du vieux papier, le sujet est dans l’actualité avec les enjeux environnementaux. Et puis, on ne peut plus avoir un monde où la seule valeur d’ajustement c’est le travail. Le fameux coût du travail !

Renault peut se plaindre de la chute du nombre de voitures vendues mais il ne fabrique que 25 % de sa production en France. Il faut un contrôle des investissements étrangers avec des règles identiques pour tous.

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1 er mai : « plus jamais ça ! »

Posté par cgtchapelledarblayupm le 30 avril 2020

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1 er mai : « plus jamais ça ! »

Nos organisations appellent à participer aux mobilisations syndicales pour donner au 1er mai 2020, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, un écho tout particulier dans le contexte de crise sanitaire. La pandémie qui se répand dans le monde entier révèle de manière tragique les dérèglements du capitalisme néolibéral et productiviste ainsi que les dysfonctionnements de l’actuelle gouvernance mondiale. La situation nécessite d’affronter ensemble les urgences écologiques, sociales et démocratiques.

Les impératifs de santé publique seront à l’honneur de ce 1er mai. Nos organisations appellent à manifester la solidarité avec les travailleurs.ses, en France et dans tous les pays, dont les activités continuent, souvent sans même le matériel de protection nécessaire. La solidarité aussi avec les « invisibles » que la crise a pourtant révélé.e.s comme indispensables, ainsi qu’avec les précaires et les « sans », dont la situation s’est dramatiquement aggravée pendant la crise.

Pour tout cela, nous exigeons :

 que la santé de toutes et tous soit une priorité, maintenant et après le 11 mai, date annoncée de sortie du confinement alors même que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.

 que toutes les mesures d’urgence soient prises pour lutter contre les inégalités sociales et pour préserver les droits de chacun.e durant cette période, dont celui d’un travail, d’une alimentation, d’un logement de qualité.

 que la protection sociale des jeunes soit refondée afin de les faire rentrer dans le droit commun. Les jeunes ne peuvent être ni la variable d’ajustement, ni les oublié.e.s de l’après.

 que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité soient des priorités pour le plan de relance de l’économie, à la mesure de l’urgence climatique.

 une solidarité avec les populations des pays pauvres, premières victimes des dérèglements climatiques, touchés par la crise sanitaire alors que leurs systèmes de santé et leurs services publics sont encore moins préparés que le nôtre à faire face à cette pandémie, sous la menace de crises alimentaires émergentes, passant en premier lieu par l’annulation de leur dette extérieure et le versement de financements additionnels d’urgence.

 que les multinationales s’assurent du respect des droits humains et de conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs employé.e.s par leurs filiales, fournisseurs et sous-traitants à travers le monde plutôt que de les laisser sans revenus, aides ou protections sociales, les rendant plus vulnérables aux risques d’exploitation plutôt que de verser des dividendes à leurs actionnaires.

Le monde d’après doit enfin appliquer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ce sont souvent des femmes, dans l’ensemble du secteur de la santé et du social, dans les services publics, dans les commerces, dans l’agroalimentaire, qui ont sauvé des vies, ont permis de nous alimenter, ont assuré des missions de protection de la population et ont permis à notre pays de tenir alors qu’elles sont toujours bien moins payées que les hommes : il est temps de reconnaître leur investissement.

Le monde d’après ne doit pas non plus se solder par de nouvelles régressions des droits démocratiques. De ce point de vue, en France comme ailleurs conscient.e.s de la nécessité de respecter toutes les mesures de confinement nécessaires, nous ne sommes pas moins indigné.e.s des violences policières, des contrôles abusifs, des atteintes à la protection des données personnelles et de la vie privée, de la violation des droits des migrant.e.s …

Lors de ce 1er mai, nous manifesterons aussi pour exiger un plan de relocalisation solidaire et écologique des activités de l’industrie, de l’agriculture et des services :

• «plus jamais» des travailleur-ses mis.e.s en concurrence et appauvri.e.s !

• «plus jamais» la dépendance aux marchés internationaux comme le manque de masques, de surblouses et de médicaments,

• «plus jamais» les produits qui font le tour de la planète engendrant pollutions et émissions de gaz à effet de serre !

• Et «plus jamais» la captation des ressources naturelles du Sud au seul profit des transnationales des pays riches.

Pour que le jour d’après ne soit plus comme le jour d’avant, tout soutien public aux entreprises doit d’ores et déjà être conditionné à une reconversion écologique et sociale, qui nous permettra de créer des centaines de milliers d’emplois de qualité en France. Le gouvernement ne doit pas remettre en cause, sous l’influence des industries polluantes, les engagements et les objectifs environnementaux, déjà très en dessous du niveau exigé par l’urgence climatique. Il doit aussi suspendre les ventes d’armes qui alimentent les conflits et le terrorisme, et réfléchir à abandonner la dissuasion nucléaire coûteuse et plus dangereuse qu’efficace. Nous exigeons que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité soient des priorités pour le plan de relance de l’économie, et qu’elles soient à la mesure de l’urgence climatique.

Lors de ce 1er mai, nous manifesterons encore pour obtenir un plan de développement de tous les services publics et une revalorisation des métiers d’utilité publique :

• «plus jamais» les hôpitaux débordés du fait des fermetures de lits et du manque de soignant.e.s,

• «plus jamais» d’une recherche publique manquant de crédits,

• «plus jamais» des services publics exsangues,

• «plus jamais» des Ehpad délaissés,

• «plus jamais» des personnes sans revenu et en précarité alimentaire.

• «plus jamais» de fausses excuses quant au manque de budget public pour les financer, alors qu’une fiscalité plus juste (y compris sur la fortune / le patrimoine), une véritable lutte contre l’évasion fiscale et la transformation de la dette publique en dette perpétuelle à taux zéro par la BCE en donneraient les moyens.

Même confiné.e.s, manifestons toutes et tous le 1er mai, depuis chez soi, avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux. Rendons visibles, exprimons ce que nous voulons en France comme ailleurs : un changement de cap, pour un futur écologique, social, féministe et démocratique !

 

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Lettre au Président de la république

Posté par cgtchapelledarblayupm le 30 avril 2020

 

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Lettre à Mr Macron, Président de la république, de la part du syndicat CGT Chapelle Darblay, de l’union départementale CGT 76 et de la région CGT Normandie.

Grand-Couronne, le 29 avril 2020


Monsieur Le Président de la République

Emmanuel MACRON

Palais de l’Elysée 55 rue du Faubourg Saint-Honoré

75008 PARIS

Monsieur le Président de la République,

Nous savons que vous êtes trop souvent sollicité pour des intérêts particuliers ou des causes spécifiques. Organisation syndicale représentative des salariés, nous avons de multiples interlocuteurs dans les services déconcentrés de l’Etat et dans quelques ministères. Mais, les acteurs et décideurs économiques appartiennent d’abord au secteur privé et sont avant tout des grands groupes transnationaux, notamment dans la filière papier-bois et singulièrement, dans notre cas, le groupe UPM.

Si nous nous adressons directement à vous c’est donc uniquement pour une raison d’intérêt général et national et, pour le strict respect de la parole présidentielle. En effet, nous savons aussi que cette multiplicité des acteurs publics et privés empêche trop souvent la décision ou ne permet pas toujours de rendre cohérente et lisible une politique. L’ensemble contribue à discréditer encore davantage la parole publique.

Assurément, la crise sanitaire que nous vivons a reposé la question de la souveraineté et de l’indépendance de la Nation. Dans votre discours du 12 mars dernier, tirant les premières leçons de cette pandémie, vous affirmiez la nécessité « de construire, plus encore que nous ne le faisons, une France souveraine, une France et une Europe qui tiennentfermement leur destin en main ». A nouveau, dans votre discours du 13 avril, vous affirmiez « qu’il nous faudra rebâtir une indépendance agricole, sanitaire, industrielle et technologique française ».

Nous vous avons entendu et compris. C’est exactement ce que nous souhaitons et voulons faire en préservant les capacités de production de papier journal sur le site de Chapelle Darblay à l’opposé des décisions de vente ou de fermeture du groupe UPM, propriétaire du site. Nos écrits et actions depuis plusieurs mois et années maintenant le prouvent.

Unique en France, notre entreprise produit du papier journal recyclé à 100 % à partir de la collecte des papiers usagers sur l’ensemble de la vallée de Seine et au-delà. de sa production est destiné au marché français dont représente la consommation française de papier journal. Nous avons l’honneur de pouvoir citer notre entreprise comme un exemple pour construire une économie circulaire avec des circuits courts sur notre vallée de Seine. Nous sommes fiers d’être le maillon d’une filière qui permet l’indépendance de notre pays, y compris pour sa presse écrite.

De plus 700/0 de la production est destinée au marché européen. Sa disparition amènerait les journaux de l’Union Européenne à recourir à du papier non recyclé, évidemment moins écologique et plus coûteux. Saisie par nos soins, la Commission Européen a d’ailleurs expliqué prendre en considération les besoins spécifiques et leurs conséquences que nous avons exprimés dans la formulation des plans des fonds sociaux européens à l’appui des objectifs du Pacte Vert Européen.

Le temps nous est cependant compté. En effet, à défaut d’un repreneur, l’usine fermera ses portes le 15 juin, date d’échéance du PSE. 230 salariés seront alors licenciés. D’autant que le groupe UPM ne semble pas disposé à vendre l’entreprise mais bien à faire disparaître l’activité. Pour l’instant le groupe ne s’est pas attaqué aux machines, comme ce fut le cas lors du précédent PSE, ou plus récemment dans la Papeterie de Docelles dans les Vosges. Cependant, cette crainte constante, rendrait alors totalement impossible la reprise de l’entreprise et la survie de cette filière.

Il faut, à un moment, des arbitrages et des actes forts pour donner une direction, redonner confiance au pays et mettre en conformité les actes avec les paroles. La réappropriation de l’outil industriel, par exemple par une réquisition nationale et régionale, en faisant valoir le droit de préemption, serait une illustration forte, répondant ainsi aux enjeux économiques, sociaux, et environnementaux. D’ailleurs comme indiqué par le Secrétaire Général de la CGT, Philippe Martinez, dans son courrier du 06 avril, la remise en production de la machine 3, en veille depuis 2015, pourrait répondre avec un financement public aux besoins de la production de masques de protection.

C’est pourquoi nous sommes persuadés et restons confiants, Monsieur Le Président, que les services de l’Etat sauront prendre les décisions pour préserver et développer le site de production de Chapelle Darblay et l’ensemble de la filière papier-bois dans notre pays afin de travailler à la reconstruction de notre système productif, de défendre l’indépendance nationale et de respecter la parole présidentielle.

Espérant que ce courrier retiendra toute votre attention, nous restons à votre disposition.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’expression de nos respectueuses salutations.

signatures

 

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