• ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

  • Méta

  • Visiteurs

    Il y a 3 visiteurs en ligne
  • Mes albums récents

    • Album : manif 1er mai 2017
      <b>1</b> <br />
    • Album : Nos retraités cgt en manif
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : solidarité Arjo Wizernes 13 fevrier
      <b>IMG_0804</b> <br />
    • Album : manif 23 et 28 juin
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : Manif 9 juin
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : Manif 26 mai
      <b>13239083_251444458550740_880168344101042002_n</b> <br />
    • Album : Manif du 19 mai
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : fête sports 2016 chapelle
      <b>1</b> <br />

la charte papetière

image0031.jpg

                          

Charte revendicative 

de la filière papetière 

Il y a urgence.

  

Les groupes papetiers nous disent : les marchés européen et français sont “matures”, il faut y baisser la production et  les emplois, les profits sont en Chine, en Amérique latine, en Europe de l’est, là où la main d’oeuvre est moins chère. Et là, ces groupes mettent en place des machines géantes, pour une production standard bas de gamme… Tout ça pour que les actionnaires collectent le plus vite possible des gains de rentabilité à deux chiffres.

Nous estimons qu’ils désertent ! Pourquoi ? Jamais le papier n’a autant concilié à ce point l’avenir d’une filière industrielle et celui d’une production compatible avec le respect de l’environnement et de la consommation raisonnable d’énergie.

 Le papier est la solution alternative aux produits non recyclables et non biodégradables. Il contribue à exploiter dans les normes de respect environnemental le parc forestier national et à recycler les papiers et emballages usagés. 

Nous voulons opposer à une politique de mondialisation libérale une orientation industrielle et sociale au service de la collectivité. Nous voulons briser un amalgame : papier = déforestation, Il y a bien un danger de déforestation à l’échelle planétaire.

Mais en France, la forêt s’étend chaque année de milliers d’hectares ! La production papetière contribue à l’entretenir, pas à la tuer. En outre, 65% des fibres utilisées en France sont recyclées.

Nos propositions et revendications tournent le dos à une production à outrance. Nous voulons réconcilier la tradition papetière qui est la nôtre avec les besoins réels, l’emploi et l’équilibre nécessaire au respect de l’environnement. 

Moratoire immédiat 

������ Suspension immédiate des licenciements, fermetures, restructurations, cessions, arrêts de machines, ce moratoire est une mesure de sauvegarde. 

������ Les pouvoirs publics et les directions d’entreprises et de groupes nous doivent une politique industrielle, pour la substituer aux suppressions d’emplois et de capacités de production. 

������ Les petites et moyennes entreprises de la profession doivent être aidées pour passer le cap de la cessation de paiement, par des aides sous forme de prêts bonifiés ou de prêts facilités. 

������ Les délocalisations envisagées ou déjà entreprises doivent être taxées de façon à les dissuader : toute aide publique, nationale ou européenne, doit être restituée, toute délocalisation doit être sanctionnée par une amende compensatoire versée au compte du développement de l’emploi papetier stable, sur le bassin d’emploi qui a subi le préjudice de la délocalisation. 

Pour une intervention rapide des pouvoirs publics Le moratoire suppose que les pouvoirs publics jouent leur rôle: valoriser la richesse professionnelle, le savoir-faire, les qualités de l’industrie papetière 

������ Que le ministère de l’Industrie remplisse sa fonction et établisse une politiquepapetière. Les pouvoirs publics en ont-ils le pouvoir ? Bien sûr que oui. L’intervention de la force étatique dans le domaine industriel est permanente. Les régions, auxquelles nombre de compétences sont transférées, représentent un acteur privilégié.

La région est le cadre naturel de développement de notre industrie. Quant à l’Union européenne, ses fonds publics doivent être placés sous le contrôle collectif des partenaires de la filière papetière, pour servir à orienter les productions papetières liées au développement durable et non aux restructurations capitalistiques. Les mesures industrielles indispensables Un véritable plan papetier est nécessaire : ������ La consommation de papier n’a jamais été autant sollicitée par l’informatique, les journaux gratuits, la production de livres ect. Jamais le papier n’a offert autant de possibilités de remplacer, dans la grande distribution par exemple, les matières réfractaires à tout recyclage. La production papetière doit recenser ces besoins réels, y répondre en mettant le savoir-faire de ses chercheurs et de ses salariés au service de ces besoins réellement existants. 

������ Pas de délocalisation des industries clientes sans étude préalable et suspensive de l’impact de ces délocalisations. 

������ L’énergie doit faire l’objet d’une politique confiée à l’opérateur national, EDF. EDF doit consentir des tarifs préférentiels aux industriels qui lui font confiance et qui s’engagent avec elle. 

������ La ressource bois met en concurrence divers opérateurs. Une gestion coopérative de la forêt s’impose, avec l’Office national des forêts, sous l’égide des pouvoirs publics régionaux. 

������ Les fermetures d’usine qui affectent les scieries sont un facteur déstabilisant pour la filière. Un soutien aux PME de ce secteur doit être créé ou activé en leur faveur. 

������ Les lieux communs persistent sur le papier destructeur de forêt. Aux pouvoirs publics, avec les opérateurs de la profession, notamment l’Office national des forêts (ONF), de rétablir la vérité en matière de consommation de bois, d’eau, et d’environnement. 

������ Les collectivités territoriales, industries de la filière papier doivent valoriser l’usage de bois issus de forêts gérées durablement. Les entreprises se doivent d’offrir des produits avant les labels qualité environnementaux (FSC, PEFC…).  

������ La grande distribution, en raison de son poids dans la filière, a une responsabilité particulière : elle doit arrêter d’imposer des prix d’achat inférieurs aux coûts réels de production, et privilégier le papier et le carton recyclables, pour l’emballage et le service au client. 

Recherche et développement, formation La recherche et le développement, dont tout le monde s’accorde à considérer l’importance dans la compétition internationale, sont délaissés et par l’Etat et par les entreprises. Les outils de recherche existent : CTP, AFOCEL, EFPG, CTBA, INRA, ONF, CEMAGREF, Institut du pin. Crédits bloqués, objectifs tournés vers la rentabilité, voilà leur sort ! Les grands groupes papetiers concentrent leurs centres de recherche, ce qui aboutit à l’affaiblissement du potentiel national.

Pour développer les emplois et l’activité industrielle de demain, l’investissement public et privé dans la recherche et le développement doit s’opérer dans plusieurs directions : 

������ Augmenter les dotations des organismes de recherche pour qu’ils investissent et embauchent des chercheurs. 

������ Favoriser les coopérations inter-centres. La mutualisation de techniciens et ingénieurs de recherche dans la profession. 

������ Soutenir les entrepreneurs innovants. L’industrie papetière, à la différence de nombre de secteurs industriels, dispose d’une filière complète de formation professionnelle (du CAP au diplôme d’ingénieur). La crise du secteur industriel menace cette filière, indispensable pour l’avenir industriel. La profession et les pouvoirs publics doivent assumer leurs responsabilités. 

Pour un métier attractif, stable et qualifié Les métiers de la profession oscillent entre difficultés d’embauche et facilité de licenciements D’un côté, les conditions de travail sont pénibles et les rémunérations très basses, de l’autre, les plans de licenciement et les destructions d’emploi s’accumulent.

Avec la quasi-inexistence d’embauche, la moyenne d’âge des salariés a fait des bonds en avant. La formation professionnelle, initiale et continue, est le parent pauvre, totalement déconnectée des besoins réels au regard de la mise en place des nouvelles technologies. 

Pour un statut stable du travail salarié 

������ Nous revendiquons un statut du travail stable dans la filière papetière. La première des mesures à prendre devant les aléas économiques, c’est de protéger l’emploi. Inverser la logique actuelle, où toute décision stratégique suppose de licencier, voilà ce que nous voulons.  La continuité du contrat de travail doit être établie, de telle manière qu’en cas de changement dans la production ou dans son organisation, le recours à la rupture du contrat de travail soit exceptionnel, au lieu d’être la règle. 

������ Tout salarié doit bénéficier, automatiquement, de mesures de protection de son emploi, ce qui implique l’engagement automatique de la responsabilité de l’employeur dans le maintien des emplois, même s’ils doivent être réaménagés ou reconvertis. 

������ Le gâchis de la destruction des compétences doit cesser par l’établissement d’un contrat social à l’échelle du secteur papetier, qui créera ce statut stable du travail salarié. Pour une sécurité sociale de la profession papetière 

������ Tout salarié de la filière papetière doit occuper un emploi stable ou être en formation pour réoccuper un emploi stable. La sécurité de la profession doit être instaurée contre l’incertitude et la peur qui règnent aujourd’hui, pour des causes réelles ou soigneusement orchestrées. 

������ Le principe de solidarité pour lequel nous nous battons implique la création d’un système de caisse sociale dans la profession, basé sur celui de la sécurité sociale. Elle financera, notamment par les cotisations des employeurs, les mesures nécessaires aux formations professionnelles et aux reconversions de tous les personnels dont les postes de travail seraient remis en cause. 

������ Le risque de perdre son emploi n’est pas ” naturel “, causé par les caractéristiques de l’individu salarié. Au contraire, ce risque est cause de basculement dans la précarité, et la déchéance sociale. C’est un risque social, qu’il faut définir et instituer comme tel.  

������ Dans notre filière papetière, une caisse paritaire doit être créée correspondant à la couverture sociale de ce risque de perdre l’emploi. 

Pour une formation professionnelle continue à la hauteur des enjeux 

������ Les comités d’entreprise doivent être dotés d’un droit renforcé en matière d’élaboration et de suivi des plans de formation. 

������ L’effort de formation doit corriger ses objectifs restreints aux besoins immédiats de l’exploitation et peu valorisés en terme d’évolution salariale. L’effort s’adressera aux ouvriers, aux anciens comme aux jeunes, aux salariés des grandes entreprises comme à ceux des PME, aux hommes comme aux femmes 

Pour une action nationale en faveur de la filière professionnelle et de ses emplois Toutes ces propositions et revendications sont ouvertes à bien d’autres, qui ne manqueront pas de surgir des entreprises, où des débats autour de cette charte seront organisés. 

C’est donc une charte ouverte à toutes et tous que nous proposons. Une telle somme de revendications ne peut que reposer sur l’action. Nous vous proposons de l’organiser de telle manière que la défense de notre industrie et de ses emplois soit portée par un vaste mouvement national, unitaire, ouvert à tous. Seul un tel mouvement créera les conditions pour que les objectifs soient atteints et que les revendications soient satisfaites.  Nous ne gagnerons que si ce mouvement, qui restaurera la solidarité et l’unité entre salariés, se construise à l’échelle nationale. Secteur fédéral papetier : Patrick Bauret – 01 48 18 80 23 

Laisser un commentaire

 

ZONĂ LIBERĂ DE MA... |
Dekra Box - CFDT Industria... |
poureuxavanttout |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | corps des humbles
| PAIE ACTUALITY
| Ecole St Vincent de Paul de...