• ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait.

  • Méta

  • Visiteurs

    Il y a 2 visiteurs en ligne
  • Mes albums récents

    • Album : manif 1er mai 2017
      <b>1</b> <br />
    • Album : Nos retraités cgt en manif
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : solidarité Arjo Wizernes 13 fevrier
      <b>IMG_0804</b> <br />
    • Album : manif 23 et 28 juin
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : Manif 9 juin
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : Manif 26 mai
      <b>13239083_251444458550740_880168344101042002_n</b> <br />
    • Album : Manif du 19 mai
      <b>SONY DSC</b> <br />
    • Album : fête sports 2016 chapelle
      <b>1</b> <br />

Le petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay, bientôt impitoyable !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 3 mai 2013

Compte rendu du Comité d’Etablissement du 24/04/2013

 Le petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay,

bientôt impitoyable !

 Le mois dernier, on s’inquiétait de savoir où ils nous emmènent, on commence à savoir … au bal costumé…tee-shirtLe petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay, bientôt impitoyable !    dans CGT UPM Chapelle Darblay images002 obligatoire, derrière leur banderole ! Ou à l’abattoir,  à quand un barbecue ! À quand la maison du bonheur comme ils ont fait à Stracel… ! En tout cas…sans nous, on vous appelle encore et toujours à résister, à vous indigner, à ne pas participer à leur mascarade, y compris par l’action collective s’ils mettent la pression et se cache derrière de l’obligatoire, nous sommes des papetiers, des mécanos, des caristes, des administratifs, etc.,  pas des clowns encore moins des moutons, à nous salariés libres, ils nous restent notre droit à lutter et à cesser le travail quand nous ne sommes pas d’accord et en colère.

Alors que l’organisation du travail prend l’eau de toute part, la Direction a choisi de noyer le poisson en proposant des jeux, des cadeaux et autres fantaisies qui occupent une partie du personnel.

images dans CGT UPM Chapelle Darblay L’autre partie, consciente de l’intention de bêtifier, voire soumettre, les créateurs de la richesse que sont les travailleurs, refuse cette option prise par la Direction et défend, revendique sa liberté d’agir, de penser.

 La réussite passe toujours par le débat, l’échange d’idées et non par un quelconque standard sorti de l’imagination d’un savant et loin de la pensée collective.

Nos nombreuses questions restent sans réponses aujourd’hui alors que l’échéance de la restructuration approche.

N’oublions pas que le Directeur a des objectifs à remplir, lui aussi, sur les quatre points concernant les coûts fixes (se rappeler notre tract sur l’entrevue avec M. Lampinen).

images-1

 Trop d’encadrement : pas de réponse !

Coût intérim : Pas de réponse !

Coût maintenance : Pas de réponse !

Flexibilité : Pas de réponse !

 Est-ce du retard,  Est-ce une manœuvre ? Trop de temps passé sur le terrain ? Est-ce le rôle du Directeur de distribuer des tee-shirts « oui-oui » (qu’on retrouve parfois dans les poubelles !) ?


ure, nous restons persuadés qu’il vaudrait mieux rester à son poste et le défendre.
 Même si ces actions, journées servent d’exutoire pour des salariés qui ne peuvent plus voir leur chef en peint

Ras le bol de ce déploiement « de bons sentiments » alors que l’avenir du site et de vos emplois se joue certainement cette année.

 Nous disons aux jeunes : RÉVEILLEZ-VOUS, car vous bénéficiez d’avantages que vos ainés sont allés chercher pour mieux vivre !

Vous êtes l’avenir, accompagnez les anciens qui ont déjà beaucoup donné lors de toutes ces batailles, ces luttes, etc…     eux ont déjà fait leur part  !!!

Temps de travail, RTT, primes, 35h, etc…Tout cela pourrait voler en éclat très rapidement si…

Notre Directeur et la RH avouent à demi-mots qu’il faudra passer par une nouvelle organisation du travail.

Marche de l’usine.

Bon fonctionnement global des machines mais toujours quelques soucis d’emballage et de bobineuses. Ces dernières ne permettent pas toujours de travailler en sécurité, un comble avec des chefs de ligne plongés dans les pôles divers et autres responsabilités.

Ventes au premier trimestre : France : 24000 tonnes environ  Europe : 15600 tonnes environ  Grande export. : 49000 tonnes environ (environ 55%). Grâce aux ventes vers la grande exportation les machines sont bien couvertes.

 Investissements : 2.3 millions d’euros demandés pour : Les bobineuses, l’emballage, presse PM6, sècherie PM3, réseau incendie stockage.

 Effectifs : stables en mars.

Nous sommes 420 et donc pas assez !!!

Intérim : 319 jours en mars, essentiellement en logistique, pour un coût de 86700 €.

Vêtements de travail : Economie oblige ; il n’y aura pas de dotation pour 2012 et le nettoyage sera mis en place prochainement. Les moins bien lotis devront se tourner vers le stock tampon. Nos autres demandes sont acceptées.

Absentéisme : 3.37% en moyenne. Nous dénonçons ce chiffre qui ne reflète pas la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les salariés, confrontés à des licenciements, à des inaptitudes de plus en plus nombreuses, à une pression de l’encadrement de moins en moins masquée qui culpabilise la personne  touchée, atteinte dans sa chair !

Des personnes qui renoncent à s’arrêter, mettant leur santé de côté pour le bien du service ! ?

Sécurité : Un mot sur les tournées d’observation : Légales ? Nous demandons à la RH de vérifier la légalité de ce document où une partie est subjective et interdite par le code du travail !

Pour le reste, on nous dit que tout va bien ; peu de soins, pas d’accident !!! Dans le petit monde merveilleux…

asterix-249x300Persiflages : Le petit monde merveilleux de Chapelle-Darblay …     Journée nettoyage : L’encadrement qui doit vouloir montrer l’exemple et se met au boulot : une nouvelle méthode de prise de congés ou comment camoufler un accident le jour de la fête du grand nettoyage, une chute, du mal à se rendre à l’infirmerie, un ou deux malaises quand même, une absence de plusieurs jours et retour au travail dans le plâtre. Comme c’est touchant cette servitude, pour mieux travailler d’une main……. de fer ……. y a pas à dire, ils sont beaux ces encadrants !!!

Encore : Où certains comptent des bouchons d’oreille pendant que d’autres comptent les jours avant leur licenciement ! Où certains sortent les balais, les fourches, les chiffons pendant que d’autres sortent leur carte de pointage au pôle emploi !

Et encore : Pour certain, la bosse du travail rejoint la bosse à la tête…mais ne laisse pas de trace. Bon rétablissement quand même.

Au fait, il paraît que la nouvelle politique sécuritaire n’a pas d’influence sur les déclarations de soins.

 

Conseil de surveillance du 25/04/2013, Paris. Levallois.     Le temps se gâte !

 Deux informations importantes avec l’annonce de la dépréciation de plusieurs sites UPM et l’accord flexibilité chez Raflatac.

Dépréciation de sites pour 1.7 milliards d’euros, dont notre usine dépréciée de sa valeur à hauteur de 76 millions d’euros.

Après notre stupéfaction, vient la question, dans quel but ? Se préparer à une vente ?

Processus mis en place à Stracel à l’époque. Certains demandent des investissements et d’autres baissent la valeur du site industriel !

Nous lançons dès à présent une enquête sur ce sujet capital.

Flexibilité chez Raflatac. Un accord sur la flexibilité est proposé sur leur  site et porte sur la création d’une équipe V.S.D avec les avenants aux contrats de travail qui stipuleraient que les salariés peuvent être amenés à changer de machine selon les commandes. Tout ceci avec le même effectif, il va sans dire ! Attention au refus de travail.

D’une manière générale la consommation de papier en Europe continue de chuter (total 2012 :-10%). Les experts évaluent à 50/50 la part du numérique et de la crise actuelle.

La grande exportation  représente aujourd’hui 42% du chiffre d’affaires de Chapelle.

A la direction de Chapelle de rassurer son personnel et de trouver des solutions partagées et non imposées, pour continuer à produire encore longtemps.

 

 Réunion D.P du 29/04/2013

Economies obligent, rien à espérer par le dialogue.

 Les primes de bonus égale pour toutes et tous : c’est NON. Pas d’égalité, ce sont les règles UPM et pas non plus de transparence quant aux sommes versées selon le statut. Que touchent les cadres ? La Direction ne voit pas l’intérêt de « divulguer » cette info.

Paiement à 100% du bonus sécurité pour les salariés qui ont eu à subir un accident : c’est NON. C’est lenon règlement UPM.

 Reconnaissance de la pénibilité pour les salariés postés âgés. C’est NON. Pas de négociation au niveau d’UPM.

Respect des accords.

Réponse : C’est aux superviseurs de faire respecter l’organisation du travail.

Ensuite le responsable de ligne juge la pertinence des choix, des demandes. (Comme la formation par exemple).

Pourquoi les remplacements ne se font pas jusqu’à l’ouvrier. (Superviseur de jour détaché par exemple). Pourquoi certains postes ne sont plus tenus ? assistant machine, etc…

Nous demandons à mettre les bobineuses PM3 en surcroît de travail et d’adapter l’effectif qui en découle. (Le chef de ligne l’a reconnu en réunion de CHSCT, nous attendons la mise en œuvre)

D’après notre RH, pas trop de retour de dysfonctionnement du protocole, donc …. Pas plus que ça de problèmes, à vous qui subissez d’apprécier.

refus-300x195 Médaille usine, 25h de gratification, pour 42 ans de présence. C’est NON. L’entreprise ne peut pas supporter un surcout de 58 000€.

 Congé accepté/refusé : La Direction s’appuie sur les Informations Législatives qui stipulent que pour  « raison impérieuse » un congé peut être annulé.

Ceci ne nous apprend rien, c’est une lapalissade de plus. De notre côté, nous vérifions auprès de l’inspection du travail le sens de ce terme et le cadre de son application.

D’une manière générale vous avez compris que la Direction a bloqué toute amélioration possible des conditions de travail et autres sujets. L’argent n’est disponible que pour des tee-shirts, pas pour des vêtements de… travail !

Versement du bonus 2012.001

Epris de justice, la Direction reverse un bonus hiérarchisé qui correspondrait à l’implication de chacun. Les ouvriers apprécieront. Notre colère leur passe au-dessus de la tête !

Sauf erreur de notre part, aucune information de la Direction ne circule sur le détail du calcul de celui-ci. Et pour cause.

Le chiffre avancé de 1.98% du salaire brut est minoré par le coefficient qu’UPM applique selon les circonstances.

Réellement, nous avons touché moins que ce que nous méritions.

 Continuez, continuons à faire des efforts…

 Nous proposons que le Comité de Direction de Chapelle-Darblay redistribue de manière égale, la somme globale à tous ses salariés, du plus bas au plus haut salaire !!! Chacun contribuant, à son niveau, à la pérennité du site. 

 Quelle belle idée, quelle idée généreuse.

Publié dans CGT UPM Chapelle Darblay | Pas de Commentaire »

7 Jours Filpac CGT

Posté par cgtchapelledarblayupm le 2 mai 2013

7 Jours  Filpac CGT

Paradoxe ? Le rejet de l’austérité est majoritaire, mais reste à transformer ce refus populaire en espoir et en action. Les bouts divisés du syndicalisme doivent rassembler leurs efforts pour faire barrage à cette austérité, et imposer une politique favorable au peuple. Avec les organisations combattant le libéralisme et le FN-UMP, un cadre de mobilisation doit être créé. Le 5 mai peut être une étape. Bien d’autres, menant à un nouveau Front populaire, sont indispensables. C’est la seule antidote à la résignation et à la peur. Tel est notre parti pris de l’avenir.

5 millions de chômeurs, c’est 5 millions de raisons de changer de politique

Le 1er Mai tout le monde était bien d’accord : l’austérité, c’est non. Il nous faut transformer ce refus majoritaire en force majoritaire, dans l’action. Rien n’est joué. Rien n’est écrit par avance, le FN-UMP n’a pas conquis le pouvoir. Tout est possible, à la condition que nous nous occupions de nos affaires !

 Car Hollande ne s’occupe que des affaires des patrons !

 Hollande amnistie les patrons, pas les syndicalistes et les salariés en lutte !

Le chômage atteint un record, selon l’INSEE : 5,3 millions de chômeurs. Qu’importe à Hollande : le président reçoit les siens, 300 patrons triés sur le volet en son beau palais de l’Elysée, la veille de la fête du Travail. Pourquoi ? Flatter l’entrepreneur, oublier le chômeur. Il distribue de l’argent à ces patrons qui avaient hurlé contre des taxes visant la transmission de leurs capitaux. Les vautours s’étaient déguisés en pigeons, jouant les Calimero. Quelques mois après, Hollande les amnistie et leur distribue des fonds publics, quelque 200 millions après les 20 milliards de crédit d’impôts, dont l’emploi ne verra pas un seul kopek.

Et ce quelques jours après avoir ordonné aux parlementaires de sa majorité de ne pas voter une loi d’amnistie, plus symbolique qu’efficace par ailleurs, concernant des salariés et des syndicalistes inculpés ou condamnés pour avoir lutté. D’autant plus scandaleux que tout le monde a vu la douceur avec laquelle ont été traités les activistes d’extrême droite, fauteurs d’agressions et de violences dans les cortèges homophobes.

La messe est dite, Hollande est l’autre pays de l’austérité. Et nom de quoi, cette austérité ? Au nom du service de la dette.

La dette, une affaire Cahuzac grandeur XXL

La dette est un mensonge qui relègue Cahuzac au rang d’amateur en escroquerie. Elle justifie l’écrasement des dépenses publiques, des salaires, de la protection sociale. Nous devrions lâcher nos emplois, culpabilisés de coûter trop cher, lâcher notre Sécurité sociale parce que c’est ça qui plomberait la sacro-sainte compétitivité.

Pourquoi ce mensonge ?

La dette provient d’une raison majeure : l’Etat n’emprunte pour ses dépenses qu’aux marchés financiers privés. Les banques privées lui prêtent à des taux déterminés par les agences de notation au service… des banques. Si un gouvernement écrase bien les salaires, obtient un gros volume de chômage, donc parvient à baisser la masse salariale (ils appellent ça « réforme »,), alors il a droit à un taux d’emprunt de complaisance. Et Hollande se vante d’emprunter à des taux négatifs. Au prix de la facture de l’austérité qui nous est présentée…

 La dette publique que nous devrions rembourser est un tonneau percé !

Pour une première raison : elle est devenue un objet de spéculation. Les mêmes banques qui prêtent ont créé parallèlement un marché spéculatif sur la dette de Etats, qu’ils appellent « souveraine ». On voit par exemple ce spectacle hallucinant de la Banque de France spéculant sur la dette grecque. Elle en a tiré 1,3 milliard dans ces comptes 2012, alors qu’elle devrait être au service des citoyens.

L’autre raison, c’est que le remboursement de la dette entraîne un cercle vicieux : plus l’austérité est lourde, plus l’activité économique, le pouvoir d’achat et l’emploi reculent, plus la richesse créée est en baisse… plus la dette s’accroît ! Et plus de nouvelles mesures d’austérité sont prises, qui vont renforcer le coulage. C’est ça qui nous a conduit à la récession. Et cette politique est orchestrée par l’Union européenne, à laquelle Hollande s’est soumis, dès les premières heures de sa présidence.

La troisième raison est apparue publiquement à l’occasion de l’affaire Cahuzac. L’évasion fiscale est le sport national des patrons. Le flot ininterrompu de capitaux passe par l’autoroute des paradis fiscaux. Non seulement aucune mesure n’est prise pour imposer aux patrons le respect du juste paiement de l’impôt, mais en plus le nombre d’exonérations d’impôts et de cotisations sociales dont ils bénéficient alourdissent les déficits publics, qui nous sont présentés comme la raison absolue de l’austérité !

Et nous devrions accepter d’être emprisonnés, pour des années, par cette escroquerie de la dette ?

Nos revendications sont désormais liées à un changement de politique !

  • Si nous voulons obtenir le simple rattrapage des salaires sur la hausse réelle des prix, il nous faut faire grève. Là où il n’y a ni action ni syndicat, c’est zéro pour l’année ou pire, une régression annoncée. Parce que gouvernement et patronat ont condamné les salaires à baisser. Telle est la fonction de la loi sur la flexibilité.
  • Si nous voulons défendre l’emploi, les négociations tolérées portent exclusivement sur un traitement un peu plus civilisé des licenciements.
  • Et quand nous abordons la conférence sociale des 20 et 21 juin, c’est pour envisager une défense d’un système social que le pouvoir et le Medef s’apprêtent à sacrifier à nom de la compétitivité.
  • Renoncer à l’objectif d’une autre politique alternative à l’austérité, ce serait nous réduire à l’impuissance face à cette formation d’extrême droite nommée « FN » qui s’autoproclame représentante du peuple, et qui a réussi une OPA idéologique sur l’UMP.

Quelle autre politique ?

Mesures d’urgence ? Stopper l’hémorragie des licenciements par une loi protégeant le contrat de travail, comme celle qui le garantit en cas d’arrêt maladie. Transformer les contrats précaires en CDI. Ouvrir les entreprises aux jeunes par une diminution du temps de travail. Une loi Florange-M Real qui protège les sites industriels et leurs emplois contre la braderie en cours,. Une augmentation des salaires pour relancer une activité économique nationale basée sur la consommation intérieure.

Mesures de fond ? Dénoncer la dette comme illégitime, soumettre les banques spéculatrices et usurières, les transformer en convoyeurs de fonds sans contrepartie vers les dépenses publiques. Le pôle public financier doit redevenir dominant. Création d’un pôle industriel public, tourné vers les nombreux besoins non satisfaits (logements, équipements collectifs, santé…). Doter les services publics de moyens pour capter les capitaux spéculatifs en cours permanent d’évasion ou déjà réfugiés dans les paradis fiscaux. Annuler les exonérations fiscales accordées au Medef. Appliquer la Constitution : chacun a le devoir de travailler et le droit à un emploi, dans le cadre d’une protection sociale globale.

Une autre politique pour une république sociale : c’est ça ou la réaction, comme du temps du Front populaire. On le sait bien, tous ! Alors, si vraiment « on lâche rien », retroussons nos manches.

Publié dans FILPAC | Pas de Commentaire »

Le 1er mai n’appartient qu’aux travailleurs !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 30 avril 2013

Le 1er mai nappartient quaux travailleurs ! Le 1er mai n'appartient qu'aux travailleurs ! 1er-mai

Une vulgate bien établie fait remonter les origines du 1er mai aux évènements de Chicago en 1886 où la grève des ouvriers américains pour la journée de huit heures se termine dans un bain de sang. Certes, si cette parenté n’est pas entièrement dénuée de tout fondement, elle n’est pas tout à fait exacte, car elle masque, en réalité, la place éminente qu’occupe le mouvement ouvrier français dans la genèse de cette histoire.

C’est en juillet 1889 , et certainement dans l’espoir d’apporter un utile contrepoint prolétarien aux célébrations du centenaire de la Révolution française, que le mouvement socialiste international décide de se donner rendez-vous à Paris. organisé à l’initiative de guesdistes , de blanquistes et de la tendance Vaillant de la Fédération nationale des syndicats, le Congrès international socialiste rassemble, dans « la salle des Fantaisies parisiennes » , du 14 au 21 juillet 1889 , 377 délégués venus du monde entier.

C’est au cours de ce Congrès que va naître réellement la journée internationale des travailleurs. Le 20 juillet 1889 , sur proposition de Raymond Lavigne , alors secrétaire de la Fédération nationale des syndicats, les délégués adoptèrent à l’unanimité une résolution appelant les travailleurs à organiser « une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent en demeurent de réduire légalement à huit heures la journée de travail ». Au cours des débats, la date retenue fut fixée au 1er Mai, en référence à la décision prise en 1888 par l’American Federation of Labor lors de son Congrès de St. Louis, de faire du 1er Mai 1890 un temps fort de lutte pour la journée de huit heures.

1890

Les premières manifestations du 1er Mai eurent lieu pour la première fois en 1890. D’emblée la dimension internationale des mobilisations, aux formes diverses et d’ampleur inégale, frappent les esprits. L’objectif central reste la journée de huit heures, mais d’autres thèmes revendicatifs émergent selon les contextes nationaux. Quoiqu’il en soit, le caractère universel et la force des mobilisations donnent un retentissement considérable à cet évènement.

1891

Le deuxième 1er Mai devait être tragiquement endeuillé par ce qui se passa à Fourmies où tombèrent les premiers martyrs de la journée internationale des travailleurs. La troupe présente tire sur la foule rassemblée. Le bilan est lourd : dix morts et plusieurs dizaines de blessés. L’indignation provoquée par ce massacre traverse aussitôt le pays et dépasse les frontières. Sans nul doute, ce drame contribua à donner à cette journée une nouvelle dimension de lutte, de solidarité et de générosité ouvrières.

1906

À la fin du XIXe siècle, l’enthousiasme initial tend à s’estomper. C’est la CGT, inspirée par le grand projet de la grève générale et par le désir de paix entre les nations, qui réactive les mobilisations. Ce désir de « prendre la rue » culmine à l’occasion du 1er Mai 1906 qui fut certainement la plus grande manifestation organisée par la jeune CGT en faveur des huit heures.

1919

L’expérience révolutionnaire qui se joue à l’Est concentre tous les regards et encourage toutes les audaces, une dynamique révolutionnaire se déploie à nouveau. Pour contrer son extension, le gouvernement de Georges Clemenceau présente le 8 avril un projet de loi sur la journée de huit heures. Il est voté à l’unanimité par la Chambre le 17 avril, et ratifié le 23 par le Sénat. Le 1er Mai sera cette année d’une ampleur considérable, les grèves sont massives et les cortèges impressionnent.

1936

Face au péril fasciste, une puissante vague unitaire déferle sur le pays, elle se concrétise au sommet par la création d’un Comité national de rassemblement populaire au lendemain du 14 juillet 1935. Cette contagion unitaire gagne le mouvement syndical, et le Congrès de Toulouse, du 2 au 6 mars 1936 , met fin à quinze années de divisions syndicales. Le 1er Mai 1936 sera le cadre d’arrêts massifs du travail et de puissantes manifestations qui annoncent les grèves généralisées avec occupation des usines qui se produisent dans les semaines qui vont suivre.

1941

C’est pendant l’occupation allemande, les 12 et 24 avril 1941 , que les responsables de l’État français décident, à l’image de ce qui a été pratiqué dans l’Allemagne nazie ou en Espagne franquiste, d’institutionnaliser le 1er Mai pour en subvertir le sens originel. Dorénavant, cette journée est officiellement désignée comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et elle devient chômée. Tout est fait à cette occasion pour vider le 1er Mai de sa substance révolutionnaire et pour le rattacher aux vieilles coutumes pagano­religieuses. Sur le plan symbolique le muguet refoule l’églantine.

La Libération

Au lendemain de l’écrasement du nazisme et du militarisme japonais, le 1er Mai est universellement célébré. En France, dès 1946 , il se place sous le double signe de l’action revendicative et de la bataille pour le redressement national. Depuis 1947 , le 1er Mai est un jour férié, obligatoirement chômé et payé.

1968

Après près de quinze ans d’interdiction de défiler à Paris, la CGT décide pour le 1er Mai de reconquérir les rues de Paris en lançant un appel à manifester de la République à la Bastille. Ce jour-là, près de cent mille travailleurs défilent dans les rues faisant la démonstration que les conditions sociales de l’explosion à venir étaient réunies.

Des années 1980 jusquà aujourdhui

Dans les années 1980 , un certain nombre d’acteurs non syndicaux (réfugiés, immigrés, etc.) s’approprient cette journée. À partir de 1988 , le Front national s’en empare, plaçant Jeanne d’Arc au cœur de ses célébrations. on se souviendra également du 1er Mai 2002 marqué par la marée humaine défilant dans les rues sur l’ensemble du territoire français suite à la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle.

Publié dans FILPAC | Pas de Commentaire »

Manifestons le 1er Mai et le 5 Mai

Posté par cgtchapelledarblayupm le 28 avril 2013

 

Manifestons le 1er Mai et le 5 Mai filpac-300x247Manifestons le 1er Mai et le 5 Mai

Nous n’acceptons pas d’être dépossédés en permanence !

  • Alors que le chômage ne cesse de monter, alimenté par la rupture des contrats précaires et par l’impossibilité pour les jeunes d’entrer sur le marché du Travail, en plus des nombreux licenciements, le gouvernement fait voter à marche forcée une loi qui aggrave la précarité et facilite les licenciements.
  • Quand une loi d’amnistie, même réduite, combattue avec violence par la droite et le patronat, peut être votée au profit de salariés qui se battent pour leur emploi, le gouvernement s’y oppose.

  • Accompagnant un chômage qui atteint des records et une baisse sans précédent du pouvoir d’achat, la majorité présidentielle impose une politique d’austérité dont on ne voit ni l’efficacité ni la fin. En revanche banquiers grands industriels et spéculateurs continuent en toute liberté l’évasion fiscale et accroissent une dette privée dont les salariés et tous les contribuables devraient payer la facture.

  • Alors que nous avions utilisé le bulletin de vote Hollande pour nous débarrasser de la politique libérale de Sarkozy, le candidat élu nous dépossède de notre victoire pour continuer la politique du président sortant et sorti.
  • C’est sur cette base-là que se développent les forces qui, à l’extrême droite comme dans la droite extrême, agissent et organisent la subversion de la démocratie. Pour eux la loi n’est rien, leurs dogmes réactionnaires devraient s’imposer par-dessus toute représentation nationale.

 Pourtant rien n’est joué, tout est encore possible ! 

  • Nous pouvons inverser le cours des choses par nos mobilisations ! Notre objectif, déterminé par les intérêts de tous les salariés – actifs, chômeurs, retraités -, c’est qu’une autre politique soit conduite pour l’intérêt du plus grand nombre, c’est une transformation sociale qui mette au cœur de l’économie et de la politique la satisfaction des besoins de toutes et tous.
  • Nous déclarons notre disponibilité à participer à toutes les manifestations et actions qui rassemblent autour de cet objectif d’une autre politique, alternative au libéralisme égoïste, froid et inhumain.
  • Nous estimons dorénavant que, dos au mur dans une crise sans issue, nos revendications immédiates (salaire, emploi, protection sociale), sont liées à l’objectif général d’une politique globale qui s’attaque aux immenses richesses accumulées à un bout de la société pour en assurer une redistribution juste selon les besoins de chacun.

Pour atteindre notre but, nous gravirons toutes les marches de la reconquête ! 

  • Le 1er Mai n’a rien d’habituel : il doit marquer la volonté, la détermination de celles et ceux qui s’estiment agressés par un système en crise permanente.
  • Le 5 Mai, un cadre de mobilisation existe, qui doit être saisi pour que nos revendications soient représentées au cœur des cortèges convoqués au nom d’une autre politique.
  • Dans beaucoup de fédérations et d’organisations territoriales de la CGT, des luttes sont organisées pour les différentes revendications légitimes qui y sont formulées. Nous estimons qu’il est grand temps de se rassembler, de passer du mot d’ordre « tous ensemble » à la réalisation de ce « tous ensemble ».
  • Notre CGT, première organisation syndicale du pays, continuera de peser sur le cours des choses par la réalisation de ce rassemblement.

 Commençons par le 1er Mai, continuons le 5 Mai 

et autant de fois que nécessaire !

 

Le comité exécutif national de la Filpac CGT, le 25 avril 2013

Publié dans FILPAC | Pas de Commentaire »

La CGT outrée, la CFDT très mesurée

Posté par cgtchapelledarblayupm le 27 avril 2013

 

La CGT estime que l’exécutif envoie « un signal désastreux au monde du travail » en « acceptant la criminalisation des syndicalistes ».

Ne pas paraître lâcher les salariés et les syndicalistes concernés, mais ne pas cautionner non plus la violence : appelés à réagir au rejet de toute amnistie sociale, les syndicats réformistes se livrent à un délicat exercice d’équilibriste. Sur BFMTV, Laurent Berger (CFDT) a souligné hier que « la violence n’est pas dans notre mode d’action et ne doit pas être un outil syndical », comprenant dès lors qu’elle soit « condamnée ».

Mais, précise-t-il de suite, il ne faut pas mettre dans le même sac l’action de casseurs et d’agitateurs récurrents et « les gestes de désespoir de certains salariés quand ils n’ont aucune réponse ». Prenant soin de ne ni saluer ni condamner le choix de l’exécutif, il souligne que, « ce qui est important, c’est le dialogue social pour éviter un certain nombre de violences  ».La CGT outrée, la CFDT très mesurée images-1

Une manière de renvoyer sur l’attitude de certaines entreprises la responsabilité d’abus commis par des salariés « poussés à bout ». A la CFTC, le président, Philippe Louis, développe la même logique et précise que, s’il comprend la fermeté en matière pénale contre le vandalisme, il « regrette que l’on ne prévoit pas un geste pour revenir sur certaines sanctions disciplinaires abusives qui ont pu intervenir ces dernières années ». « Ils ont osé ! »

Le ton est tout autre à la CGT, qui réclamait de longue date une telle amnistie et avait manifesté en ce sens avec le Front de gauche lors des débats au Sénat. Dans un communiqué intitulé « Ils ont osé ! », elle fustige la fermeté du gouvernement en soulignant que, en l’état, la proposition de loi est proche dans sa portée de celle votée en 2002 sous Jacques Chirac, qui « n’avait provoqué aucun encouragement à des actes de violence », mais « au contraire contribué à apaiser le climat social ».

« Le gouvernement et l’Assemblée nationale, en acceptant la criminalisation des salariés et syndicalistes, envoient un message désastreux au monde du travail. Plutôt que de s’en prendre à eux, ils feraient mieux de contribuer par une politique volontariste à empêcher les licenciements et la violence qui les accompagne », conclut la centrale, qui y trouve un nouveau motif pour fustiger la politique gouvernementale lors des défilés

Publié dans FILPAC | Pas de Commentaire »

le secrétaire général de la CGT écrit au président de la République.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 27 avril 2013

 le secrétaire général de la CGT écrit au président de la République. dans la CGT siteon0c707d.vignette                                     
Monsieur François HOLLANDE Président de la République 
       55 rue du Faubourg Saint Honoré 75008 PARIS

Montreuil, le 26 avril 2013

Monsieur le Président,

Il n’est pas habituel que le Secrétaire général de la CGT écrive au Président de la République française. D’impérieuses raisons m’y conduisent.

Il y a maintenant un an, les françaises et les français vous élisaient Président de la République. Ils affirmaient ainsi le besoin d’une rupture avec la politique économique et sociale menée précédemment. De ce besoin vous en avez fait votre slogan : « le changement c’est maintenant ». La CGT s’était clairement exprimée pour un changement de majorité dans l’intérêt des salariés. Or, nous sommes contraints de constater l’écart grandissant entre vos engagements et les actes. Le décalage est immense entre les attentes des salariés et les réponses politiques apportées.

Pour les salariés, rien n’a changé positivement dans leur vie au travail et dans leurs conditions sociales. Mois après mois le chômage augmente, la précarité est le lot de plus en plus de salariés, les destructions d’emplois dans l’industrie, le commerce et les services font l’actualité. L’incertitude face à l’avenir et ta faiblesse du pouvoir d’achat pèsent sur la consommation des ménages.

Les jeunes, premières victimes de la crise, constituent une véritable génération sacrifiée et subissent chômage, précarité et déclassement. C’est à cette situation qu’il faut répondre.

Dans votre intervention, lors de l’ouverture de la précédente conférence sociale de juillet 2012, vous avez affirmé l’ambition de construire une « feuille de route sociale ». Une « feuille de route », en particulier en matière sociale, ne peut pas être continuellement remise en cause ou déchirée pendant le parcours.

L’augmentation des salaires et du pouvoir d’achat, l’emploi, la politique industrielle, les services publics, une protection sociale de haut niveau, les droits à la retraite, doivent être à l’ordre du jour de la future conférence sociale qui se tiendra les 20 et 21 juin prochain.

La démocratie sociale et les moyens de l’exercer doivent aussi en être partie prenante.

La séquence que nous venons de vivre avec la négociation de l’ANI sur la « sécurisation de l’emploi » et sa transcription dans la loi divise les français, les salariés, les organisations syndicales et les parlementaires, y compris ceux de la majorité.

Comment dans ces conditions le texte de l’accord du 11 janvier pourrait-il devenir loi de la République ?

Dans les prochains mois, les négociations vont se poursuivre dans les branches professionnelles et les entreprises avec des représentativités syndicales différentes, et des clivages accentués. Il y aura aussi l’expérience, le principe de réalité, vous le savez, s’impose à tous.

Votre gouvernement vient de refuser une loi d’amnistie pour les syndicalistes concernant la précédente mandature. Derrière la loi d’amnistie se joue aussi la condamnation de la politique de votre prédécesseur dont la brutalité a contraint nombre de salariés à se mobiliser et à agir. Beaucoup ont voté pour vous et vous les rejetez. La poursuite de cette attitude serait incompréhensible.

La rupture avec les politiques d’austérité et de rigueur budgétaire doit être à l’ordre du jour en France et en Europe. C’est l’appel de la Confédération Européenne des Syndicats et de ses 85 organisations à agir pour « changer de cap », à l’occasion de la semaine d’action du mois de juin.

Les peuples d’Europe peuvent témoigner des conséquences dramatiques au niveau économique et social de ces politiques d’austérité. Des institutions, des économistes les remettent en cause. Même la Commission européenne vient timidement d’admettre leur inefficacité.

C’est à partir de la situation sociale et des possibilités de répondre aux attentes des salariés que la CGT s’engagera lors de la prochaine conférence sociale.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.

Thierry LEPAON

Secrétaire général de la CGT

Publié dans la CGT | Pas de Commentaire »

1...105106107108109
 

ZONĂ LIBERĂ DE MA... |
Dekra Box - CFDT Industria... |
poureuxavanttout |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | corps des humbles
| PAIE ACTUALITY
| Ecole St Vincent de Paul de...