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7 jours Filpac

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 mai 2013

 7 jours Filpac

 Le 16 mai, Hollande nous a livré une très longue conférence de presse. Pour vanter son attachement indéfectible au Traité européen, pourtant rejeté par le peuple lors du dernier référendum. Pour se ranger au mécanisme européen d’austérité (MES). Une part de rêve ? Une trace d’espérance ? Une place pour les jeunes ? Des emplois ? Le pouvoir d’achat ? Juste un long serment de fidélité à l’austérité européenne et à ses institutions. Qui débouche sur une attaque frontale contre les retraites. L’an 2 appelle de belles mobilisations. Voici pourquoi…

Hollande aux jeunes, chômeurs et retraités : « ne rêvez pas ! »

Sa seule vérité, c’est l’austérité européenne !

Face à la récession, le président s’efface.  Derrière l’Union européenne. Volontairement. Par orientation libérale. Pourtant,  l’orientation économique européenne mène à la catastrophe actuelle. La compression extrême des dépenses publiques, le recul des salaires, la destruction des emplois – mis pour « compétitivité » –, les attaques frontales contre la protection sociale entraînent la récession. Un naufrage, en plus du chômage et de la précarité généralisée.

Hollande ne lâche pas pour autant le dogme failli de l’austérité. Sans horizon, sans fin, comme la Troïka dominante en Europe, c’est-à-dire les commissaires européens, les chefs du Fonds monétaire international, les leaders de la Banque centrale européen. Leur priorité absolue, c’est le service de la dette. Et servir la dette signifie que tout – même et surtout l’indépendance du budget national  – doit être subordonné aux échanges monétaires entre l’Etat et les marchés financiers privés. Selon eux, plus la dette est à la merci des marchés financiers, plus la facture doit en être présentée aux contribuables, aux actifs comme aux chômeurs et retraités.

Si ce président paraît rigide et sourd aux questions sociales, c’est qu’il a demandé asile à Bruxelles. S’il vante l’ANI flexi-licenciements, c’est qu’il s’inspire de la flexibilité qui sévit ailleurs. S’il s’assoit sur le pouvoir d’achat, c’est qu’il applique le commandement de base de l’Union européenne : comprimer les salaires au nom de la fameuse « baisse du coût du travail ». S’il parle de « plan d’investissement », c’est uniquement dans les créneaux désignés comme libres par l’Union européenne : numérique, santé, transports, énergie. Et encore, dans la mesure qu’ils sortent du domaine public.

L’Union européenne commande au président ce qu’il est convenu d’appeler « réformes structurelles ». Traduction ? Faire la peau aux retraites. Avec l’argument usé jusqu’à la corde par Sarkozy : « Mme Michu, on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps. » Même cette pauvre mère Michu sait que beaucoup n’arrivent pas à accéder à l’emploi, que la plupart des plus de 58 ans arrivent à la retraite en étant au chômage. Et surtout que l’espérance de vie en bonne santé (62 ans) n’a rien à voir avec l’espérance de vie statistique. Donc allonger le temps de cotisation et l’âge de la retraite mènent à la même catastrophe sociale qu’en Allemagne : le boom des travailleurs pauvres.

Voilà habillée pour l’été la conférence sociale des 20 et 21 juin, dont l’ordre du jour sera déterminé par « concertation » le 22 mai. La compétence de cette conférence, pour Hollande ? Se cantonner à appliquer les exigences de l’Union européenne, à savoir faire reculer la protection sociale par son bout le plus solide du point de vue de la solidarité entre générations : la retraite collective, indépendante de l’assurance privée.

  • L’an 2 de cette présidence ne peut pas être abordé dans la salle d’attente, avec le vague espoir qu’un jour, peut-être, Hollande changera. Le danger imminent qui pèse sur les retraites, les besoins en emplois – des jeunes en particulier – et en pouvoir d’achat exigent que notre syndicalisme prenne la mesure de la paralysie libérale actuelle.
  • Nos revendications, nos propositions doivent être portées par l’action et la manifestation de rue de telle manière que personne, et surtout pas le président, ne puisse les ignorer. Placer la question sociale comme incontournable, au centre de la situation, ne souffre aucun délai. Tout commence maintenant.

 

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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 mai 2013

La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital (par Michel Santi, économiste, la tribune.fr)

mercredi 15 mai 2013

La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucun répondront qu’il faut « baisser les coûts du travail ». Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur.

Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises.

En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises entre 2003 et 2005 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.

Les réformes Hartz ont fabriqué des mendiants sociaux

Réformes sinistres initiées en ce 16 août 2002 où un groupe d’experts dirigés par le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, présentait au chancelier allemand Gerhard Schröder, ses propositions relatives aux réformes du marché du travail.

Dix ans plus tard, la société allemande se retrouve profondément transformée par ces réformes. En effet, une étude de l’OCDE, publiée à fin 2012, conclut à un accroissement spectaculaire de l’inégalité des revenus en Allemagne et, ce, davantage que dans n’importe quel autre pays membre de cette organisation.

Ayant très finement manoeuvré, la commission Hartz a réussi à créer dans son pays un marché du travail subsidiaire 
- ou parallèle – dominé par des salaires bas et non soumis aux droits sociaux. De fait, ces réformes privent les chômeurs allemands de tous leurs droits aux allocations chômage. Ils sont dès lors réduits à l’état de mendiants sociaux !

Ainsi, ce n’est qu’après une année entière de chômage que le travailleur est en droit de demander une misérable allocation mensuelle de 347 euros par mois, à la seule condition toutefois d’avoir préalablement épuisé son épargne et à la condition expresse que son conjoint soit incapable de subvenir à ses besoins. Pourquoi ne pas évoquer également l’obligation lui étant imposée d’accepter n’importe quel emploi, indépendamment de ses qualifications et de ses revenus antérieurs ?

Hartz est donc tout à la fois un piège et la meilleure voie pour la pauvreté, ou comment accéder à un état de précarité absolue inconcevable et intolérable dans un pays riche comme l’Allemagne.

Une étude réalisée par l’Association à l’aide sociale paritaire allemande dévoile effectivement que les trois-quarts des personnes touchées par ces lois restent à jamais tributaires de Hartz.

Sachant que, par ailleurs, la simple menace de tomber dans Hartz contraint les chômeurs à accepter des emplois à salaire bas, à temps partiel, dénués de toute sécurité, de droits à la retraite et autres allocations.

Le dogme allemand du travailleur « low cost » est donc né de ces réformes…Et, de fait, seuls 29 millions d’Allemands (sur près de 42 millions de travailleurs) disposent aujourd’hui d’emplois soumis au régime de la sécurité sociale, pendant que quelque 5,5 millions d’entre eux travaillent à temps partiel, et que plus de 4 millions gagnent moins de 7 euros de l’heure !

Le secteur allemand des bas salaires tire par le fond tous les salaires du secteur industriel en agissant comme une sorte de levier infernal. Le travailleur y subit des conditions similaires à celles encore en vigueur dans le Tiers-monde et dans les pays émergents. Obsession pour le coût du travail, mais pas du capital La compétitivité elle-même – maintes fois invoquée – n’est-elle pas une notion floue désignant la capacité d’un pays et de ses entreprises à affronter la concurrence  ?

En privilégiant une compétitivité par le bas – en réalité dévaluation interne – qui consiste à baisser les prix à l’exportation tout bonnement en diminuant les coûts à la production. Le débat public se concentre donc sur le coût du travail tandis que le coût du capital n’est jamais évoqué, alors que les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 10 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières.

Ce niveau historiquement record depuis la Seconde Guerre mondiale, par rapport à 5,5% en 1999, permet de conclure que la part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années.

Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement ne tient pas la route.

Elle passe en effet sous silence la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires de capital, quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière.

Avec une remise en cause profonde de la capacité des entreprises à faire face à toutes les aspérités de la compétitivité du fait de ces distributions. Voilà pourquoi les droits des salariés subissent une attaque sans précédent, voilà pourquoi les coûts doivent être comprimés si le but est bien de gagner des parts de marché à l’export.

Tels sont à l’évidence les impératifs si le but est bien de toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et en finalité les parieurs en bourses… Logique toutefois prise dans des contradictions inextricables, sachant que le discours orwélien des industriels et des patrons d’entreprise atteint des sommets d’invraisemblance et d’arrogance dès lors qu’ils expliquent que lutter contre les plans de licenciements revient à… lutter contre l’emploi !

Comprenons une fois pour toutes que compétitivité ne rime pas nécessairement avec chômage, avec précarité, ni avec explosion des inégalités, contrairement à ce que marchés et patrons imposent aux salariés et aux travailleurs depuis plus de vingt ans.

Rebellons-nous donc et rejetons avec dégoût les allégations de la Présidente du syndicat des patrons (le MEDEF), Laurence Parisot, qui se demandait en 2005 dans le Figaro : « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire  ? »

De telles déclarations consacrent en effet la défaite du politique dont l’une des missions devrait être la détermination des règles du jeu économique et la mise sous tutelle du néo-libéralisme qui n’est qu’une manoeuvre visant à mettre l’Europe en pilotage automatique d’une concurrence supposée régler toutes les problématiques. Remplacer la culture de l’Etat par l’obsession du chiffre revient à fouler aux pieds l’essence même du travail, pourtant source de toute valeur économique.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l’IFRI et est membre fondateur de l’O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l’auteur de l’ouvrage « Splendeurs et misères du libéralisme » ■

par Michel Santi, économiste*

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Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 15 mai 2013

Stora Enso, à Corbehem: Arnaud Montebourg confirme l’existence de trois repreneurs «sérieux»

Jean-Jacques Cottel, député de la 1re circonscription du Pas-de-Calais, a interpellé ce mardi Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une question orale au gouvernement, quant à l’avenir de l’usine Stora Enso de Corbehem et, plus largement de celui de la filière papetière. Le ministre du Redressement productif a confirmé l’identification de trois repreneurs jugés «sérieux», lesquels ont actuellement accès aux «informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine». Selon Arnaud Montebourg, le gouvernement aurait l’intention «de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem».Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue ! dans CGT UPM Chapelle Darblay 313011222_b97461489z_1_20130514174227_000_go9pktm3_1-0-300x200

 

 

« Le groupe Finno-suédois Stora-Enso,à l’instar des industriels papetiers, mène une politique de réduction de ses effectifs et sites de production en parallèle à la réorientation de sa production vers celle de l’emballage. Ce faisant, certains sites risquent aujourd’hui purement et simplement la fermeture. C’est notamment le cas de l’usine de Corbehem. Ce site, au cœur d’un secteur déjà fortement impacté par les pertes d’emplois (Doux Graincourt, Metaleurop, BA 103 de Cambrai) et qui a connu des réductions d’effectifs les années précédentes, plonge ses 350 salariés dans la plus vive inquiétude. Je me fais l’écho de leurs demandes et de leurs aspirations à être mieux associés au devenir de leur usine eu égard à cette période, longue et jusqu’ici infructueuse, d’attente face aux réelles intentions de leur maison-mère et, notamment, du résultat de l’étude qu’elle a commanditée sur la revente éventuelle du site. On peut pourtant affirmer que ce site est rentable et dispose de multiples atouts : la fameuse machine 5 est un outil productif majeur car elle est l’une des plus performante d‘Europe (330 000 tonnes de papier chaque année) ; son potentiel humain l’est tout autant avec des salariés qualifiés et au savoir-faire de grande compétence, ainsi que sa position géographique avantageuse au cœur de l’Europe du nord, avec la proximité des grands axes de circulation, de trafic (autoroutes et ports) et de connexion comme l’actuelle plate-forme multimodale de Dourges ou via le futur Canal Seine-Nord qui offrira de nombreuses opportunités de développement et dont le transport/export de marchandises par l’intermédiaire du transport fluvial sera moins couteux et plus écologique. L’usine de Corbehem est un des atouts de la production papetière française. Elle est rentable et ses salariés n’ont pas à subir les conséquences de la réorientation de ce groupe. On ne saurait accepter que ce dernier brade son outil productif et condamne l’usine. Cette filière a de l’avenir, ne serait-ce que dans le cadre de la transition écologique avec l’évolution de la matière première et notamment de la montée en puissance de la valorisation et du recyclage des déchets papier et carton. Au-delà de la sauvegarde cruciale des emplois, l’important réside aussi dans le maintien sur le territoire national d’un tel outil de production, qui assure notre autonomie en matière de production papetière, voire qui l’améliore puisqu’il est fait constat de l’augmentation de la consommation européenne et mondiale. Aussi, je voudrais connaitre la position du gouvernement concernant le devenir et la pérennité de ce site, le soutien et la solidarité à apporter aux salariés et, plus largement, des solutions de préservation de la filière. »

La réponse d’Arnaud Montebourg :

« C’est un point sur lequel nous pouvons tomber d’accord avec tous ceux qui regardent de près cette filière et ce secteur : aujourd’hui, les papiers destinés à l’impression ou à l’écriture sont en repli en raison de la concurrence du numérique et de la délocalisation des impressions. La réduction de la consommation des papiers graphiques est structurelle et les surcapacités en Europe sont évaluées à 1 million de tonnes. Nous subissons des difficultés sur tout le territoire national, comme tous les pays européens : décisions de fermeture d’usines dans le secteur de la papeterie, s’agissant notamment de la production de papier graphique ou de papier couché comme c’est le cas à Corbehem. Le groupe finlandais Stora Enso, avec 30 000 salariés dans le monde et 11 milliards de chiffre d’affaires en 2011, a annoncé en octobre 2012 la fermeture d’une usine en Finlande, l’arrêt de plusieurs lignes de production en Pologne et en Suède, et, en ce qui concerne la France, le lancement d’une étude sur la faisabilité de la vente du site de Corbehem. Il ne s’agit donc pas d’une cessation d’activité, mais d’une cession. Il emploie 350 personnes très qualifiées, avec un outil de travail qui est extrêmement performant. Signalons la machine 5, d’une capacité de 330 000 tonnes par an, qui, grâce à des investissements répétés, fait partie des dix machines les plus performantes en Europe. Pour autant, la production effective sur le site n’a été en 2012 que de 267 000 tonnes et les perspectives pour 2013 sont en repli à 254 000 tonnes, soit bien en-dessous de ses capacités nominales et du seuil de rentabilité qui est de 285 000 tonnes. Le groupe Stora-Enso est tout de même attentif aux prescriptions des pouvoirs publics, tant finlandais que français. L’ambassadeur de Finlande est lui-même engagé sur ce dossier et a missionné un cabinet destiné à examiner toutes les pistes pour le site de Corbehem, y compris les possibilités de reconversion. Pour l’instant, je suis en mesure de vous indiquer, ainsi qu’aux salariés que vous représentez, que trois repreneurs sérieux ont été identifiés. Ils accèdent à ce que l’on appelle ladata room, dans laquelle sont disponibles les informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine. Dans ce cadre, nous avons l’intention de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem ? »

Le 12 avril dernier, les salariés de Stora Enso Corbehem avaient manifesté leur inquiétude en organisant une vaste opération escargot dans l’Arrageois.

Publié le 14/05/2013   Par La Voix du Nord

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Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande. Réponse de François Hollande à Thierry Lepaon.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 mai 2013

Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande. Réponse de François Hollande à Thierry Lepaon.

Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande

fichier pdf HOLLANDE_F_-_Lettre_de_Thierry_LEPAON_-_Secretaire_general_de_la_CGT_26-04

Réponde de F. Hollande

fichier pdf Reponse_F._Hollande_T._Lepaon

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7 jours FILPAC.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 mai 2013

 

La chasse aux retraites est ouverte. Le tintamarre médiatique nous présente chaque heure l’inéluctable : faire les poches aux retraités, voilà la priorité. L’emploi, les salaires, la sécu ? Vous n’y pensez pas ! C’est la crise… Le 22 mai, un accord de méthode serait conclu sur cette base, pour faire de la conférence sociale des 20 et 21 juin un calvaire social. La Filpac CGT préconise d’aller à cette conférence sur la base des priorités sociales réelles. Propositions.

Une « Conférence sociale » pour un été d’austérité ?

Allons-y pour l’emploi,

la protection sociale et les salaires !

Pourquoi cette « conférence sociale » des 20 et 21 juin devrait-elle être, fatalement, un nouveau calvaire pour les salariés, les  chômeurs et les retraités ? Au nom de quoi nous rendre à cette conférence dans le consentement acquis par avance de charcuter les retraites pour mieux les saboter ? Tout est-il déjà vendu, négocié, décidé ? A écouter le gouvernement, il n’y aurait rien d’autre à faire que de s’en prendre aux retraites collectives, et d’en déposer les clés, docilement, à l’assurance privée, « parce que la crise ». Il faudrait traiter les retraites comme Fillon en 2003 et Sarkozy en 2010 ? La Filpac Cgt se déclare pour une véritable conférence sociale. Sur quelles bases ?

Nos priorités sociales ? Les vôtres !

L’emploi

La première conférence sociale s’est parfumée à l’ANI. Un désastre. Des armes pour mieux licencier ont été7 jours FILPAC. 2-300x219 fournies au patronat. Lequel, aujourd’hui, en demande bien plus : la fin des cotisations sociales et des impôts sur les entreprises. Tels sont les programmes communs aux 5 candidats à la succession de Parisot à la tête du Medef.

Cette 2e conférence sociale, si elle veut mériter son nom, doit aborder l’emploi comme la clé sociale et économique. Moins d’emplois, c’est moins de cotisations sociales, et c’est donner au chômage (plus de 5 millions recensés par Pôle Emploi) le rôle d’arbitre ! Le chômage n’est pas seulement un désastre humain, c’est une politique cynique menée par les patrons.

  • Ouvrir les portes des entreprises aux jeunes, assurer aux précaires la transformation de leurs contrats en CDI, orienter les capitaux spéculatifs des entreprises vers la création d’emplois, échanger les aides publiques contre des postes de travail, limiter fortement le droit absolu de licencier. Voilà ce que cette conférence doit traiter.
  • L’emploi au service de grands chantiers publics déterminés par leur utilité sociale. Lesquels ? Entre autres, un plan de construction de logements qui font défaut par milliers, un plan d’équipements collectifs (services publics, santé, transports, etc.), un plan d’investissements industriels publics pour l’acier, les énergies alternatives au pétrole, les transports individuels.

Faire les poches des retraités pour payer les banquiers ? Nous voulons l’inverse !

F. Hollande s’est rendu à Bruxelles, siège de l’Union européenne, pour échanger deux ans de rémission pour atteindre les stupides 3% de déficit annuel contre des « réformes structurelles », selon les mots des commissaires européens. En clair, échanger un assouplissement du remboursement de la dette contre les retraites. Inadmissible !

Rien ne justifie de sacrifier la protection sociale, l’emploi et les salaires au nom d’une dette qui n’est pas la nôtre. Cette dette, c’est d’abord et avant tout le résultat de l’échec du libéralisme : depuis 1973 en France, puis dans l’Union européenne, le pouvoir a établi que l’emprunt d’Etat ne se ferait qu’auprès des marchés financiers privés. Lesquels prêtent au taux qu’ils veulent, déterminé par l’écrasement des salaires. Les mêmes, prêteurs aux Etats donc à la France, se retournent contre : ils utilisent la dette comme un produit financier, objet de toutes les spéculations.

1Et c’est à cette dictature des marchés financiers que nous devrions céder, accepter de payer cette dette au prix de nos retraites, de nos emplois, de nos salaires ?

  • L’argent de l’évasion fiscale doit être récupéré et utilisé pour consolider la protection anti-crise, la protection sociale, santé comme vieillesse. Vu la masse des capitaux évadés, le déficit de la Sécu serait bouché en quelques jours !
  • Les stocks options et autres rémunérations parallèles – dividendes, retraites chapeau, etc. – doivent fournir des cotisations sociales aux systèmes mis en péril par le désastre du libéralisme financier sans frein.
  • Les exonérations fiscales et de cotisations sociales consenties au patronat doivent être supprimées, et réintégrées les caisses collectives de la protection sociale.
  • Une rupture avec la politique financière de l’Union européenne doit être pratiquée, pour mettre les richesses créées à l’abri des prédateurs des banques et de la finance.

Stopper l’insurrection libérale contre le pouvoir d’achat, augmenter les salaires

Les retraites sont la cible désignée par le pouvoir et le patronat. Leur logique est simple, et annoncée : il faut baisser les salaires. Ils évitent soigneusement de dire jusqu’où les baisser… Et la retraite n’est rien d’autre qu’un salaire versé au nom d’une conception sociale, celle de la Constitution, qui assure à toutes et tous les moyens décents de vivre la vieillesse.

Voilà qui provoque l’insurrection patronale : « nous, patrons, qui ne payons que très peu nos salariés, qui licencions par paquet de mille tous les jours, nous devrions continuer à payer pour ces retraités, inactifs par définition ? Qu’ils aillent travailler, ou qu’ils épargnent, pour nous, c’est un ‘coût social’ écrasant la compétitivité. »

Demain les mêmes considéreront que soigner des gens non solvables représente un coût exorbitant. Cette logique des coûts est déjà en marche dans la Santé, comme dans d’autres secteurs vitaux de la société libérale en décomposition. Et ils vont nous faire des leçons de morale sur le thème : « N’est-ce pas, Mme Michu, que nous vivons au dessus de nos moyens ? » Tu sais ce qu’elle dit, la mère Michu ?  « De l’argent, il y en a dans les poches du patronat… »

  • Le salaire, au centre de cette conférence sociale, redeviendra la juste rémunération du travail fourni. Au lieu d’être l’ennemi déclaré, ou bien traité en récompense individuelle à la disposition de l’employeur, le salaire échappera à la concurrence internationale par des mesures de protection sociale et d’augmentation.
  • Sortir du cercle vicieux de l’austérité ! Plus la dette s’accroît, plus les mesures d’austérité pleuvent, plus la croissance est détruite, plus la récession s’alourdit. La rupture immédiate est nécessaire, par le soutien à la demande intérieure par l’augmentation des salaires. Le pouvoir d’achat valorisé stimulera la croissance.
  • En finir avec la galère des jeunes obligés de passer par des stages non rémunérés, des emplois à peine rémunérés, des postes précaires, un déclassement systématique  de leurs qualifications et de leurs compétences. A quoi sert cette économie du profit, si elle refoule les jeunes et licencie les vieux ?

Occuper à cette conférence sociale le siège CGT au nom des priorités sociales, voilà ce que préconise la Filpac CGT. Une première mobilisation interprofessionnelle le 20 ou le 21 juin est envisageable. Elle y est prête.

 

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la CGT appelle à la mobilisation sur les retraites

Posté par cgtchapelledarblayupm le 13 mai 2013

Le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation sur les retraites (la tribune.fr) – La CGT en appelle déjà à la mobilisation (Le Figaro)

lundi 13 mai 2013

la tribune.fr

Le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation sur les retraites Thierry Lepaon a demandé une réforme dula CGT appelle à la mobilisation sur les retraites images-4 financement des retraites « structurelle » qui doit passer, selon lui, par l’augmentation des salaires et par l’emploi et la croissance.

« La question du rapport de force est une question essentielle. Il faut que les salariés s’occupent de leurs affaires  », a déclaré Thierry Lepaon.

Il était invité du Grand rendez-vous Europe1/iTélé/Le Parisien-Aujourd’hui en France ce dimanche. En ligne de mire : la réforme des retraites, qui « va nécessiter une mobilisation d’ampleur des salariés », selon lui. « Le résultat d’une négociation, c’est avant tout le résultat d’une mobilisation », a-t-il ajouté.

Il s’exprimait à la veille d’une rencontre entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et les syndicats pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin.

« Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social et s’ils ne se mobilisent pas », a-t-il précisé, appelant les salariés à une « irruption sur le terrain social ».

Refus d’un allongement de la durée de cotisation

Le numéro un de la CGT a demandé une réforme du financement des retraites « structurelle » qui passe, selon lui, par l’augmentation des salaires et par l’emploi et la croissance.

Refusant une nouvelle adaptation du système actuel, il a prévenu que la CGT n’accepterait ni un allongement de la durée des cotisations ni une baisse du montant des pensions. Faute de quoi, le syndicat appellerait à des manifestations.

« Si on allait vers un salaire minimum à 1.700 euros, on n’aurait pas de problème de retraite », a-t-il dit. « L’autre curseur c’est l’emploi et donc la croissance », a-t-il estimé. Selon lui, « si on augmente les salaires et si on augmente le nombre de salariés au travail, on n’a pas de problème de retraite ».

Par ailleurs, Thierry Lepaon a jugé qu’en contrepartie du délai accordé par Bruxelles pour ramener le déficit budgétaire à 3%, le gouvernement « a lâché sur la question de la flexibilité, de la retraite et de la politique industrielle, et notamment sur la cession d’actifs de l’Etat dans deux grandes entreprises, EDF et la SNCF ».

« Cela veut dire que demain on risque d’avoir une ouverture à la concurrence, voire une privatisation de deux grandes entreprises qui aujourd’hui structurent notre pays », at- il estimé.

« La question de l’égalité de l’accès à l’énergie et aux transports ferroviaires, ce sont des questions sur lesquelles, sans débat national, le gouvernement est en train d’opérer des choix », a-t-il affirmé. ■

par Latribune.fr

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Le Figaro

Pour sa première rencontre à Matignon, le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a déjà précisé son cahier de doléances.

Il s’agit du contenu de la lettre ouverte envoyée fin avril à François Hollande : une hausse des salaires, une protection sociale « de haut niveau » et une rupture avec la politique de rigueur. Sur la question de la réforme des retraites, elle nécessitera « une mobilisation d’ampleur des salariés », a-t-il déjà assuré sur Europe 1.

« Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social  », rappelle-t-il.

Le leader CGT juge déjà nécessaire « un rapport de force » pour éviter un allongement de la durée de cotisation. « Si on allait vers un salaire minimum à 1 700 euros, on n’aurait pas de problème de retraite », rapporte Lepaon, qui demande au gouvernement d’augmenter le salaire minimum pour relancer l’emploi et la croissance.

G. G. ■

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Papeterie de CONDAT !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 11 mai 2013

Le 10 mai  2013

INDIGNATION, RESISTANCE, MOBILISATION !!!!

Depuis le 22 mars dernier, nous vous alertons sur le devenir de Condat, sur l’absence de projet industriel, sur le pillage financier, sur les ventes négoce et sur l’absence de perspectives de développement avec de nouveaux produits.Papeterie de CONDAT ! dans Autres papeteries CGT siteon0c707d

Dés l’annonce du PSE nous avons sollicité les élus et l’ensemble des pouvoirs publics du département, de la région, organisé des assemblées générales pour vous rendre compte de la situation. Nous avons tenté de créer les conditions pour que la situation de l’entreprise et de ses salariés soit mise sur la place publique, pétitions, rassemblements, assemblée citoyenne.

Nous mobiliser, nous les salariés, en ne tombant pas dans le piège traditionnel du patronat, de la division. Mobiliser l’ensemble des couches de la population dont l’intérêt est fortement lié à notre devenir est une question d’intelligence et d’avenir. En ce sens, le syndicat CGT est partie prenante et co-auteur du « front des luttes ».

La pétition se couvre à l’heure actuelle de plus de 700 signatures, se conjuguant à celle de notre syndicat. Nous sommes en train de créer un courant d’opinion de plus d’un millier de noms, un rapport de force qui se manifeste aussi par la participation de plus de 500 personnes le 1° mai devant l’entreprise, le 3 mai, 100 personnes à l’assemblée citoyenne de Beauregard.

Nous avons adressé plus de 80 courriers aux Maires et à leurs conseils municipaux pour élaborer des motions de soutien et dénoncer l’attitude de Lecta. Il faut continuer pour que les élus, les Conseils Municipaux, Conseillers Généraux, le Député, nous soutiennent.

Le 1° mai a montré que c’était possible, certains ont participé à Beauregard, mais il faut que ce mouvement s’amplifie, c’est vital pour la ligne 6, pour les 154 postes et pour le devenir de Condat. Dans cet esprit, nous avons sollicité et obtenu des rencontres avec le président du Conseil Général, des élus, de M. le Préfet, investi des lieux publics pour faire résonner nos voix et nos vies, Mairie du Lardin, à Archignac……

L’audit du cabinet Sécafi conforte notre position sur les ventes négoce. Pendant des mois et des mois, la direction nous affirmait que Condat était largement bénéficiaire dans les échanges avec Torras et Garda… La vérité se fait jour, nous sommes déficitaires de 47 000 T ! C’est exactement ce qui manque pour faire fonctionner la ligne 6 !!!

Les coûts de production étaient supérieurs de plus de 180€/T par rapport à San Juan toujours selon la direction….Le surcoût lié à la cogénération nous pénalise de 14€/T, le fait que Lecta n’ait pas validé le projet d’investissement de mise en ligne des coucheuses 5 et 7 en 2006 (4,9M€) augmente nos coûts de 20€/T.

Le fait de privilégier San Juan chargée à 100% au détriment de la ligne 6 chargée à 50% et arrêtée 4 jours tous les 10 jours a dégradé considérablement la rentabilité de la ligne. Une partie de ces éléments pris en compte, l’écart se réduit considérablement.

Cet audit, mis à la disposition des élus et pouvoirs publics depuis plus de 15 jours, met en avant les difficultés de Condat et l’absence de diversification de ses productions. Cette stratégie du groupe Lecta est grave, elle est étroitement liée aux fonds de pension CVC Capital Partners dont le siège est au Luxembourg.

Elle répond uniquement aux injonctions de pillage financier de Condat avec l’absence de véritable volonté industrielle. Ils nous refont en 2013, le même coup qu’en 2006 et en 2007/2008 sur la baisse du marché des couchés, sans qu’aucune étude sérieuse ne soit menée pour développer de nouveaux produits afin d’assurer la pérennité du site et son développement.

Le syndicat FILPAC CGT Condat, aidé de sa Fédération, de l’UD 24 et des différentes structures de la CGT, a proposé à l’ensemble des élus du CE et sans attendre le positionnement des élus et pouvoirs publics, de procéder pour des études de diversification de productions, à la désignation du Centre Technique du Papier de Grenoble.

Ce vote s’est déroulé mercredi soir et à fait l’unanimité des 7 élus du CE. La direction n’est pas restée inerte, lettre d’intox aux salariés, connaissant la proposition que nous allions faire au CTP, elle tente de réduire à la portion congrue sa mission, tant sur le contenu que sur la durée ! Elle veut aller vite pour imposer sa casse humaine et économique !

A nous tous de relever ce défi et d’exiger avec toujours plus de force, toujours plus de poids des populations : Oui il faut un moratoire sur le PSE, lui seul nous permettra d’avoir du temps pour élaborer et discuter avec vous toutes et tous, d’une véritable stratégie industrielle pour Condat.

En fait, la direction ne supporte pas que la CGT puisse lever le voile d’une intervention et de débats sur les choix de gestion de notre entreprise. Lecta veut présenter son plan de destruction d’emplois et de vies humaines comme une fatalité.

Le CTP ne peut que mettre en exergue les possibilités de Condat pour des diversifications de production et donc des savoirs et compétences professionnelles des salariés pour répondre à cet enjeu.

Dans cette même volonté que nous ne cessons de poser aux élus, nous allons interpeller le Ministre du redressement productif. La France a-t-elle une ambition papetière nationale ? Nous le pensons et le démontrons, Condat a des atouts, ensemble nous vous appelons à les faire valoir.

Pendant des années ils n’ont fait que pointer la dégradation du marché des couchés. Ils n’ont cessé de faire payer aux salariés leur soif de profit immédiat au travers de la baisse des salaires, de la casse de l’emploi et de la dégradation des conditions de travail.

Ils ont laissé à l’abandon le secteur Recherche et  Développement. Aujourd’hui ils persistent en tentant d’entraver toute possibilité d’étude papetière sérieuse du CTP pour le développement de nouveaux produits !!!!

 Depuis plus de 40 jours ils pratiquent la rétention d’information, les entraves en tout genre, ils trichent avec les chiffres, ils nous mentent, ils tentent de nous rouler dans la farine de façon permanente ….

Allons-nous les laisser faire ? Allons-nous les laisser saccager notre entreprise ? Allons-nous les laisser piller un des fleurons de l’industrie papetière française ? Allons-nous les laisser briser nos vies, celles de nos enfants ?

Pour nous et pour ceux qui se mobilisent depuis le début du PSE, c’est NON !!!

La direction veut franchir une étape supplémentaire, elle veut aller très vite, elle sait que le temps aide à gagner les consciences. Pour nous toutes et tous, pour notre avenir commun, il faut comprendre cette accélération et intervenir ensemble, beaucoup plus fortement et dans l’unité de toutes les catégories de salariés. La mobilisation citoyenne est en train de grandir dans la population, les pouvoirs publics, les différents élus politiques. Sans notre intervention, sans votre intervention, personne ne réglera à notre place, à votre place !! Oui il y a urgence à faire pression sur Lecta pour gagner l’étude papetière et pour arracher le moratoire  auprès de M. le Préfet et des différentes institutions.

A l’issue de la rencontre à la Préfecture, le Président du Conseil Général déclarait : « Je ne suis pas trop rassuré sur l’avenir de l’entreprise à ce jour. Il n’y a pas aujourd’hui dans les études de la multinationale de perspective sur l’avenir. »

N’attendons pas des autres ce que l’on ne serait pas déterminé à solutionner. N’attendons pas que le PSE soit finalisé pour réagir !!!

Persuadés que vous serez sensibles et réceptifs aux informations que nous vous donnons, nous vous convions à l’Assemblée Générale de lundi 13 mai à 15 h au restaurant d’entreprise pour faire le point de la situation et décider ensemble des moyens à mettre en œuvre pour assurer le devenir et la pérennité du site de Condat.

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Strasbourg Stracel : la vente finalisée

Posté par cgtchapelledarblayupm le 10 mai 2013

Strasbourg Stracel : la vente finalisée dans CGT UPM Chapelle Darblay images-3-150x140L’opération a finalement pris un peu plus de temps que prévu, mais elle est désormais achevée. « UPM a finalisé la vente des actifs et d’une partie des terrains du site d’UPM Stracel à Blue Paper SAS, la joint-venture de VPK Packaging Group NV et Klingele Papierwerke », a annoncé hier le groupe papetier finlandais dans un communiqué.

UPM se dit « heureux d’avoir pu trouver une bonne solution pour l’usine de Stracel » dont il avait décidé de se séparer pour « ajuster sa capacité de papier magazine aux besoins de ses clients au niveau mondial ». Pas sûr que les 120 salariés (sur 250) qui se retrouvent au chômage partagent son analyse.

Les 130 autres ont été réembauchés par les nouveaux propriétaires du site. Ceux-ci ont lancé un vaste chantier, chiffré à plus de 100 millions d’euros, pour convertir l’usine en une unité de production de papier pour cannelure et de test-liner (les deux composants du carton ondulé) à partir de fibres de papier recyclé (DNA du 20 mars 2013). Leur objectif est de pouvoir entrer en production au plus tard au mois d’octobre.

« La Région Alsace soutiendra la société Blue Paper dans la réalisation de son programme d’investissement indispensable à l’installation de son activité industrielle afin que celle-ci prenne toute sa place dans l’économie régionale », souligne Philippe Richert, le président de la Région Alsace, dans un communiqué.

« Dans un contexte de crise, où l’industrie papetière est touchée par de nombreuses fermetures d’usines, faute de repreneur, cette signature est une bonne nouvelle pour Strasbourg, pour l’Alsace et pour la structuration de la filière déchets » estiment pour leur part le maire de Strasbourg Roland Ries, le président de la Communauté Urbaine de Strasbourg Jacques Bigot et la vice-présidente Catherine Trautmannn, en saluant les ex-salariés d’UPM-Stracel « qui ont su faire preuve de responsabilité » et « ont ainsi concouru à cette décision ».

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Demande de papier en berne: les finlandais tâchent de se diversifier

Posté par cgtchapelledarblayupm le 9 mai 2013

Demande de papier en berne: les finlandais tâchent de se diversifier dans CGT UPM Chapelle Darblay spa51928-300x225Demande de papier en berne: les finlandais
tâchent de se diversifier
La survie de l’industrie papetière en Finlande, traditionnellement l’un des piliers de l’économie du pays, passe par une réduction des capacités de production et la réussite de stratégies de diversification, selon les spécialistes du secteur.
UPM-Kymmene, numéro un mondial du papier pour magazines, a annoncé en janvier la réduction de ses capacités de 850.000 tonnes en 2013.

UPM-Kymmene, numéro un mondial du papier pour magazines, a annoncé en janvier la réduction de ses capacités de 850.000 tonnes en 2013.

AFP – La survie de l’industrie papetière en Finlande, traditionnellement l’un des piliers de l’économie du pays, passe par une réduction des capacités de production et la réussite de stratégies de diversification, selon les spécialistes du secteur.

Cette industrie emploie quelque 40.000 personnes, un chiffre qui a baissé de plus d’un tiers en une décennie, mais qui représente encore entre 1,5 et 2% des emplois du pays.

Les fermetures d’usines, surtout celles de papier d’impression, qui se sont multipliées ces dernières années en Europe, continuent. Pour une raison simple: les consommateurs plébiscitent internet et les supports numériques.

UPM-Kymmene, numéro un mondial du papier pour magazines, a annoncé en janvier la réduction de ses capacités de 850.000 tonnes en 2013, soit 7%. Sont concernées des installations en Finlande, en Allemagne et en France.

En février, Stora Enso, autre géant du secteur, décidait de réduire de 475.000 tonnes sa capacité de production de papier journal, avec dans le collimateur notamment des installations en Suède.

Et l’avenir est sombre, d’après les analystes financiers. « Il n’y a pas de changement significatif en vue », a commenté pour l’AFP Harri Taittonen, de la banque Nordea.

La croissance doit être trouvée ailleurs. Stora Enso et Metsä Board (anciennement M-Real) misent beaucoup sur le secteur de l’emballage. « Il y a encore du potentiel, car le numérique ne fait pas concurrence et le carton est une bonne alternative au plastique », a constaté M. Taittonen, rappelant que la demande grimpe au rythme de la croissance économique.

Stora Enso privilégie les investissements hors d’Europe. En Chine, le groupe va construire une usine intégrée de pâte à papier et de carton dans la province de Guanxi (Sud) pour quelques 1,6 milliard d’euros. En Uruguay, il a investi, avec le chilien Arauco, 1,3 milliard d’euros dans la construction d’une usine de pâte à papier géante.

Selon M. Taittonen, cette stratégie « augmentera la part du secteur emballages et pâte à papier dans le chiffre d’affaires, mais pas rapidement ».

Les spécialistes du secteur doutent que les emballages puissent devenir un véritable vecteur de croissance.

La Chine par exemple a besoin de plus en plus d’emballages pour ses produits de consommation, mais « en même temps la production industrielle est en train de se déplacer vers l’Asie, alors il est plutôt question (pour les sociétés finlandaises) de maintenir leur niveau de production » que de croître, estime Lauri Hetemäki, directeur de l’institut Européen de la Forêt de Joensuu (est de la Finlande).

UPM mise sur la bioénergie, combinée à une stratégie d’expansion vers les marchés où la demande de papier augmente encore. La société a investi 400 millions d’euros pour construire à Changsu (Chine) une usine qui produira papier et étiquettes. Côté bioénergie, UPM bâtit à Lappeenranta (sud-sst de la Finlande) la première raffinerie au monde qui produira du biodiesel à partir de résine de pin. La valeur de l’investissement est de 150 millions d’euros.

Pour Henri Parkkinen, analyste chez OP-Pohjola, l’énergie et pâte à papier sont les deux secteurs qui ont « le plus grand potentiel de croissance » pour UPM.

Avec la crise économique mondiale, les cours des trois principales papetiers finlandais ont chuté lourdement à la Bourse d’Helsinki. Depuis mai 2007, l’action de Stora Enso a perdu 55%, celle d’UPM Kymmene 58% et Metsä Board 51%.

Après les résultats plutôt mitigés du premier trimestre 2013, les actions se sont maintenues. Celle de Stora Enso a même grimpé de 8,70% le 23 avril après la publication des résultats. « Les marchés avaient déjà anticipé les faibles perspectives de l’industrie, bien avant la publication des résultats du premier trimestre », a expliqué M. Parkkinen.

Malgré la baisse de la demande, l’industrie papetière et forestière finlandaise a toujours un avantage: une ressource abondante. La Finlande compte plus de 4 hectares de forêt par habitant, environ dix fois plus que la moyenne européenne.

« Comment utilise-t-on les ressources forestières, et quels seront les produits finis à l’avenir » sont les deux questions cruciales pour l’avenir de l’industrie, a estimé M. Taittonen.

M. Hetemäki voit le secteur se transformer en Finlande un peu de la même manière que Nokia, le géant du téléphone portable et des équipements télécoms, qui après avoir supprimé tous ses emplois de cols bleus en Finlande a gardé les cols blancs.

« Peut-être la force de la Finlande va-t-elle se trouver dans les services liés aux multiples produits issus de la forêt », a conclu M. Hetemäki.

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infos papetières

Posté par cgtchapelledarblayupm le 6 mai 2013

Infos papetières

TROIS QUESTIONS À…UPM  Le P-D-G d’UPM, Jussi Pesonen, commente les chiffres du premier trimestre 2013, qui font état d’une activité plutôt bonne dans les secteurs de la pâte, de l’énergie et de l’étiquette, mais toujours négative dans le papier

Que pensez-vous de ces chiffres du premier trimestre 2013 ?

Le premier trimestre a tout à fait correspondu à nos attentes: nos activités porteuses ont affiché une tendance stable et positive, alors que le groupe d’activité papier a été confronté à des difficultés et a nécessité beaucoup d’efforts. Le bénéfice d’exploitation s’établit à 144 M€ hors éléments exceptionnels, un résultat proche des périodes de comparaison (156 M€ au premier trimestre 2012, 146 M€ au 4e trimestre 2012). Le cash-flow d’exploitation a atteint 103 M€ sous l’effet d’une augmentation saisonnière du fonds de roulement. Quant au chiffre d’affaires, à 2474 M€, il est en léger retrait par rapport à la même période 2012 (2608 M€). Et l’Ebitda s’inscrit à 284 M€ (357 M€). Les résultats financiers ont été nettement soutenus par les performances stables des secteurs pâte, énergie et étiquettes. L’activité pâte est revenue à son niveau normal de performance, et notre couverture monétaire dans l’activité énergie est restée positive. Les performances des secteurs des contreplaqués et des bois sciés se sont elles aussi améliorées grâce à une meilleure rentabilité et à des stratégies commerciales révisées.

Quid de l’activité papier ?

Néanmoins, en ce qui concerne le groupe d’activité papier, le marché a évolué de manière défavorable, comme nous l’avions prévu. La rentabilité de l’activité européenne a subi l’impact négatif de trois facteurs: le prix des papiers de publication, l’évolution monétaire défavorable et les volumes de livraison par rapport au second semestre 2012. Les mesures prises en 2012 ont entraîné une baisse des coûts fixes de 30 M€ au premier trimes­tre 2013 par rapport à l’année dernière. Cependant, ces économies ne sont pas suffisantes pour compenser l’impact de la situation actuellement très difficile du marché. C’est pourquoi nous allons commencer à appliquer les plans de restructuration et de rationalisation annoncés en janvier pour réaliser 50 M€ d’économie par an sur les coûts fixes. En avril, nous procédions à l’arrêt définitif de deux machines à papier magazine, une à Rauma, en Finlande, l’autre à Ettringen, en Allemagne. Les ventes de la papeterie de Docelles, de la scierie de Pestovo et de l’usine de transformation de bois d’Aigrefeuille sont également en cours, ainsi que la rationalisation de nos fonctions. La pression économique a entraîné, et continuera selon nous d’entraîner, des changements structurels qui s’avéreront importants pour l’ensemble du secteur.

Et les perspectives 2013 ?

La croissance en Europe devrait rester très faible début 2013, ce qui affecte les marchés européens du papier graphique en particulier. Les économies des marchés en croissance devraient mieux tirer leur épingle du jeu, ce qui favorisera les marchés mondiaux des complexes adhésifs et de la pâte, ainsi que les marchés du papier en Asie et ceux des produits bois en dehors de l’Europe. Par rapport au second semestre 2012, les performances d’UPM au premier semestre 2013 vont être soutenues par des perspectives stables et continues pour les activités porteuses comme l’énergie, la pâte et les étiquettes. Cependant, la rentabilité de l’activité papier européenne pâtit fortement du prix des papiers de publication légèrement à la baisse, d’une évolution monétaire défavorable et de volumes de livraison inférieurs, par rapport au second semes­tre 2012. Le niveau des coûts d’UPM devrait rester stable.

 

ÇA BOUGE À LA CARTONNERIE ALLARD DE COMPIÈGNE…

Quelques semaines après son rachat par le groupe Valois, la cartonnerie Allard sem­ble rentrer dans un processus de restructuration. Lors des récentes négociations annuelles obligatoires, la direction a annoncé que la baisse du chiffre d’affaires pourrait justifier la suppression de certains acquis, comme les 35 heures ou les RTT. On parle également de sept licenciements sur le site qui emploie 120 personnes. À suivre…

 

… CHEZ UPM DOCELLES…

Manifestation symbolique de déversement de papier devant la préfecture d’Épinal pour les salariés de la papeterie de Docelles (groupe UPM), histoire qu’on ne les oublie pas. Il semble que 160 entreprises aient été approchées par le cabinet missionné par le groupe, qu’une vingtaine s’est dite intéressée par le site vosgien et que huit ont demandé un dossier complémentaire. Le site,

spécialisé dans le papier bureautique et médical, tourne à 80 % de ses capacités. Les salariés espèrent aller au-delà de la date butoir du 17 juillet, fixée par la direction pour trouver un repreneur. Jean-Marc Louvet, directeur général d’UPM France, a récemment estimé qu’on n’en était qu’au point de départ dans le processus de cession. « C’est un dossier important, dans une conjoncture qui n’est pas facile. Les contacts ont été pris avec les candidats potentiels dans la phase d’instruction du dossier », a-t-il déclaré à notre confrère Vosges Matin. Prochaine réunion, le 27 mai. 167 salariés attendent des décisions.

 

… ET À CORBEHEM….

Inquiétudes également à la papeterie de Corbehem où une opération escargot a été organisée la semaine dernière sur la route d’Arras. Les manifestants s’interrogent sur leur avenir. En octobre dernier, le groupe Stora Enso annonçait le lancement d’une étude sur une possible revente de l’usine de Corbehem et, depuis lors, les 350 employés de la papeterie n’ont plus eu de nouvelles. Ils craignent un projet de revente de la papeterie du Pas-de-Calais, qui a déjà connu de grosses difficultés en 2006.

 

DOUBLE A: 3 GAMMES POUR ALIZAY

La marque thaïlandaise Double A a exposé au salon Bureaux expo (à Paris–Porte de­ Versailles), aux côtés des grands noms de la distribution, Bruneau, Staples, etc. Double A maintient ses prévisions de redémarrage de la production d’ici à l’été sur le site d’Alizay, près de Rouen. À partir de fibres vierges issues des plantations d’eucalyptus en Thaïlande et en Asie du Sud-Est, le site d’Alizay produira trois types de ramettes: le premium Double A où sera apposé un logo « made in France », le Hi Plus pour les usages quotidiens et le produit d’appel Smart Copy, un 80 g laser et copieur.

 

RÉSULTATS EN BAISSE CHEZ HOLMEN

Le producteur suédois de bois de sciage, papier d’impression et carton plat, affiche un premier trimestre mitigé, marqué par une nette baisse du résultat d’exploitation (- 57 %), à 238 M SEK, soit environ 27,8 M€. Le bénéfice après taxes et impôts se situe à 42 M de couronnes suédoises contre 389 M SEK sur la période janvier-mars 2012. La division Holmen Paper accuse une baisse de 5 % de ses livraisons par rapport au premier trimes­tre 2012. En revanche, celles qui concernent les papiers non couchés haute brillance de la gamme MF Magazine ainsi que le papier pour livre connaissent une belle pro­gression: + 10 %. Sa filiale Iggesund Paperboard a profité d’une augmentation de 5 % de ses livraisons de cartons SBB et FBB, mais, toutes gammes de produits confondus, les livraisons globales accusent une baisse de 4000 tonnes, à 119000 tonnes. Cette baisse, combinée à l’appréciation de la couronne suédoise et des coûts de production plus élevés, a entraîné une nette réduction du profit d’exploitation: 60 M SEK contre 214 M SEK à la même époque l’an dernier.

 

STORA ENSO: LES CHIFFRES DU PREMIER TRIMESTRE COMMENTÉS

Le P-DG de Stora Enso, Jouko Karvinen, dresse le bilan de l’activité au premier trimes­tre. « La période a été nettement marquée par la faiblesse des marchés et le manque de profitabilité des activités papier d’impression écriture, et bâtiment habitat. La faible conjoncture économique, conjuguée au déclin structurel des sortes de papier destinées à la presse a conduit à une baisse de 9 % de l’Ebitda groupe par rapport au premier trimes­tre 2012. » Jouko Karvinen veut dégager 200 M€ d’économie sur les frais fixes, avec un plein effet dès le deuxième trimestre 2014, un plan qui inclut les 30 M€ d’économie que doit réaliser la division bâtiment et habitat. Les deux activités, papier d’impression écriture et bâtiment habitat, seront regroupées au sein d’une même entité sous la direction de Karl-Henrik Sundström, avec pour objectif la simplification de l’organisation entre les trois niveaux que constituent le groupe, le pays et les différentes divisions.

 

LA PRODUCTION POURSUIVRA SON DÉCLIN EN FINLANDE

Le Centre de recherche de Pellervo (PTT) en Finlande publie ses prévisions sur l’industrie finnoise du papier. Selon ses experts, la production et l’exportation de papier devraient encore poursuivre leur baisse cette année et en 2014. A contrario, les producteurs de pâte et de carton plat devraient bénéficier d’une croissance de leurs exportations. Sur cette même période, 2013-2014, le PTT juge la situation économique en Europe encore instable et n’en­trevoit pas de reprise de la croissance cette année, avant un timide 1 % l’an prochain

 

UPM DÉMARRE SES ESSAIS DE BIODIESEL.

Le groupe papetier finlandais s’apprête à tester à grande échelle ses nouveaux biodiesels. En partenariat avec le centre de recherche du VTT et le groupe Volkswagen, le biocarburant produit depuis le site de Lappeenranta sera exploité par une flotte de véhicules. Ce biodiesel, BioVerno, a déjà été étudié sur moteur et sur un véhicule de test au VTT. Ces nouveaux tests grandeur nature doivent commencer en mai pro­chain et se prolonger plusieurs mois. « Des biocarburants avancés et d’origine renouve­lable constituent une grande opportunité pour la Finlande, souligne Nils-Olof Nylund, chercheur au VTT, car la Commission européenne va probablement restreindre à terme l’ex­ploitation des biocarburants d’origine agricole, ce qui signifie que les sous-produits de la forêt vont prendre davantage de valeur ». La flotte de véhicules doit tester le biodiesel d’UPM dans la métropole d’Helsinki. Les données de 20000 kilomètres de route effectués seront ensuite collectées pour analyse. Le biodiesel de deuxième génération d’UPM, UPM BioVerno, est une innovation qui doit permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre du transport jusqu’à 80 % par rapport aux carburants fossiles. Les caractéristiques du produit correspondent à ceux des carburants traditionnels à base de pétrole et conviennent très bien aux véhicules et aux systèmes d’injection actuels.

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