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Entretien avec Thierry LEPAON secrétaire général de la CGT.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 20 mai 2013

Entretien avec Thierry LEPAON secrétaire général de la CGT. dans CGT UPM Chapelle Darblay siteon0c707dEntretien avec Thierry LEPAON secrétaire général de la CGT.

un président en décalage avec les aspirations des salariés.

voir et écouter la vidéo ci après     http://www.cgt.fr/Face-aux-urgences-socialesRompre.html

 

 

Quelques heures après les annonces d’entrée en récession de la France et du recul historique du pouvoir d’achat, François Hollande, au retour de Bruxelles, s’est exprimé devant la presse.

Une bonne nouvelle  : La crise financière serait derrière nous, les causes seraient régulées et jugulées selon le président de la République ! 
Les salariés, dont le pouvoir d’achat a subi un recul historique, ceux qui subissent au quotidien les licenciements et les fermetures d’entreprises, le chantage aux salaires, la précarité… ne s’en sont pas aperçu, les chômeurs et les retraités non plus  !

Ils attendent toujours des réponses, un changement de cap pour répondre à leurs préoccupations immédiates  : les salaires, l’emploi, le pouvoir d’achat, la protection sociale, des mesures contre les injustices et l’exclusion, la démocratie, des droits nouveaux dans les entreprises, la relance économique.

En lieu et place de toutes ces légitimes exigences, qu’ont-ils entendu  ?

- Qu’il faudrait diminuer les dépenses, c’est ce qu’on appelle poursuivre l’austérité 
Au moment où l’investissement dans l’emploi et les missions de services publics est réduit, l’annonce de nouvelles aides aux entreprises privées, par l’argent public est une provocation. Pire, François Hollande confirme l’abandon de participations de l’État dans des entreprises publiques stratégiques. Il brade ainsi le patrimoine qui appartient à la Nation. Il acte clairement une nouvelle vague de privatisations, au risque de casser de vrais potentiels industriels qui font toujours leurs preuves.

Les salariés sont en droit d’attendre des solutions concrètes qui pérennisent les entreprises et l’industrie en France. La CGT se prononce pour la recherche, l’innovation et le développement de nouvelles filières en cohérence et complémentarité avec celles existantes. De l’argent pour l’investissement productif est à trouver ailleurs. Nous savons où le trouver  : près de 30 000 milliards de dollars ne vont pas à l’investissement mais à la spéculation dans des paradis fiscaux connus de tous, y compris au cœur de l’Europe  ! 
Ces sommes sont à comparer avec l’annonce de possibles 6 milliards d’euros pour l’emploi des jeunes en Europe, à partager entre 27 pays. C’est une goutte d’eau dans l’océan des besoins.

- Qu’il faudrait aller plus loin dans la déréglementation du marché du travail 
En parallèle le Président explique qu’il faut baisser la rémunération du travail qui pèserait sur la compétitivité des entreprises  ! La CGT entend imposer par les mobilisations des salariés une autre répartition des richesses. 
Voir communiqué sur le projet de loi « Sécurisation de l’emploi »

Ce qui coûte, c’est la rémunération du capital et des actionnaires. Le travail ne coûte pas, il rapporte de l’argent à l’entreprise et à la société. 
Depuis 1985, la part des dividendes versées aux actionnaires est passée de 5 à 25 % des richesses créées par le travail des salariés.Diviser par deux les dividendes libérerait 120 milliards d’euros par an pour les investissements productifs, l’emploi, le financement de la protection sociale et la diminution du déficit public. 
Voir sur ce sujet notre article et notre film

Les mesures compétitivité/emploi vont accentuer encore la part qui revient aux entreprises et favoriser les politiques de bas salaires au détriment des besoins des salariés, de la relance par la consommation, du financement la protection sociale. Il est urgent, au contraire, d’augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux. 
Plus que jamais, l’exigence de relever le Smic à 1700 euros est un impératif économique et social. Sur le sujet, le silence présidentiel est assourdissant  !

-  Qu’il faudrait une nouvelle réforme des retraites 
En revanche, sur les retraites, le Président est plus loquace pour nous annoncer de nouveaux sacrifices qu’il entend nous imposer en plein cœur de l’été. Curieuse conception  ! Il y aurait du temps pour le dialogue sur divers sujets, mais pas pour les retraites.

L’allongement de la durée de la vie est présenté comme un inconvénient alors que vivre plus longtemps est un progrès et doit permettre aux salariés d’avoir une vie après le travail. Les femmes et les hommes seraient-ils condamnés à n’avoir pour seul but dans une vie que le travail  ?

Alors que le chômage touche toujours plus de femmes et d’hommes, on voudrait nous faire travailler plus. L’argent pour financer la protection sociale existe, la CGT a des propositions qu’elle entend faire valoir.

- 1% d’augmentation des salaires = + 2,5 milliards d’g ; 
- égalité salariale femmes/hommes = + 4 milliards d’g  ; 
- 10 000 emplois crées = + 1,3 milliards d’g  ; 
- lutte contre le travail illégal = + 6 milliards d’g  ;

Lire sur ce sujet notre dossier

Ce qu’il faut, c’est changer de cap !

Alors que la Confédération européenne des Syndicats, avec ses 85 organisations affiliées, prône un changement de cap et la fin des politiques d’austérité en Europe, les réponses apportées par François Hollande tournent le dos à cette exigence. 
Elles répondent, au contraire, immédiatement à l’injonction faite la veille par le président de la Commission européenne. 
Après avoir accordé à la France, deux années supplémentaires pour ramener son déficit public dans les clous européens, il exigeait : «  Ces deux années devront être mises à profit pour accélérer les réformes structurelles  » Le message présidentiel est clair, le changement… c’est pas pour maintenant.

Le message des salariés doit être aussi clair.

Leur irruption massive dans les luttes et les mobilisations, à partir de leurs exigences, dès maintenant, est la condition du changement auquel ils aspirent.

Maintenant, agissons pour nos emplois, nos salaires, nos retraites.

Maintenant intervenons pour nos droits, l’emploi industriel, les services publics.

Maintenant organisons-nous, syndiquons-nous.

Maintenant, tous ensemble dans l’entreprise, la localité, construisons les mobilisations gagnantes.

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le très mauvais accord cfdt-cgc-cftc-medef transformé en loi .

Posté par cgtchapelledarblayupm le 18 mai 2013

 

Loi de sécurisation de l’emploi : adoption définitive (en pièce jointe le texte final, avant passage au conseil constitutionnel)

jeudi 16 mai 2013

Le texte de loi définitive adoptée le 14 mai 2013   fichier pdf loi-securisation-emploi

La loi sur la sécurisation de l’emploi a été définitivement adoptée le 14 mai par le Parlement. Sauf censure du Conseil Constitutionnel, ce texte bouleverse le Code du travail. Il offre notamment aux employeurs divers outils leur permettant de préserver les emplois en cas de difficultés économiques.

Le feuilleton parlementaire de l’examen du projet de loi sur la sécurisation de l’emploi est clos, le Parlement ayant définitivement adopté le texte le 14 mai, à l’issue d’un ultime vote au Sénat. Refonte totale de la procédure des licenciements collectifs, complémentaire santé pour tous, nouveaux outils de flexibilité.., ce texte, qui devrait faire l’objet d’un recours devant le Conseil constitutionnel, bouleverse le Code du travail.

Il modifie notamment plusieurs outils destinés à favoriser le maintien dans l’emploi des salariés en cas de difficultés économiques (accords de maintien de l’emploi et activité partielle). Outre le développement de la GPEC, il organise aussi la gestion paritaire des mobilités internes.

Encadrement du recours aux accords de maintien de l’emploi

La future loi prévoit qu’en cas de graves difficultés économiques conjoncturelles dans l’entreprise, dont le diagnostic est analysé avec les syndicats représentatifs, il sera possible de conclure un accord de maintien de l’emploi.

D’une durée maximale de deux ans, un tel accordaura pour objet d’aménager la durée du travail, ses modalités d’organisation et de répartition, ainsi que la rémunération des salariés désignés par l’accord, l’employeur s’engageant en contrepartie à ne procéder à aucune rupture pour motif économique des contrats des salariés concernés.

À noter que l’accord ne pourra réduire la rémunération (horaire ou mensuelle) des salariés dont le taux horaire (à la date de conclusion de l’accord) est égal ou inférieur à 1,2 smic, ni ramener celles des autres en dessous de ce seuil.

L’accord devra prévoir :

– les conditions dans lesquelles les dirigeants salariés et les mandataires sociaux et actionnaires (dans le respect des compétences des organes de surveillance) fournissent des efforts proportionnés à ceux demandés aux salariés ;

– le délai et les modalités de l’acceptation ou du refus par le salarié de l’application de l’accord à son contrat de travail. Si l’accord ne prévoit rien, la procédure de notification de la modification du contrat de travail pour motif économique inscrite à l’article L. 1222-6 du Code du travail s’appliquera ;

– les mesures d’accompagnement pour les salariés refusant l’application de l’accord ;

– les modalités de l’organisation du suivi de l’évolution de la situation économique de l’entreprise et de la mise en œuvre de l’accord, notamment auprès des IRP, ainsi que les modalités d’information des salariés sur son application et son suivi ;

– les conséquences d’une amélioration de la situation économique ;

– les conditions de l’approbation de l’accord conclu avec un élu ou salarié mandatés(v. ci-dessous) ;

– une clause pénale prévoyant le versement de dommages-intérêts aux salariés lésés en cas de non-respect par l’employeur de ses engagements. Le non-respect de ses engagements par l’employeur pourra aussi entraîner la suspension en référé de l’accord par le président du TGI.

Pour être valide, cet accord devra être signé par un ou plusieurs syndicats représentatifs ayant recueilli au moins 50 % des suffrages au 1er tour des dernières élections des titulaires du CE ou de la DUP, ou à défaut des DP.

En l’absence de DS, l’accord pourra être conclu par des représentants élus du personnel expressément mandatés par une organisation représentative dans la branche ou au niveau national interprofessionnel ou, à défaut, par des salariés également mandatés. L’accord ainsi signé par un élu ou un salarié mandatés devra être approuvé par les salariés à la majorité des suffrages exprimés.

L’accord de maintien de l’emploi s’appliquera au salarié qui l’accepte. Dans ce cas, les clauses de son contrat de travail contraires à l’accord seront suspendues. Dans le cas contraire, l’intéressé pourra être licencié.

Ce licenciement qui « repose sur un motif économique », sera prononcé selon les modalités d’un licenciement individuel pour motif économique, sans considération du nombre de salariés concernés.

Unification des régimes d’activité partielle

La loi aménage les articles du Code du travail en vue de la mise en place prochaine du dispositif d’activité partielle unifié issu des concertations en cours entre l’État et les partenaires sociaux.

Ce dispositif a vocation à remplacer le chômage partiel « classique » et l’APLD (activité partielle de longue durée). Le salarié dont l’activité est réduite verra son contrat de travail suspendu et recevra toujours une indemnité horaire, versée par l’employeur pour les heures chômées, correspondant à un pourcentage de sa rémunération fixé par un décret.

L’employeur percevra ensuite l’allocation d’activité partielle (fusion de l’allocation spécifique de chômage partiel et de l’allocation complémentaire de chômage partiel ou d’APLD) financée conjointement par l’État et l’Unedic suivant des modalités fixées par une convention conclue entre eux.

L’autorité administrative pourra définir des engagements spécifiquement souscrits par l’employeur en contrepartie de l’allocation versée, en tenant compte de l’accord d’entreprise relatif à l’activité partielle, s’il existe.

Le texte précise qu’en cas de réduction collective de l’horaire de travail, les salariés pourront être placés en position d’activité partielle individuellement et alternativement. Enfin, les salariés en activité partielle pourront bénéficier pendant les heures chômées d’actions de formation, d’orientation et de qualification, réalisées notamment dans le cadre du plan de formation. L’indemnisation du salarié sera alors majorée.

Possibilité de négocier la mise en œuvre d’une mobilité interne

La loi offre la possibilité aux entreprises de négocier l’organisation de la mobilité professionnelle ou géographique des salariés, interne à l’entreprise, hors projet de réduction d’effectifs. Dans les entreprises et groupes d’au moins 300 salariés, cette négociation s’inscrira dans le cadre de celle relative à la GPEC. Dans les autres, elle devra également porter sur les évolutions prévisionnelles des emplois et des compétences.

L’accord de mobilité comportera notamment :

– les limites imposées à la mobilité au-delà de la zone géographique d’emploi du salarié, telle que précisée par l’accord, dans le respect de la vie personnelle et familiale du salarié ;

– les mesures visant à concilier vie professionnelle et vie personnelle et familiale et à prendre en compte les situations liées aux contraintes de handicap et de santé ;

– les mesures d’accompagnement, en particulier les actions de formation et les aides à la mobilité géographique, qui comprennent notamment la participation de l’employeur à la compensation d’une éventuelle perte de pouvoir d’achat et aux frais de transport ;

– des mesures d’accompagnement et de reclassement pour les salariés refusant l’application de l’accord à leur contrat de travail. L’accord adapte le champ et les modalités de mise en œuvre du reclassement interne prévu en cas de licenciement économique.

En tout état de cause, l’accord ne pourra entraîner une diminution de la rémunération ou de la classification du salarié et devra garantir le maintien ou l’amélioration de sa qualification professionnelle.

Une fois conclu, l’accord sera porté à la connaissance de chacun des salariés concernés. Après une phase de concertation lui permettant de prendre en compte les contraintes familiales et personnelles de chaque salarié potentiellement concerné, l’employeur pourra proposer à l’un d’eux une mesure individuelle de mobilité, selon la procédure de modification du contrat pour motif économique.

Si le salarié accepte la mobilité, les clauses de son contrat de travail contraires à l’accord seront suspendues. En cas de refus, son licenciement reposera sur un motif économique, et sera prononcé selon la procédure applicable au licenciement individuel (même si plusieurs salariés refusent), avec droit aux mesures d’accompagnement et de reclassement fixés dans l’accord.

Développement de la GPEC

La future loi vise à développer la GPEC dans les entreprises soumises à l’obligation de négocier tous les trois ans en la matière (principalement les entreprises et groupes d’au moins 300 salariés).

Pour cela, le texte renforce l’articulation de la négociation sur la GPEC avec d’autres mesures. Ainsi, cette négociation devra être engagée sur le fondement des orientations stratégiques de l’entreprise et sur leurs conséquences notamment sur l’activité, l’emploi et l’évolution des métiers telles qu’elles sont présentées au CE chaque année.

En outre, le champ des thèmes devant être abordés est étendu :

– dans les entreprises et groupes concernés, à la négociation sur les modalités de mobilité interne(v. ci-dessus) ;

– aux grandes orientations à trois ans de la formation professionnelle dans l’entreprise, et aux objectifs du plan de formation, en particulier les catégories de salariés et d’emplois auxquels ce dernier est consacré en priorité et les compétences et qualifications à acquérir pour les trois ans de validité de l’accord ;

– aux perspectives de recours aux différents contrats de travail, au travail à temps partiel et aux stages et aux moyens mis en œuvre pour diminuer le recours aux emplois précaires au profit des CDI ;

– aux conditions d’information des entreprises sous-traitantes sont informées sur les orientations stratégiques de l’entreprise ayant un effet sur leurs métiers, l’emploi et les compétences.

Outre ces thèmes obligatoires, la négociation sur la GPEC pourra porter sur les modalités de l’association des entreprises sous-traitantes au dispositif de GPEC, ainsi que sur les conditions dans lesquelles l’entreprise participe aux actions de GPEC mises en œuvre dans les territoires où elle est implantée.

Expérimentation du recours direct au contrat de travail intermittent

A titre expérimental, les entreprises de moins 50 salariés dans trois secteurs qui seront fixés par arrêté (selon l’exposé des motifs : les chocolatiers, le commerce d’articles de sports et la formation) pourront jusqu’au 31 décembre 2014 recourir directement aux contrats de travail intermittents, même sans conclusion préalable d’un accord de branche ou d’entreprise, mais après information des DP.

L’objet de ces contrats est de pourvoir des emplois permanents qui, par nature, comportent une alternance de périodes travaillées ou non travaillées. Le contrat de travail intermittent devra indiquer que la rémunération versée mensuellement ne dépend pas des horaires effectués mais est lissée sur l’année.

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7 jours Filpac

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 mai 2013

 7 jours Filpac

 Le 16 mai, Hollande nous a livré une très longue conférence de presse. Pour vanter son attachement indéfectible au Traité européen, pourtant rejeté par le peuple lors du dernier référendum. Pour se ranger au mécanisme européen d’austérité (MES). Une part de rêve ? Une trace d’espérance ? Une place pour les jeunes ? Des emplois ? Le pouvoir d’achat ? Juste un long serment de fidélité à l’austérité européenne et à ses institutions. Qui débouche sur une attaque frontale contre les retraites. L’an 2 appelle de belles mobilisations. Voici pourquoi…

Hollande aux jeunes, chômeurs et retraités : « ne rêvez pas ! »

Sa seule vérité, c’est l’austérité européenne !

Face à la récession, le président s’efface.  Derrière l’Union européenne. Volontairement. Par orientation libérale. Pourtant,  l’orientation économique européenne mène à la catastrophe actuelle. La compression extrême des dépenses publiques, le recul des salaires, la destruction des emplois – mis pour « compétitivité » –, les attaques frontales contre la protection sociale entraînent la récession. Un naufrage, en plus du chômage et de la précarité généralisée.

Hollande ne lâche pas pour autant le dogme failli de l’austérité. Sans horizon, sans fin, comme la Troïka dominante en Europe, c’est-à-dire les commissaires européens, les chefs du Fonds monétaire international, les leaders de la Banque centrale européen. Leur priorité absolue, c’est le service de la dette. Et servir la dette signifie que tout – même et surtout l’indépendance du budget national  – doit être subordonné aux échanges monétaires entre l’Etat et les marchés financiers privés. Selon eux, plus la dette est à la merci des marchés financiers, plus la facture doit en être présentée aux contribuables, aux actifs comme aux chômeurs et retraités.

Si ce président paraît rigide et sourd aux questions sociales, c’est qu’il a demandé asile à Bruxelles. S’il vante l’ANI flexi-licenciements, c’est qu’il s’inspire de la flexibilité qui sévit ailleurs. S’il s’assoit sur le pouvoir d’achat, c’est qu’il applique le commandement de base de l’Union européenne : comprimer les salaires au nom de la fameuse « baisse du coût du travail ». S’il parle de « plan d’investissement », c’est uniquement dans les créneaux désignés comme libres par l’Union européenne : numérique, santé, transports, énergie. Et encore, dans la mesure qu’ils sortent du domaine public.

L’Union européenne commande au président ce qu’il est convenu d’appeler « réformes structurelles ». Traduction ? Faire la peau aux retraites. Avec l’argument usé jusqu’à la corde par Sarkozy : « Mme Michu, on vit plus longtemps, on doit travailler plus longtemps. » Même cette pauvre mère Michu sait que beaucoup n’arrivent pas à accéder à l’emploi, que la plupart des plus de 58 ans arrivent à la retraite en étant au chômage. Et surtout que l’espérance de vie en bonne santé (62 ans) n’a rien à voir avec l’espérance de vie statistique. Donc allonger le temps de cotisation et l’âge de la retraite mènent à la même catastrophe sociale qu’en Allemagne : le boom des travailleurs pauvres.

Voilà habillée pour l’été la conférence sociale des 20 et 21 juin, dont l’ordre du jour sera déterminé par « concertation » le 22 mai. La compétence de cette conférence, pour Hollande ? Se cantonner à appliquer les exigences de l’Union européenne, à savoir faire reculer la protection sociale par son bout le plus solide du point de vue de la solidarité entre générations : la retraite collective, indépendante de l’assurance privée.

  • L’an 2 de cette présidence ne peut pas être abordé dans la salle d’attente, avec le vague espoir qu’un jour, peut-être, Hollande changera. Le danger imminent qui pèse sur les retraites, les besoins en emplois – des jeunes en particulier – et en pouvoir d’achat exigent que notre syndicalisme prenne la mesure de la paralysie libérale actuelle.
  • Nos revendications, nos propositions doivent être portées par l’action et la manifestation de rue de telle manière que personne, et surtout pas le président, ne puisse les ignorer. Placer la question sociale comme incontournable, au centre de la situation, ne souffre aucun délai. Tout commence maintenant.

 

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La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 16 mai 2013

La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital (par Michel Santi, économiste, la tribune.fr)

mercredi 15 mai 2013

La crise, ce prétexte pour baisser le coût du travail, mais pas celui du capital

Comment augmenter la productivité, la compétitivité de la France ? D’aucun répondront qu’il faut « baisser les coûts du travail ». Pourtant, l’économiste Michel Santi note que si la réduction du coût du travail a permis à l’Allemagne de baisser ses prix à l’exportation, elle a créé une société de travailleurs précaires. Et observe qu’étonnamment, les revenus nets distribués aux propriétaires de capital, eux, continuent de grimper…

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur.

Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité.

L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises.

En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises entre 2003 et 2005 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.

Les réformes Hartz ont fabriqué des mendiants sociaux

Réformes sinistres initiées en ce 16 août 2002 où un groupe d’experts dirigés par le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, présentait au chancelier allemand Gerhard Schröder, ses propositions relatives aux réformes du marché du travail.

Dix ans plus tard, la société allemande se retrouve profondément transformée par ces réformes. En effet, une étude de l’OCDE, publiée à fin 2012, conclut à un accroissement spectaculaire de l’inégalité des revenus en Allemagne et, ce, davantage que dans n’importe quel autre pays membre de cette organisation.

Ayant très finement manoeuvré, la commission Hartz a réussi à créer dans son pays un marché du travail subsidiaire 
- ou parallèle – dominé par des salaires bas et non soumis aux droits sociaux. De fait, ces réformes privent les chômeurs allemands de tous leurs droits aux allocations chômage. Ils sont dès lors réduits à l’état de mendiants sociaux !

Ainsi, ce n’est qu’après une année entière de chômage que le travailleur est en droit de demander une misérable allocation mensuelle de 347 euros par mois, à la seule condition toutefois d’avoir préalablement épuisé son épargne et à la condition expresse que son conjoint soit incapable de subvenir à ses besoins. Pourquoi ne pas évoquer également l’obligation lui étant imposée d’accepter n’importe quel emploi, indépendamment de ses qualifications et de ses revenus antérieurs ?

Hartz est donc tout à la fois un piège et la meilleure voie pour la pauvreté, ou comment accéder à un état de précarité absolue inconcevable et intolérable dans un pays riche comme l’Allemagne.

Une étude réalisée par l’Association à l’aide sociale paritaire allemande dévoile effectivement que les trois-quarts des personnes touchées par ces lois restent à jamais tributaires de Hartz.

Sachant que, par ailleurs, la simple menace de tomber dans Hartz contraint les chômeurs à accepter des emplois à salaire bas, à temps partiel, dénués de toute sécurité, de droits à la retraite et autres allocations.

Le dogme allemand du travailleur « low cost » est donc né de ces réformes…Et, de fait, seuls 29 millions d’Allemands (sur près de 42 millions de travailleurs) disposent aujourd’hui d’emplois soumis au régime de la sécurité sociale, pendant que quelque 5,5 millions d’entre eux travaillent à temps partiel, et que plus de 4 millions gagnent moins de 7 euros de l’heure !

Le secteur allemand des bas salaires tire par le fond tous les salaires du secteur industriel en agissant comme une sorte de levier infernal. Le travailleur y subit des conditions similaires à celles encore en vigueur dans le Tiers-monde et dans les pays émergents. Obsession pour le coût du travail, mais pas du capital La compétitivité elle-même – maintes fois invoquée – n’est-elle pas une notion floue désignant la capacité d’un pays et de ses entreprises à affronter la concurrence  ?

En privilégiant une compétitivité par le bas – en réalité dévaluation interne – qui consiste à baisser les prix à l’exportation tout bonnement en diminuant les coûts à la production. Le débat public se concentre donc sur le coût du travail tandis que le coût du capital n’est jamais évoqué, alors que les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 10 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières.

Ce niveau historiquement record depuis la Seconde Guerre mondiale, par rapport à 5,5% en 1999, permet de conclure que la part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années.

Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement ne tient pas la route.

Elle passe en effet sous silence la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires de capital, quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière.

Avec une remise en cause profonde de la capacité des entreprises à faire face à toutes les aspérités de la compétitivité du fait de ces distributions. Voilà pourquoi les droits des salariés subissent une attaque sans précédent, voilà pourquoi les coûts doivent être comprimés si le but est bien de gagner des parts de marché à l’export.

Tels sont à l’évidence les impératifs si le but est bien de toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et en finalité les parieurs en bourses… Logique toutefois prise dans des contradictions inextricables, sachant que le discours orwélien des industriels et des patrons d’entreprise atteint des sommets d’invraisemblance et d’arrogance dès lors qu’ils expliquent que lutter contre les plans de licenciements revient à… lutter contre l’emploi !

Comprenons une fois pour toutes que compétitivité ne rime pas nécessairement avec chômage, avec précarité, ni avec explosion des inégalités, contrairement à ce que marchés et patrons imposent aux salariés et aux travailleurs depuis plus de vingt ans.

Rebellons-nous donc et rejetons avec dégoût les allégations de la Présidente du syndicat des patrons (le MEDEF), Laurence Parisot, qui se demandait en 2005 dans le Figaro : « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire  ? »

De telles déclarations consacrent en effet la défaite du politique dont l’une des missions devrait être la détermination des règles du jeu économique et la mise sous tutelle du néo-libéralisme qui n’est qu’une manoeuvre visant à mettre l’Europe en pilotage automatique d’une concurrence supposée régler toutes les problématiques. Remplacer la culture de l’Etat par l’obsession du chiffre revient à fouler aux pieds l’essence même du travail, pourtant source de toute valeur économique.

*Michel Santi est un économiste franco-suisse qui conseille des banques centrales de pays émergents. Il est membre du World Economic Forum, de l’IFRI et est membre fondateur de l’O.N.G. « Finance Watch ». Il est aussi l’auteur de l’ouvrage « Splendeurs et misères du libéralisme » ■

par Michel Santi, économiste*

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Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 15 mai 2013

Stora Enso, à Corbehem: Arnaud Montebourg confirme l’existence de trois repreneurs «sérieux»

Jean-Jacques Cottel, député de la 1re circonscription du Pas-de-Calais, a interpellé ce mardi Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une question orale au gouvernement, quant à l’avenir de l’usine Stora Enso de Corbehem et, plus largement de celui de la filière papetière. Le ministre du Redressement productif a confirmé l’identification de trois repreneurs jugés «sérieux», lesquels ont actuellement accès aux «informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine». Selon Arnaud Montebourg, le gouvernement aurait l’intention «de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem».Stora Enso, à Corbehem: repreneurs en vue ! dans CGT UPM Chapelle Darblay 313011222_b97461489z_1_20130514174227_000_go9pktm3_1-0-300x200

 

 

« Le groupe Finno-suédois Stora-Enso,à l’instar des industriels papetiers, mène une politique de réduction de ses effectifs et sites de production en parallèle à la réorientation de sa production vers celle de l’emballage. Ce faisant, certains sites risquent aujourd’hui purement et simplement la fermeture. C’est notamment le cas de l’usine de Corbehem. Ce site, au cœur d’un secteur déjà fortement impacté par les pertes d’emplois (Doux Graincourt, Metaleurop, BA 103 de Cambrai) et qui a connu des réductions d’effectifs les années précédentes, plonge ses 350 salariés dans la plus vive inquiétude. Je me fais l’écho de leurs demandes et de leurs aspirations à être mieux associés au devenir de leur usine eu égard à cette période, longue et jusqu’ici infructueuse, d’attente face aux réelles intentions de leur maison-mère et, notamment, du résultat de l’étude qu’elle a commanditée sur la revente éventuelle du site. On peut pourtant affirmer que ce site est rentable et dispose de multiples atouts : la fameuse machine 5 est un outil productif majeur car elle est l’une des plus performante d‘Europe (330 000 tonnes de papier chaque année) ; son potentiel humain l’est tout autant avec des salariés qualifiés et au savoir-faire de grande compétence, ainsi que sa position géographique avantageuse au cœur de l’Europe du nord, avec la proximité des grands axes de circulation, de trafic (autoroutes et ports) et de connexion comme l’actuelle plate-forme multimodale de Dourges ou via le futur Canal Seine-Nord qui offrira de nombreuses opportunités de développement et dont le transport/export de marchandises par l’intermédiaire du transport fluvial sera moins couteux et plus écologique. L’usine de Corbehem est un des atouts de la production papetière française. Elle est rentable et ses salariés n’ont pas à subir les conséquences de la réorientation de ce groupe. On ne saurait accepter que ce dernier brade son outil productif et condamne l’usine. Cette filière a de l’avenir, ne serait-ce que dans le cadre de la transition écologique avec l’évolution de la matière première et notamment de la montée en puissance de la valorisation et du recyclage des déchets papier et carton. Au-delà de la sauvegarde cruciale des emplois, l’important réside aussi dans le maintien sur le territoire national d’un tel outil de production, qui assure notre autonomie en matière de production papetière, voire qui l’améliore puisqu’il est fait constat de l’augmentation de la consommation européenne et mondiale. Aussi, je voudrais connaitre la position du gouvernement concernant le devenir et la pérennité de ce site, le soutien et la solidarité à apporter aux salariés et, plus largement, des solutions de préservation de la filière. »

La réponse d’Arnaud Montebourg :

« C’est un point sur lequel nous pouvons tomber d’accord avec tous ceux qui regardent de près cette filière et ce secteur : aujourd’hui, les papiers destinés à l’impression ou à l’écriture sont en repli en raison de la concurrence du numérique et de la délocalisation des impressions. La réduction de la consommation des papiers graphiques est structurelle et les surcapacités en Europe sont évaluées à 1 million de tonnes. Nous subissons des difficultés sur tout le territoire national, comme tous les pays européens : décisions de fermeture d’usines dans le secteur de la papeterie, s’agissant notamment de la production de papier graphique ou de papier couché comme c’est le cas à Corbehem. Le groupe finlandais Stora Enso, avec 30 000 salariés dans le monde et 11 milliards de chiffre d’affaires en 2011, a annoncé en octobre 2012 la fermeture d’une usine en Finlande, l’arrêt de plusieurs lignes de production en Pologne et en Suède, et, en ce qui concerne la France, le lancement d’une étude sur la faisabilité de la vente du site de Corbehem. Il ne s’agit donc pas d’une cessation d’activité, mais d’une cession. Il emploie 350 personnes très qualifiées, avec un outil de travail qui est extrêmement performant. Signalons la machine 5, d’une capacité de 330 000 tonnes par an, qui, grâce à des investissements répétés, fait partie des dix machines les plus performantes en Europe. Pour autant, la production effective sur le site n’a été en 2012 que de 267 000 tonnes et les perspectives pour 2013 sont en repli à 254 000 tonnes, soit bien en-dessous de ses capacités nominales et du seuil de rentabilité qui est de 285 000 tonnes. Le groupe Stora-Enso est tout de même attentif aux prescriptions des pouvoirs publics, tant finlandais que français. L’ambassadeur de Finlande est lui-même engagé sur ce dossier et a missionné un cabinet destiné à examiner toutes les pistes pour le site de Corbehem, y compris les possibilités de reconversion. Pour l’instant, je suis en mesure de vous indiquer, ainsi qu’aux salariés que vous représentez, que trois repreneurs sérieux ont été identifiés. Ils accèdent à ce que l’on appelle ladata room, dans laquelle sont disponibles les informations privilégiées, confidentielles, financières et industrielles de l’usine. Dans ce cadre, nous avons l’intention de promouvoir une stratégie de reprise et de reconversion, y compris pour les papiers d’emballage. Cela a fonctionné pour M-Real à Alizay dans l’Eure, pour Stracel à Strasbourg, pourquoi pas à Corbehem ? »

Le 12 avril dernier, les salariés de Stora Enso Corbehem avaient manifesté leur inquiétude en organisant une vaste opération escargot dans l’Arrageois.

Publié le 14/05/2013   Par La Voix du Nord

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Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande. Réponse de François Hollande à Thierry Lepaon.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 mai 2013

Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande. Réponse de François Hollande à Thierry Lepaon.

Lettre de Thierry Lepaon à François Hollande

fichier pdf HOLLANDE_F_-_Lettre_de_Thierry_LEPAON_-_Secretaire_general_de_la_CGT_26-04

Réponde de F. Hollande

fichier pdf Reponse_F._Hollande_T._Lepaon

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7 jours FILPAC.

Posté par cgtchapelledarblayupm le 14 mai 2013

 

La chasse aux retraites est ouverte. Le tintamarre médiatique nous présente chaque heure l’inéluctable : faire les poches aux retraités, voilà la priorité. L’emploi, les salaires, la sécu ? Vous n’y pensez pas ! C’est la crise… Le 22 mai, un accord de méthode serait conclu sur cette base, pour faire de la conférence sociale des 20 et 21 juin un calvaire social. La Filpac CGT préconise d’aller à cette conférence sur la base des priorités sociales réelles. Propositions.

Une « Conférence sociale » pour un été d’austérité ?

Allons-y pour l’emploi,

la protection sociale et les salaires !

Pourquoi cette « conférence sociale » des 20 et 21 juin devrait-elle être, fatalement, un nouveau calvaire pour les salariés, les  chômeurs et les retraités ? Au nom de quoi nous rendre à cette conférence dans le consentement acquis par avance de charcuter les retraites pour mieux les saboter ? Tout est-il déjà vendu, négocié, décidé ? A écouter le gouvernement, il n’y aurait rien d’autre à faire que de s’en prendre aux retraites collectives, et d’en déposer les clés, docilement, à l’assurance privée, « parce que la crise ». Il faudrait traiter les retraites comme Fillon en 2003 et Sarkozy en 2010 ? La Filpac Cgt se déclare pour une véritable conférence sociale. Sur quelles bases ?

Nos priorités sociales ? Les vôtres !

L’emploi

La première conférence sociale s’est parfumée à l’ANI. Un désastre. Des armes pour mieux licencier ont été7 jours FILPAC. dans CGT UPM Chapelle Darblay 2-300x219 fournies au patronat. Lequel, aujourd’hui, en demande bien plus : la fin des cotisations sociales et des impôts sur les entreprises. Tels sont les programmes communs aux 5 candidats à la succession de Parisot à la tête du Medef.

Cette 2e conférence sociale, si elle veut mériter son nom, doit aborder l’emploi comme la clé sociale et économique. Moins d’emplois, c’est moins de cotisations sociales, et c’est donner au chômage (plus de 5 millions recensés par Pôle Emploi) le rôle d’arbitre ! Le chômage n’est pas seulement un désastre humain, c’est une politique cynique menée par les patrons.

  • Ouvrir les portes des entreprises aux jeunes, assurer aux précaires la transformation de leurs contrats en CDI, orienter les capitaux spéculatifs des entreprises vers la création d’emplois, échanger les aides publiques contre des postes de travail, limiter fortement le droit absolu de licencier. Voilà ce que cette conférence doit traiter.
  • L’emploi au service de grands chantiers publics déterminés par leur utilité sociale. Lesquels ? Entre autres, un plan de construction de logements qui font défaut par milliers, un plan d’équipements collectifs (services publics, santé, transports, etc.), un plan d’investissements industriels publics pour l’acier, les énergies alternatives au pétrole, les transports individuels.

Faire les poches des retraités pour payer les banquiers ? Nous voulons l’inverse !

F. Hollande s’est rendu à Bruxelles, siège de l’Union européenne, pour échanger deux ans de rémission pour atteindre les stupides 3% de déficit annuel contre des « réformes structurelles », selon les mots des commissaires européens. En clair, échanger un assouplissement du remboursement de la dette contre les retraites. Inadmissible !

Rien ne justifie de sacrifier la protection sociale, l’emploi et les salaires au nom d’une dette qui n’est pas la nôtre. Cette dette, c’est d’abord et avant tout le résultat de l’échec du libéralisme : depuis 1973 en France, puis dans l’Union européenne, le pouvoir a établi que l’emprunt d’Etat ne se ferait qu’auprès des marchés financiers privés. Lesquels prêtent au taux qu’ils veulent, déterminé par l’écrasement des salaires. Les mêmes, prêteurs aux Etats donc à la France, se retournent contre : ils utilisent la dette comme un produit financier, objet de toutes les spéculations.

1 dans CGT UPM Chapelle DarblayEt c’est à cette dictature des marchés financiers que nous devrions céder, accepter de payer cette dette au prix de nos retraites, de nos emplois, de nos salaires ?

  • L’argent de l’évasion fiscale doit être récupéré et utilisé pour consolider la protection anti-crise, la protection sociale, santé comme vieillesse. Vu la masse des capitaux évadés, le déficit de la Sécu serait bouché en quelques jours !
  • Les stocks options et autres rémunérations parallèles – dividendes, retraites chapeau, etc. – doivent fournir des cotisations sociales aux systèmes mis en péril par le désastre du libéralisme financier sans frein.
  • Les exonérations fiscales et de cotisations sociales consenties au patronat doivent être supprimées, et réintégrées les caisses collectives de la protection sociale.
  • Une rupture avec la politique financière de l’Union européenne doit être pratiquée, pour mettre les richesses créées à l’abri des prédateurs des banques et de la finance.

Stopper l’insurrection libérale contre le pouvoir d’achat, augmenter les salaires

Les retraites sont la cible désignée par le pouvoir et le patronat. Leur logique est simple, et annoncée : il faut baisser les salaires. Ils évitent soigneusement de dire jusqu’où les baisser… Et la retraite n’est rien d’autre qu’un salaire versé au nom d’une conception sociale, celle de la Constitution, qui assure à toutes et tous les moyens décents de vivre la vieillesse.

Voilà qui provoque l’insurrection patronale : « nous, patrons, qui ne payons que très peu nos salariés, qui licencions par paquet de mille tous les jours, nous devrions continuer à payer pour ces retraités, inactifs par définition ? Qu’ils aillent travailler, ou qu’ils épargnent, pour nous, c’est un ‘coût social’ écrasant la compétitivité. »

Demain les mêmes considéreront que soigner des gens non solvables représente un coût exorbitant. Cette logique des coûts est déjà en marche dans la Santé, comme dans d’autres secteurs vitaux de la société libérale en décomposition. Et ils vont nous faire des leçons de morale sur le thème : « N’est-ce pas, Mme Michu, que nous vivons au dessus de nos moyens ? » Tu sais ce qu’elle dit, la mère Michu ?  « De l’argent, il y en a dans les poches du patronat… »

  • Le salaire, au centre de cette conférence sociale, redeviendra la juste rémunération du travail fourni. Au lieu d’être l’ennemi déclaré, ou bien traité en récompense individuelle à la disposition de l’employeur, le salaire échappera à la concurrence internationale par des mesures de protection sociale et d’augmentation.
  • Sortir du cercle vicieux de l’austérité ! Plus la dette s’accroît, plus les mesures d’austérité pleuvent, plus la croissance est détruite, plus la récession s’alourdit. La rupture immédiate est nécessaire, par le soutien à la demande intérieure par l’augmentation des salaires. Le pouvoir d’achat valorisé stimulera la croissance.
  • En finir avec la galère des jeunes obligés de passer par des stages non rémunérés, des emplois à peine rémunérés, des postes précaires, un déclassement systématique  de leurs qualifications et de leurs compétences. A quoi sert cette économie du profit, si elle refoule les jeunes et licencie les vieux ?

Occuper à cette conférence sociale le siège CGT au nom des priorités sociales, voilà ce que préconise la Filpac CGT. Une première mobilisation interprofessionnelle le 20 ou le 21 juin est envisageable. Elle y est prête.

 

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la CGT appelle à la mobilisation sur les retraites

Posté par cgtchapelledarblayupm le 13 mai 2013

Le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation sur les retraites (la tribune.fr) – La CGT en appelle déjà à la mobilisation (Le Figaro)

lundi 13 mai 2013

la tribune.fr

Le secrétaire général de la CGT appelle à la mobilisation sur les retraites Thierry Lepaon a demandé une réforme dula CGT appelle à la mobilisation sur les retraites dans CGT UPM Chapelle Darblay images-4 financement des retraites « structurelle » qui doit passer, selon lui, par l’augmentation des salaires et par l’emploi et la croissance.

« La question du rapport de force est une question essentielle. Il faut que les salariés s’occupent de leurs affaires  », a déclaré Thierry Lepaon.

Il était invité du Grand rendez-vous Europe1/iTélé/Le Parisien-Aujourd’hui en France ce dimanche. En ligne de mire : la réforme des retraites, qui « va nécessiter une mobilisation d’ampleur des salariés », selon lui. « Le résultat d’une négociation, c’est avant tout le résultat d’une mobilisation », a-t-il ajouté.

Il s’exprimait à la veille d’une rencontre entre le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et les syndicats pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin.

« Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social et s’ils ne se mobilisent pas », a-t-il précisé, appelant les salariés à une « irruption sur le terrain social ».

Refus d’un allongement de la durée de cotisation

Le numéro un de la CGT a demandé une réforme du financement des retraites « structurelle » qui passe, selon lui, par l’augmentation des salaires et par l’emploi et la croissance.

Refusant une nouvelle adaptation du système actuel, il a prévenu que la CGT n’accepterait ni un allongement de la durée des cotisations ni une baisse du montant des pensions. Faute de quoi, le syndicat appellerait à des manifestations.

« Si on allait vers un salaire minimum à 1.700 euros, on n’aurait pas de problème de retraite », a-t-il dit. « L’autre curseur c’est l’emploi et donc la croissance », a-t-il estimé. Selon lui, « si on augmente les salaires et si on augmente le nombre de salariés au travail, on n’a pas de problème de retraite ».

Par ailleurs, Thierry Lepaon a jugé qu’en contrepartie du délai accordé par Bruxelles pour ramener le déficit budgétaire à 3%, le gouvernement « a lâché sur la question de la flexibilité, de la retraite et de la politique industrielle, et notamment sur la cession d’actifs de l’Etat dans deux grandes entreprises, EDF et la SNCF ».

« Cela veut dire que demain on risque d’avoir une ouverture à la concurrence, voire une privatisation de deux grandes entreprises qui aujourd’hui structurent notre pays », at- il estimé.

« La question de l’égalité de l’accès à l’énergie et aux transports ferroviaires, ce sont des questions sur lesquelles, sans débat national, le gouvernement est en train d’opérer des choix », a-t-il affirmé. ■

par Latribune.fr

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Le Figaro

Pour sa première rencontre à Matignon, le nouveau secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, a déjà précisé son cahier de doléances.

Il s’agit du contenu de la lettre ouverte envoyée fin avril à François Hollande : une hausse des salaires, une protection sociale « de haut niveau » et une rupture avec la politique de rigueur. Sur la question de la réforme des retraites, elle nécessitera « une mobilisation d’ampleur des salariés », a-t-il déjà assuré sur Europe 1.

« Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social  », rappelle-t-il.

Le leader CGT juge déjà nécessaire « un rapport de force » pour éviter un allongement de la durée de cotisation. « Si on allait vers un salaire minimum à 1 700 euros, on n’aurait pas de problème de retraite », rapporte Lepaon, qui demande au gouvernement d’augmenter le salaire minimum pour relancer l’emploi et la croissance.

G. G. ■

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Papeterie de CONDAT !

Posté par cgtchapelledarblayupm le 11 mai 2013

Le 10 mai  2013

INDIGNATION, RESISTANCE, MOBILISATION !!!!

Depuis le 22 mars dernier, nous vous alertons sur le devenir de Condat, sur l’absence de projet industriel, sur le pillage financier, sur les ventes négoce et sur l’absence de perspectives de développement avec de nouveaux produits.Papeterie de CONDAT ! dans Autres papeteries CGT siteon0c707d

Dés l’annonce du PSE nous avons sollicité les élus et l’ensemble des pouvoirs publics du département, de la région, organisé des assemblées générales pour vous rendre compte de la situation. Nous avons tenté de créer les conditions pour que la situation de l’entreprise et de ses salariés soit mise sur la place publique, pétitions, rassemblements, assemblée citoyenne.

Nous mobiliser, nous les salariés, en ne tombant pas dans le piège traditionnel du patronat, de la division. Mobiliser l’ensemble des couches de la population dont l’intérêt est fortement lié à notre devenir est une question d’intelligence et d’avenir. En ce sens, le syndicat CGT est partie prenante et co-auteur du « front des luttes ».

La pétition se couvre à l’heure actuelle de plus de 700 signatures, se conjuguant à celle de notre syndicat. Nous sommes en train de créer un courant d’opinion de plus d’un millier de noms, un rapport de force qui se manifeste aussi par la participation de plus de 500 personnes le 1° mai devant l’entreprise, le 3 mai, 100 personnes à l’assemblée citoyenne de Beauregard.

Nous avons adressé plus de 80 courriers aux Maires et à leurs conseils municipaux pour élaborer des motions de soutien et dénoncer l’attitude de Lecta. Il faut continuer pour que les élus, les Conseils Municipaux, Conseillers Généraux, le Député, nous soutiennent.

Le 1° mai a montré que c’était possible, certains ont participé à Beauregard, mais il faut que ce mouvement s’amplifie, c’est vital pour la ligne 6, pour les 154 postes et pour le devenir de Condat. Dans cet esprit, nous avons sollicité et obtenu des rencontres avec le président du Conseil Général, des élus, de M. le Préfet, investi des lieux publics pour faire résonner nos voix et nos vies, Mairie du Lardin, à Archignac……

L’audit du cabinet Sécafi conforte notre position sur les ventes négoce. Pendant des mois et des mois, la direction nous affirmait que Condat était largement bénéficiaire dans les échanges avec Torras et Garda… La vérité se fait jour, nous sommes déficitaires de 47 000 T ! C’est exactement ce qui manque pour faire fonctionner la ligne 6 !!!

Les coûts de production étaient supérieurs de plus de 180€/T par rapport à San Juan toujours selon la direction….Le surcoût lié à la cogénération nous pénalise de 14€/T, le fait que Lecta n’ait pas validé le projet d’investissement de mise en ligne des coucheuses 5 et 7 en 2006 (4,9M€) augmente nos coûts de 20€/T.

Le fait de privilégier San Juan chargée à 100% au détriment de la ligne 6 chargée à 50% et arrêtée 4 jours tous les 10 jours a dégradé considérablement la rentabilité de la ligne. Une partie de ces éléments pris en compte, l’écart se réduit considérablement.

Cet audit, mis à la disposition des élus et pouvoirs publics depuis plus de 15 jours, met en avant les difficultés de Condat et l’absence de diversification de ses productions. Cette stratégie du groupe Lecta est grave, elle est étroitement liée aux fonds de pension CVC Capital Partners dont le siège est au Luxembourg.

Elle répond uniquement aux injonctions de pillage financier de Condat avec l’absence de véritable volonté industrielle. Ils nous refont en 2013, le même coup qu’en 2006 et en 2007/2008 sur la baisse du marché des couchés, sans qu’aucune étude sérieuse ne soit menée pour développer de nouveaux produits afin d’assurer la pérennité du site et son développement.

Le syndicat FILPAC CGT Condat, aidé de sa Fédération, de l’UD 24 et des différentes structures de la CGT, a proposé à l’ensemble des élus du CE et sans attendre le positionnement des élus et pouvoirs publics, de procéder pour des études de diversification de productions, à la désignation du Centre Technique du Papier de Grenoble.

Ce vote s’est déroulé mercredi soir et à fait l’unanimité des 7 élus du CE. La direction n’est pas restée inerte, lettre d’intox aux salariés, connaissant la proposition que nous allions faire au CTP, elle tente de réduire à la portion congrue sa mission, tant sur le contenu que sur la durée ! Elle veut aller vite pour imposer sa casse humaine et économique !

A nous tous de relever ce défi et d’exiger avec toujours plus de force, toujours plus de poids des populations : Oui il faut un moratoire sur le PSE, lui seul nous permettra d’avoir du temps pour élaborer et discuter avec vous toutes et tous, d’une véritable stratégie industrielle pour Condat.

En fait, la direction ne supporte pas que la CGT puisse lever le voile d’une intervention et de débats sur les choix de gestion de notre entreprise. Lecta veut présenter son plan de destruction d’emplois et de vies humaines comme une fatalité.

Le CTP ne peut que mettre en exergue les possibilités de Condat pour des diversifications de production et donc des savoirs et compétences professionnelles des salariés pour répondre à cet enjeu.

Dans cette même volonté que nous ne cessons de poser aux élus, nous allons interpeller le Ministre du redressement productif. La France a-t-elle une ambition papetière nationale ? Nous le pensons et le démontrons, Condat a des atouts, ensemble nous vous appelons à les faire valoir.

Pendant des années ils n’ont fait que pointer la dégradation du marché des couchés. Ils n’ont cessé de faire payer aux salariés leur soif de profit immédiat au travers de la baisse des salaires, de la casse de l’emploi et de la dégradation des conditions de travail.

Ils ont laissé à l’abandon le secteur Recherche et  Développement. Aujourd’hui ils persistent en tentant d’entraver toute possibilité d’étude papetière sérieuse du CTP pour le développement de nouveaux produits !!!!

 Depuis plus de 40 jours ils pratiquent la rétention d’information, les entraves en tout genre, ils trichent avec les chiffres, ils nous mentent, ils tentent de nous rouler dans la farine de façon permanente ….

Allons-nous les laisser faire ? Allons-nous les laisser saccager notre entreprise ? Allons-nous les laisser piller un des fleurons de l’industrie papetière française ? Allons-nous les laisser briser nos vies, celles de nos enfants ?

Pour nous et pour ceux qui se mobilisent depuis le début du PSE, c’est NON !!!

La direction veut franchir une étape supplémentaire, elle veut aller très vite, elle sait que le temps aide à gagner les consciences. Pour nous toutes et tous, pour notre avenir commun, il faut comprendre cette accélération et intervenir ensemble, beaucoup plus fortement et dans l’unité de toutes les catégories de salariés. La mobilisation citoyenne est en train de grandir dans la population, les pouvoirs publics, les différents élus politiques. Sans notre intervention, sans votre intervention, personne ne réglera à notre place, à votre place !! Oui il y a urgence à faire pression sur Lecta pour gagner l’étude papetière et pour arracher le moratoire  auprès de M. le Préfet et des différentes institutions.

A l’issue de la rencontre à la Préfecture, le Président du Conseil Général déclarait : « Je ne suis pas trop rassuré sur l’avenir de l’entreprise à ce jour. Il n’y a pas aujourd’hui dans les études de la multinationale de perspective sur l’avenir. »

N’attendons pas des autres ce que l’on ne serait pas déterminé à solutionner. N’attendons pas que le PSE soit finalisé pour réagir !!!

Persuadés que vous serez sensibles et réceptifs aux informations que nous vous donnons, nous vous convions à l’Assemblée Générale de lundi 13 mai à 15 h au restaurant d’entreprise pour faire le point de la situation et décider ensemble des moyens à mettre en œuvre pour assurer le devenir et la pérennité du site de Condat.

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Strasbourg Stracel : la vente finalisée

Posté par cgtchapelledarblayupm le 10 mai 2013

Strasbourg Stracel : la vente finalisée dans CGT UPM Chapelle Darblay images-3-150x140L’opération a finalement pris un peu plus de temps que prévu, mais elle est désormais achevée. « UPM a finalisé la vente des actifs et d’une partie des terrains du site d’UPM Stracel à Blue Paper SAS, la joint-venture de VPK Packaging Group NV et Klingele Papierwerke », a annoncé hier le groupe papetier finlandais dans un communiqué.

UPM se dit « heureux d’avoir pu trouver une bonne solution pour l’usine de Stracel » dont il avait décidé de se séparer pour « ajuster sa capacité de papier magazine aux besoins de ses clients au niveau mondial ». Pas sûr que les 120 salariés (sur 250) qui se retrouvent au chômage partagent son analyse.

Les 130 autres ont été réembauchés par les nouveaux propriétaires du site. Ceux-ci ont lancé un vaste chantier, chiffré à plus de 100 millions d’euros, pour convertir l’usine en une unité de production de papier pour cannelure et de test-liner (les deux composants du carton ondulé) à partir de fibres de papier recyclé (DNA du 20 mars 2013). Leur objectif est de pouvoir entrer en production au plus tard au mois d’octobre.

« La Région Alsace soutiendra la société Blue Paper dans la réalisation de son programme d’investissement indispensable à l’installation de son activité industrielle afin que celle-ci prenne toute sa place dans l’économie régionale », souligne Philippe Richert, le président de la Région Alsace, dans un communiqué.

« Dans un contexte de crise, où l’industrie papetière est touchée par de nombreuses fermetures d’usines, faute de repreneur, cette signature est une bonne nouvelle pour Strasbourg, pour l’Alsace et pour la structuration de la filière déchets » estiment pour leur part le maire de Strasbourg Roland Ries, le président de la Communauté Urbaine de Strasbourg Jacques Bigot et la vice-présidente Catherine Trautmannn, en saluant les ex-salariés d’UPM-Stracel « qui ont su faire preuve de responsabilité » et « ont ainsi concouru à cette décision ».

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